Danse Hermine, je vis, Mazarine Dupuich

Quatrième de couverture :
J’ai lutté toute ma vie pour faire la Lumière dans les coins les plus noirs. « Mon » père me maltraitait. « Il » maltraitait Maman aussi. Les conséquences peuvent être graves, elles créent des bleus au corps mais aussi des bleus à l’âme. Comment vivre quand on est régulièrement méprisée ?
Suite aux comportement anormaux d’un père, une enfant est prise dans la spirale incessante des enquêtes de justice et des réunions de suivis des travailleurs sociaux. Comment la justice prend-t-elle en compte la parole d’une enfant ? Ses volontés ? Et la réalité des faits ?


L’histoire et mon avis :
C’est le journal d’Yseult, une jeune fille de presque 13 ans que nous lisons. Une enfant surdouée, mais surtout une victime de violences à la fois physiques et morales infligées par « son » père, qui se sent perdue dans un système judiciaire injuste qui ne l’écoute pas.
Alors qu’une première enquête éducative s’est révélée positive quant à l’avenir d’Yseult (promise à un « brillant avenir », assurant l’absence de problèmes particuliers), elle se retrouve ballottée de réunions en réunions, l’obligeant parfois à rencontrer celui qui est nommé « son père » par la justice mais qu’elle refuse de voir comme tel, alors que ces rencontres sont plus douloureuses que bénéfiques pour elle.
Dans cette lutte elle n’est pas seule : elle peut compter sur le soutien de quelques amis mais aussi sur le soutien indéfectible et absolu de sa mère, elle aussi victime de ces mêmes violences.
Mazarine Dupuich a 13 ans, l’âge de notre narratrice. Elle présente avec une lucidité plutôt déconcertante pour son âge les insuffisances et les inepties de la Justice face à la maltraitance, et la place – ou plutôt la non-place – faite aux enfants qui en souffrent.
J’ai aimé ce livre, même si quelques points ont pu me gêner dans la lecture (certaines répétitions et l’utilisation excessive des points d’exclamation qu’on retrouve en troupeau de deux, trois voire plus … certainement pour insister sur l’indignation, mais je ne trouve pas cela utile et plutôt dérangeant – avis purement personnel évidemment). Cela reste un bon premier livre et une lecture que je recommande.

Quelques phrases … :
– « Maman m’a toujours aidée à m’envoler malgré tout. Petite, j’admirai deux personnes pour leur paix. C’était Maman et Gandhi. Je les admire toujours. » (page 11)
– «  »Il » essaie de m’emprisonner, de nous emprisonner. Je suis la chose de « sa chose » !! Il continue à vouloir nous chosifier ». (page 58).
Publicités

Un commentaire sur « Danse Hermine, je vis, Mazarine Dupuich »

Un petit mot

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s