Dieu surfe au Pays basque, Harold Cobert

Quatrième de couverture :
Ils se sont rencontrés à Biarritz. De cette romance estivale sur fond de plages sauvages et de balades en scooter naît une histoire d’amour, et un désir d’enfant. Le jeune couple parviendra-t-il à conjurer les coups du destin, à préserver l’ivresse des débuts ?
Des souvenirs heureux aux épreuves du présent, Harold Cobert explore la vie conjugale du point de vue masculin. Mêlant dérision et tendresse, son échographie d’un père n’esquive rien, ni l’appréhension de la paternité ni la tragédie de la perte de l’enfant à naître. Avec pudeur, comme en équilibre sur la crête des séismes intimes, un roman paradoxalement drôle et bouleversant.

Ma rencontre avec ce livre …
La première fois que j’ai pris ce livre entre les mains, c’était au salon du livre de Bondues. Flânant à la découverte de nouveautés, un peu perdue face à la diversité des titres, j’ai été interpellée par un titre d’abord « Un hiver avec Baudelaire » (rien d’étonnant quand on sait qu’il me fascine depuis le collège). Je regarde alors le nom de l’auteur et mon regard glisse sur ce livre « Dieu surfe au Pays basque » : un sourire s’esquisse sur mes lèvres, je trouve le titre plutôt original. En tournant le livre, en lisant cette quatrième de couverture je sens comme un décalage entre ce titre qui m’a faite sourire et ces quelques lignes qui présentent un sujet plutôt difficile « la perte de l’enfant à naître » … Convaincue, je prends ce livre, oubliant un peu Baudelaire et son hiver, lève la tête en direction de l’auteur que j’avais repéré quelques minutes auparavant. Manque de chance, il se lève et semble partir. Je repose donc le livre, me disant que c’était un signe ( même si, comme il me l’a rappelée « Il ne faut pas voir des signes partout, cela rend la vie impossible »(Oscar Wilde) ).
Puis, lors d’une discussion (ou « twitcussion » ?) avec Tatiana de Rosnay concernant ma dernière critique, ce nom réapparaît : je me procure le livre dans l’après-midi, je le dévore le soir même.

L’histoire et mon avis :
Un homme (le narrateur), une femme, un désir d’enfant qui semble se concrétiser dès les premières pages : rien de transcendant pour le moment. Pourtant, j’ai ressenti comme un malaise dès les premières lignes « Samedi matin. Je me suis réveillé en sursaut. Un mauvais rêve. Ma femme me disait : Le bébé est mort ».

C’est la deuxième fois qu’elle tombe enceinte : la première fois elle vivait avec celui que le narrateur nomme « mon prédécesseur » mais son enfant, baptisé « Ferdinand », n’aura survécu que 5 jours.
A peine quelques jours avant la première échographie, elle commence à perdre du sang : c’est le début d’une période noire pour le couple : direction les urgences, annonce de la fausse-couche, retour à la maison, douleurs terribles, retour aux urgences, deux heures et demi de souffrance qui se solderont par un curetage, l’ensemble raconté par les yeux du narrateur, le regard d’un homme. En parallèle à ce récit nous pouvons lire l’histoire de la rencontre entre ces deux personnages, quelques années plus tôt : une histoire enchâssée qui se présente comme un petit bol d’air frais.

Le thème de ce livre est original : on trouve plus souvent des textes racontant la perte d’un enfant déjà né : ici il s’agit de la perte d’un enfant qui va naître. C’est un sujet grave qui est toutefois traité avec sobriété, sans excès et teinté d’une pointe d’humour. Je m’attendais plutôt dans un tel récit à avoir le point de vue de la femme mais c’est bien celui de l’homme que nous avons, un homme avec ses angoisses et sa souffrance.
J’ai beaucoup aimé les citations glissées avant quelques chapitres notamment celle empruntée à Dostoïevski « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ».
Impossible de quitter ce livre des mains à peine les premières pages lues : c’est un livre prenant, très agréable et rapide à lire : je l’ai dévoré, je l’ai adoré. Merci.

Quelques phrases … :
« Plutôt que de miser sur l’existence de Dieu et de régler ma vie sur Ses préceptes, je préfère jouer – et jouir – ici et maintenant. S’Il n’existe pas, je n’aurai rien perdu, et si jamais Il existe, un repentir sincère effacera m’ardoise de mes innombrables péchés ».
« Amants, c’est-à-dire aimant, participe présent, participe et présent. Aimer en actes. Deux corps en actes. »

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3 commentaires sur « Dieu surfe au Pays basque, Harold Cobert »

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