[Jeunesse] Mon frère, mon enfer, mon bel enfer [L’autisme], Sandrine Andrews et Christine Deroin

L’autisme, la schizophrénie, la dépression, la bipolarité… autant de mots qui font parfois peur, sur des maux inconnus et souvent mal compris. Ces thèmes sont présentés et traités avec brio dans la collection « Pas de panique, c’est la vie », aux éditions Oskar, collection que je vais vous présenter toute la semaine. Et je commence aujourd’hui avec le roman « Mon frère, mon enfer, mon bel enfer », de Sandrine Andrews et Christine Deroin, qui traite de l’autisme.

Mon frère, mon enfer, mon bel enfer - L'autisme (Illustration n° 1)

Présentation :

Garance, 14 ans, aimerait vivre comme toutes les autres adolescentes de son âge. Mais le quotidien de la famille est rythmé par Adam, son petit frère. Ce dernier, atteint d’autisme, est victime de violentes crises qui mettent bouleversent tous les membres de la famille. Une partie documentaire décrit la maladie, les comportements à risque, les symptômes et les traitements.

Mon avis :

Sous forme de journal intime, nous suivons les pensées et la vie de Garance, une collégienne qui a un frère autiste et qui lui change la vie.

« Je n’en peux plus, je ne veux plus entendre ses cris, je ne peux plus le supporter… d’abord ce sont ses cris à lui, ses pleurs, et puis ce sont les siens, les cris de ma mère et puis ceux de mon père. Mais dans quel enfer vivons-nous ? Pourquoi faut-il vivre ça ? Pourquoi sommes-nous si malheureux ? Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre comme tout le monde ? Pourquoi faut-il qu’il crie comme ça ? Pourquoi ? Pourquoi Adam? Pourquoi tu ne réponds pas quand je te parle ? »

Ces mots qui ouvrent le roman montrent à quel point la vie peut être difficile dans la famille de Camille. Elle a dû mal à comprendre Adam, son frère autiste, comme sa famille. Et si l’agacement est là, c’est que l’amour aussi est présent. Adam, son frère, elle l’aime. Mais elle ne parvient pas à comprendre pourquoi il se comporte de façon étrange, pourquoi il crie, pourquoi il sème la zizanie dans sa famille.

En parallèle, nous suivons aussi l’histoire d’Hugo, un nouvel élève dans la classe de Garance, qui a déménagé suite au divorce de ses parents. Pas de chance pour Garance, ce dernier assiste à une crise d’Adam alors que Camille et sa mère font des courses avec lui au supermarché. Pour Garance, c’est la honte. Et pour Hugo ?

J’ai beaucoup aimé ce texte qui nous aide à comprendre ce que peut-être le quotidien avec un enfant autiste, sachant néanmoins que chaque autiste a sa propre personnalité, et que tous ne vont pas agir de la même façon. Un petit bémol sur la fin ou le père de Hugo a un côté trop « super-héros » à mon goût, mais qui permet aussi une jolie fin avec de l’optimiste.

Petit plus : à la fin l’interview d’un spécialiste nous aide à mieux comprendre ce qu’est l’autisme, une liste de sites et d’adresses utiles est aussi jointe.

Collection « Pas de panique, c’est la vie ! »

La collection « Pas de panique, c’est la vie ! » a été créée aux éditions Oskar pour sensibiliser les adolescents face aux différents troubles du comportement et maladies psychiatriques dont peuvent souffrir des membres de leur famille (parents, frères, sœurs, amis proches).

