Bye bye Blondie, Virginie Despentes

Quatrième de couverture :
« Une fille qu’on rencontre en HP n’est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c’était ça l’amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu’ils arrivent sur l’autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s’entraîner au fond. Il est temps de renoncer … « 
Gloria a été internée en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Éric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu’elle; ils se sont aimés comme on aime à seize ans.
Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, à nouveau, leurs chemins se croisent. Portrait d’une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d’un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes ».

L’histoire et mon avis :
Gloria est à Nancy, elle se retrouve sans endroit où aller suite à une énième violente dispute avec son ami Lucas. Sur la route, elle croise par hasard Éric, son premier amour, qui est devenu animateur d’un jeu télévisé. La suite du livre nous fait découvrir le passé de Gloria : sa rencontre avec Éric en HP, leurs délires, la séparation avant de revenir sur le présent : que reste-t-il de leur amour ?
C’est un livre se lit assez facilement mais qui ne m’a pas transcendée. Je n’ai pas réussi à être accrochée par l’histoire que je trouve finalement assez banale. Le style d’écriture est particulier : fluide mais brutal, agressif ce qui m’a, au final, plutôt refroidie. Je n’ai pas été émue par ce livre, mais plutôt déçue.

A noter que le film est sorti au cinéma le 21 mars 2012.


Quelques phrases :

« Tant que la bulle est close, le monde extérieur bloqué à la porte, tout se passe bien. Elle est blottie contre la paume de ses mains, la pulpe de ses lèvres, toute angoisse est laissée dehors.
Cependant, régulièrement, il faut s’aventurer dehors. Alors la peur revient, roues métalliques tranchantes qui jonchent tous les parcours et travaillent dans la chair, pour attaquer les os ». 

– « Elle se dérègle. Ça ne va pas en s’arrangeant, ni même en stagnant. Elle était convaincue, d’expérience, qu’à chaque fois qu’elle s’approcherait trop près du bord, elle saurait faire pirouette arrière. Seulement cette fois elle ne contrôle plus rien, « sans les mains » ».

Publicités

8 commentaires sur « Bye bye Blondie, Virginie Despentes »

  1. Personnellement j’avais bien aimé. Justement parce que ce n’est pas une écriture conventionnelle, que l’on a l’habitude de voir. Une écriture policée et tout. Par ailleurs, de voir évoluer un personnage en marge de la société, je trouvais ça intéressant à découvrir.

    J'aime

Un petit mot

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s