[Jeunesse] Les héros de la mythologie

Aujourd’hui, quelques mots sur la collection « Premiers romans » de Belin, qui nous plonge avec ces deux titres au cœur de la mythologie.

3 HEROS

Dans un monde peuplé de dieux et de monstrueuses créatures, héros et héroïnes affrontent bien des périls. Assistez au combat d’Ulysse contre Polyphème, le cyclope. Tremblez avec Ariane pour aider les Athéniens livrés au terrible Minotaure. Puis suivez les drolatiques mésaventures du roi Midas. 

Ce livre rassemble trois histoires :

  • Ulysse, le cyclope et le maître des vents
  • Le Fil d’Ariane et le Minotaure
  • Le roi Midas au toucher d’or et aux oreilles d’âne

Mais, on y trouve aussi des petits trésors qui raviront les lecteurs :

  • 1 jaquette qui se transforme en poster avec au verso les portraits des personnages et au recto une grande frise de l’antiquité
  • 4 cartes pour faire le plein d’infos : les fiches « Topo des héros » et « Dico de la mythologie »
  • 2 cartes activités : Le « Quiz des dieux » et 1 pas à pas pour faire son costume d’Ulysse ou d’Ariane
  • 2 jolis marque-pages.

 
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De sa naissance à sa montée au firmament, voici la fabuleuse destinée de Pégase, le cheval ailé.

C’est du sang de la terrifiante Méduse que naît Pégase, le cheval aux ailes d’une blancheur sans pareil. Il décide de se mettre au service de Zeus et rejoint les écuries divines de l’Olympe. Mais un jour, le téméraire prince Bellérophon parvient à dompter le fougueux animal, dont les exploits ont bercé son enfance. Une complicité lie aussitôt le cavalier et sa monture. Ensemble, ils relèvent de périlleux défis. Même la redoutable Chimère ne leur résiste pas. Que de succès… qui montent à la tête du prince Bellérophon jusqu’à déclencher la colère de Zeus. Pégase pardonnera-t-il cette offense à son maître ?

Deux titres qui feront le plaisir des lecteurs qui dévore leurs premiers romans !

Aux éditions Belin.

[Jeunesse] La nouvelle, Cassandra O’ Donnell

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« Je vous présente une nouvelle élève, annonça le prof, elle s’appelle Haya. Elle vient de Syrie… »

C’est drôle, songea Gabriel, il y a des gens qui attirent l’attention sans qu’on sache pourquoi… Cette fille, il ne la connaissait pas, mais elle l’intriguait à cause de ses yeux graves et la manière dont elle relevait fièrement le menton comme un défi…

Mon avis :

Je suis toujours intéressée par les livres qui traitent de l’intégration. C’est tellement difficile pour un enfant qui ne parle pas toujours notre langue de se retrouver au sein de nos établissements scolaires, sous des regards qui ne sont pas toujours bienveillants. Souvent, ils ont enduré des choses qu’on n’est même pas capables d’imaginer et leur vécu leur donne une maturité précoce.

C’est le cas de Haya, qui vient de Syrie. Ses nuits sont peuplées de cauchemars dans lesquels les bombes claquent comme les tirs de mitraillettes, et les images d’horreur sont imprimés dans ses rétines.

Pourtant, elle est pleine de vie, d’envies, aussi. Elle n’est pas touchée par les méchancetés des autres enfants contrairement à Gabriel, son plus grand soutien à l’école. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’ici elle est plus sereine, et que le reste n’est qu’enfantillage…  Mais, grâce à ce dernier et à sa famille, elle se sentira accueillie, et aimée. La présentation de Haya à la famille de Gabriel sera aussi l’occasion pour le petit garçon de découvrir un secret de famille…

J’avais hâte de lire ce roman. A cause du sujet, comme je l’ai écrit plus haut, mais aussi parce qu’il est écrit par Cassandra O’ Donnell, une autrice aussi gentille que talentueuse, et qu’elle signe avec ce titre son premier roman jeunesse réaliste. Touchée par ce sujet, elle est sortie de sa zone de confort pour nous offrir un roman nécessaire et actuel, un beau message d’ouverture.

Les thèmes : la différence, les migrants et le racisme, l’exil, l’amitié, la tolérance. Un roman paru aux éditions Flammarion !

