[Jeunesse 3 – 6 ans] La princesse Ortie, Frédéric Maupomé et Marianne Barcilon

Ortie n’était pas une princesse comme les autres. Elle n’aimait pas les pommes. Elle n’aimait pas filer la laine. Elle n’aimait pas jouer au croquet avec ses suivantes. Et surtout, surtout, elle détestait enfiler des robes de bal pour danser avec des imbéciles de princes. Mais justement, un prince, Ortie allait en rencontrer un…

Mon avis :

En voilà une histoire rigolote ! Ortie n’est pas une princesse classique : les pommes ? Filer la laine ? Les robes de bal ? C’est pas son truc… au grand dam de ses parents ! Ces derniers décident donc de l’envoyer chez sa vieille tante afin qu’elle apprenne les bonnes manières de princesse.

Ortie se rend seule dans son carrosse chez sa tante, pas vraiment ravie. Sur le trajet, elle percute un cavalier qui marchait : un prince ! Mais ils ont à peine le temps de discuter (ou plutôt de commencer à se disputer) qu’un dragon arrive et kidnappe le prince, pensant qu’il s’agit de la princesse ( ce n’est pas sa faute, le dragon est myope). Alors la princesse décide d’aller le sauver…

L’histoire fait rire. Elle amuse par le détournement des codes du conte merveilleux et par les situations. Elle sera aussi un parfait contre-pied aux histoires classiques de contes de fées !

Un album paru aux éditions L’école des loisirs !

Deux titres en littérature jeunesse à découvrir !

Le premier roman est destiné aux adolescents, à partir de 13 ans. Vous avez peut-être déjà entendu parler de d’Or et d’Oreillers, qui cartonne déjà auprès des petits et grands lecteurs, et dont voici la présentation :

C’est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de Lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa  future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans ce lit d’une hauteur invraisemblable. Pour l’heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l’épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n’a pourtant rien d’une princesse au petit pois ! Et c’est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d’amour et de sorcellerie où l’on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit…

C’est un roman vraiment drôle et chouette à lire. Les références aux contes de fées qui ont bercé notre enfance sont légions, et nous donne d’emblée une connivence avec le texte qui n’est pas désagréable, au contraire. L’héroïne est active, c’est un personnage fort qui refuse de se laisser bercer par des histoires… L’ambiance gothique donne une atmosphère vraiment délicieuse à ce livre qui est une parfaite réussite.

A retrouver sur le site de l’école des loisirs !

Caractéristiques :

  • Prix : 15,00 €
  • ISBN : 9782211310239
  • Paru la première fois le 03.03.2021
  • Collection Medium +
  • A partir de 13 ans

Autre roman, pour les plus jeunes cette fois ( à partir de 8 ans) : La sorcière de la bouche d’égout, d’Isabelle Renaud. Présentation :

Les sorcières existent ! Véridique ! D’ailleurs, Maud et Melinda ont découvert qu’il y en a une qui vit dans leur école. Oui, dans leur cour de récréation même, bien cachée au fond d’une bouche d’égout. Elle n’est pas méchante et ne ferait jamais de mal à personne. Enfin, sauf si on oublie de la nourrir… Car si par malheur cela se produit alors bonjour les dégâts ! L’arrosage automatique se casse ou l’eau des robinets devient orange. Alors le jour où leur maitresse adorée se fracture l’épaule et est remplacée par l’horrible Mme Tric (qui leur fait disséquer des poissons, beurk !), Maud n’a plus le choix : elle doit demander de l’aide à la sorcière de la bouche d’égout !

Dans ce roman aussi, on rit. Nos petites têtes blondes en ont assez de la remplaçante et décident de faire appel à la Sorcière qui vit depuis cinq ans dans la bouche d’égout. Elle essaie d’abord de l’amadouer en lui donner des friandises, notamment des bonbons à la framboise, ses préférés ! Puis, elle lui glisse un message dans lequel elle demande à la sorcière de les aider à arrêter Madame Tric. Et elle acceptera de les aider, à sa façon…

A retrouver sur le site de la maison d’édition Le Rouergue !