[Jeunesse] Argentina, Argentina, Christophe Léon

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Pascal Forte prépare un article documenté pour le magazine qui l emploie. Sujet : les enfants volés par les militaires argentins durant la junte. Il s’envole pour l’Argentine à la rencontre d’un de ces enfants devenu adulte, Ignacio Guttierez. Au cours d’entretiens enregistrés, Ignacio dévoile son histoire au journaliste, la vie avec ses parents et grands-parents, son arrivée à Buenos Aires, comment il a été séparé de sa famille, la disparition du père et de la mère, son placement/adoption chez le colonel Guttierez et les années passées chez eux. Puis la fin de la junte et la fuite des militaires. S’ensuit pour le jeune garçon/homme une recherche d’identité et la découverte au Paraguay d’un frère, Abel, qu’il va tenter de joindre.

Mon avis :

Un nouveau livre de Christophe Léon, qui se dévore. Enfin, pas si « nouveau » que ça, puisqu’il est sorti aux éditions Oskar en 2011.

L’histoire d’Igniacio / Pablo est doublement intéressante. Du point de vue de l’histoire, on est captivé par ce personnage, on a envie de découvrir ce qu’il s’est passé pour lui, et on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages. Mais elle l’est aussi d’un point de vue historique, puisque le livre parle d’un fait qui a existé : en 1976, en Argentine, un coup d’état renverse le pouvoir en place qui tombe aux mains de la junte militaire. Les opposants sont arrêtés, tués (certains sont jetés, drogués, dans la mer, depuis un avion) alors que des enfants sont arrachés aux mains des parents pour être élevés par les familles des militaires.

L’écriture est fluide, quelque peu différente des écrits récents de l’auteur que je connais mieux (son écriture s’est affinée, elle a plus de piquant maintenant), mais ça reste un régal à lire. On suit les années noires de la dictature, l’éducation nouvelle que suit Ignacio, parfois violente, ses rapports avec ses parents adoptifs. Et puis, comme lui, on se pose une question, à la réponse très difficile : quels sentiments ressentir face à eux ?  Peut-on avoir un peu de sympathie, voire plus, pour les meurtriers de nos parents ? Comment retrouver son identité ? J’ai apprécié que la fin soit ouverte, ce qui laissera libre cours à l’imagination des lecteurs.

Un roman à découvrir, dès 13 ans !

D’autres romans de l’auteur :

Fani

Hoax

[Jeunesse] Vol 508, Pascale Perrier

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Lima, 24 décembre 1971.

Juliane, 17 ans, et sa mère, viennent de décoller. Mais l’avion est pris dans un orage tropical et s’écrase dans la forêt péruvienne. Juliane se réveille attachée à son siège d’avion. Elle semble être la seule rescapée. Malgré ses blessures, la jeune fille erre à travers la jungle en attendant les secours. Mais comment survivre piégée dans cette forêt équatoriale hostile alors que l’épuisement et le désespoir la gagnent ?

Mon avis :

Voici un roman qui s’avale vite et qui plaira aux adolescents. Juliane se réveille assise sur un siège d’avion, enfoncé dans le sol. Personne autour d’elle. Elle se sent faible, une douleur lancinante lui arrache la tête. Régulièrement, elle perd connaissance. Petit à petit, elle se souvient ce qu’il s’est passé : l’avion, le retard, les turbulences, la chute, le bruit du vent, les arbres. Le noir.

Elle va réussir à se détacher du siège et à tenter d’explorer l’endroit où elle se trouve. Petit handicap : elle a perdu ses lunettes et voit flou, ce qui ne l’aide pas. Elle cherche sa mère qui était assise à côté d’elle dans l’avion. Elle comprend rapidement qu’elle devra mettre en pratique les conseils de son père pour réussir à survivre quelques jours en attendant qu’on vienne la sauver, si quelqu’un vient.

Le texte est très bien écrit. On suit les errances de Juliane, on sent son angoisse et parfois son désespoir, retranscrit aussi par la mise en page du texte lors des moments les plus difficiles. Comme Juliane, on cherche des indices prouvant que d’autres personnes ont survécu.

Un joli roman, prenant, issu d’une histoire vraie, à découvrir aux éditions Oskar.

