Rentrée littéraire 2015 #1 : le 19 août

Les vacances se poursuivent, nous voilà déjà au moins d’août, et la rentrée littéraire qui se profile ….  Vous le savez déjà certainement, 589 romans sont attendus, plus de la moitié seraient français …  Comme l’année dernière, je vais vous présenter de façon chronologique quelques-uns de ces livres qui n’attendent qu’à être lus.

Le 19 août, du côté de la littérature française : Agnès Desarthe, Gérard Lefort, Christian Oster, Alain Defossé et Franck Maubert

Ce coeur changeant, Agnès Desarthe, aux éditions de l’Olivier

Ce coeur changeant par Desarthe

« Face à la vie, elle avait la même impression que lorsqu’elle regardait le paysage défiler par la fenêtre du train : si elle était dans le sens de la marche, le panorama semblait se jeter sur elle, et ses yeux affoles ne savaient à quel détail s’attacher ni quelle ligne suivre. Elle se sentait écrasée par l’image qui ne tenait pas en place, ne cessait de se transformer. Assise en sens inverse, elle retrouvait son calme et contemplait l’horizon jusqu’à sombrer dans le sommeil. Alors. alors, songeait-elle, peut-être pourrait-on dire que c’est la même chose lorsqu’on regarde soit en direction de l’avenir, soit vers le passé. Peut-être est-ce pour cela que j’ai tant besoin de mes souvenirs. »Née à l’aube du XXe siècle, Rose débarque à Paris à 20 ans et se trouve projetée dans un univers totalement inconnu. L’affaire Dreyfus, puis la guerre de 14 éclatent. Les années folles se succèdent. Les bas-fonds, la vie de bohème, la solitude… Rose risque à tout moment de tomber. Usant de toutes les ressources du romanesque, Agnès Desarthe mêle le murmure de l’intime et le souffle de l’Histoire dans ce grand livre baroque qui signe son retour à la fiction.

Les amygdales, Gérard Lefort, aux éditions de l’Olivier

Les amygdales

Dans l’immense demeure pleine d’enfants et de domestiques, la mère jette l’argent par les fenêtres et le père ferme les yeux. Elle est fantasque, il est insomniaque. La vie y est rocambolesque.
Rien n’échappe au narrateur, le benjamin de leurs fils. Aussi doué pour observer que pour imaginer, il passe tout au crible de ses visions : scènes de la vie familiale, moments d’amitié, rêves cinématographiques, souvenirs d’une scolarité houleuse, d’aventures et tendances anarchistes.  Les tableaux vivants qui en résultent nous plongent tour à tour
dans l’intime et le sauvage, dans l’histoire et les désordres de l’humanité. Les lecteurs de Gérard Lefort retrouveront dans ce roman d’apprentissage son style si personnel, son humour et sa profondeur. Et son extraordinaire sens de l’image.

Le cœur du problème, Christian Oster, aux éditions de l’Olivier

Le coeur du problème par Oster

En rentrant chez lui, Simon découvre un homme mort au milieu du salon. Diane, sa femme,qui, selon toute vraisemblance, a poussé l’homme par-dessus la balustrade, lui annonce qu’elle s’en va. Elle ne donnera plus de nouvelles. Simon, resté seul avec le corps, va devoir prendre les décisions qui s’imposent.
C’est lors de sa visite à la gendarmerie que Simon rencontre Henri, un gendarme à la retraite amateur de tennis. Une relation amicale se noue. Mais Simon est sur la réserve ; chaque mot, chaque geste risque d’être sévèrement interprété. S’engage alors entre les deux hommes une surprenante partie d’échecs.

Effraction, Alain Defossé, Fayard

Effraction

Au départ, un simple cambriolage qu’Anne Rivière voudrait considérer comme un non-événement, à peine un fait divers. Depuis quarante ans qu’elle vit seule dans son deux-pièces parisien du xixe arrondissement, c’est la première fois que l’on fracture sa fenêtre. Elle n’en fait pas un drame. Pourtant, quelque chose s’infiltre par la vitre brisée. Une brèche s’ouvre qu’elle ne pourra plus combler. Elle regarde, témoin d’elle-même, le passé qui s’engouffre. Affluent les images, et les trous noirs dans sa vie. Quand la police lui apprend l’identité de son voleur, un jeune type du quartier, cette dame effacée à l’existence mécanique semble sortir d’un long rêve. La voilà qui arpente les rues et le cherche. Elle découvre son adresse et lui écrit, passe la nuit sur son palier, l’attend au tribunal. Et se souvient de la jeune fille qu’elle fut, qui portait un autre prénom, qui était amoureuse. Avant. Avant un épisode de sa vie qu’elle s’est employée à oublier et auquel son cambrioleur fantôme vient sans le savoir de la ramener.

Alain Defossé explore dans une langue immédiate, froide et sensible, les fêlures intimes d’une femme, sa vocation « borderline ». À travers elle, il éclaire aussi l’opacité de la mémoire française et l’ambivalence des pulsions sexuelles et amoureuses.

Les uns contre les autres, Franck Maubert, Fayard

Les uns contre les autresChroniqueur sans attache, Moby mène une vie débridée et tente de se reconvertir dans la télévision en cherchant à concilier l’inconciliable : le monde de la télévision et les artistes. Ferdyck, c’est son pseudo, publicitaire, lance une nouvelle émission avec l’aide de Moby, sur une chaîne privée naissante. Avec ses questions coup de poing, il se construit un personnage et veut faire de son nom un label. Christophe Mistral, couturier, coqueluche des magazines de mode, monte sa maison de haute couture et prépare sa première collection. Albertine, sa femme, noctambule avec Moby. Tout comme Roda, poète et parolier de chansons à succès, qui refait le monde. Rodolphe, patron de la boîte de nuit en vogue, les Lumières, les réunit tous, les uns contre les autres.
Dans le chaos nocturne des années quatre-vingt, Paris les happe, Paris existe. Ils s’éprouvent inconsidérément. Combien de temps l’insouciance frénétique durera-t-elle ?
Luttes d’influence, fric facile, pouvoir, cocaïne, mannequins, amours d’une nuit : un portrait sans complaisance des illusions d’une décennie.

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