L’âme prêtée aux oiseaux, Gisèle Pineau

 

Présentation :

Lorsque, venue de Guadeloupe, Sybille arrive à Paris avec son jeune fils Marcello, elle trouve hospitalité et affection auprès de Lila. Extravagante et merveilleuse Lila, tour à tour cocasse et pathétique, hantée par trop de souvenirs… Tandis que Sybille songe aux hommes disparus de sa vie – son père, son petit-frère mort-né –, Lila se souvient de son amour pour Henry, fils d’une cuisinière noire et d’un riche héritier blanc des Caraïbes anglaises, rencontré dans la liesse de la Libération.

Marcello grandit entouré des fantômes des hommes qui ont traversé la vie des deux femmes. Lorsqu’il apprend que son père est encore en vie, il décide, contre la volonté de sa mère et de Lila, de rejoindre la Guadeloupe pour le retrouver. Après son départ, Lila n’aura plus qu’une idée en tête : se rendre en Amérique et retrouver son fils.

D’un bord à l’autre de l’océan, d’un bout à l’autre du temps, malgré les dénégations, subsiste pourtant l’amour, cette âme prêtée aux oiseaux qui, de contes en légendes et de cœur en cœur, se rit des interdits en dénouant les jeux du destin et des tragiques vanités des hommes.

Mon avis :

L’histoire est belle, mais j’ai eu un problème avec l’écriture de l’auteure, un peu trop poétique, imagé pour moi (pourtant, souvent, ça me plait). Dès les premières pages, j’ai senti que je n’arriverai pas à accrocher, et ça c’est vérifié.

« (…) Alors, elle s’était inventé un horizon bleu de théâtre qu’elle aurait elle-même barbouillé à la peinture à l’eau, étalé du bout d’un sein, de la pointe de la langue, par pure curiosité, pour connaître le velours et le sel de ce ciel-là, avant de s’envoler.

Elle avait souvent collé son oeil tout contre le flacon. Elle surprenait des gens qui n’y étaient encore plus, mais dont l’écho renvoyait les voix, encore et encore. Rires et pleurs et cris de fantômes. Figures graves du passé qui l’invitaient à les rejoindre, apparaissaient parfois et puis se défaisaient au fur et à mesure, pareilles à ses amours sur terre.

Un jour, la fiole avait glissé d’entre ses doigts, s’était brisée en mille éclats, livrant les eaux troubles et furieuses de sa vie« .

Si par contre ces quelques lignes vous donnent envie : foncez ! C’est une auteure dans l’ensemble très appréciée.

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4 commentaires sur « L’âme prêtée aux oiseaux, Gisèle Pineau »

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