[Jeunesse / ado] Le lien du faucon, Delphine Laurent

Le lien du faucon par Laurent

 

Mélissandre rêve de devenir maître fauconnier. Son stage à la Volerie des Rapaces du château de Kratzberg va lui permettre de concrétiser son vœu le plus cher. Alors qu’elle prend soin de Gemma, une vieille fauconne qui semble habiter les lieux depuis toujours, la jeune fille découvre un journal de dressage rédigé trois siècles auparavant par un fauconnier du nom de Louis. Que cache ce carnet dont de nouvelles pages s’écrivent chaque nuit, comme par enchantement ? Et si, défiant les siècles et unis par la même passion, les destins de Mélissandre et de Louis étaient liés à celui de Gemma ?

Mon avis :

Voici le second roman de Delphine Laurent. Comme j’avais aimé le premier (Nous sommes ceux du refuge), j’avais hâte de découvrir ce nouveau roman, publié aussi aux éditions Oskar.

Mélissandre, Louis, deux époques (21ème siècle et 18ème) un même lieu : le château de Katzberg. Alors que la première vient d’arrêter ses études et souhaite plus que tout devenir fauconnier, le second connait déjà le métier, excelle en sa matière, et rêve de servir le roi de France.

Quand Mélissandre rejoint la fauconnerie, elle sent que son rêve se rapproche. Si le premier jour elle a déjà l’honneur de porter le gant et d’y recevoir un faucon, la suite s’annonce moins intéressante : elle sera essentiellement chargée des basses besognes, notamment celle de nettoyer la cage d’une vieille fauconne.

Rapidement, elle comprendra que la fauconne est bien plus qu’un simple oiseau et qu’une aura magique l’entoure : qui est ce Louis, ce jeune homme dont elle a trouvé le journal et qui lui apparait chaque soir ?

De son côté Louis s’étonne aussi de l’apparition magique de cette fille, plutôt jolie, du futur. Il ne pense plus qu’à elle. Alors quand on lui offrira l’opportunité de rejoindre le roi de France, sera-t-il toujours intéressé ?

L’histoire est bien menée, habilement construite et originale. On a envie de connaitre l’évolution de l’histoire entre Mélissandre et Louis mais aussi le rôle que va avoir un troisième intervenant, Thomas, dont je ne parlerai pas plus ici pour vous laisser la surprise.

J’ai aimé les variations de langage entre les deux personnages principaux (on ne parle pas de la même façon quand des siècles nous séparent), j’ai accepté de me laisser bercer par la magie et, même si des points me semblent trop faciles et peu crédibles (le coup de foudre un peu trop rapide entre les deux personnages, l’aveu qui sort tout à coup de la bouche de Matthias  , etc…) le tout donne une très agréable lecture.

A découvrir !

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Zamir, Josette Wouters

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Chronique jeunesse] L’enfant mitrailleuse, Fabien Fernandez

 

 

[Jeunesse] Zamir, Josette Wouters

Zamir par Wouters

Dans cette communauté Emmaüs du nord de la France, face à l’Angleterre, ce sont les hommes seuls qu’on accueille. Pourtant, lorsque Zamir débarque avec son père, sa mère et son petit frère, au terme de longs mois d’errance à travers l’Europe, le directeur, Viktor dit le Viking, ne leur refuse pas l’hospitalité. Zamir est fatigué. Il a faim. Il n’est jamais allé à l’école. Mais auprès de ces hommes rudes au grand cœur, une vraie vie d’enfant va commencer pour lui.

Mon avis :

Zamir et sa famille ont quitté leur pays (on imagine que c’est à cause de la guerre) avec un objectif dans la tête des parents : rejoindre l’Angleterre pour avoir une vie meilleure. Or, leur trajet est plus long que prévu, et ils se retrouvent bloqués dans le nord de la France, comme beaucoup de migrants. Ils n’ont plus de papiers : un homme leur a volé en réclamant en échange qu’ils mendient pour eux, ce qu’ils ont refusé. Ils restent des mois et des mois dehors, mangeant peu, ayant froid et surtout peur. Ils survivent.

