[Ado : dès 13 ans] Les amoureux de Houri-Kouri, Nathalie et Yves-Marie Clément.

Aya Ahoutou, jeune femme ivoirienne, diplômée d’archéologie, spécialiste de la Préhistoire est appelée à se rendre au Mali pour réaliser des repérages sur un potentiel site de fouilles. Oscar Bonogo, vieux Burkinabé, doit partir sur les routes pour gagner l’argent qui lui servira à rembourser la tontine. Kim, fillette malienne, enrôlée dans une bande de mercenaires, se retrouve soudain dans la peau d’un soldat de dieu.
Trois protagonistes qui prennent tour à tour la parole… pendant que nous suivons la route de Nourh et de Dhib, nos lointains ancêtres disparus il y a 300 000 ans.

Mon avis :

Quelle belle découverte ! J’ai dévoré ce roman choral, que j’ai aimé de la première à la dernière page. J’ai été inquiète en lisant les parcours d’Oscar et de Kim, curieuse en suivant celui d’Aya, passionnée par celui de Nourh puis de Dhib. Ces deux personnages sont vraiment touchants et attendrissants, je dois même avouer qu’ils m’ont donné envie de me replonger dans les livres d’histoire. En effet, comme bon nombre de mes contemporains, je suis plus intéressée par notre époque contemporaine ou de ces derniers siècles que par nos racines lointaines, qui nous rappellent pourtant que nous avons une origine commune et que nos liens pourraient donc être plus forts. Nous ne sommes pas que des individualités mais le résultat de plusieurs mélanges génétiques.

Le roman alterne entre le passé, très lointain (les ancêtres ont disparu il y a plus de 300 000 ans), et l’actualité brûlante : les fouilles archéologiques, les découvertes, le terrorisme, et ce mélange fonctionne très bien.

Un roman que je vous recommande chaudement, publié aux éditions Du Pourquoi Pas !

[Jeunesse 3 – 6 ans] La princesse Ortie, Frédéric Maupomé et Marianne Barcilon

Ortie n’était pas une princesse comme les autres. Elle n’aimait pas les pommes. Elle n’aimait pas filer la laine. Elle n’aimait pas jouer au croquet avec ses suivantes. Et surtout, surtout, elle détestait enfiler des robes de bal pour danser avec des imbéciles de princes. Mais justement, un prince, Ortie allait en rencontrer un…

Mon avis :

En voilà une histoire rigolote ! Ortie n’est pas une princesse classique : les pommes ? Filer la laine ? Les robes de bal ? C’est pas son truc… au grand dam de ses parents ! Ces derniers décident donc de l’envoyer chez sa vieille tante afin qu’elle apprenne les bonnes manières de princesse.

Ortie se rend seule dans son carrosse chez sa tante, pas vraiment ravie. Sur le trajet, elle percute un cavalier qui marchait : un prince ! Mais ils ont à peine le temps de discuter (ou plutôt de commencer à se disputer) qu’un dragon arrive et kidnappe le prince, pensant qu’il s’agit de la princesse ( ce n’est pas sa faute, le dragon est myope). Alors la princesse décide d’aller le sauver…

L’histoire fait rire. Elle amuse par le détournement des codes du conte merveilleux et par les situations. Elle sera aussi un parfait contre-pied aux histoires classiques de contes de fées !

Un album paru aux éditions L’école des loisirs !

[Jeunesse – ado ] Le vol d’Icare, Christine Deroin et Angélique Excoiffier

Valentin a dix ans quand il arrive dans sa nouvelle école. Sur un mur de sa classe est affichée une reproduction du collage de Matisse « Icare ». Valentin fera comme Icare, il volera. Valentin fera mieux qu’Icare, il volera loin, très loin. Il en est certain.

Enfin, pas toujours. Parfois, il est aussi certain d’être le plus nul des garçons.

Mon avis :

C’est certainement l’un des romans de la collection « saison psy » qui m’apprend le plus de choses. Je n’ai jamais été confrontée en tant qu’enseignante à un élève bipolaire, ni dans mon entourage personnel proche et j’ai particulièrement apprécié la façon dont le trouble est présenté ici.

Valentin a des crises de colère assez surprenantes. Il en sort complètement vidé, épuisé. Il n’arrive pas à se contrôler, c’est plus fort que lui. A côté, il y a des moments pendant lesquels il se pense invincible, comme quand il est persuadé qu’il pourra voler.

