La bête, Catherine Hermary Vieille

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Présentation :
 Au XVIIIe siècle, dans le petit village de La Besseyre-Sainte-Marie, en Gévaudan, on a moins peur des loups, que l’on sait traquer depuis longtemps, que du Diable. Seul le père Chastel sait le tenir à distance avec ses potions et ses amulettes. On respecte, on craint cet homme qui détient tant de «secrets». Mais lorsque la région devient la proie d’un animal aussi sanguinaire qu’insaisissable, comme vomi par l’enfer, le sorcier reste impuissant. La perte de ses pouvoirs serait-elle liée au retour de son fils Antoine, cet étrange garçon solitaire et sauvage, échappé des geôles du dey d’Alger ?

À la frontière du mythe et de l’Histoire, Catherine Hermary-Vieille revisite la légende de la Bête du Gévaudan en explorant notre part secrète de violence et de bestialité. Un roman fascinant qui sonde les plus obscures pulsions humaines.


Mon avis :
Des meurtres horribles se passent sur les terres du Gévaudan, ce serait un loup mais aux dimensions monstrueuses. Même les hommes envoyés par le roi ne parviendront pas à l’attraper.  
 
C’est un livre rapide à lire (154 pages), et très plaisant. Évidemment, ce n’est pas le premier livre qui  met en scène la Bête du Gévaudan, la théorie qu’on nous présente n’est pas nouvelle (théorie de Gérard Ménatory), mais on n’est pas non plus dans une simple copie de ce qui a déjà été écrit.
L’auteure, Catherine Hermary-Vieille, accorde beaucoup d’importance à la description de l’âme humaine, ce qui m’a un peu rappelé Barbey d’Aurevilly. D’ailleurs, la question n’est pas pour nous de savoir qui est responsable de ces meurtres barbares, l’auteur ne nous le cache pas, mais de savoir ce qui peut pousser un homme à agir ainsi, et j’ai aimé suivre l’itinéraire de cette plongée dans l’horreur. Au final, cette évolution semble être une réponse à la frustration ressentie par le tueur, au début de l’histoire (je ne préfère pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de la découvrir dans son intégralité).
Notons que le roman est basé sur des faits historiques : les Chastel ont bien existé.
Une chose que je regrette : j’aurais aimé que le personnage du père Chastel soit plus détaillé, qu’on s’intéresse un peu plus à lui, qu’on le suive de plus près. C’est un personnage qui semble fascinant avec ses potions et amulettes et qui n’a pas un rôle anodin dans cette histoire. Je pense qu’il aurait mérité une plus grande attention.
En résumé, un livre entre mythe et récit historique, qui nous emporte dans les tréfonds de l’âme humaine.
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