[BD] Pepper Page sauve l’univers ! Landry Q. Walker et Eric Jones.

Pepper Page, une jeune orpheline de 15 ans, n’aspire qu’à une chose : s’évader de son quotidien en trouvant refuge dans les bandes dessinées de son héroïne favorite, Supernova. Une expérience scientifique aux résultats inattendus menée par le Professeur Killian, son enseignant en science, va la propulser dans la peau et dans l’univers de sa super-héros fétiche. Accompagnée de Mister McKittens, un chat transporté malencontreusement avec elle dans cet univers fantastique, Pepper va être confrontée à la vie pleine d’action, d’aventure et de mystère d’une vraie héroïne… et comprendre par la même occasion que la réalité est parfois plus étrange que la fiction !

Mon avis :

Gros coup de cœur pour cette BD que j’ai dévorée. Pepper Page est une adolescente un peu introvertie qui ne cherche pas l’affrontement. Elle est passionnée par une héroïne, Supernova – c’était d’ailleurs sur un épisode de Supernova que s’ouvre la BD. Si l’univers de Supernova se présente comme un refuge pour la jeune fille, elle n’est pas pour autant complètement coupée du monde et peut compter sur ses deux meilleurs amis, Tally et Zola. Elle est par contre orpheline et s’interroge sur ses origines… Au final, Pepper est une jeune fille très attachante, le genre de personnage qu’on a envie de voir grandir et qu’on imagine parfaitement devenir à son tour une super-héroïne !

Du côté des illustrations, on peut dire qu’on se régale. Il y a une belle explosion de couleurs, un trait très dynamique.

J’ai hâte de découvrir le tome 2 !

Pepper Page sauve l’univers est paru aux éditions Rue de Sèvres !

[BD] Un coin d’humanité, Kek

Les chroniques BD d’un bénévole aux Restos du Coeur.
La totalité des droits d’auteur et de la marge de l’éditeur est reversée à l’association Les Restos du Coeur.

On s’est tous paumé à un moment de notre vie, mais, pour certains, ce moment dure un peu trop longtemps. Pour ceux-là, 70 000 bénévoles aux Restos du Cœur sont présents toute l’année, pour la chaleur d’un repas, d’un échange ou d’une main tendue, à une époque où le social est un réseau distancié.
Dans cet album, commencé pendant le temps suspendu du confinement du printemps 2020,
Kek partage son expérience de bénévole, croquant au fil de ses chroniques des portraits attachants et bouleversants, remplis d’humour, de tendresse, et de bien plus qu’un coin d’humanité.

Mon avis :

Gros coup de cœur pour cette BD !

L’auteur nous explique comment il est devenu bénévole auprès des restaurants du cœur, et son parcours au sein de cette association.

Il a rejoint l’équipe un peu par hasard. Alors qu’il travaille dans un atelier, un de ses collègues lui explique qu’il est bénévole aux restos de cœur. Ce jour-là, ledit collègue est ennuyé car de nombreux bénévoles ne peuvent pas venir au centre de distribution aux Invalides à cause d’une grève des transports. Il demande à Kevin s’il veut venir, ce dernier accepte aussitôt. Sa première soirée, entre yaourts, bananes, sourires, services et échanges se passe plutôt bien. Il a aimé ça, d’ailleurs, tellement que la semaine d’après il y retournera, et ainsi de suite. Sa présence dans l’association ne sera plus un hasard, mais un choix.

Un coin d’humanité ?

Etre bénévole, ce n’est pas seulement venir au centre de distribution pour donner des repas. C’est entrer dans une sorte de grande famille solidaire. Les bénéficiaires viennent pour chercher un repas, mais pas seulement, certains veulent surtout parler, chercher un peu de chaleur humaine.

On peut voir dans cette BD que les bénéficiaires ont des profils différents : des personnes sans emploi, d’autres qui travaillent mais ne gagnent pas suffisamment, ou même des retraités qui ont une retraite insuffisante pour pouvoir se nourrir correctement. D’ailleurs un bénéficiaire ne se reconnait pas au premier coup d’œil : certains sont habillés comme n’importe quelle autre personne lambda. Les personnes les plus proches de nous peuvent basculer dans la pauvreté du jour au lendemain : voisins, amis, famille…

Cette BD a plusieurs intérêts : elle nous rappelle que les personnes dans la rue sont des personnes comme vous et moi. Elle permet aussi d’en découvrir un peu plus sur les restos du cœur et peut donner envie de s’engager : que ce soit auprès de cette association ou d’une autre, d’ailleurs.

