[BD] Entre les lignes, Baptiste Beaulieu, Dominique Mermoux

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Baptiste sombre dans une profonde mélancolie. Baptiste, lui, tombe des nues : Moïse,  son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.  Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des témoignages d’aujourd’hui glanés dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Baptiste devra percer le lourd secret  d’un homme et lever le voile sur un mystère  qui va chambouler toute une famille…

Mon avis :

Cette BD est une adaptation du livre à succès Toutes les histoires d’amour du monde, que je n’ai pas lu. J’ai donc découvert l’histoire au fil des pages.

Jean débarque un beau jour dans le cabinet de son fils, déboussolé. Il a entre les mains des dizaines de lettres consignées dans trois carnets, toutes adressées à la même personne : Anne-Lise Schmidt. Ses lettres ont une particularité : elles ont toutes été écrites à la même date au fil des ans, le 3 avril. Qui est cette femme ? Pourquoi n’écrire qu’à cette date ? Où est-elle, maintenant ? Quelle relation entretenait le grand-père de Baptiste avec cette personne ?

C’est à ces questions que Baptiste va essayer de répondre. Il va ainsi partir à la recherche d’informations, tiendra son père au courant de ses recherches en lui apportant régulièrement de nouveaux témoignages, qui aideront certainement son père à guérir mais, surtout, qui permettront au père et au fils de se retrouver, même quand éclatera la vérité.

rue de Sèvres

C’est une belle histoire, très touchante. A ce jour, puisque l’histoire est vraie, Anne-Lise Schmidt n’a pas été retrouvée.

Les illustrations sont aussi très réussies. Dominique Mermoux alterne entre des couleurs vives pour le présent et fond blanc et couleurs bleue et sepia pour le passé. J’aime beaucoup la façon dont les émotions sont dessinées : cela ajoute de la force au texte.

A retrouver sur le site de la maison d’édition, Rue de Sèvres !

Caractéristiques :

168 pages, 21 x 27,5 cm, 20€

PARUTION 12 Mai 2021

9782810202508

[BD] Idiss, Richard Malka et Fred Bernard

Présentation de l’éditeur :

« J’ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d’amour de son petit-fils. » Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s’emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l’émotion intacte.

Mon avis :

Cette BD est l’adaptation d’un roman du même nom, que je n’ai pas lu. Mais, toujours attentive aux sorties proposées par Rue de Sèvres, j’ai été attirée par l’histoire, et j’ai été séduite.

C’est une histoire sombre qui nous est racontée, mais pleine d’amour et de tendresse.

Idiss est juive. Elle attend le retour de son époux, Schulim, parti combattre auprès du Tsar. En attendant, elle vit avec ses enfants chez ses beaux-parents, mais ils manquent d’argent. N’arrivant pas à vendre ses napperons, elle se lance dans le trafic de tabac. Puis, Schulim finit par rentrer. Un an plus tard, ils ont une fille. Mais l’homme est dépensier : il perd beaucoup d’argent au jeu et aura pendant un temps du mal à se défaire de cette addiction.

Dehors, les pogroms sont de plus en plus nombreux, signe d’un antisémitisme omniprésent.

En 1912, ils vont à Paris où une vie plus douce les attend, mais cela ne durera malheureusement pas. A nouveau, ils devront affronter la peur, puis la haine.

Les illustrations sont douces et poétiques, malgré l’atrocité parfois des situations.

Source : site Rue de Sèvres

C’est une BD idéale afin de faire comprendre aux plus jeunes un pan de cette histoire qu’il ne faut pas oublier. On referme ce livre avec des thèmes plein la tête : la misère, l’immigration, les conséquences des conduites dictées par des haines irraisonnées, la peur, la vie qu’on laisse derrière soi, celle qu’on tente de reconstruire, et on reste marqué par la tête haute et le cœur plein d’amour d’Idiss.

Retrouvez l’avis de Stéphie ici ! Et pour la maison d’édition, Rue de Sèvres, c’est là !

