[Jeunesse] Rattrapage, Vincent Mondiot

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Présentation de l’éditeur :

Un monologue puissant contre le déni, une parole qui se libère pour combattre le harcèlement scolaire.

Un simple échange de regard, le jour du rattrapage du Bac, et tout lui revient en pleine figure. Elle, c’est la jolie fille populaire, comme il en existe dans tous les lycées. Cette année, elle faisait partie des forts, des puissants, de la meute, et n’hésitait pas avec son groupe à se moquer de tous les moches, les geeks, les nuls en cours. Ils avaient même créé un groupe Facebook, l’Association des Cassos Anonymes, pour pouvoir partager leurs vannes et leur mépris, à grands renforts de photos et de vidéos. Lui était l’un de ces “cassos”, leur cible favorite avec qui ils sont allés si loin qu’il a fini par craquer… Les mois ont passé. Le voilà assis comme elle à attendre dans le hall.
Lui dont elle craint maintenant le regard, rongée par les remords.

Mon avis :

Quel texte ! Comme l’indique le titre de la collection dans lequel il vient de paraitre, « d’une seule voix », ce récit se lit d’une traite, pas seulement parce qu’il est court (79 pages), mais parce qu’il est terriblement prenant et percutant.

Dans ce monologue livré en un souffle, nous découvrons notre narratrice le jour de l’oral de rattrapage du Bac. Elle a la gueule de bois après avoir fêté l’obtention du diplôme de ses camarades, sans vraiment comprendre pourquoi elle a voulu arroser ça. Elle a pris ses notes pour quelques révisions de dernière minute, mais elles ne sont là que pour lui donner une constance : elle est incapable de se concentrer sur leur contenu.

Autour d’elle, « des inconnus », « d’autres échecs scolaires dans [s]on genre venus des quatre coins du département pour faire croire que tout n’est pas encore perdu. » Elle finit bien par voir une fille de son lycée, qu’elle nomme en secret « la rousse aux yeux de poisson », mais n’a aucune envie de discuter avec elle. Et, il y a lui. Cet élève qui aurait pu être à la soirée de la veille, mais qui n’y était pas. Cet élève « habillé comme un épouvantail », « un type aux cheveux gras avec des boutons sur la gueule, qui marche d’un pas traînant, les épaules voutées ». Rien à voir avec elle, l’une des filles les plus populaires du lycée « On est aux deux extrêmes de la chaîne alimentaire lycéenne. Je suis le genre de fille qu’il ne peut même pas rêver d’avoir un jour comme copine. »

Elle passe son temps à le regarder, à se demander s’il l’a vue ou s’il fait exprès de réviser. Mais elle se souvient aussi de ce qui s’est passé, un matin du mois de décembre, « un incident ». Et de dérouler dans les grandes lignes ce qui a pu se produire pour que tout se termine ainsi.

En pleine plongée dans la tête de l’une des harceleuses, on assiste à une sorte d’auto-justification bien mal en point. Notre narratrice n’est pas là pour faire son mea-culpa. Les plus forts humilient les plus faibles, c’est comme ça. Aucun sens n’est donné à l’acharnement dont l’adolescent a été victime, un comportement qui l’a conduit à vouloir répandre son sang. Ce qui intéresse notre narratrice, c’est de savoir le regard qu’il porte encore sur elle. L’empathie ? Elle ne connait pas. Jusqu’aux dernières pages.

Ce texte est une petite merveille. Vincent Mondiot dissèque les pensées d’une harceleuse et nous déroute par la violence de ses sentiments et de ses mots. Récit incisif, notre narratrice est en constant équilibre entre la culpabilité et l’impossibilité d’exprimer des regrets sincères.

J’ai beaucoup aimé les différents titres de tableau donnés au fil des pages.

Et que dire de l’écriture ? Brute et sans fioritures, elle sert magistralement le sujet.

Je suis ravie d’avoir découvert cet auteur (merci Joanne Richoux et Caroline !).

NB : Je suis intriguée par les excuses inscrites sur la page des remerciements, avant ces derniers.

 

 

 

[Jeunesse] Les héros de la mythologie

Aujourd’hui, quelques mots sur la collection « Premiers romans » de Belin, qui nous plonge avec ces deux titres au cœur de la mythologie.

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Dans un monde peuplé de dieux et de monstrueuses créatures, héros et héroïnes affrontent bien des périls. Assistez au combat d’Ulysse contre Polyphème, le cyclope. Tremblez avec Ariane pour aider les Athéniens livrés au terrible Minotaure. Puis suivez les drolatiques mésaventures du roi Midas. 