La narration est très bien réussie : j’ai beaucoup aimé suivre l’histoire du personnage, et j’ai adoré les notes d’humour, notamment les métalepses rhétoriques.

Bref, cette BD est une pépite qui n’a certainement pas eu la publicité qu’elle mérite. Comme écrit plus haut, les bénéfices sont reversés à l’association des Restos du Cœur alors n’hésitez pas à l’acheter pour vous ou à l’offrir : vous ferez une bonne action, découvrirez une belle aventure (et un auteur / illustrateur de talent) et, qui sait, peut-être même que vous aurez envie de vous engager…

[BD – adaptation] Les Vous, Davide Morosinotto et Nicolas Pitz

Qui êtes-vous, les Vous ?

Dans un village tranquille des Alpes italiennes, un énorme rocher se décroche de la montagne et cause la mort d’un pêcheur. Les anciens disent que c’est la Main de Pierre, qui protégeait la région des esprits. Simple légende ? Pourtant, des vagues agitent la surface du lac. Un champion de kayak chavire sans raison. Une femme entend soudain parler son mari mort il y a plus de vingt ans. Et un gardien trouve des empreintes… Mais de quoi ? Blu, une jeune fille aux yeux couleur d’eau, a l’impression que des voix essaient de lui parler…

136 pages, 21 x 27,5 cm, 16€

Mon avis :

Gros coup de cœur pour cette BD parue le mois dernier ! « Les Vous », ça vous dit peut-être déjà quelque chose… C’est possible, puisque la BD est l’adaptation du roman, écrit aussi par David Morosinotto et paru à l’Ecole des loisirs en 2020 dans la collection Medium. Je n’ai pas lu le roman, j’ai donc découvert l’histoire avec la BD, et je compte bien lire le roman prochainement surtout que j’ai envie d’en découvrir plus sur certaines choses, comme la relation entre Blue et Tilly.

Nous sommes en Italie. Blue quitte sa maison le matin. Elle laisse derrière elle son père, mais aussi son amie Tilly, avec laquelle elle était dès son réveil en Facetime. Elle rejoint son ami Abel et on comprend qu’elle a menti à son père sur sa destination : alors qu’il la pense chez son ami , ils se rendent dans la forêt pour faire de l’escalade. Quand Blue est à mi-parcours, une lumière rouge apparait et ils ressentent une secousse. Blue descend : ils veulent se rendre sur la plage pour comprendre ce qui s’est passé.

En même temps, Cameron, un afro-américain qui faisait du Kayak, est renversé dans l’eau. C’est lui qui explique à Abel et Blue qui viennent d’arriver ce qui s’est passé : un pan de la montagne s’est écroulé.

D’autres événements étranges se produisent : plusieurs personnes entendent une voix qui leur est familière dans leur tête avant un danger… Cette voix, c’est celle de Luka, un Vous. Il va se rendre chez Blue pour entrer en contact avec elle, après l’avoir vue au bord du lac. Il a besoin d’aide : il a faim et soif mais ce n’est pas tout : plusieurs Vous ont disparu : Luka pense qu’ils sont capturés. Blue, Abel et Cameron vont l’aider à les retrouver et à les libérer de Novak qui ne voit en ces personnages que des envahisseurs.

J’ai beaucoup aimé le scénario et je ne serais pas contre un second tome qui présenterait l’installation officielle des Vous sur Montemorso.

Source : site Rue de Sèvres

Du côté des illustrations, elles sont magnifiques. Elles réussissent parfaitement à nous immerger dans l’ambiance mystérieuse de l’histoire. Les ombres sont particulièrement réussies.

Derrière cette histoire se pose la question du regard que nous portons sur les autres, surtout quand ils sont différents de ce que nous sommes. Novak ne cherche pas à connaitre les Vous. Aussitôt, il les considère comme des ennemis et les détient dans des conditions très difficiles, alors qu’ils se révèlent être altruistes.

[BD] Ce que nous sommes, ZEP

Grâce au projet DataBrain, les humains disposent à la naissance d’un second cerveau numérique où sont directement uploadées des connaissances et des expériences virtuelles plus vraies que nature. Avec de simples programmes à télécharger, apprendre de nouvelles langues ou même assimiler la totalité du savoir de l’humanité n’a jamais été aussi simple et rapide. Du moins si, comme Constant, on en a les moyens. Mais un jour, à la suite d’un piratage informatique, il s’évanouit et se réveille en forêt, loin de la ville protégée, en ayant perdu tout son savoir et ses souvenirs. Démuni, il est recueilli par Hazel, jeune femme vivant en marge de la société, qui va l’aider à se reconstruire et à retrouver son passé. Constant va donc partir sur les traces de son identité réelle et découvrir au passage les facultés extraordinaires de son cerveau… humain.