Jeunesse / YA] Juliette et Roméo, Yves-Marie Clément

 

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Guyane 1916. Juliette, 16 ans, est fiancée à un homme de quinze ans son aîné qu’elle n’aime pas. Roméo est un bagnard de 22 ans qui cherche à retrouver la jeune métisse dont il s’est épris. Juliette et Roméo ne se connaissent pas, tout les sépare. Pourtant, le soir de la fête pour annoncer le mariage de l’adolescente, un seul regard suffit à faire naître les sentiments entre les deux jeunes gens… Dès lors, ils n’auront de cesse que de se retrouver. Leur amour parviendra-t-il à les réunir ?

Yves-Marie Clément nous livre ici une réécriture détonnante du Roméo et Juliette de Shakespeare, dans un décor au délicieux goût d’exotisme.

Mon avis :

Tout le monde connait le roman de Shakespeare, Roméo et Juliette, ou tout au moins l’histoire d’amour tragique qui aura uni ces deux amants qui ont eu le malheur de naitre dans deux familles ennemies.

Se frotter à ce classique pour une adaptation est risqué : l’histoire est déjà tellement belle, puissante, elle transmet  un message fort… Mais, cela n’a pas effrayé Yves-Marie Clément, auteur jeunesse connu et reconnu, qui s’est même payé le luxe de transposer l’histoire en Guyane, du côté du bagne, sous fond de premier guerre mondiale.

Et alors ? Réussite ou échec ?

Réussite, ma chère / mon cher !

Entre les deux personnages, c’est tout de suite le coup de foudre. Pourtant, à première vue, ils n’ont pas grand chose en commun : Juliette est fiancée à un officier, Rodolphe, parti à la guerre mais, surtout, c’est la fille du commandant du bagne, tandis que Roméo en est l’un des prisonniers…

Rapidement, ils n’auront qu’une obsession : se retrouver pour vivre leur amour…

L’histoire est aussi écrite en actes, et on attend le dénouement avec impatience, avec une question, tout au long des pages, à laquelle on essaie de répondre : leur destin sera-t-il aussi tragique que celui des personnages originels ?

Un roman qui pourrait être une bonne lecture cursive en 4ème ou en 3ème !

A découvrir aux éditions Le Muscadier !

 

 

 

 

 

 

D’autres romans de l’auteur :

[Jeunesse] Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

[Jeunesse]La peau noire des anges, Yves-Marie Clément

[Jeunesse] Moins que rien, Yves-Marie Clément

[BD] Retour à Killybegs, Pierre Alary, Sorj Chalandon

 

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Présentation de l’éditeur :

 » Toute ma vie j’avais recherché les traîtres, et voilà que le pire de tous était caché dans mon ventre. « 

Tyrone Meehan figure mythique de l’IRA et traître à la cause nationaliste irlandaise pendant une vingtaine d’années a été dénoncé par les Anglais. « Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L’IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n’ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j’en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j’enrage. N’écoutez rien de ce qu’ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m’avoir connu. Personne n’a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd’hui, c’est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu’après moi, j’espère le silence. »

Tyrone Meehan raconte sa vie gâchée, la violence familiale, sa confusion jusqu’à sa trahison. Retour à Killybegs respire la passion et le désespoir d’un homme qui, un jour, n’a pas eu le choix et s’est enfoncé dans la nuit et dans la honte.

Mon avis :

Gros coup de cœur pour cette adaptation du roman éponyme de Sorj Chalandon.

Cette BD est la suite de « Mon traitre ». Le narrateur, Tyrone, nous donne sa version et revient en arrière sur son histoire.  Qu’est-ce qui l’a amené à trahir son pays, ses amis, sa famille ?

L’histoire est sombre et prenante, on se glisse bien dans la peau du personnage et on se met à se demander ce que nous, nous aurions fait. Ce n’est pas toujours facile de comprendre les raisons profondes d’un tel comportement. Le récit, bref et vif, fourmille d’émotions. La douleur de Tyrone est palpable et ne peut que nous toucher.