Ce livre rassemble trois histoires :

  • Ulysse, le cyclope et le maître des vents
  • Le Fil d’Ariane et le Minotaure
  • Le roi Midas au toucher d’or et aux oreilles d’âne

Mais, on y trouve aussi des petits trésors qui raviront les lecteurs :

  • 1 jaquette qui se transforme en poster avec au verso les portraits des personnages et au recto une grande frise de l’antiquité
  • 4 cartes pour faire le plein d’infos : les fiches « Topo des héros » et « Dico de la mythologie »
  • 2 cartes activités : Le « Quiz des dieux » et 1 pas à pas pour faire son costume d’Ulysse ou d’Ariane
  • 2 jolis marque-pages.

 
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De sa naissance à sa montée au firmament, voici la fabuleuse destinée de Pégase, le cheval ailé.

C’est du sang de la terrifiante Méduse que naît Pégase, le cheval aux ailes d’une blancheur sans pareil. Il décide de se mettre au service de Zeus et rejoint les écuries divines de l’Olympe. Mais un jour, le téméraire prince Bellérophon parvient à dompter le fougueux animal, dont les exploits ont bercé son enfance. Une complicité lie aussitôt le cavalier et sa monture. Ensemble, ils relèvent de périlleux défis. Même la redoutable Chimère ne leur résiste pas. Que de succès… qui montent à la tête du prince Bellérophon jusqu’à déclencher la colère de Zeus. Pégase pardonnera-t-il cette offense à son maître ?

Deux titres qui feront le plaisir des lecteurs qui dévore leurs premiers romans !

Aux éditions Belin.

[Jeunesse] La nouvelle, Cassandra O’ Donnell

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« Je vous présente une nouvelle élève, annonça le prof, elle s’appelle Haya. Elle vient de Syrie… »

C’est drôle, songea Gabriel, il y a des gens qui attirent l’attention sans qu’on sache pourquoi… Cette fille, il ne la connaissait pas, mais elle l’intriguait à cause de ses yeux graves et la manière dont elle relevait fièrement le menton comme un défi…

Mon avis :

Je suis toujours intéressée par les livres qui traitent de l’intégration. C’est tellement difficile pour un enfant qui ne parle pas toujours notre langue de se retrouver au sein de nos établissements scolaires, sous des regards qui ne sont pas toujours bienveillants. Souvent, ils ont enduré des choses qu’on n’est même pas capables d’imaginer et leur vécu leur donne une maturité précoce.

C’est le cas de Haya, qui vient de Syrie. Ses nuits sont peuplées de cauchemars dans lesquels les bombes claquent comme les tirs de mitraillettes, et les images d’horreur sont imprimés dans ses rétines.

Pourtant, elle est pleine de vie, d’envies, aussi. Elle n’est pas touchée par les méchancetés des autres enfants contrairement à Gabriel, son plus grand soutien à l’école. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’ici elle est plus sereine, et que le reste n’est qu’enfantillage…  Mais, grâce à ce dernier et à sa famille, elle se sentira accueillie, et aimée. La présentation de Haya à la famille de Gabriel sera aussi l’occasion pour le petit garçon de découvrir un secret de famille…

J’avais hâte de lire ce roman. A cause du sujet, comme je l’ai écrit plus haut, mais aussi parce qu’il est écrit par Cassandra O’ Donnell, une autrice aussi gentille que talentueuse, et qu’elle signe avec ce titre son premier roman jeunesse réaliste. Touchée par ce sujet, elle est sortie de sa zone de confort pour nous offrir un roman nécessaire et actuel, un beau message d’ouverture.

Les thèmes : la différence, les migrants et le racisme, l’exil, l’amitié, la tolérance. Un roman paru aux éditions Flammarion !

Autre roman qui traite du même sujet : Les hirondelles se posent sur les filles électriques, Gaëtan Serra

D’autres romans de l’autrice :

[Jeunesse] La légende des quatre, Cassandra O’Donnell

Sombreterre, tome 1, Cassandra O’ Donnell

Malenfer : la forêt des ténèbres, Cassandra O’Donnell

Malenfer tome 3, Cassandra O’Donnell

[Jeunesse] Papa est en bas, Sophie Adriansen

 

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Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Mon avis :

J’ai passé un bon moment à la lecture de ce roman. Nous rentrons dans l’intimité d’une famille qui doit faire face à ce qu’il y a certainement de plus difficile : la mort à venir d’un proche. C’est Olivia qui nous raconte ces instants, entre rires et larmes, tendresse et colère.