Caractéristiques :

  • sorti en mars 2021
  • 64 pages environ
  • 8.5 €
  • ISBN 978-2-8126-2172-7

[Album] Le destin de Fausto, Oliver Jeffers

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Il était une fois un homme qui croyait que tout lui appartenait. Un jour, il décida d’aller faire l’inventaire de ce qui était à lui.
Une fable intemporelle sur la tyrannie et le désir de possession par l’auteur de Nous sommes là.

Mon avis :

Fausto est un homme hautain et colérique. Il pense que tout lui appartient, ou qu’il suffit de se mettre en colère en tapant des pieds et des poings pour obtenir ce qu’il désire. Si au début rien ne lui résiste ( une fleur, un mouton, un arbre… qui font preuve d’une belle humilité), il finira par tomber sur plus fort / plus malin que lui.

Fausto n’est pas capable de se contenter de ce qu’il a. Il en veut toujours plus. Si l’album est pour les enfants, on ne peut que remarquer un parallèle avec le comportement des adultes qui estiment que la nature leur appartient… A l’instar de Fausto, il faut en subir les conséquences. On est en plein dedans.

Le titre, Le destin de Fausto, me fait penser à la légende de Faust. Vous savez, ce savant qui contracte un pacte avec le diable…. Lui aussi doit en subir les conséquences.

La mise en scène est minimaliste, ce qui donne encore plus de force aux mots de Fausto.

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Un album publié à l’école des loisirs !

 

[Jeunesse / ado] Tenir debout dans la nuit, Eric Pessan

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New York, Lalie n’y est jamais allée. Elle n’a même jamais osé en rêver. C’est trop beau, trop loin, trop cher. Alors, quand Piotr lui propose de l’y accompagner, elle est prête à tout pour saisir cette chance. À tout ? Non. Car il y a des choses qu’on ne peut accepter. Des contreparties qu’on ne peut pas donner. Et maintenant la voici dans la rue, face aux regards de travers et aux mille dangers de la nuit, avec une seule obsession : rester éveillée. Résister. Tenir debout.

Mon avis :

« Au début, au tout début, une fois la surprise et la douleur passées, c’est la colère qui m’a fait tenir debout. J’avais beau avoir peur, être perdue,  blessée, terriblement honteuse, paniquée, la colère l’a emporté sur les autres sentiments : une colère brute et puissante, énorme et rouge vif, une colère dirigée contre Piotr’, bien sûr, mais aussi contre moi, pauvre cloche, qui me suis fourrée toute seule dans un piège terrible; une colère contre le monde entier où, à de rares exceptions près, il vaut mieux être un homme qu’une femme…  »

Voici comment s’ouvre le roman d’Eric Pessan. Une seule phrase, longue (qui ne s’essouffle qu’au bout de dix lignes), qui nous fait comprendre que Lali a vécu l’horreur. Une seule phrase, longue, à l’instar du temps qui a ralenti quand Piotr’, son ami, a décidé qu’il voulait s’envoyer en l’air et qu’elle, elle en avait forcément envie puisqu’elle ne parvenait pas à articuler le mot « non ». Après tout, elle ne pensait quand même pas pouvoir bénéficier de vacances à New York à moindre frais sans devoir offrir une compensation ?

Lalie est dehors. Il fait froid. Il fait noir. Elle a faim. Elle est sous le choc, à déambuler dans cette ville qu’elle admirait tant, mais qu’elle ne connait pas. Elle n’a pas d’argent, pas de pièces d’identité, pas de téléphone. Piotr’ a tout planqué. Elle marche, prend le métro, regarde autour d’elle, craintive. Elle s’en voudrait presque d’être une femme. Déjà qu’elle ne met plus de jupe depuis longtemps pour éviter les remarques… La tentative de viol dont elle vient d’être victime lui revient sous forme de flash-back.

Pour venir ici, Lalie a dû mentir à sa mère : elle a inventé l’existence de cousines américaines qui leur tiendraient compagnie. Sans cela, elle n’aurait jamais accepté. La maman de Lalie se méfie des hommes, à cause de son passé. Lalie était persuadée qu’à elle, il ne pourrait rien lui arriver. Toujours l’idée du « ça n’arrive qu’aux autres ».

