Un été de trop, Isabelle Aeschlimann

(transfert de chronique)
Quatrième de couverture : 

Gagnant d’un concours, Markus doit quitter femme et enfants pour aller travailler quelques mois à Berlin. Emilie, 25 ans, troque sa vie suisse bien rangée contre un défi professionnel dans la capitale allemande. Entre les réminiscences d’un passé commun, qu’ils croyaient définitivement enterré, et la tentation piquante de la découverte, ils se laissent tous deux emporter par l’univers trépidant de la grande ville.


Quelques mots sur l’auteure …. (repris du site officiel

Isabelle Aeschlimann (Petignat) est née en 1979 et a grandi à Alle, dans le canton du Jura. A 20 ans, elle achète son premier ordinateur portable et commence sa première nouvelle. Une année plus tard, le hasard l’emmènera à Berlin où elle restera 2 ans. La ville restera à jamais gravée dans son coeur. En 2004, après un détour par Zürich et Bâle, elle revient en Suisse romande et travaille comme employée de commerce. Elle lit beaucoup, travaille son écriture, cherche son style, remanie ses phrases à l’infini avec la persévérance de l’autodidacte. En 2005, elle rencontre son mari et trouve un rythme d’écriture qui lui permet d’achever Un été de trop. Elle vit actuellement à Grandson (VD) avec son mari et sa fille, née en 2011. Depuis 2007 elle travaille à Lausanne dans une imprimerie. Elle retourne souvent dans le Jura où vivent sa famille et ses amis d’enfance.

L’histoire et mon avis :

Il y a des livres qui arrivent à point nommé : c’est le cas d’Un été de trop.
Petit préambule toutefois : je n’ai pas pour habitude de lire des livres basés sur de simples histoires d’amour : je trouve souvent qu’ils sont trop mièvres et ennuyeux. D’ailleurs, soyons honnête : Si Isabelle Aeschlimann n’avait pas piqué ma curiosité en me proposant de lire son livre, il n’aurait pas eu beaucoup de chance de tomber dans ma PAL.
Le livre s’ouvre sur une page de journal intime – on devine qu’il s’agit de celui d’Emilie, même si rien est signé -, suivi par une espèce de prologue qui présente Andréa et Markus, quelques mois après la rédaction dans le journal intime. Andréa et Markus habitent en Allemagne, ils sont mariés. Depuis quelques temps Andréa ne reconnait plus son époux : il ne mange plus, n’a plus envie de rien. Elle se rend compte qu’il est ainsi depuis le départ de Lola, une jeune fille au pair suisse de 17 ans qui est venue passer trois mois chez eux pendant l’été. Elle comprend qu’il s’est passé quelque chose entre eux, mais cet amour est resté purement platonique (il est marié et à vingt ans de plus qu’elle).
Puis, l’auteure nous emmène huit ans plus tard et nous suivons alternativement deux histoires : celle de Markus, toujours marié à Andréa, et d’Emilie : tous les deux partent travailler à Berlin. Évidemment, quelques souvenirs remontent à la surface pour Emilie, aidée par la relecture de son journal intime de l’époque, journal écrit sous le prénom de « Lola », lorsqu’elle a passé ces trois mois en Allemagne, auprès de Markus et Andréa. Markus de son côté n’a pas réussi non plus à l’oublier. Il ne faut pas être devin pour savoir qu’ils vont finir par se retrouver, mais où, quand et comment ? Il vous faudra lire les 375 pages pour le savoir …
Je n’ai pas été attirée par la bande-annonce du film livre (que vous pouvez retrouver sur le site de l’auteure : http://www.isabelleaeschlimann.ch), qui ne m’aurait d’ailleurs pas incitée à le découvrir,  mais les premières pages m’ont rapidement conquise.
Les personnages sont travaillés avec beaucoup de minutie, ce qui m’a permis de rapidement visualiser ma lecture (et j’adore ça). L’histoire ne se limite pas à ces retrouvailles entre Emilie et Markus, d’autres personnages viennent agrémenter l’histoire et y apportent une certaine fraîcheur : que ce soit Francesca, une femme fatale face à laquelle aucun homme ne semble pouvoir résister (pas même Markus, pendant un temps) ou Egon, un collègue charmant d’Emilie d’une cinquantaine d’années.
Pas d’intrigue au suspens insoutenable dans ce roman, ni de roman psychologique (et heureusement, cela aurait certainement gâché l’histoire) mais une histoire qui sonne vraie, une simple histoire d’amour, joliment écrite, qui analyse le comportement d’un homme et d’une femme face à des sentiments qu’ils ne semblent pas pouvoir maîtriser, malgré les convenances sociales.
Quelques phrases :
–  » La jeune fille était là, riant et penchant la tête de côté, ses cheveux balayant ses épaules nues. Elle dégageait une telle joie de vivre qu’elle était devenue son oxygène à lui. Un seul sourire d’elle le guérissait des maux de ses journées pénibles et l’apaisait’. (page 39)

Merci à l’auteure pour cette découverte et aux éditions Plaisir de lire !

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