Nous suivons l’évolution de la maladie dégénérative qui touche son père, de l’apparition des premières fatigues inexpliquées qui lui feront par exemple arrêter le foot (sans vouloir avouer sa faiblesse) à l’impossibilité pour l’homme de pouvoir monter dans sa chambre (sa mère improvisera alors une nouvelle chambre dans le salon, en bas… )

La maman d’Olivia fera tout pour aider son mari, malgré la fatigue. Olivia voudra aussi aider ses parents, ils accepteront parfois à condition que cela ne nuise pas à sa scolarité, ni à sa santé. Le père d’Olivia se montre courageux, à l’instar du reste de la famille.

Malgré un sujet difficile, le ton reste léger et les touches d’humour présentes. On sait qu’il n’y aura pas une fin heureuse, que la conclusion sera inéluctable. Le style d’écriture est simple et conviendra parfaitement aux enfants dès 10 ans.

Pas de pathos, le simple récit de la vie.

Merci pour ce texte, Sophie Adriansen ! A découvrir aux éditions Nathan.

 

 

[Jeunesse/ado] Je les entends nous suivre, Florence Cadier

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Quand Léo rencontre Léonore à son cours de boxe, c’est le coup de foudre. Le jour de ses 15 ans, il décide de l’embrasser.

Mais à cette même soirée, il y a Robin, visage fin, yeux d’or. Un Robin envoûtant. Léo se laisse aller entre ses bras. Pourquoi a-t-il succombé, lui qui, une heure auparavant, n’avait d’yeux que pour Léonore ? Comment vivre la relation avec un garçon quand on a peur du regard de sa famille, de ses amis ? Comment accepter cet amour plus fort que tout ? Faut-il le cacher ou le vivre au grand jour ?

Jusqu’au jour où, lors d’un bal de village, Robin et Léo se font agresser par des jeunes à cause de leur liaison…

Il est temps alors de mettre des mots sur cette relation.

Mon avis :

Le texte commence par un court chapitre de deux pages. Deux garçons courent, insultés par d’autres personnes (« salopes », « pédales »). Ils ont peur et ont malheureusement raison : quelques secondes plus tard, ils se font tabasser.

Puis, le texte revient un an plus tôt. Léo, le narrateur, va organiser une fête chez lui pour ses quinze ans. Il sait que ce sera le bon moment pour embrasser Léonore, une amie avec laquelle il boxe, et surtout dont il s’est entiché. La soirée se passe bien, tout le monde s’amuse, l’alcool est présent malgré l’interdiction des parents. Léo parvient enfin à poser ses lèvres sur celles de la jeune fille… jusqu’à ce qu’on l’appelle. Robin, que Léo rencontre pour la première fois, fait un malaise à cause de l’alcool. Léo décide de l’emmener dans sa chambre et renvoie tout le monde chez lui. Puis, tout s’est enchainé, comme si c’était une suite logique : Léo s’est allongé à côté de Robin et les deux garçons se sont embrassés.

« Je fonds. Que m’arrive-t-il ? Jamais encore je n’ai éprouvé aussi fort ce sentiment. Même avec Léonore. C’est donc ça un coup de foudre ? »

Des mois plus tard, Léo et Robin sont toujours ensemble. Si Robin n’a pas peur d’afficher son homosexualité face à ses amis, Léo est mal à l’aise. Le regard des autres le gêne, il ne se sent pas suffisamment fort pour l’affronter. Un décalage se creuse entre les deux garçons. Un jour, alors que Robin a invité Léo chez lui (il l’a présenté comme étant un ami), ce dernier est reparti rapidement quand Robin s’est montré plus entreprenant dans sa chambre : il craignait que quelqu’un entre dans la pièce. Première cassure. Alors, l’histoire entre Robin et Léo va-t-elle survivre à l’attaque dont ils ont été victimes ?

Voici un très bon livre que j’ai dévoré. On sait dès le début du roman que la relation entre Léo et Robin ne sera pas un long fleuve tranquille, simplement parce qu’ils s’aiment et qu’ils sont du même sexe. Nous découvrons ce qui s’est passé avant ce passage à tabac mais aussi après, comment Léo va guérir de ses blessures, physiques et morales (essayer en tout cas).

C’est un roman qui parle de l’homophobie, mais pas seulement. Florence Cadier nous esquisse les contours d’une histoire d’amour, le coup de foudre qui unit deux personnes qui s’aiment profondément et qui se sont trouvés comme si leur histoire était une évidence. L’accent est aussi mis sur le regard des autres : Léonore vivra mal la découverte, ainsi que Lucas, le meilleur ami de Léo, comme si le fait d’aimer un garçon changeait quelque chose à la personnalité de son ami… La réaction des parents de Léo était intéressante à lire aussi.

En résumé : un très bon roman qui parle de l’amour, de l’homosexualité, et du regard des autres.

Le livre est paru aux éditions Le Muscadier, collection Rester Vivant !

Première page à lire ici !