Autre roman qui traite du même sujet : Les hirondelles se posent sur les filles électriques, Gaëtan Serra

D’autres romans de l’autrice :

[Jeunesse] La légende des quatre, Cassandra O’Donnell

Sombreterre, tome 1, Cassandra O’ Donnell

Malenfer : la forêt des ténèbres, Cassandra O’Donnell

Malenfer tome 3, Cassandra O’Donnell

[Jeunesse] Papa est en bas, Sophie Adriansen

 

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Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Mon avis :

J’ai passé un bon moment à la lecture de ce roman. Nous rentrons dans l’intimité d’une famille qui doit faire face à ce qu’il y a certainement de plus difficile : la mort à venir d’un proche. C’est Olivia qui nous raconte ces instants, entre rires et larmes, tendresse et colère.

Nous suivons l’évolution de la maladie dégénérative qui touche son père, de l’apparition des premières fatigues inexpliquées qui lui feront par exemple arrêter le foot (sans vouloir avouer sa faiblesse) à l’impossibilité pour l’homme de pouvoir monter dans sa chambre (sa mère improvisera alors une nouvelle chambre dans le salon, en bas… )

La maman d’Olivia fera tout pour aider son mari, malgré la fatigue. Olivia voudra aussi aider ses parents, ils accepteront parfois à condition que cela ne nuise pas à sa scolarité, ni à sa santé. Le père d’Olivia se montre courageux, à l’instar du reste de la famille.

Malgré un sujet difficile, le ton reste léger et les touches d’humour présentes. On sait qu’il n’y aura pas une fin heureuse, que la conclusion sera inéluctable. Le style d’écriture est simple et conviendra parfaitement aux enfants dès 10 ans.

Pas de pathos, le simple récit de la vie.

Merci pour ce texte, Sophie Adriansen ! A découvrir aux éditions Nathan.

 

 

[Jeunesse/ado] Je les entends nous suivre, Florence Cadier

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Quand Léo rencontre Léonore à son cours de boxe, c’est le coup de foudre. Le jour de ses 15 ans, il décide de l’embrasser.

Mais à cette même soirée, il y a Robin, visage fin, yeux d’or. Un Robin envoûtant. Léo se laisse aller entre ses bras. Pourquoi a-t-il succombé, lui qui, une heure auparavant, n’avait d’yeux que pour Léonore ? Comment vivre la relation avec un garçon quand on a peur du regard de sa famille, de ses amis ? Comment accepter cet amour plus fort que tout ? Faut-il le cacher ou le vivre au grand jour ?

Jusqu’au jour où, lors d’un bal de village, Robin et Léo se font agresser par des jeunes à cause de leur liaison…

Il est temps alors de mettre des mots sur cette relation.

Mon avis :

Le texte commence par un court chapitre de deux pages. Deux garçons courent, insultés par d’autres personnes (« salopes », « pédales »). Ils ont peur et ont malheureusement raison : quelques secondes plus tard, ils se font tabasser.

Puis, le texte revient un an plus tôt. Léo, le narrateur, va organiser une fête chez lui pour ses quinze ans. Il sait que ce sera le bon moment pour embrasser Léonore, une amie avec laquelle il boxe, et surtout dont il s’est entiché. La soirée se passe bien, tout le monde s’amuse, l’alcool est présent malgré l’interdiction des parents. Léo parvient enfin à poser ses lèvres sur celles de la jeune fille… jusqu’à ce qu’on l’appelle. Robin, que Léo rencontre pour la première fois, fait un malaise à cause de l’alcool. Léo décide de l’emmener dans sa chambre et renvoie tout le monde chez lui. Puis, tout s’est enchainé, comme si c’était une suite logique : Léo s’est allongé à côté de Robin et les deux garçons se sont embrassés.

