La Polka de Saint-Pierre, Philippe Masselot

Quatrième de couverture :

Saint-Pierre. On serait tenté de dire : banlieue de Béthune, au risque de mourir de rire. Oui, mais l’hilarité n’est certainement pas la première cause de mortalité dans le coron. Trop facile d’incriminer les seules brumes de novembre, qui vous estompent un pan de vie, comme ça, comme on claque une porte, ou encore quelques remous du canal, qui vous ramènent un cadavre, comme ça … Alors qui. Ou quoi.
Moi, Hervé Balanski, pas flic, pas grand chose, presque rien pour tout dire puisqu’on m’a pris le plus important, je vais savoir. Mais je n’imaginais pas que l’essentiel était encore à perdre …
Ma rencontre avec ce livre :
C’est lors du  salon du livre de Flers que j’ai rencontré Philippe Masselot, un nom que j’avais déjà vaguement lu en traînant sur internet. De cette rencontre je garde un bon souvenir (comme de celle avec Nicolas Galiot dont j’ai déjà chroniqué le livre ) : celui d’auteur très disponible et sympathique qui m’a présentée ces différents livres. Ce n’est pas pour « La polka de Saint-Pierre » principalement qu’il était présent, mais j’ai choisi de commencer avec celui-là pour rencontrer ce fameux inspecteur dont il me parlait, mais aussi parce que l’action se passe dans une région que je connais plutôt bien.

L’histoire et mon avis :

Nous sommes dans une cité, à six kilomètres de Béthune. Le paysage n’est pas vraiment idyllique : des dizaines de maisons qui sont alignées par rue, des rues parallèles les unes aux autres.
Le narrateur, Hervé Balanski, habite avec sa mère, veuve depuis trois ans. Fièrement titulaire d’un BTS, il est au chômage depuis un an mais finira par trouver un travail dans une épicerie. Il mène une vie plutôt routinière.
Dans cette routine, une seule chose semble se présenter comme un rituel : tous les dimanches, en fin d’après-midi, il discute avec Vanessa, une jolie blonde de 18 ans qui n’habite pas loin de chez lui. Jusqu’au jour où ce n’est pas elle qui est venue, mais son père : il se plaint auprès de Balanski parce que sa fille est partie avec des jeunes du lycée de Béthune. Le lendemain matin, quand il part travailler, il la voit sortir d’une belle  voiture, une BM : elle rentre seulement chez elle.  Une semaine après, Hervé apprend par sa mère que Vanessa a fugué. Ils apprendront plus tard dans la journée qu’un corps a été retrouvé dans le canal : ce serait le corps de Vanessa, un corps qui porte des traces de coups. Animé par l’amour qu’il portait envers elle, Hervé décide de chercher qui est le coupable. Mais les apparences sont parfois trompeuses.
C’est un livre qui se lit très vite (121 pages), et ça tombe bien puisque je n’ai pas eu envie de le lâcher une fois commencé : il est très prenant.  Le style d’écriture est léger et plaisant. L’histoire se comprend facilement. J’ai apprécié retrouver le nom de villes que je connais et dans lesquelles j’ai déjà passé beaucoup de temps …. (mais vous apprécierez certainement aussi ce livre si vous ne les connaissez pas, rassurez vous).
Je me suis surprise plusieurs fois à sourire au début de l’histoire (beaucoup moins, même plus du tout à la fin, mais je ne vous dirai pas pourquoi, évidemment : il faudra le lire) et la fin m’a vraiment surprise. Le comportement de Hervé change au fur et à mesure des pages : on a l’impression de le voir grandir et mûrir.
Une petite réserve cependant qui concerne la quatrième de couverture qui n’est pas, je trouve, très indicative de ce qui se passe dans le livre; voire trompeuse.
Quelques phrases que j’ai aimées … :
– « Je m’arrêtai sur le pas de la porte et contemplai la Cité. Non, la cité. Et même le coron, pour tout dire, qui, rénové ou pas, n’avait rien à voir avec la City of London, pas de Tower Bridge, English not spoken. »
– « Et ce fut encore une fois le cimetière. La boite vernie, luxueuse, glissa dans la cuve de ciment, à trois rangées de la tombe de mon père. Il restait des chrysanthèmes sur les plaques de marbre aux alentours. Un car de lycéens avait envahi les allées, après avoir pris la vedette à l’église. Ils étaient le quotidien de Vanessa : j’aurais pu être ses nuits ».
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