 

 

 

 

 

 

[Jeunesse] La décision, Christophe Léon

 

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Surdoué du football, Zaïm, jeune orphelin syrien, est repéré dans un camp de réfugiés. Envoyé dans le centre d’entraînement d’un grand club à Stuttgart, il s’entraîne pour être le meilleur. Le garçon est promis à une grande carrière sportive et il est prêt à tout pour y arriver. Mais pour cela, Zaïm va devoir prendre une décision qui pourrait bouleverser toute sa vie…

Mon avis :

Voici une histoire courte, qui va directement à l’essentiel. Zaïm a toutes les prédispositions pour devenir un très grand joueur de foot. Recruté alors qu’il n’est qu’un garçon, il est conduit en Allemagne pour suivre un entrainement intensif. Il est ravi. Seul point négatif : il est trop maigre, mais il est prêt à avaler tout ce qu’on lui donnera pour se remplumer. Malheureusement, Zaïm va déchanter. Petit à petit il découvrira le revers de la médaille… Entre les aspirants grands joueurs, la solidarité n’est pas de mise. Est-il prêt à ça ?

Zaïm est un personnage courageux, il se rend compte que réaliser ses rêves n’est pas sans conséquence. Entre dopage, mensonge et manipulation, la découverte de la réalité pour le petit garçon est douloureuse.

Un roman paru aux éditions Oskar !

Christophe Léon c’est aussi …

[Jeunesse] Pas bête(s), Christophe Léon.

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

[Jeunesse] Argentina, Argentina, Christophe Léon

[Jeunesse ado / YA] Plastique apocalypse, Arthur Ténor

 

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À l’origine, le Plastivorax était une formidable avancée en biotechnologie. Côté pile, on allait traiter sans résidu ni pollution tous les déchets en plastique de la Terre. Côté face, son inventeur empocherait des milliards de dollars. Mais c’était sans compter avec le petit détail qui tue. Une broutille que refusa de voir cet apprenti sorcier qui croyait tout maîtriser, jusqu’aux lois de la nature. Résultat : rien moins que la fin du monde – enfin… tel que nous le connaissons.

Mon avis :

Le Plastivorax, qu’est-ce que c’est ? Une découverte qui changera le monde promet Richard Buttler, le PDG de Bio Tech Ingénierie. Il ne croit pas si bien dire.

Minuscule créature, inoffensive en apparence, le Plastivorax se nourrit de plastique en transformant ce dernier en un composé carboné : le rêve ! Finie la pollution ! La méthode ? Grâce à la chaleur, la bactérie se réveille. Elle contient un gène qui lui permet de se développer très rapidement, entrainant l’arrivée de milliards de minuscules créatures, ce qui rend la destruction du plastique très rapide. Autre point fort : un autre gène réduit sa vie à une dizaine de minutes, ce qui veut dire qu’une fois le travail terminé, les bactéries meurent. C’est ainsi que le PDG présente la découverte de Dimitri Karadine sur un plateau télé, se l’appropriant. Face à son écran, Dimitri Karadine fulmine. Mais, il n’a pas le temps de se lamenter sur le vol de son idée : quelqu’un sonne à la porte de sa maison, un de ses collègues. Il a découvert des spores de Plastivorax, ce qui signifie que la bactérie ne meurt pas, elle sommeille, et il suffit d’un peu d’eau pour la réanimer.

Dans un monde où règnent le plastique et l’envie de s’enrichir peu importe les conséquences, le danger approche à grand pas. Les bactéries mangent tout le plastique sur leur passage, provoquant des perturbations, des incendies puis des catastrophes. Elles se rapprochent d’ailleurs des centrales nucléaires…

Comment ne pas se sentir concerné par le sujet ? La pollution n’est plus à démontrer, les océans se transforment en décharge de plastique, nous ne savons plus quoi faire des déchets que nous surproduisons. J’ai un gros coup de cœur pour ce roman. Arthur Ténor capte très rapidement notre attention et signe ici une fable percutante. Bravo ! Ce roman trouvera sa place dans les CDI de nos établissements scolaires et devrait plaire à nos élèves (je pense notamment aux 3èmes).

Pour celles et ceux qui ont le livre (les autres, il faudra vous le procurer), j’ai beaucoup aimé à la page 69 la remarque sur les accords internationaux… une petite phrase qui semble simple mais qui, selon moi, ne peut que nous amener à nous interroger sur notre futur.

Retrouvez les premières pages sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !

Autres romans parus dans la collection Rester Vivant :

[Jeunesse / ado] A la belle étoile, Eric Sanvoisin

[Jeunesse] Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

[Jeunesse/ ado] Trouver les mots, Gilles Abier

[Jeunesse/ YA] Emma, Tess Corsac