Nous voyons aussi la façon dont est vu Valentin par son entourage scolaire, qui ne parvient pas forcément à le comprendre. Si au début ils amusaient les autres, ils ont commencé à s’en éloigner, et même à en avoir peur. Ses parents sont très aimants, mais on sent aussi qu’ils sont dépassés.

Comme toujours dans ces livres, des « moments psys » s’intercalent entre les chapitres pour expliquer les réactions du personnage principal et nous donner plus d’informations sur le trouble en question (explication de la bipolarité chez l’enfant, les difficultés dans la vie sociale, les comportements à risque…). Ces conseils sont toujours aussi précieux et très éclairants (dans celui-ci, ils sont rédigés par Angélique Excoiffier)

A retrouver sur le site de la maison d’édition Le Muscadier!

D’autres romans de la collection « Saison psy » :

Sur le fil (trouble bordeline)

(Dé)connexions

Caméléon (trouble Asperger)

Deux titres en littérature jeunesse à découvrir !

Le premier roman est destiné aux adolescents, à partir de 13 ans. Vous avez peut-être déjà entendu parler de d’Or et d’Oreillers, qui cartonne déjà auprès des petits et grands lecteurs, et dont voici la présentation :

C’est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de Lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa  future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans ce lit d’une hauteur invraisemblable. Pour l’heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l’épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n’a pourtant rien d’une princesse au petit pois ! Et c’est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d’amour et de sorcellerie où l’on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit…

C’est un roman vraiment drôle et chouette à lire. Les références aux contes de fées qui ont bercé notre enfance sont légions, et nous donne d’emblée une connivence avec le texte qui n’est pas désagréable, au contraire. L’héroïne est active, c’est un personnage fort qui refuse de se laisser bercer par des histoires… L’ambiance gothique donne une atmosphère vraiment délicieuse à ce livre qui est une parfaite réussite.

A retrouver sur le site de l’école des loisirs !

Caractéristiques :

  • Prix : 15,00 €
  • ISBN : 9782211310239
  • Paru la première fois le 03.03.2021
  • Collection Medium +
  • A partir de 13 ans

Autre roman, pour les plus jeunes cette fois ( à partir de 8 ans) : La sorcière de la bouche d’égout, d’Isabelle Renaud. Présentation :

Les sorcières existent ! Véridique ! D’ailleurs, Maud et Melinda ont découvert qu’il y en a une qui vit dans leur école. Oui, dans leur cour de récréation même, bien cachée au fond d’une bouche d’égout. Elle n’est pas méchante et ne ferait jamais de mal à personne. Enfin, sauf si on oublie de la nourrir… Car si par malheur cela se produit alors bonjour les dégâts ! L’arrosage automatique se casse ou l’eau des robinets devient orange. Alors le jour où leur maitresse adorée se fracture l’épaule et est remplacée par l’horrible Mme Tric (qui leur fait disséquer des poissons, beurk !), Maud n’a plus le choix : elle doit demander de l’aide à la sorcière de la bouche d’égout !

Dans ce roman aussi, on rit. Nos petites têtes blondes en ont assez de la remplaçante et décident de faire appel à la Sorcière qui vit depuis cinq ans dans la bouche d’égout. Elle essaie d’abord de l’amadouer en lui donner des friandises, notamment des bonbons à la framboise, ses préférés ! Puis, elle lui glisse un message dans lequel elle demande à la sorcière de les aider à arrêter Madame Tric. Et elle acceptera de les aider, à sa façon…

A retrouver sur le site de la maison d’édition Le Rouergue !

Caractéristiques :

  • sorti en mars 2021
  • 64 pages environ
  • 8.5 €
  • ISBN 978-2-8126-2172-7

[Ado ] La falaise, Ghislaine Roman

Présentation de l’éditeur :

« Je vois exactement la scène au ralenti.
Mon père ouvre son journal et change de tête.
Ma mère écarquille les yeux, façon de lui demander ce qui se passe.
Mon père froisse les feuilles,
les laisse tomber sur le carrelage et dit : “Ben zut alors !”
À ce moment-là, je ne me doute de rien. »

Charlotte, quinze ans, apprend que sa mère a été abusée quand elle était enfant. Au moment où son amour pour Pablo éveille son désir, elle va devoir faire face à la vague qui balaie sa famille. Elle découvrira l’abjection dont les adultes sont capables : certains savaient et n’ont rien dit. Entre rage et tendresse, Charlotte va devoir trouver son chemin.

