[Cinéma] Dark Places

Cette semaine sort Dark Places, une nouvelle adaptation d’un livre de Gillian Flynn, les lieux sombres. C’est la deuxième adaptation de l’auteure dont je vous parle ici, je vous rappelle que la première était le film Gone Girl, une adaptation du livre Les apparences.

C’est un livre que j’ai lu il y a quelques semaines mais que je n’ai pas eu le temps de chroniquer (ou alors, je ne retrouve plus la chronique sur le blog ^^). Je me souviens l’avoir beaucoup aimé, et dévoré, comme Les apparences, le livre qui m’a fait découvrir Gillian Flynn.


Synopsis :

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier.
30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque.
De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.


La bande-annonce :


C’est Charlize Theron qui joue le rôle de Libby Day !

Et vous, l’avez-vous lu ? Le film vous tente ?

[Cinéma] White Bird, Gregg Araki

WB

White Bird est sorti au cinéma hier. C’est un film réalisé par Gregg Araki (Kaboom, Mysterious Skin), adapté d’un roman de Laura Kasischke paru en 2012 Un oiseau blanc dans le blizzard, actuellement disponible au format poche  :

Un oiseau blanc dans le blizzard

Nous sommes au début des années 80, fin des années 90. Kat Connors est une adolescente de 17 ans quand, un jour, sa mère disparait sans laisser de trace. Kat, plutôt préoccupée par sa sexualité, ne semble pas en être affectée  tout comme son père. Mais cela ne durera qu’un temps : bientôt, les souvenirs de sa mère vont la hanter et elle ne cessera de s’interroger sur cette étrange disparition.


La musique est très présente dans ce film, et vous pouvez retrouver la playlist de Gregg Araki (avec un tas de petits bijoux musicaux, ce qui correspond bien à l’époque !) ici.


Le film est en compétition officielle au Festival de Deauville 2014!


Casting :

Shailene Woodley dans le rôle de l’adolescente Kat Connors

Eva Green joue la mère de l’adolescente : Eve Connors

Christopher Meloni le rôle du père : Brock Connors


Un film que j’ai très envie de voir. Et vous ?

[Film] Gone girl

GG

Aujourd’hui sort au cinéma Gone Girl, une adaptation du livre Les apparences de Gillian Flynn (dont vous pouvez retrouver la chronique ici). Le film est réalisé par David Fincher. On retrouve Ben Affleck dans le rôle de Nick et Rosamund Pink dans le rôle d’Amy.


La bande-annonce :


Synopsis : A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?


J’avais adoré ce livre, je me souviens que je ne pouvais pas le quitter, tant je voulais connaitre le fin mot de l’histoire. Dans le livre, les voix s’alternent : on passe de celle de Nick à celle d’Amy, via un journal. Je suis assez curieuse de voir comment cela a été reproduit, mais aussi de voir si le rythme est conservé et si les rebondissements sont bien amenés. J’ai hâte de retrouver la tension psychologique qui nous submergeait dans le livre.

Les critiques sont très bonnes dans l’ensemble. Et vous, ça vous dit ?


Quelques informations :

Les apparences est paru en 2012 aux éditions Sonatine. Il a reçu le grand prix des lectrice Elle, dans la catégorie des romans policiers.

Un autre livre de Gillian Flynn devrait être adapté au cinéma : Les lieux sombres.

Grâce à Gone Girl, David Fincher réalise son meilleur démarrage avec 38 millions de dollars de recettes.

On retrouve dans le film Neil Patrick Harris, l’acteur qui joue le rôle de Barney dans la série How i met your mother. Il joue le rôle de Desi Collings.

Les apparences, Gillian Flynn

appa

Comment ne pas transférer aujourd’hui cette chronique depuis mon ancien blog. Je garde un excellent souvenir de cette lecture. Aujourd’hui sort au cinéma une adaptation Gone Girl dont je vous parlerai dans la journée.