Piotr’, lui, est dans l’appartement. Sa mère, Vanessa, avec laquelle ils ont voyagé, dort à l’hôtel avec une de ses conquêtes. Elle reviendra le lendemain, à 9 heures et laisse les deux adolescents seuls, sans s’inquiéter. Lalie attend ce moment avec impatience : Vanessa l’aidera. C’est sûr. Enfin, pas tant que ça…

J’ai beaucoup aimé ce livre, que j’ai lu en une soirée. Les thèmes sont importants : le consentement,  le harcèlement de rue, la violence physique et psychique, les préjugés mais aussi les difficultés à prouver  une agression qui ne laisse pas de traces physiques. Pour autant, ce n’est pas un livre dur à lire, il n’y a pas de dramatisation. Les faits sont là, simplement, ce qui ne nous empêche pas de ressentir la violence de la situation.

Enfin, je dois dire que je suis assez admirative de l’auteur. Il a réussi, je trouve, à se mettre avec brio dans la tête d’une adolescente de seize ans. Tout sonne juste, c’est certainement ce qui donne autant de force à ce roman.

Un roman paru à l’école des loisirs !

[6 ans] Deux jolis albums : « Cornebidouille » et « Juste à temps »

Aujourd’hui je vous présente deux albums parus aux éditions l’école des loisirs, qui raviront vos enfants dès 6 ans !

Non Cornebidouille, pas mon doudou !  Magali Bonniol et Pierre Bertrand

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Pierre ne veut toujours pas manger sa soupe… et pour cause : il a craché la sorcière Cornebidouille toute rétrécie dedans, la dernière fois ! Condamné à vider la soupière maudite dans les toilettes, Pierre va dormir tranquille. Mais voilà qu’au beau milieu de la nuit il est réveillé par une Cornebidouille en furie, bien décidée à lui infliger la pire souffrance de sa vie : lui voler son doudou !

Une nouvelle fois, on est charmé par l’histoire pleine de rebondissements et par le courage de notre petit héros !

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Juste à temps, Tomi Ungerer

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L’humanité s’est enfuie sur la Lune. Sur terre, tout est hostile, froid, rectiligne. Dans les rues désertes, Vasco suit son ombre. Elle le guide, le met en garde, et le sauve de mille et un dangers, à chaque fois juste à temps ! Fidèle comme une ombre, elle le conduit aussi à accomplir deux missions : remettre une lettre et sauver la vie de Poco l’orphelin.

Un bel album, plus profond que le précédent, qui parle de la vie sur la Terre, où plutôt de l’absence de vie. Les dessins sont épurés, en lignes droites.

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[Les tout petits] On s’ennuie, Jean Leroy et Ella Charbon

 

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Mim et Crocus s’ennuient dans la maison. Mais quand Maman leur propose de ranger leur chambre, ils préfèrent aller aider Papa dans le jardin…

Mon avis :

Mim et Crocus ne savent pas quoi faire. Jouer à la balançoire ? Déjà fait. Jouer au ballon ? L’un ne jure que par le foot, l’autre par le basket. Finalement, Maman les envoie dehors, aider Papa. Or, ce dernier n’est pas là.

Mim et Crocus regardent alors les feuilles et une idée leur vient : qui arrivera à en faire le plus gros tas ? Ce n’est pas difficile finalement d’aider Papa !

Une histoire drôle, aux couleurs de l’automne, qui ravira les petits, et les grands !

Un bel album publié à l’école des loisirs !

[6 ans] Le livre des erreurs, Corinna Luyken

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Un dessin. Une tache. Oh, non ! Dans ce livre, tout a commencé par une erreur. Une ode à l’imaginaire et à la créativité pour regarder ses erreurs avec bienveillance.

Mon avis :

J’ai adoré cet album. Il montre comment d’une erreur on peut aboutir à quelque chose de réussi, en ajoutant des petites choses. Ainsi, deux yeux trop gros deviennent…

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parfaits pour des lunettes !

