Génération H, tome 2, Alexandre Grondeau

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Sacha et sa bande sont de la Génération H, génération de fumeurs d’élite, amatrice de plaisirs interdits et de fêtes inoubliables. De sound systems en soirées villas, de festivals en carnavals indépendants, de Barcelone à Amsterdam, ils brûlent leur vie comme un gros spliff de weed. Insoumis à l’ordre établi et rompus au système D, ces débrouillards d’un genre nouveau entament le troisième millénaire à cent à l’heure sur une bande-son démoniaque mêlant cultures urbaines, musiques électroniques, reggae et rock alternatif. Têtes chercheuses d’existence, ils tentent de rester fidèles à l’underground et à leurs idéaux qui se fracassent contre les pièges de la prohibition et de la société de consommation. Tribu hédoniste et enfiévrée, voguant de voyages hallucinés en amours sans lendemain, de nuits blanches en aubes radieuses, la Génération H est le reflet de la jeunesse de France qui veut vivre sans entraves et profiter de son existence, ici et maintenant. La Génération H a enfin son roman, une plongée sans concession dans la culture hasch et la France qui fume. Faites tourner.

Mon avis :

Sacha a grandi, ce n’est plus le jeune homme un peu naïf du premier tome. Il se rend compte que le monde est bien différent de ce que l’on pourrait croire, finalement bien plus décevant. Il a vieilli, ses amis aussi, et  forcément ils changent, façonnés par la réalité qui les entoure, quand bien même ils préfèreraient l’oublier.

« Je perdais mon temps à oublier de mourir. Je passais mes journées à fuir l’ennui. Les étoiles m’en étaient témoin, je voulais vivre d’un trait, d’un seul, avant de plonger. Mes nuits se consumaient et mes yeux rougissaient. La fumée s’envolait dans des ombres et des courbes mystérieuses, la sueur des corps s’imposait sans odeur.

Ma vie était en suspension, j’étais un équilibriste sur le point de tomber dans un trou sans fond … Il était peut-être temps de s’envoler pour ailleurs. La liberté n’avait pas de prix sinon le poids des déceptions et des ratés. Le papier brûlait, les feuilles jaunissaient et demain il faudrait nettoyer le jardin« . (page 247).

Je trouve ce livre assez juste. Il devrait certainement parler à tous les jeunes des années 80/90, à cette jeunesse désenchantée.On nous a fait croire que l’avenir pour nous était assuré (je me souviens que, collégienne, on me disait qu’avec les départs en retraite qui seraient nombreux au moment où on allait entrer dans le monde du travail, c’était un boulot assuré). Alexanndre Grondeau peint je pense assez bien l’univers tel qu’il a pu apparaître pour beaucoup d’entre nous. Après, je me sens tout de même assez loin du personnage principal, Sacha. Je n’ai pas et n’ai jamais eu son rythme de vie, je n’aime pas Huxley, mes soirées étaient bien différentes des siennes, et le joint et moi, ça fait 10.

En tout cas, j’ai aimé lire ce livre, suivre un bout de l’aventure de Sacha et de ses potes et j’ai aussi aimé y trouver la soif de vivre, malgré la mélancolie.

Et puis, une petite citation qui m’a amusée (private joke)

« Et si ma tante en avait deux, ça serait mon oncle … ».

Vous pouvez retrouver le livre ici.

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Un commentaire sur « Génération H, tome 2, Alexandre Grondeau »

  1. Tiens… c’est un peu ma jeunesse ça ^-^ mais je ne suis pas sûre d’apprécier. Si y’a ni elfes ni robots… :p en tous cas, les extraits que tu as postés sont très poétiques!

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