[Jeunesse] Traquées, Sandrine Beau

Maman avait tout préparé, le sac de voyage, l’itinéraire… Au cas où elle ne reviendrait plus, m’avait elle dit. J’ai toujours pensé que cela n’arriverait pas. Jusqu’à aujourd’hui. Me voilà seule avec ma petite sœur, toutes les deux sur la route pour retrouver maman, avec un tueur à nos trousses…

Mon avis :

Sandrine Beau va bientôt devenir, je pense, l’auteure que j’aurai le plus chroniqué sur ce blog. Il faut dire que ses livres se suivent et ne se ressemblent pas, excepté sur un point : la qualité. Dans Traquées, elle s’attaque à un nouveau genre : le roman policier.

Annabelle et Marjolaine sont sans nouvelles de leur mère depuis deux jours. Annabelle, la plus grande, sait ce que cela veut dire : elle doit partir, avec sa sœur, et vite. L’itinéraire, elle le connait, elle l’a appris. Il faut dire que sa mère lui avait déjà plusieurs fois évoqué la possibilité qu’elles soient obligées de fuir, mais Annabelle espérait de tout cœur que cela n’arriverait pas. Et voilà qu’une petite fille se retrouve sur les routes, accompagnée de sa petite sœur et de son doudou Pimpim, pour rejoindre un premier lieu qui l’éclairera sur la suite. Mais la peur les a retardées et un homme dans une voiture blanche les a repérées et est à leur recherche. Va-t-il réussir à les capturer ? Pourquoi le souhaite-t-il ? Où est partie leur mère ? Beaucoup de mystères et d’angoisses pour deux enfants.

L’histoire est crédible, et intéressante à lire. On tremble pour les petites filles, jusqu’à la fin, on a envie de museler Marjolaine tant elle est parfois pénible (comme toutes les filles de son âge !), mais aussi de la prendre dans nos bras pour lui donner du courage, Annabelle aussi.  Évidemment, on souhaite aussi découvrir la fin de l’histoire, espérant de tout cœur que tout finira bien.

Encore un roman réussi pour l’auteure, un policier prenant à mettre dans les petites mains dès 11 ans !

Traquées est paru aux éditions Alice, collection Deuzio !

 

 

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Tiré à quatre épingles, Pascal Marmet

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Présentation :

Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant. Un polar haletant sur fond de sorcellerie qui nous dévoile les coulisses de la gare de Lyon et nous ouvre les portes du célèbre 36 quai des Orfèvres.

Mon avis :

Le commandant Chanel est un bon flic mais aussi un homme un peu bourru qui n’aime pas travailler avec les femmes. Pas de chance, on lui en offre pour résoudre sa nouvelle enquête (la mort d’Albane,  l’épouse d’un ex-préfet), à cause d’un manque d’effectif.

J’ai aimé l’histoire, la façon dont l’enquête est menée (on n’est pas dans les sempiternels clichés des enquêtes policières, le hasard d’ailleurs joue pour beaucoup). Les descriptions sont bien écrites et nous permettent de nous glisser facilement dans les lieux et auprès des personnages. Et que dire du personnage d’Albane et de son passé … elle, j’ai adoré (je n’en dirai pas plus car je ne veux pas vous aiguiller) : il faut la découvrir.

Le seul bémol : j’aurais juste aimé que le personnage du commandant Chanel soit un peu plus développé, mais peut-être dans une éventuelle suite ?

Les poètes morts n’écrivent pas de romans policiers, Björn Larsson

Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers Björn Larsson ...

Présentation :

Par une brumeuse nuit de février, l’éditeur Karl Petersén arrive, non sans quelques inquiétudes, dans le port d’Helsinborg, avec une bouteille de champagne et le contrat du poète Jan Y. Nilsson, qui vit à bord d’un bateau de pêche. L’éditeur l’a persuadé d’écrire un roman policier, futur best-seller, déjà vendu aux plus prestigieuses maisons d’édition le

Lorsque Petersén découvre Jan Y. pendu, la réponse semble évidente. Le commissaire Barck, chargé de l’enquête, n’a aucun doute: les poètes ne se font pas assassiner, ils se suicident. Pourtant, les mobiles ne manquent pas…
A l’âge d’or du roman policier nordique, Björn Larsson signe ce qu’il appelle un « genre de roman policier », jeu littéraire raffiné et ironique sur l’essence même de l’écriture poétique et romanesque. Dans une pétillante satire du monde éditorial continuellement à la recherche du prochain succès, seul un policier-poète a l’expérience et la sensibilité pour saisir les vérités cachées derrière les apparences…


