L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman

20141026_152424

Présentation :  « J’aimais les mythes. Ils n’étaient pas des histoires d’adultes et ils n’étaient pas des histoires d’enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement. » De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu’il croyait oubliées. Le suicide d’un locataire dans une voiture au bout d’un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l’étang de derrière la maison était un océan.
Et les souvenirs de l’enfance, qu’il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante…
Ce sont les souvenirs d’un enfant pour qui les histoires existent dès qu’on les croit et qui se réfugie dans les livres pour échapper aux adultes, un enfant pour qui les contes sont sa réalité. Gaiman nous plonge ainsi l’univers de l’enfance en même temps que dans celui des contes anglo-saxons, dont il a une connaissance érudite.
Mais plus encore, il nous convie à une relecture de l’influence des contes sur notre enfance, une réflexion sur la mémoire et l’oubli, et ce qui demeure d’enfance en nous. Fidèle à son imaginaire féérique, Neil Gaiman est un créateur d’archétypes que Stephen King qualifie de « trésor d’histoires ». Il épure ici sa phrase et ses possibilités narratives pour nous procurer une émotion toute nouvelle, inédite, dans ce roman court, très personnel, qui dévoile sans doute beaucoup de lui et démontre tout le génie littéraire qui lui a valu le convoité Book of the Year décerné à ce roman par les lecteurs anglais.


Mon avis : C’est le premier livre que je lis de Neil Gaiman, et quel plaisir ! La présentation est très bien faite et reprend tout à fait les points forts de ce livre. C’est un livre difficile à présenter. Le narrateur revient sur son histoire quand il avait 7 ans, et sur toutes ces choses étranges qu’il a vécues. Avec son amie Lettie, ils vont partager de belles aventures, effrayantes pour un garçon de son âge, mais pas du tout pour Lettie, qui a quelques années de plus (11 ans), mais qui, surtout n’est pas une petite fille comme les autres. Elle vit avec sa mère et sa grand-mère : tout un mystère les entoure. Au programme de ce monde fantastique :  une goule qui devient gouvernante, un papa qui tente de noyer son fils, une mare qui est un océan ou encore un seau d’eau dans lequel on pleut plonger complètement.

C’est un conte que l’auteur nous fait découvrir, avec sa situation initiale, sa transgression, ses péripéties, son dénouement. Neil Gaiman a l’étrange pouvoir de nous faire adhérer à son monde pourtant enfantin et et de nous y faire croire alors que c’est complètement irrationnel. Je pense qu’il doit être un parent éloigné de la famille de Lettie, pour nous ensorceler ainsi …. Je m’attendais à aimer ce livre mais ça a été bien plus que ça : j’ai été captivée, et je lui suis encore. Qu’ajouter de plus sinon qu’il faut courir l’acheter, et le lire …

Aux éditions du Diable Vauvert.

Publicités

Un petit mot

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s