« Je fonds. Que m’arrive-t-il ? Jamais encore je n’ai éprouvé aussi fort ce sentiment. Même avec Léonore. C’est donc ça un coup de foudre ? »

Des mois plus tard, Léo et Robin sont toujours ensemble. Si Robin n’a pas peur d’afficher son homosexualité face à ses amis, Léo est mal à l’aise. Le regard des autres le gêne, il ne se sent pas suffisamment fort pour l’affronter. Un décalage se creuse entre les deux garçons. Un jour, alors que Robin a invité Léo chez lui (il l’a présenté comme étant un ami), ce dernier est reparti rapidement quand Robin s’est montré plus entreprenant dans sa chambre : il craignait que quelqu’un entre dans la pièce. Première cassure. Alors, l’histoire entre Robin et Léo va-t-elle survivre à l’attaque dont ils ont été victimes ?

Voici un très bon livre que j’ai dévoré. On sait dès le début du roman que la relation entre Léo et Robin ne sera pas un long fleuve tranquille, simplement parce qu’ils s’aiment et qu’ils sont du même sexe. Nous découvrons ce qui s’est passé avant ce passage à tabac mais aussi après, comment Léo va guérir de ses blessures, physiques et morales (essayer en tout cas).

C’est un roman qui parle de l’homophobie, mais pas seulement. Florence Cadier nous esquisse les contours d’une histoire d’amour, le coup de foudre qui unit deux personnes qui s’aiment profondément et qui se sont trouvés comme si leur histoire était une évidence. L’accent est aussi mis sur le regard des autres : Léonore vivra mal la découverte, ainsi que Lucas, le meilleur ami de Léo, comme si le fait d’aimer un garçon changeait quelque chose à la personnalité de son ami… La réaction des parents de Léo était intéressante à lire aussi.

En résumé : un très bon roman qui parle de l’amour, de l’homosexualité, et du regard des autres.

Le livre est paru aux éditions Le Muscadier, collection Rester Vivant !

Première page à lire ici !

 

 

 

 

 

 

[Jeunesse] La décision, Christophe Léon

 

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Surdoué du football, Zaïm, jeune orphelin syrien, est repéré dans un camp de réfugiés. Envoyé dans le centre d’entraînement d’un grand club à Stuttgart, il s’entraîne pour être le meilleur. Le garçon est promis à une grande carrière sportive et il est prêt à tout pour y arriver. Mais pour cela, Zaïm va devoir prendre une décision qui pourrait bouleverser toute sa vie…

Mon avis :

Voici une histoire courte, qui va directement à l’essentiel. Zaïm a toutes les prédispositions pour devenir un très grand joueur de foot. Recruté alors qu’il n’est qu’un garçon, il est conduit en Allemagne pour suivre un entrainement intensif. Il est ravi. Seul point négatif : il est trop maigre, mais il est prêt à avaler tout ce qu’on lui donnera pour se remplumer. Malheureusement, Zaïm va déchanter. Petit à petit il découvrira le revers de la médaille… Entre les aspirants grands joueurs, la solidarité n’est pas de mise. Est-il prêt à ça ?

Zaïm est un personnage courageux, il se rend compte que réaliser ses rêves n’est pas sans conséquence. Entre dopage, mensonge et manipulation, la découverte de la réalité pour le petit garçon est douloureuse.

Un roman paru aux éditions Oskar !

Christophe Léon c’est aussi …

[Jeunesse] Pas bête(s), Christophe Léon.

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

[Jeunesse] Argentina, Argentina, Christophe Léon

[Jeunesse ado / YA] Plastique apocalypse, Arthur Ténor

 

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À l’origine, le Plastivorax était une formidable avancée en biotechnologie. Côté pile, on allait traiter sans résidu ni pollution tous les déchets en plastique de la Terre. Côté face, son inventeur empocherait des milliards de dollars. Mais c’était sans compter avec le petit détail qui tue. Une broutille que refusa de voir cet apprenti sorcier qui croyait tout maîtriser, jusqu’aux lois de la nature. Résultat : rien moins que la fin du monde – enfin… tel que nous le connaissons.

Mon avis :

Le Plastivorax, qu’est-ce que c’est ? Une découverte qui changera le monde promet Richard Buttler, le PDG de Bio Tech Ingénierie. Il ne croit pas si bien dire.