C’est  à travers les yeux du jeune garçon clandestin que nous suivons le parcours de cette famille. Un jour, ils sont trouvés et conduits auprès de la communauté Emmaüs où ils seront nourris, logés, blanchis. Si le père s’adapte facilement aux différentes situations, il en va autrement pour la mère qui a perdu le sourire depuis qu’elle a quitté son pays, et parle peu. Ses réactions seront aussi surprenantes face à l’aide que la communauté d’Emmaüs leur proposera. En effet, alors que pour Zamir et son père (son petit-frère est trop petits) sont ravis de ce contenter de ce qu’on leur offre, la mère en veut toujours plus et ne semble jamais comblée… jusqu’à ce qu’un événement la rende mutique. C’est alors que Zamir a une jolie idée… Un indice ? Le voici : harmonica ! (oui, oui, il faudra vous débrouiller avec ça).

C’est un livre qui met en avant la solidarité des personnes entre elles, notamment ceux de la communauté d’Emmaüs (le regard des autres est différent). Zamir est un petit bonhomme plein d’optimisme et de rêve, pour lequel on ne souhaite que le bonheur. Il nous rappelle la valeur de certaines choses simples : être au chaud, manger à sa faim, se rendre à l’école, apprendre.

En bref : un beau roman sur l’immigration, sur ses aspects négatifs, mais aussi l’exemple d’une immigration réussie, avec une fin qui, malheureusement, n’est pas un reflet de ce qui se passe le plus souvent dans la réalité.

Josette Wouters sera présente au Salon du livre de Lumbres le 12 novembre 2017 ! D’ailleurs, je vous parlerai bientôt de ce salon…

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

Présentation :

Bac en poche, Fani, 17 ans, « monte » à Paris pour poursuive des études supérieures. À la recherche d’un petit boulot pour payer sa colocation, elle rencontre Flore, une vieille dame aisée. Fani sera sa mamy-sitter du samedi. Jusqu’au jour où tout bascule…

Mon avis :

Entre Fani (joli prénom, non ? :p) et Flore, le coup de foudre n’est pas tout de suite au rendez-vous. Il faut dire que Fani n’avait pas prévu d’être appelée par une grand-mère quand elle a déposé, un beau matin, une annonce à la boulangerie de son village pour proposer ses services en tant que baby-sitter.

La première rencontre n’a pas été une franche réussite. La seule envie de Fani était de fuir les lieux, alors que Flore était persuadée d’avoir rencontré la personne idéale. Et, surtout, Fani n’a pas tout de suite compris ce qu’elle faisait là : où étaient les enfants ? Finalement, Flore lui avouera la raison de son appel : elle aimerait que Fani passe les samedis en sa compagnie, en échange d’une rémunération plutôt encourageante : 250 euros par samedi. Si le besoin d’argent pousse Fani à vouloir accepter l’offre, l’idée de se coltiner toute une journée une vieille dame ne la fait pas rêver. Flore parviendra finalement à la convaincre.

Flore est une grand-mère solitaire, qui souffre de l’absence de sa famille.

Fani est une jeune adolescente mal dans sa peau, qui préfère se camoufler que d’être dans la lumière, qui se laisse porter par sa vie.

Ces samedis transformeront les deux femmes, surtout Fani, bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Et pas seulement à cause de Flore. Une rencontre bouleversera la routine qui s’est installée entre les deux femmes : Simon, le fils de Flore.

Au programme : de l’amour, de l’amitié, des rencontres, de la manipulation, le regard de l’autre… J’ai aimé ce livre, lu en deux soirées. L’histoire est intéressante et crédible, les personnages attachants. J’ai aimé l’évolution de ces derniers, j’ai eu peur pour Flore, puis pour Fani. L’histoire a pris au cours de la lecture une direction à laquelle je ne m’attendais pas, et je n’ai pu lâcher le livre avant de savoir comment allaient Fani et Flore. Une belle réussite !