Quatrième de couverture :

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Considérée par une critique unanime comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, Gillian Flynn dissèque ici d’une main de maître la vie conjugale et ses vicissitudes et nous offre une symphonie paranoïaque aux retournements multiples, dans un style viscéral dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

L’histoire et mon avis :

Nick et Amy forment un beau couple, sans histoires. Mais le bonheur dans le couple disparaît peu à peu : routine, reproches, agacements : la vie n’est plus aussi belle et rose qu’au début.  En l’espace de trois mois ils perdent leur travail, tout comme la sœur de Nick, Margo, un an plus tôt qui est alors repartie dans le Missouri, là où ils ont grandi. Lorsque cette dernière appelle Nick pour lui annoncer que leur mère est mourante, il décide d’y retourner à son tour, malgré le manque d’enthousiasme de sa femme. Une fois installés là-bas, il achète un café avec l’argent de sa femme et y travaille avec sa sœur.
Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, alors que Nick rentre du bar, il trouve la porte grande ouverte : la maison est en désordre et sa femme a disparu. Au fur et à mesure les soupçons se referment sur Nick et les preuves l’accablent. Un seul élément manque : le corps d’Amy.
C’est le premier livre que je découvre de l’auteur et j’en suis plutôt ravie. Tout d’abord j’ai apprécié la forme : le livre est composé de trois parties, chaque partie se fermant sur un retournement. Deux voix nous racontent l’histoire : celle d’Amy et celle de Nick, qui s’alternent. Dans la première partie la voix d’Amy (qu’on connait grâce à son journal intime) nous fait découvrir ce qui semble s’être passé avant la disparition d’Amy alors que la voix de Nick nous raconte le moment présent : l’histoire à partir de la disparition. Dans les deux autres parties l’alternance des voix continue mais nous restons dans le présent. Une même histoire mais deux points de vue et surtout deux histoires différentes, ce qui perd le lecteur : qui dit vrai ? Le style mordant et l’humour grinçant n’ôtent rien à notre plaisir.
En plus de la forme, j’ai vraiment aimé l’histoire. Le suspens est présent jusqu’à la dernière page, les rebondissements sont nombreux et ne se limitent pas aux fins de partie. Ce n’est pas une simple histoire policière, une disparition à résoudre le temps d’une interminable enquête. Il y a une véritable tension psychologique : les informations données au fur et à mesure permettent au lecteur de se faire une idée, d’imaginer un scénario, scénario qu’on ne cesse de réécrire au fur et à mesure des rebondissements. Les informations disséminées nous font douter et rendent presque impossible la moindre certitude. Et même si les fins de parties se devinent au fil des pages, on accepte de se faire abuser par l’auteur. L’envie de connaître le fin mot de l’histoire nous fait dévorer ces 570 pages. Ce livre m’a aussi amenée à me questionner sur la nature humaine qui peut prendre un visage terrifiant : jusqu’où la folie peut pousser une personne à aller ?
Pour conclure : résumer ce livre à un simple histoire de drame conjugal ce serait oublier que Gillian Flynn est connue pour exceller dans un domaine : le thriller. Impossible de dévoiler plus d’éléments sur l’histoire, sans livrer rapidement les premiers rebondissements. L’intrigue est parfaitement liée : il faut tout simplement la découvrir.

Quelques phrases :
– « J’étais tombé amoureux d’Amy parce que, avec elle, j’étais le Nick parfait. L’aimer me donner l’impression d’être surhumain, d’être en vie. » (page 303)
– « Je n’ai même pas l’impression d’être quelqu’un : je suis quelque chose qu’on peut charger et décharger, comme un canapé ou une horloge à coucou. Un objet, et même pas un objet utile. Je suis une chose qu’on peut balancer à la casse, jeter dans la rivière, si nécessaire. Je ne sens plus ma propre réalité. J’ai l’impression que je pourrais disparaître. » (page 150)