Mon avis :

J’étais très tentée par ce livre, et je ne suis pas déçue. Le thème est important et même encore assez tabou malgré les voix qui s’élèvent de plus en plus pour qu’ils soient reconnus et condamnés : les abus sexuels.

Dans cette famille, c’est la découverte d’un article de journal qui finit par libérer la parole. La maman de Charlotte fait partie des victimes d’abus sexuel de son ancien professeur de musique. C’est un choc pour la jeune fille, dont la vie bascule du jour au lendemain. Comment ne pas être totalement déboussolée et choquée quand on découvre ce qu’a subi la personne qui nous a mise au monde, cette personne qu’on aime tant ?

Charlotte voudrait que sa mère parle, mais cette dernière n’est pas encore prête. Tout ça, c’était enfoui. Elle culpabilise, il lui faut du temps pour accepter de ressortir cette souffrance et cette humiliation profondément enfouies. Du côté de la jeune fille, cette annonce arrive à un moment délicat : celui des premiers émois amoureux. Elle est de plus en plus proche de Pablo, elle le désire. Ce dernier va découvrir un secret qui ronge sa mère, avec laquelle il vit seul. Cela explique bien des moments difficiles de leur vie et le poussera à s’éloigner un peu de la narratrice.

Le point fort de cette histoire, c’est le réalisme. C’est malheureusement un récit dans lequel des adolescent(e)s et les parents pourront se retrouver. Les abus sexuels sont plus nombreux qu’on l’imagine, trop nombreux. C’est un fléau dont on doit parler, dont on doit se libérer, autant que cela soit possible. Ici, la victime finit par réagir, et je trouve que c’est essentiel en littérature jeunesse de montrer qu’on peut, et même qu’on doit le faire. Au bord de la falaise on peut reculer, malgré les rochers qui peuvent nous faire tomber.

Pour autant, rassurez-vous : si les mots sont très justement choisis, il n’y a pas de passages difficiles à lire, trop explicites. Le style est vif et entrainant, on lit l’histoire rapidement. Il n’y a pas de pathos non plus, d’ailleurs on ne sombre jamais dedans dans la collection Rester Vivant. Mais on écrit, on dénonce, on montre les voix/es possibles. Et, dans un monde chamboulé comme le notre, c’est absolument nécessaire puisque fermer les yeux sur les faits de société ne les fait pas disparaitre.

A retrouver sur le site de la maison d’édition, Le Muscadier !

[Les petits – dès 3 ans] Des oiseaux plein la tête, Alexandra Garibal et Sibylle Delacroix

Voici Nénette. Une petite fille avec des oiseaux plein la tête. Nénette n’est pas comme les autres et, à l’école, elle se sent très seule. Jusqu’à sa rencontre avec No…

Mon avis :

Dans cet album, on découvre Nénette, une petite fille différente des autres. Elle reste en retrait, dans son monde, mais sans rejeter ceux qui viennent gentiment vers elle, comme No.

Dans la cour, beaucoup d’enfants se moquent de Nénette et de ses habitudes qu’ils trouvent étranges : elle se balance d’avant en arrière, contemple parfois pendant des heures une chose qui semble insignifiante pour les autres, reste sous la pluie, les mains tendues vers le ciel, même en plein déluge. Du côté des lecteurs, l’adulte comprend que Nénette est autiste, l’enfant qu’elle est différente, comme si elle voyait le monde d’une autre façon. Avec plus de couleurs, plus de fantaisie.

C’est un bel album, touchant. Nénette nous séduit, comme elle séduit No. Les dessins sont lumineux. J’aime les jeux sur les couleurs, avec la grisaille pour les enfants qui se moquent de Nénette. C’est elle qui est mise en lumière, ainsi que son amitié naissante avec No.

A retrouver sur le site de la maison d’édition, L’école des loisirs ! Et pour celles et ceux qui veulent travailler sur cet album, la maison d’édition propose un dossier pédagogique : clic !

Caractéristiques :

  • Prix : 13,00 €
  • ISBN : 9782378880514
  • Paru la première fois en 03.2021
  • Collection : Kaléidoscope

[Littérature jeunesse – ado] Les dernières reines, Christophe Léon et Patricia Vigier

Le réchauffement climatique atteint des sommets dans cette zone équatoriale de l’Afrique où la forêt primaire n’est plus que résiduelle. L’agriculture intensive a investi toutes les terres disponibles et mobilise les dernières innovations technologiques – jusqu’à la pollinisation… Mais quand la fille du magnat de l’agroalimentaire achète sur le marché noir un mystérieux petit pot jaune à un séduisant africtiviste, un grain de sable s’immisce dans les rouages de la multinationale.