Seul bémol (je chipote) : je me suis emmêlée les pinceaux au début en lisant le nom de « Françoise Duvauchelle », alors qu’avant et après le narrateur ne parle que de « Fani », à quelques exceptions près. Si on comprend qu’elles ne sont qu’une seule et même personne et que Fani est le surnom du personnage, surnom donné par son père, je n’ai pas compris l’intérêt de ne pas appeler tout simplement le personnage « Fani », mais j’ai dû louper un truc.

D’autres romans de Christophe Léon :

[Jeunesse / YA] Des cailloux à ma fenêtre, Jessie Magana

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Ils veulent tuer Henri IV, Isabelle Wlodarczyk

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Jeunesse] Nous sommes ceux du refuge, Delphine Laurent

Les larmes de la maîtresse, Véronique Delamarre Bellégo

[Jeunesse / ado] Quelques romans jeunesse …

Aujourd’hui je vous présente trois romans ado que j’ai lus il y a quelques temps, et qui n’ont pas (encore) eu le droit à leur chronique.

  • Divergente raconté par Quatre, Véronica Roth, aux éditions Nathan
  • Jack Bright, Cédric Janvier, aux éditions Oskar
  • Les prisonniers du musée, Xavier Armange, aux éditions Oskar

Ce sont trois romans que j’ai appréciés, sans être complètement emballée non plus, mais dont je suis certaine qu’ils ont trouvé/ trouveront leurs lecteurs.

Divergente raconté par Quatre

Divergente : Quatre par Roth

Les fans de la série divergente seront ravis par quatre: cinq histoires courtes, « Le transfert», «L’Initié », « Le Fils », « Le Traître » et « Quatre gratuit », qui explorent l’univers de la série à travers les yeux du mystérieux mais charismatique Tobias Eaton, révélant des facettes inconnues de sa personnalité, les trames de fond et ses relations.

Nous sommes quelques années avant que Tris ne vienne bouleverser le système des factions. Lors de la cérémonie du Choix, un jeune Altruiste se dresse contre sa famille et choisit de quitter sa faction pour rejoindre celle des Audacieux. Il abandonne son prénom, Tobias, et devient Quatre. Une nouvelle vie s’offre à lui, faite de liberté, mais aussi de dangers. Car ce qu’il découvre chez les Audacieux est propre à mettre en péril son avenir, et celui de la ville tout entière.

Deux ans plus tard, Quatre est en charge de l’initiation des novices. La première à relever le défi, la première à se jeter dans le vide, est une jeune Altruiste ; elle se prénomme Tris et pourrait bien être celle qui va changer sa vie…

Un tome spin-off raconté du point de vue de Quatre, le héros masculin de DIVERGENTE, qui commence avant les événement du TOME 1 jusqu’à sa rencontre avec Tris.

Jack Bright

Jack Bright par Janvier

Leo et Pierre ne s’attendaient pas à vivre une rentrée en 5e aussi intense. Le très redouté professeur de français, monsieur Dray, féru de piraterie, leur demande d’étudier les aventures de Jack Bright, un pirate sanguinaire. Les deux amis se passionnent à leur tour et découvrent qu’il serait pris au piège dans le livre ensorceleur. Et si ce livre existait vraiment ? Commence alors pour eux un périple plein de mystères et de suspense sur les traces de ce corsaire hors du commun.

-> Un livre qui devrait plaire, un pirate voleur de livre, qui se retrouve avec un étrange livre entre les mains… Une histoire que j’ai appréciée dans les premières pages, mais que j’étais contente de refermer (suite trop facile, sans réelle surprise).

Les prisonniers du musée.