Mon avis :

Au début de l’album, Constant est dans l’eau. Un requin s’approche de lui. Le jeune homme le regarde avec admiration, puis l’inquiétude grimpe : en quelques seconds, il se fait dévorer.

Nous retrouvons ensuite Constant qui discute avec Franz. Nous comprenons que l’attaque n’était pas réelle : c’était une aventure sensorielle, tellement forte qu’il sent encore la douleur. Pour le déjeuner, ils choisissent une pilule qui fait croire à leur cerveau qu’ils mangent un vrai repas.

Alors qu’ils sortent ensemble, Constant se sent mal. Il demande à son ami de l’amener au Data Brain Center : l’heure est grave, il sent qu’il va se déconnecter. Mais Franz n’est pas en état de le faire. Constant s’y rend seul mais ne sait pas comment y entrer. Quand une voiture approche, il se jette dessus et demande de l’aide… avant de tomber évanoui.

Le Data Brain Center, c’est là où est stocké le second cerveau numérique de Constant. Il ne tient pas ses connaissances des apprentissages, mais des chargements. Alors, quand il se réveille, déconnecté, il ne sait plus grand chose.

Le chauffeur rencontré avant son évanouissement l’a amené dans un autre monde : y vivent « les gens de la forêt », ceux qui ne peuvent pas s’acheter un second cerveau numérique. Ils n’ont pas le droit de rejoindre la ville protégée, celle où vivent les « augmentés », dont Constant et Franz font partie. Dans cette zone il n’y a pratiquement pas d’électricité : elle est réservée à la ville protégée puisque les cerveaux numériques sont très gourmands d’un point de vue énergétique.

Nous sommes dans un futur qui ne parait pas si loin que ça (la volonté de fabriquer un cerveau humain numérique est réelle), et c’est ce qui nous interroge. Nous nous appuyons de plus en plus sur le numérique, nous utilisons plus souvent les mémoires de nos téléphones et ordinateurs que notre tête. C’est certainement ça qui m’a fascinée dans cette histoire. Une grande réussite !

Une publication aux éditions Rue de Sèvres !

[BD] Entre les lignes, Baptiste Beaulieu, Dominique Mermoux

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Baptiste sombre dans une profonde mélancolie. Baptiste, lui, tombe des nues : Moïse,  son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.  Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des témoignages d’aujourd’hui glanés dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Baptiste devra percer le lourd secret  d’un homme et lever le voile sur un mystère  qui va chambouler toute une famille…

Mon avis :

Cette BD est une adaptation du livre à succès Toutes les histoires d’amour du monde, que je n’ai pas lu. J’ai donc découvert l’histoire au fil des pages.

Jean débarque un beau jour dans le cabinet de son fils, déboussolé. Il a entre les mains des dizaines de lettres consignées dans trois carnets, toutes adressées à la même personne : Anne-Lise Schmidt. Ses lettres ont une particularité : elles ont toutes été écrites à la même date au fil des ans, le 3 avril. Qui est cette femme ? Pourquoi n’écrire qu’à cette date ? Où est-elle, maintenant ? Quelle relation entretenait le grand-père de Baptiste avec cette personne ?

C’est à ces questions que Baptiste va essayer de répondre. Il va ainsi partir à la recherche d’informations, tiendra son père au courant de ses recherches en lui apportant régulièrement de nouveaux témoignages, qui aideront certainement son père à guérir mais, surtout, qui permettront au père et au fils de se retrouver, même quand éclatera la vérité.

rue de Sèvres

C’est une belle histoire, très touchante. A ce jour, puisque l’histoire est vraie, Anne-Lise Schmidt n’a pas été retrouvée.

Les illustrations sont aussi très réussies. Dominique Mermoux alterne entre des couleurs vives pour le présent et fond blanc et couleurs bleue et sepia pour le passé. J’aime beaucoup la façon dont les émotions sont dessinées : cela ajoute de la force au texte.

A retrouver sur le site de la maison d’édition, Rue de Sèvres !