 

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L’erreur est dédramatisée. Ici, on voit qu’elle est nécessaire (c’est le signe que l’on essaie). C’est une étape vers la réussite !

Un album publié à l’école des loisirs !

[Les petits] Mon tout premier bobo, Michel Van Zeveren

Le-tout-premier-Bobo.jpgUn jour, il y a fort fort longtemps Koko est parti à la chasse. « Où kil è Papa ? » a demandé Crasse, avant d’aller voir s’il n’était pas parti par là. Mais là, qui voilà ? C’est Maman : « Gaffe o bobos, mon bébé ! » Puis Crasse est partie tout là-bas, quand… Boum ! Le tout premier bobo est apparu !

Mon avis :

Voici un album plein d’humour qui vous fera passer un bon moment avec votre enfant. Le petit Crasse cherche son papa, parti à la chasse. Sa mère le suit de près : elle a peur que son petit se blesse et se fasse un bobo ! Evidemment, le bobo arrive… mais tout est bien qui finit bien !

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La maman de Crasse, comme d’autres mères contemporaines 😉 mettrait bien du papier bulle autour de son petit si ce n’était pas un anachronisme, tant elle est inquiète. Les émotions sont parfaitement retranscrites par le dessin et le texte. Quant aux couleurs, elles sont douces et les illustrations très agréables à regarder.

Retrouvez l’album sur le site de l’école des loisirs !

[Les petits] Thomas et la jupe, Francesco Pittau

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Thomas se sent parfois seul, il n’a pas beaucoup d’amis. Mais il parle aux animaux et il aime les belles choses. C’est pour ça qu’il aime porter un chapeau avec une plume pour saluer la chatte et ses chatons et qu’il aime porter une jolie jupe grise pour faire des tourbillons. Les autres se moquent. Sauf Sophie, qui lui fait oublier ses peines et l’aide à réaliser que la différence est une force.

Mon avis :

Thomas n’a pas d’amis. Il pourrait en avoir, il voit souvent trois petits garçons qui jouent près de lui au ballon, mais il n’aime pas ce jeu. Alors, il se confie à son amie l’araignée, mais cette dernière a du travail : elle doit finir sa toile. 

Lui, ce qu’il aime, c’est regarder la lune, porter un chapeau ou encore enfiler une jolie jupe.

Mais, les trois garçons se moquent de lui et lui jettent des pommes. Thomas parvient à se cacher, mais il a très envie de pleurer. Puis, un petite fille arrive, Sophie. Elle prend la défense de Thomas devant les trois garçons, pendant que Thomas part chercher l’araignée, avec laquelle il revient … sous les regards effrayés des garçons qui partent à toute vitesse !

Une belle histoire, qui apprend la tolérance et en rappelle son importance.

Une belle histoire d’amitié, aussi.

Une publication de l’école des loisirs, collection Pastel.

[6 – 8 ans] Ne pleure plus, Gabi ! Soledad Bravi

 

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Gabi et les animaux, c’est toute une histoire ! Il y a cette abeille qui veut s’installer dans sa trousse de crayons, ces drôles de coquillages qui se cachent dans le sable, ce lapin avec des grandes oreilles qui prend son doigt pour une carotte… Mais il y a surtout Kit Kat, son chat. Elle lui raconte des histoires, ils jouent ensemble, il est tout doux et chaud. C’est son meilleur ami. Mais il est très malade, et Gabi doit lui dire au revoir.

Mon avis :

Ce livre regroupe cinq histoires : l‘Abeille, Les Couteaux, Au revoir Kit Kat, La cérémonie et La carotte. Tantôt drôles, tantôt émouvantes, elles nous transportent dans un univers enfantin où la curiosité et la découverte sont à l’honneur.

Les dessins, comme le texte, sont de la talentueuse Soledad Bravi, qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Je suis toujours autant fan de ses illustrations et des émotions qu’elle fait passer à travers ces dernières.

Un roman tout en douceur, que je vous recommande, à découvrir de 6 à 600 ans !

A retrouver sur le site de l’école des loisirs !