Les prisonniers du musée

Alors qu’ils visitent un musée avec leur classe, Marion et Victor s’aperçoivent que les tableaux bougent et qu’on les observe. Et si ce lieu étrange était hanté par des personnages hors du commun ? Pour en avoir le cour net, les deux collégiens vont traverser le miroir de l’éternité. Commencera alors pour eux un dangereux périple, peuplé de rencontres improbables dans le monde de l’art, qui les entraînera jusqu’à New York dans un des plus grands musées du monde..

-> J’aime l’idée de faire découvrir l’univers des Arts au plus jeunes ! Mais l’histoire ne m’a pas emballée. Je le conseillerai pourtant, car il est vraiment ludique.

Point fort : le dossier en fin d’ouvrage qui nous présente de grands artistes.

[Jeunesse] Ils veulent tuer Henri IV, Isabelle Wlodarczyk

Au début du mois de mai 1610, Jean, un jeune messager se présente au Palais royal. Presse et inquiet, il apporte une lettre qu’il doit remettre a la Reine en mains propres. Il revient de la Conciergerie ou une femme, Madame d’Escoman, prétend que le Roi va être assassine et que cette lettre peut lui sauver la vie. Jean confie la lettre a Ondine, une jeune servante suffisamment adroite pour se charger de cette mission et curieuse pour essayer de tirer l’affaire au clair. Ondine y voit un jeu grisant loin de son travail rébarbatif et épuisant. Jacqueline d’Escoman n’est peut-être qu’une vieille folle qui cherche a attirer l’attention et a sortir de prison. Mais lorsque Ondine croise François Ravaillac dans les appartements du palais, il ne peut plus y avoir de doute. Le Roi est en danger. Jean et Ondine essaieront par tous les moyens de prévenir le Roi et la Reine. Réussiront-ils a déjouer ce qui prend des allures de complot ? Ils veulent tuer Henri IV raconte les 10 jours précédant sa mort. A limage dune tragédie, la fin parait inéluctable. Pourtant a chaque instant, l’assassinat aurait pu rester sur une vaine tentative. Jouant sur les ressorts du romanesque, l’ouvrage crée une forte attente chez le jeune lecteur qui essaiera a son tour de tirer les fils et de déjouer le meurtre. Les circonstances de la mort de Henri IV sont bien connues. Les jeunes lecteurs revisiteront ici cette thématique historique et la découvriront sous un angle différent.

Mon avis :

J’aime beaucoup la collection « 10 jours pour changer le monde » qui propose de courts romans centrés sur un événement précis de l’Histoire, dix jours avant qu’il n’ait lieu (d’où le titre). L’Histoire côtoie une histoire romanesque puisque l’épilogue propose deux fins : la classique, et une autre en imaginant ce qui aurait pu se passer si tel ou tel personnage avait agi différemment.

C’est sous les yeux d’Ondine, une jeune servante de la reine et d’un messager que nous suivons l’histoire. Mis au courant du complot qui vise à tuer le roi, tous les deux vont chercher à le sauver. De son côté le roi, habitué aux menaces, n’est pas préoccupé.

Le livre plaira aux jeunes, dès 10 ans. L’intrigue est bien menée, le suspens présent et on a qu’une seule envie : tourner les pages et ne pas lâcher le livre. La fin historique et la fin bis permettent de régaler toutes les imaginations.

Un livre sorti aux éditions Oskar !

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

Je suis boloss mais je me soigne par Ténor

Clément, 14 ans, est en 4e. C’est le boloss dans toute sa splendeur : petit a lunettes, timide, geek. Avec sa meilleure amie, Noémie, petite grosse a cheveux châtain-moche, il partage ce calvaire quotidien. Jordan, lui, c’est le beau gosse populaire, fringue de marques, coiffure stylée. Et tous les jours, il sen donne a cœur joie pour harceler Clément a coup de tape derrière la tète et d’insultes débiles. Clément en a assez et décide de prendre en main sa réputation, de changer son image et pour ça, il peut compter sur les réseaux sociaux.