Minuscule créature, inoffensive en apparence, le Plastivorax se nourrit de plastique en transformant ce dernier en un composé carboné : le rêve ! Finie la pollution ! La méthode ? Grâce à la chaleur, la bactérie se réveille. Elle contient un gène qui lui permet de se développer très rapidement, entrainant l’arrivée de milliards de minuscules créatures, ce qui rend la destruction du plastique très rapide. Autre point fort : un autre gène réduit sa vie à une dizaine de minutes, ce qui veut dire qu’une fois le travail terminé, les bactéries meurent. C’est ainsi que le PDG présente la découverte de Dimitri Karadine sur un plateau télé, se l’appropriant. Face à son écran, Dimitri Karadine fulmine. Mais, il n’a pas le temps de se lamenter sur le vol de son idée : quelqu’un sonne à la porte de sa maison, un de ses collègues. Il a découvert des spores de Plastivorax, ce qui signifie que la bactérie ne meurt pas, elle sommeille, et il suffit d’un peu d’eau pour la réanimer.

Dans un monde où règnent le plastique et l’envie de s’enrichir peu importe les conséquences, le danger approche à grand pas. Les bactéries mangent tout le plastique sur leur passage, provoquant des perturbations, des incendies puis des catastrophes. Elles se rapprochent d’ailleurs des centrales nucléaires…

Comment ne pas se sentir concerné par le sujet ? La pollution n’est plus à démontrer, les océans se transforment en décharge de plastique, nous ne savons plus quoi faire des déchets que nous surproduisons. J’ai un gros coup de cœur pour ce roman. Arthur Ténor capte très rapidement notre attention et signe ici une fable percutante. Bravo ! Ce roman trouvera sa place dans les CDI de nos établissements scolaires et devrait plaire à nos élèves (je pense notamment aux 3èmes).

Pour celles et ceux qui ont le livre (les autres, il faudra vous le procurer), j’ai beaucoup aimé à la page 69 la remarque sur les accords internationaux… une petite phrase qui semble simple mais qui, selon moi, ne peut que nous amener à nous interroger sur notre futur.

Retrouvez les premières pages sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !

Autres romans parus dans la collection Rester Vivant :

[Jeunesse / ado] A la belle étoile, Eric Sanvoisin

[Jeunesse] Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

[Jeunesse/ ado] Trouver les mots, Gilles Abier

[Jeunesse/ YA] Emma, Tess Corsac

[Jeunesse] Le secret des enfants d’Aumélys, Véronique Petit

 

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Suite au décès accidentel de sa sœur aînée, Sarah, 15 ans, quitte Lyon avec ses parents pour s’installer dans le petit village d’Amaulys. Au collège, elle découvre qu’un lien fort et secret unit les enfants originaires de la commune. Sarah se rapproche de Gabriel et de Faustine, un frère et une sœur qui eux aussi sont rejetés par les autres. Mais elle se sent également très attirée par Liam.

Mon avis :

Sarah commence une nouvelle vie à Aumélys, un petit village perdu pas très loin de Lyon, qui ne compte pas beaucoup d’habitants. Ses parents ont hérité de la maison suite au décès d’un lointain cousin. Dans son nouvel établissement scolaire, elle peine à trouver sa place : elle est rejetée par les adolescents qui n’habitent pas son village mais elle n’est pas pour autant acceptée par ceux qui l’habitent : elle vient d’arriver, c’est une étrangère. Pourtant, au fur et à mesure elle sympathisera avec deux d’entre eux : Faustine et son frère Gabriel, qui semblent aussi être un peu exclus du clan des enfants d’Aumélys. Elle se sent bien en leur compagnie, mais un événement effrayant dans le cimetière du village viendra ternir la tranquillité que Sarah espérait retrouver.

Par la suite, elle se lie d’amitié avec Liam, un enfant du groupe. Sarah est très vite attirée par lui et sent que quelque chose se noue entre eux. Pourtant il reste méfiant, et il n’est pas le seul. Quand le père de Liam apprend que son fils doit aller travailler chez Sarah pour un exposé, il n’est pas content et se montre même très désagréable : pourquoi ?

En parallèle, on découvre l’histoire du Comte d’Aumélys au XIVème siècle : quel est le lien entre l’histoire actuelle du village et les faits passés ?

Ce roman se lit très facilement : on est vite pris par l’histoire, on a envie d’en découvrir la fin et on n’est pas déçu. Un très bon roman fantastique de Véronique Petit qui fera le bonheur des lecteurs !