Carthage, Joyce Carol Oates

Présentation :

Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage (Etat de New York) en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille du maire a, pour des raisons pas très claires, rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros retour de la guerre d’Irak Un héros très entamé dans sa chair et dans sa tête. Et dont pourtant Cressida, la jeune soeur rebelle de Juliet, est secrètement amoureuse. Or, ce soir-là Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces, que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett. Qui devient alors le suspect numéro°1, et, contre toute attente, avoue le meurtre…

Sept ans après, un étrange personnage surgit qui va peut-être réconcilier les acteurs de ce drame bizarre avec eux-mêmes et résoudre l’impossible mystère C’est ce à quoi vise à l’évidence l’auteur qui, infatigablement, fait front de toutes parts : à la violence, à la guerre, au dérangement des esprits et des corps, à l’amour et à la haine. Et à une exploration inédite des couloirs de la mort… Pour le plus grand bonheur de ses lecteurs et de la littérature.

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un si gros livre (un peu plus de 600 pages). Une chance, il se lit tout seul, on ne voit pas les pages passer. On plonge rapidement dans l’histoire : dès les premières pages, nous sommes à la recherche de la jeune disparue, Cressida Mayfiled, une jeune fille de bonne famille (le père est avocat, la mère est femme au foyer). L’ex fiancé de sa soeur, Brett (un ancien soldat qui s’est battu en Irak) a avoué son meurtre : pourquoi cet aveu, et pourquoi ce geste ?

J’ai aimé la façon dont le drame familial est exploité, l’exploration des actions et des âmes. L’opposition est forte je trouve entre les deux sœurs, Juliet, la jolie, et Cressida, le vilain petit canard, qui a disparu, ce qui donne un peu plus de puissance à l’histoire, et nous pousse à l’empathie.  J’ai aussi aimé le personnage de Brett, un homme définitivement changé par les horreurs qu’il a vues et subies en Irak, on ne peut pas imaginer ce qu’endurent ces soldats de retour chez eux.

Un livre puissant, qui nous touche et nous interroge sur l’âme humaine. Un beau livre.

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10 commentaires sur « Carthage, Joyce Carol Oates »

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