Caractéristiques :

168 pages, 21 x 27,5 cm, 20€

PARUTION 12 Mai 2021

9782810202508

[BD] Alicia, Prima Ballerina Assoluta – Eileen Hofer et Mayalen Goust

Dans les rues de La Havane, entre 1959 et 2011, les vies se croisent et se recroisent. Aujourd’hui celle d’Amanda, jeune ballerine en devenir. Hier, celle de Manuela, mère célibataire, qui n’aura fait qu’effleurer son rêve de danseuse classique et enfin celle d’Alicia Alonso, dont on suit l’ascension vers la gloire jusqu’à devenir prima ballerina assoluta au parcours exceptionnel. Dans un Cuba où règnent la débrouille et l’entraide, tout autant que la dénonciation et le marché noir, l’histoire de la démocratisation de la danse classique rime singulièrement avec l’avènement du régime révolutionnaire. Pour Amanda, la compétition est rude pour être parmi les meilleures tandis que pour Alicia, les choix ne sont plus seulement artistiques mais politiques, lorsqu’on voudra faire d’elle un instrument de l’idéologie castriste.

Mon avis :

L’histoire se déroule donc dans la Havane. Nous suivons la vie de trois femmes : Manuella, Amanda (2011) et Alicia Alonso, une danseuse cubaine qui a existé, devenue malgré sa cécité grandissante « prima ballerina assoluta », un titre symbolique accordé aux meilleures ballerines. C’est elle qui est souvent associée au rôle de Giselle dans le fameux ballet de « Le lac des Cygnes », composé pourtant presque 100 ans plus tôt. Elle a aussi fondé le Ballet national de Cuba et a créé le style dit « école cubaine ».

Alicia est associée au régime cubain castriste, et c’est une part de Cuba dans les années 1960 que nous retrouvons au fil de pages : l’arrivée au pouvoir de Castro, les camps de travail pour les homosexuels, la délation, la précarité économique… Le milieu de la danse y associe le thème de la compétition, mais aussi ceux de la passion et du courage. L’ensemble est très réussi.

Enfin, un mot sur les illustrations, que je trouve particulièrement réussies. Les couleurs sont douces, magnifiques et les émotions parfaitement retranscrites.

source : éditions Rue de Sèvres

Œuvre de fiction basée sur des faits réels cette BD, qui s’adresse autant aux ados qu’aux adultes, devrait vous plaire !

A retrouver sur le site de la maison d’édition Rue de Sèvres !

[BD] Idiss, Richard Malka et Fred Bernard

Présentation de l’éditeur :

« J’ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d’amour de son petit-fils. » Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s’emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l’émotion intacte.

Mon avis :

Cette BD est l’adaptation d’un roman du même nom, que je n’ai pas lu. Mais, toujours attentive aux sorties proposées par Rue de Sèvres, j’ai été attirée par l’histoire, et j’ai été séduite.

C’est une histoire sombre qui nous est racontée, mais pleine d’amour et de tendresse.

Idiss est juive. Elle attend le retour de son époux, Schulim, parti combattre auprès du Tsar. En attendant, elle vit avec ses enfants chez ses beaux-parents, mais ils manquent d’argent. N’arrivant pas à vendre ses napperons, elle se lance dans le trafic de tabac. Puis, Schulim finit par rentrer. Un an plus tard, ils ont une fille. Mais l’homme est dépensier : il perd beaucoup d’argent au jeu et aura pendant un temps du mal à se défaire de cette addiction.

Dehors, les pogroms sont de plus en plus nombreux, signe d’un antisémitisme omniprésent.

En 1912, ils vont à Paris où une vie plus douce les attend, mais cela ne durera malheureusement pas. A nouveau, ils devront affronter la peur, puis la haine.

Les illustrations sont douces et poétiques, malgré l’atrocité parfois des situations.

Source : site Rue de Sèvres

C’est une BD idéale afin de faire comprendre aux plus jeunes un pan de cette histoire qu’il ne faut pas oublier. On referme ce livre avec des thèmes plein la tête : la misère, l’immigration, les conséquences des conduites dictées par des haines irraisonnées, la peur, la vie qu’on laisse derrière soi, celle qu’on tente de reconstruire, et on reste marqué par la tête haute et le cœur plein d’amour d’Idiss.

Retrouvez l’avis de Stéphie ici ! Et pour la maison d’édition, Rue de Sèvres, c’est là !

[BD] Les Chimères de Vénus, tome 1, Alain Ayroles et Etienne Jung

1874, les vaisseaux des puissances terrestres s’élancent dans l’éther pour conquérir les planètes du système solaire. L’actrice Hélène Martin débarque sur Vénus, monde sauvage couvert de brume, à la recherche de son fiancé, un poète évadé des bagnes de Napoléon III. Poursuivie par l’inquiétant duc de Chouvigny, entraînée dans la rivalité des empires, Hélène s’aventurera à travers des jungles infestées de dinosaures et sur des océans déchaînés jusqu’aux confins de l’astre, où se dressent les vestiges d’une mystérieuse civilisation.

