Un foyer, Julie Lamiré

Un-foyer

Divorcée, la quarantaine, mère d’une adolescente, Sarah entame une nouvelle carrière d’éducatrice spécialisée dans un foyer pour garçons.

Dans cet établissement où cohabitent des sans papiers, des travailleurs sociaux, des jeunes carencés en proie à la colère et à la névrose, Sarah prend conscience du poids de l’exil, du deuil et du manque.

Un roman qui nous entraîne avec douceur dans les méandres de nos mondes invisibles, si loin de nous, et pourtant si près.

Mon avis :

J’ai découvert ce livre il y a plus d’un an. Il était auto-édité, Julie avait réussi à me convaincre de l’acheter, et de le lire. L’auteur a aussi retenu l’attention d’une autre blogueuse, Stéphie, qui l’a lu. Elle l’a adoré, tellement qu’elle a proposé à Julie de le retravailler un peu pour une publication à compte d’éditeur. Et le voilà, tout beau, avec sa si jolie couverture, publié aux éditions du 38 !

Sarah, la quarantaine, parisienne, vit seule avec sa fille, une adolescente. Lassée par son ancien job, elle a décidé de devenir éducatrice spécialisée. C’est ainsi qu’elle se retrouve au foyer. Au sein d’une équipe en partie soudée (on va dire que la direction laisse à désirer), la voilà auprès de jeunes que la vie n’a pas épargnés : des gamins sans parents en France, ou placés par les parents, des vies déjà bien trop perturbées pour des enfants.

Que dire sans dénaturer ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre, tout beau tout neuf. La fierté tout d’abord. J’étais fière de lire le travail qu’ont réalisé Julie et son éditrice, fière de voir ce que l’histoire est devenue. Si lors de ma première lecture il y a un an j’avais beaucoup aimé l’histoire et les personnages, j’avais eu un peu de mal à cause du travail qu’effectuait Sarah à l’époque (elle était plus jeune et commençait une carrière d’institutrice si je me souviens bien), et de quelques approximations qui me rendaient l’histoire invraisemblable (oui, oui, vous devez savoir maintenant que je suis prof !).

Exit toutes ces petites choses qui avaient pu gêner ma lecture. Exit les maladresses d’un premier roman. Ce petit livre est devenu un bijou bourré de tendresse, de force, d’émotions. On dévore les pages, les unes après les autres. On tremble pour les jeunes, on a envie de gifler le directeur. Et puis il y a Kevin, ce petit gamin qui m’a tant fait pensé à un élève que j’ai déjà eu et qui m’a particulièrement retournée.

Julie Lamiré nous dresse avec brio le portrait de jeunes adolescents qui n’ont pas demandé de vivre leur vie. Oui, les gamins des foyers sont parfois difficiles. Non, ce ne sont pas tous des délinquants. Oui, ils souffrent. Et ils ont parfois vécu des choses que je ne souhaiterai pas à mon pire ennemi. Et ça, l’auteure nous le montre avec justesse, sans clichés ni caricatures. Et voir les adultes se battre à tout prix pour eux, c’est touchant.

Un excellent livre, à commander de toute urgence !

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22 commentaires sur « Un foyer, Julie Lamiré »

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