La catastrophe écologique qui se déclare risque de faire basculer de nombreuses vies, en direct sur les réseaux sociaux.

Mon avis :

Encore un roman de Christophe Léon que j’ai beaucoup aimé, mais la particularité de ce texte est qu’il a été écrit avec Patricia Vigier, que je découvre.

Nous sommes en Afrique, en 2049, où règne la multinationale Pionsanto, dirigée par Donald Prunt, un homme qui ne brille pas par son empathie et son altruisme… Il a une fille, Sunsee, qui a grandi dans la richesse et loin des informations réelles. Un jour, cette dernière échappe à la vigilance de son garde du corps et rencontre un garçon qui lui vend un pot de miel. Ravie de sa découverte, elle la montre avec joie à sa mère qui déchante et appelle aussitôt son mari, et pour cause : les abeilles sont interdites… Donald Prunt va tout faire pour découvrir la provenance de cet or jaune, tandis que Sunsee va ouvrir les yeux sur le monde tel qu’il est réellement. Elle sera sidérée par le nombre de personnes qui meurent à cause des produits que fabrique l’entreprise de son père, et se rangera du côté des opposants.

Ce roman est terrifiant : ce n’est pas un film d’horreur, loin de là, mais il est criant de réalisme et on ne peut s’empêcher de penser que les dérives actuelles pourraient nous emmener vers un tel destin. Après tout, sommes-nous loin de ce dirigeant avide de pouvoir ? Qui ne pense qu’en terme d’argent, de bénéfices ? Non. Alors, science fiction ou simple récit avant-gardiste ? Je poserais bien la question à des élèves de troisième, ou en lycée !

A retrouver sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !

D’autres romans de Christophe Léon :

La décision

Pas bête(s) !

Argentina, Argentina

Fani

Hoax

Les mangues resteront vertes

[Jeunesse – 12 ans] La dernière fausse note, Charlotte Erlih

Clémentine joue du violoncelle depuis l’âge de 6 ans, entrainée par son père, violoniste professionnel et professeur implacable. Pour lui, c’est évident : sa fille suivra ses traces. Mais entre les nombreuses répétitions et sa difficile intégration dans son nouveau collège, Clémentine n’en peut plus. Elle se dispute violemment avec son père et décide d’arrêter le violoncelle. Plus question de passer son temps libre à faire des gammes, elle va enfin vivre la vie de toutes les jeunes filles de son âge.
Mais son père meurt d’une crise cardiaque, le lendemain même de leur dispute.
Clémentine est-elle responsable de la mort de son père ?
Un roman pour les enfants dès 10 ans.

Mon avis :

Le sujet est délicat. Parler de la mort avec les enfants n’est pas facile, mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire, au contraire. N’oublions pas que les personnages nous rappellent que nous ne sommes pas les seuls à ressentir toute une palette d’émotions.

Clémentine joue du violoncelle depuis des années. Son père, premier violon de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, est exigeant, ce qui rend parfois la relation très tendue entre le père et sa fille. Et, cet instrument, Clémentine va finir par le détester au point de ne plus jamais vouloir en faire : déjà à cause de lui ils ont déménagé pour se rapprocher du conservatoire de musique de Bordeaux, l’obligeant à laisser derrière elle ses amis. Mais ce n’est pas tout : quand elle l’a apporté au collège, suite à la demande d’un de ses enseignants, les autres élèves se sont moqués d’elle… c’est trop ! Alors, elle crie la décision à son père, de rage : « J‘arrête le violoncelle. C’est fini ! Plus jamais je n’en jouerai. Désormais je veux une vie NORMALE ! » . Le soir-même, elle est soulagée : une nouvelle vie l’attend. Elle ne sait pas à quel point.

Clémentine n’a plus revu son père. Le lendemain, on vient la chercher en classe pour lui annoncer la tragédie : il est mort, certainement une crise cardiaque, lors de son footing. La fillette est bouleversée : et si c’était sa faute ? Elle culpabilise « Ce sont mes mauvaises pensées qui l’ont tué. » Quelques temps plus tard, elle apprendra que son père a succombé à un accident vasculaire cérébral, c’est physiologique. Elle n’est responsable de rien. Même si cela n’enlève rien à la souffrance, elle ressent un poids en moins.