Mon avis :

Hélène est éperdument amoureuse d’Aurélien, un poète qui est envoyé au bagne par Napoléon III. Elle refuse de l’attendre et veut le retrouver. Pour cela, elle parvient à se faire embarquer pour une expédition en direction de Vénus, où se trouve le bagne. Comme on peut l’imaginer, l’accueille sur Vénus ne sera pas des plus chaleureux… C’est un monde sauvage et donc imprévisible. Mais Hélène n’est pas la petite « cocotte » qu’imagine le duc de Chouvigny, l’affairiste qui dirige ce voyage. Elle fera même preuve de plus de courage que bien des hommes…

source : site Rue de Sèvres

« Les Chimères de Vénus » est une série dérivée de l’univers du Château des étoiles, un véritable succès international (500 000 exemplaires vendus en France !). Les illustrations et l’histoire nous font penser à Jules Vernes et le mélange histoire d’amour, voyage spatial et créatures fonctionne très bien !

Caractéristiques :

pages, 24 x 32 cm, 15€

PARUTION 24 Mars 2021

9782369811879

A retrouver sur le site de la maison d’édition Rue de Sèvres !

[BD] Béatrice, Joris Mertens

sans-titre

Béatrice est vendeuse au rayon gants d’un grand magasin. Chaque jour elle prend le train pour se rendre au travail. Dans la cohue de la gare, un sac à main rouge attire son attention. Jour après jour, à chaque passage dans la gare, il semble l’attendre. Succombant à sa curiosité dévorante, Béatrice, en emportant l’objet chez elle, ouvre les portes d’un monde nouveau loin de sa routine quotidienne et qui la transporte dans une autre époque. Béatrice pourra-t-elle revivre une autre vie et pour combien de temps ? 

Mon avis :

Voici une très jolie BD, sans texte. Les illustrations sont d’autant plus importantes, et parfaitement réussies, que ce soit au niveau du graphisme général, des couleurs, des jeux de lumière ou des expressions des personnages, surtout Béatrice, vêtue de rouge.

Capture

Béatrice est paru aux éditions Rue de Sèvres !

 

 

[Album / ado] Je suis Camille, Jean-Loup Felicioli

sans-titre

Cette rentrée est très importante pour Camille. Rejetée par ses anciens camarades d’école qui n’acceptaient pas sa différence, elle espère se faire de nouveaux amis. Heureusement, elle devient rapidement copine avec Zoé, une fille débordant d’énergie. Mais Camille hésite à lui confier son secret…

Mon avis :

Camille vient de rentrer en France avec sa mère et sa petite soeur, Lila. Son père les rejoindra plus tard, il doit rester encore un peu à Los Angeles. La jeune fille espère plus que tout une chose : une nouvelle vie.

Camille rentre en sixième. La veille de la rentrée, elle fait un cauchemar, toujours le même : elle est entourée d’une petite foule qui se moque d’elle.

Elle est accompagnée par sa mère et sa petite sœur pour ce premier jour. En classe, Camille se fait rapidement une amie : Zoé. Rapidement, elles deviennent très complices, et vont même monter un groupe de rock ! A la piscine, Camille se contente de regarder ses amis jouer dans l’eau : ils ont décidé de dire qu’elle est allergique au chlore… En réalité, elle ne veut pas se mettre en maillot de bain : elle n’est pas née dans le bon corps.

Car Camille est une jeune fille, née dans un corps de garçon. Ce secret, elle va finir par l’avouer à Zoé, qui le prend très bien. Or, un jour, alors que les deux filles se disputent à cause d’un garçon, Camille n’a qu’une crainte : que Zoé dévoile tout ce qu’elle sait…

C’est un roman touchant, qui met des mots sur un sujet dont on parle encore peu : la transidentité. Toutefois, le sujet ici est survolé – certainement parce que la question de l’identité ne se pose pas pour Camille, elle est sûre d’elle. Le récit est surtout axé sur le bien-être de Camille et la recherche d’une ou de plusieurs amis, ce qu’elle n’avait plus quand elle vivait encore à Los Angeles, ainsi que la tolérance.

Mention spéciale pour les illustrations : j’adore les expressions faciales des personnages !

Je suis Camille est paru aux éditions Syros !