Mon avis :

Encore un livre que j’ai beaucoup aimé. Clément n’est pas parmi les plus populaires de son établissement. Il n’a pas un physique de tombeur, il aime passer du temps devant les écrans, reste dans son coin plutôt que d’aller vers les autres. Il fait partie de ces gamins qu’on laisse de côté et qu’on taquine un peu trop souvent. Une autre fille dans sa classe lui ressemble : Noémie. Elle aussi est mise de côté par les autres, trop grosse, trop moche, trop différente.

Un jour, il est invité avec Noémie à une fête. Ils décident d’y aller, pour voir. Quant ils arrivent, tout le monde est déjà là. Pourtant, cela ne les inquiète pas. Et, ils s’amusent ! Jusqu’à ce qu’on les appelle et qu’on les déclare « couple le plus boloss du collège », un coup visiblement préparé avant leur arrivée.

En colère, et malheureux, Clément a une idée une fois chez lui : et s’il se faisait passer pour quelqu’un d’autre sur internet auprès des camarades de son collège ? Ni une ni deux, il crée deux comptes, celui d’un garçon et d’une fille, espérant que Noémie s’en occupe avec lui, mais elle refusera. C’est lui qui gérera les profils de ces jumeaux québécois. Mais est-ce sans conséquence ? Internet nous libère-t-il de toutes contraintes ? Est-il vraiment libre de faire ce qu’il veut, sous prétexte qu’il crée une fausse (même deux !) identité ? La rumeur de ces jumeaux québécois, qui devraient prochainement venir les rejoindre dans leur établissement enfle, et arrive jusqu’aux oreilles de la direction.

Comment faire quand on est classé dans la catégorie « boloss » ? Comment ne pas avoir l’impression que, les autres, ont peut-être raison ? Comment trouver un peu d’estime de soi quand les autres nous aplatissent ? Sommes-nous intouchables grâce aux réseaux sociaux ? Ce sont autant de questions que le livre pose à ses lecteurs, des questions d’actualité. On retrouve aussi le thème du harcèlement, mais il n’est vraiment pas central (il est plutôt l’un des prétextes).

Un livre sympathique, bien écrit, au thème fort (la confiance en soi), que je ferai découvrir avec plaisir à mes collégiens !

Je suis boloss mais je me soigne est sorti aux éditions Oskar !

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

20 ans pour devenir Nelson Mandela

Nelson Mandela est connu dans le monde entier pour avoir vaincu l’apartheid en Afrique du Sud et permis l avènement de la nation arc-en-ciel. Mais ce champion lumineux de l égalité des Noirs et des Blancs na pas toujours été un vieux sage a la chemise colorée. Il fut d’abord un petit berger de sang royal, puis un adolescent qui passa (presque) sans ciller le rite de la circoncision. C’est pendant ces vingt ans d’apprentissage, dans les vertes collines du pays xhosa, bien avant la lutte et la captivité, que Rolihlahla est devenu Nelson Mandela.

Mon avis :

J’aime beaucoup cette collection qui permet aux jeunes de connaître l’histoire de personnes célèbres, qui ont changé le monde. Rolande Causse nous présente ici les vingt premières années de la vie de Rolihlahla, ce petit garçon qui deviendra Nelson Mandela (nom choisi par une institutrice anglaise). Il a rapidement compris qu’il voudra se battre pour les droits des Noirs.

Les premières années sont volontairement simplifiées, l’auteur s’adaptant à son public, mais suffisant pour comprendre le parcours de cet homme. A la fin du livre, on trouve  quelques mots rapides sur la suite de la vie de Nelson Mandela (les moments de sa vie les plus importants), ainsi que sur le contexte historique à cette époque (notamment l’explication de l’apartheid et de la ségrégation).

Un livre paru aux éditions Oskar en septembre !