Du collège, elle a des nouvelles de Yara, une fille qui arrive du Portugal. Elle débarque chez elle un jour, donne son numéro de téléphone et propose de lui rapporter les cours. Petit à petit, Clémentine découvrira qu’elle n’est pas seule à souffrir et Clémentine apprendra à vivre avec l’absence physique de son père.

Comme on peut s’en douter, c’est un livre plein d’émotions. Clémentine nous touche, on a envie de la consoler, de la prendre dans nos bras. D’une manière générale, c’est une histoire intéressante qui plaira aux adolescents (à partir du collège, donc : l’éditeur cible à partir de 10 ans, mais je trouve ça tôt, sauf si l’enfant est confronté au deuil). Mais je pense qu’il peut aussi avoir un effet cathartique pour les enfants vivant ce drame. Il n’y a rien de pesant, pas de pathos qui gâcherait l’ensemble. C’est donc un roman qui devrait trouver sa place dans les médiathèques et CDI.

La dernière fausse note est paru aux éditions Nathan.

Autres romans de Charlotte Erlih :

[Jeunesse – dès 5 ans] Tout ce que j’aime, Mary Murphy et Zhu Chengliang

« Ce que j’aime le plus au monde, c’est… ».
Une fillette énumère les petites choses que, l’une après l’autre, elle déclare aimer plus que tout : sa fenêtre, la confiture, ses chaussures lumineuses, ses crayons, la rivière, son livre, son doudou… et sa maman qu’elle aime vraiment plus que tout. Quand bien même le pot de confiture sera vide, les chaussures trop petites ou le crayon usé, et même si maman et elle changeront, une chose demeurera toujours : la possibilité du bonheur à chaque instant.

Mon avis :

Voici un album plein de tendresse que nous avons beaucoup aimé.

Une petite fille explique, page après page, ce qu’elle « aime le plus au monde ». Evidemment, comme souvent à cet âge-là, il y a plusieurs choses : sa fenêtre, qui lui permet de voir ce qui se passe dehors, d’observer la nature, mais c’est aussi la confiture à l’abricot de sa mamie, ses chaussures qui scintillent… jusqu’à sa maman : mais là, c’est un amour qui ne changera jamais.

On peut faire une lecture à deux, en laissant l’enfant, pris par l’histoire, terminer chaque double page qui se conclut par « ce que j’aime le plus au monde », et le laisser deviner, grâce au dessin, la chose suivante ! Le récit, à la première personne, permet à l’enfant de s’immerger complètement dans l’histoire.

Les illustrations sont vives, faites à la gouache.

source : site de la maison d’édition Hongfei

Retrouvez Tout ce que j’aime sur le site des éditions Hongfei !

Caractéristiques :

Format : 22,5 x 24 cm, 36 p., relié, couverture cartonnée

Collection : Hors collection

Parution : Février 2021

ISBN : 978-2-35558-179-3

Prix : 14,50 €

[5/6 ans] Le petit chat de l’opéra, Nathalie Dargent et Colonel Moutarde.

Le blog se réveille cet été avec la présentation de ces deux petits romans adorables parus aux éditions Nathan !

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Nathalie Dargent et Colonel Moutarde signent une nouvelle série,  Le petit chat de l’Opéra, qui ravira les amatrices / amateurs de danse, et de chats ! Les textes ainsi que les situations sont humoristiques (notamment quand Tutu le chat pense qu’on parle de lui quand Chloé et ses copines parlent de leur tutu de danse), et les illustrations douces et réussies.

  1. Le sorcier des coulisses

Tutu est le chat de Chloé, danseuse à l’Opéra national de Paris.
Aujourd’hui, Tutu et Strap sont bien décidés à assister à leur premier ballet. Ils explorent les couloirs du Palais Garnier à la recherche de la scène, quand soudain… un monstre effrayant apparait !

2.  Saut de chat !

Tutu, le chaton de Chloé, est catastrophé : sa maîtresse l’a oublié dans la loge en partant en répétition !
Tutu persuade Strap, son camarade chien, de l’accompagner. Entre l’escapade sur les toits de l’Opéra et la tentation d’un sandwich… les bêtises de ce duo ne sont jamais très loin et la répétition des quatre petits cygnes s’annonce mouvementée !

Nous avons hâte de découvrir le prochain !