Les heures silencieuses, Gaëlle Josse

Encore un livre que j’ai acheté au Salon du Livre de Bondues. Pourquoi ce livre ? Beaucoup de choses m’ont interpellée dès la première de couverture : le tableau notamment l’impression de profondeur, le titre (que peut bien signifier cette idée d' »heures silencieuses » ?), et accessoirement le prénom de l’écrivain qui me fait penser à une amie (qui aura, j’espère, la chance aussi de se faire publier … ).

Quatrième de couverture :
Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d’aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n’est pas la place d’une femme… L’évocation de son enfance, de sa vie d’épouse et de mère va lui permettre l’aveu d’un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d’Emmanuel De Witte (tableau que vous pouvez observer sur la droite), ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d’une femme droite et courageuse dans le peu d’espace qui lui est accordé.

 Mon avis :
Gaëlle Josse nous emmène dans quelques moments forts de la vie de son personnage, Magdalena pendant un peu plus d’un mois (nous n’avons qu’un extrait du journal qui correspond de la période du 12 novembre au 16 décembre 1662). Le point de départ est le tableau : Magdalena nous explique les différentes parties de ce tableau tout au long des pages, nous entraînant ça et là dans ses souvenirs. Cette dernière semble se confier directement à nous : elle raconte à la fois les moments positifs de sa vie comme le plaisir qu’elle a eu de travailler auprès de son père mais aussi des moments plus sombres comme la souffrance qu’elle a endurée lors de ses fausses couches.
C’est une livre très facile à lire, idéal si vous ne voulez n’avez pas beaucoup de temps, très prenant et intime. A travers ses pages se dessinent aussi quelques traits marquants du XVIIème siècle comme le commerce ou l’esclavage.  Une lecture que je ne regrette pas.
Pourquoi les « heures silencieuses » ? Je pense qu’il s’agit de ces moments pendant lesquels nos lèvres restent scellées, empêchant les moindres pensées d’en sortir … Une introspection.
 Si je devais retenir une phrase ….

« Ma vie dans la maison a repris son cours; cette chambre qui fut ma gloire est aujourd’hui mon tombeau.Je m’y retire le soir le cœur lourd, et lorsque mes doigts s’attardent  encore sur l’épinette, c’est de bien tristes airs qu’ils chantent … « 
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2 commentaires sur « Les heures silencieuses, Gaëlle Josse »

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