Les dessins sont clairs et épurés, j’aime beaucoup la façon dont les visages sont esquissés : les émotions sont lisibles.

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Planche prise sur le site de la maison d’édition.

 

Une adaptation qui prend aux tripes et qui me marquera longtemps !

A retrouver sur le site de la ME, Rue de Sèvres !

[BD] Notre-dame de Paris, Victor Hugo : Claude Carré et Jean-Marie Michaud

C’est la deuxième BD que je lis dans la série des « incontournables de la littérature en BD », chez Glénat. En effet, je vous avais parlé, il y a quelques semaines de l’adaptation du Livre de la jungle, de Kipling.

J’avais aimé lire cette première BD, même si je n’avais pas été complètement conquise, ici, c’est la même chose. Si l’histoire reste globalement la même (on retrouve bien Quasimodo, Esméralda et sa chèvre, Phoebus, etc … ), je la trouve difficile à lire et à comprendre. On passe parfois d’un moment à un autre de l’histoire sans transition, je me suis surprise plusieurs fois à regarder si je n’avais pas sauté une page, ou s’il n’en manquait pas une …

On retrouve une nouvelle fois, à la fin, un dossier pédagogique plutôt bien fait pour rappeler quelques éléments importants : la vie de Victor Hugo, le roman Notre-dame de Paris, et la présentation de la France au XVème siècle.

Les dessins sont de Jean-Marie Michaud. Je n’y suis pas très réceptive, je trouve les expressions trop sèches. Capture

C’est la BD de la semaine et ça se passe chez ici !

la bd de la semaine

[Cinéma] Dark Places

Cette semaine sort Dark Places, une nouvelle adaptation d’un livre de Gillian Flynn, les lieux sombres. C’est la deuxième adaptation de l’auteure dont je vous parle ici, je vous rappelle que la première était le film Gone Girl, une adaptation du livre Les apparences.

C’est un livre que j’ai lu il y a quelques semaines mais que je n’ai pas eu le temps de chroniquer (ou alors, je ne retrouve plus la chronique sur le blog ^^). Je me souviens l’avoir beaucoup aimé, et dévoré, comme Les apparences, le livre qui m’a fait découvrir Gillian Flynn.


Synopsis :

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier.
30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque.
De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.


La bande-annonce :


C’est Charlize Theron qui joue le rôle de Libby Day !

Et vous, l’avez-vous lu ? Le film vous tente ?

[Théâtre] Le mariage de M. Weissmann, Salomé Lelouch

Le mariage de M.Weissmann | Mis en scène par Salomé Lelouch Théâtre la Bruyère Affiche

C’est une adaptation du roman « Interdit » de Karine Tuil, actuellement au Théâtre la Bruyère.


« Je m’appelle Saül Weissmann mais ne vous fiez pas à mon nom qui est juif, en dépit des apparences. J’ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même « .
Ainsi commence la confession du narrateur, un vieux survivant d’Auschwitz qui apprend de la bouche d’un rabbin qu’il n’est pas juif selon la loi de Moïse.

Une histoire sur la quête identitaire, incisive et pleine d’humour noir, où le cynisme le dispute à l’absurde.


Mise en scène par Salomé Lelouch  et vous retrouvez sur scène Jacques Bourgaux, Bertrand Combe et Mikaël Chirinian.
Du 17/10/2014 au 28/12/2014
Du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 17h

Quelques mots sur le livre :

«Je m’appelle Saül Weissmann, mais ne vous fiez pas à mon nom qui n’est pas juif en dépit des apparences. J’ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même.» Ainsi commence la confession du narrateur, un vieux survivant d’Auschwitz qui apprend de la bouche d’un rabbin qu’il n’est pas juif selon la Loi de Moïse. Rejeté par les siens, Saül Weissmann se retrouve en proie à une véritable crise identitaire qui va faire surgir son double, issu de la négation de sa judéité. S’engage alors un dialogue difficile entre ce juif et ce non-juif qui cohabitent en lui : quelle identité Weissmann doit-il revendiquer ?

Interdit
Dommage que je sois si loin !