Le Manuel du Serial Killer, Frédéric Mars

Quatrième de couverture :

Dans deux ou trois heures ce garçon sera mort.
Je vous raconte la suite ?
Les hurlements de douleur du môme qui se tient le ventre à deux mains ?
Les convulsions sur le sol de la cuisine familiale ? Les cris de la mère
qui découvre déjà son fils quasi exsangue ? Raide comme une batte.
Vidé ou presque de son sang, écrasé comme un petit cafard
sur le carrelage immaculé.
Les yeux du gamin ont cessé de papillonner. Le coma ne va pas tarder
à l’emporter. Même avec la meilleure volonté du monde, le médecin ne sera
pas sur place avant plusieurs minutes. Et, sans soins immédiats, il va…
Alors, je vous la raconte ou pas, cette suite ?
Non.
Je vais plutôt vous parler de moi. C’est ça, de moi seul.
La mort est en moi. Là, dans ma tête. Elle y a toujours été comme chez elle.

Ma rencontre avec l’auteur et avec ce livre :

J’aime les livres, vous l’aurez deviné. Ce que j’aime encore plus, c’est quand ils sont liés à un événement ou à une rencontre : c’est le cas de celui-ci.

C’est lors du salon du livre de Flers du 8 juin (salon Au carrefour de la Culture, organisé par une lectrice et libraire passionnée, Florence Weibel), que j’ai rencontré Frédéric Mars. Je venais à l’origine pour voir Franck Thilliez, parrain de cette seconde édition, avec lequel j’ai eu le plaisir d’échanger quelques mots, mais ça j’y reviendrai plus tard …
Juste à côté, deux couvertures de livre attirent mon regard. Ces livres ont pour titre Non-stop et Le manuel du Serial Killer. Je lève la tête, et me trouve face à face avec leur auteur, Frédéric Mars, qui a eu la gentillesse de bien vouloir me les présenter. Ma préférence est allée pour le second, et, une dédicace plus tard, il était à moi (le livre, pas l’auteur, évidemment …). Notons qu’une phrase de l’auteur a fini d’influencer mon choix : selon lui, je ne pourrai pas découvrir avant de terminer le livre le fin mot de l’histoire, personne n’ayant, jusque-là, eu assez de flair pour y parvenir … Plutôt convaincant comme argument, non ?

L’histoire, et mon avis :Notre personnage principal, Thomas Harris, un étudiant boursier en littérature à Harvard, qui ne part pas chanceux dans la vie : il a perdu ses deux parents alors qu’il n’avait que dix ans, morts noyés. Depuis quelques années il suit une thérapie auprès d’un psychanalyste qui essaie de savoir ce qui s’est réellement passé ce jour là.  Une caractéristique physique le rend différend et l’isole des autres : il a un oeil blanc.

Entre les chapitres, qui suivent un ordre chronologique, dans lesquels on suit le point de vue de notre personnage principal, on peut lire quelques rapports de séance écrit par son psychiatre, rapports plutôt étonnants puisqu’ils semblent peu se fondre avec l’ensemble du livre. Ils sèment aussi  le doute chez le lecteur et nous amènent à nous poser des questions sur les premières impressions que nous donne Thomas Harris.
Suite à des événements qui se suivent un peu trop bien, Thomas se retrouve embauché dans une maison d’édition : il fait une première sélection parmi les nombreux manuscrits qui sont reçus. Parmi ces livres, un va le marquer : LeManuel du Serial Killer, qui donne des conseils pour être quoi ? Un parfait sérial killer, évidemment. Peu convaincu et plutôt choqué, il s’empresse de jeter ce livre dans une panière qui comporte les livres à jeter. Quelques jours plus tard, il va retrouver ce manuscrit édité. Rien de très étrange, les goûts peuvent diverger … Sauf qu’il en est présenté comme étant l’auteur … Les doutes surgissent : est-ce lui l’auteur ? Si ce n’est pas lui, qui peut bien vouloir jouer ainsi, et dans quel but ? Au même moment, quatre garçons sont retrouvés morts, selon les méthodes présentées dans ce Manuel …  de quoi nourrir plus encore les interrogations. Dans tous les cas, ce livre est un énorme succès commercial et va propulser le jeune homme au centre des intérêts et des investigations. Tout au long de son parcours il sera aidé par une jeune fille qui a le même nom que lui, Sophie Harris.
Le livre fait un peu plus de 450 pages, mais on ne s’en rend pas compte. La lecture est fluide, on est plutôt happé par l’histoire  et on veut en savoir plus, on veut comprendre ! Les éléments et événements se suivent à une vitesse (trop ?) étonnante pour ce jeune homme qui menait une vie paisible, à l’abri du regard des autres.
L’auteur ne m’a pas menti : j’étais loin d’imaginer une telle fin. Toutefois, elle ne m’a pas emballée, presque déçue. Alors que j’étais prise par une lecture presque frénétique, au fur et à mesure des pages les coups de théâtre et rebondissements ont fait place à un dénouement  plutôt décevant, bien que surprenant (que je ne révèlerai pas ici afin de ne pas gâcher le plaisir de futurs lecteurs.) Je n’ai pu m’empêcher de penser : tout ça pour ça ? Et c’est la première fois que je suis si longue à finir un livre que j’ai pourtant d’abord dévoré en grande partie … Ce n’est pas pour autant que je ne retenterai pas l’expérience avec cet auteur !
Et, rien que pour vous, quelques photos, prises ce 8 juin …  :
 La dédicace … Non, vous ne saurez pas ce qu’il est en train d’y écrire ….
Jolie pose, non ?
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Un commentaire sur « Le Manuel du Serial Killer, Frédéric Mars »

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