Mon avis :

Un livre qui mêle poésie et enquête policière, ça a de quoi intriguer. Comme je suis dans ma période littérature suédoise (il y a quelques jours je chroniquais Cyanure de Camille Läckberg), j’ai voulu me laisser tenter. Puis, il faut avouer que le titre aussi est accrocheur, même si j’ajouterai qu’il n’y a pas que les poètes qui, une fois morts, ne peuvent plus écrire des romans policiers, ni écrire quoi que ce soit d’ailleurs !

C’est le commissaire Martin Barck qui mène l’enquête, un commissaire plutôt original puisqu’il est féru de poésie. Il en écrit aussi. Le poète Jan Y. Nilsson est retrouvé mort sur son bateau par Petersen, son éditeur. Tout porte à croire qu’il s’agirait d’un suicide puisqu’il a été retrouvé pendu. Petersen craint que tout soit de sa faute : il a poussé le poète, cet homme qui ne vit que pour la poésie, à écrire un roman policier,  roman dont les droits sont déjà vendus dans plusieurs pays. Une oeuvre qui serait enfin rentable pour la maison d’édition : la poésie de de Jan Y. Nilsson ayant beau être d’une grande qualité littéraire et stylistique, elle se vend peu. Sur la table, une coupe de champagne : peut-être s’en serait-il servi quelques coupes pour se donner un peu de courage ? Après avoir enfin repris ses esprits, l’éditeur se décide à appeler la police. Une rencontre malheureuse mais qui pourrait être intéressante : un commissaire-poète qui rencontre un éditeur … ça peut donner des idées. Mais le poète s’est-il vraiment donné la mort ? Son livre, « L’homme qui n’aimait pas les riches » (un clin d’œil à un autre auteur suédois, Stieg Larsson ? 🙂 ) promettait une belle polémique : il y critique et y dénonce les abus financiers de personnes haut placées, à la réussite économique plus que contestable.

Outre cette enquête, c’est aussi une réflexion sur la poésie que nous pouvons lire en filigrane : pourquoi écrit-on de la poésie ? La poésie doit-elle servir ? Doit-on la comprendre ?  etc. On n’est pas loin de la composition française du CAPES de lettres modernes … ce qui n’a pas été pour me déplaire. On retrouve aussi une petite réflexion sur les maisons d’édition.

Ce n’est donc pas uniquement un roman policier que nous lisons, d’ailleurs, il est bien qualifié en quatrième de couverture de « genre de roman policier ». J’ai apprécié cet ensemble hétéroclite qui donne finalement une belle homogénéité, un récit original et agréable à lire, même pour une passionnée de littérature qui n’aime -quasiment- que la poésie d’Artaud. L’intrigue (qui est finalement sans grande surprise) n’est pas le seul élément qui nous intéresse, comme c’est souvent le cas dans les romans policiers.

A découvrir !

Saulnier et la petite morte, Caterine Coss

Quatrième de couverture :

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.
Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…
Qui aurait cru qu’une Petite Morte….



Mon avis :

C’est le premier livre que je lis de Caterine Coss, et le premier aussi des éditions Calepin.
Saulnier se voit confier un beau matin une nouvelle enquête : il doit élucider l’assassinat d’une jeune femme retrouvée morte,  tuée par balle  mais aussi par des coups de couteau. Tout prendra un caractère fantastique quand Marion, la jeune femme morte, prendra contact avec lui.
J’ai aimé ce roman, même si j’étais un peu inquiète au début (l’éternelle enquête du flic bourru, désabusé, qui finit par dévoiler une facette plus gentille voire attendrissante de lui-même, c’est plutôt fréquent …). Ce que j’ai peut-être le plus aimé dans ce livre, c’est qu’il ne s’agissait pas juste d’une simple intrigue policière (d’ailleurs, l’enquête est légère et le meurtre s’élucide finalement facilement pour Saulnier). C’est surtout la personnalité des personnages que j’ai aimée dans ce livre, leur psychologie : ils sont vraiment bien réussis (autant celle de Saulnier que celle de de Marion), ett faire intervenir le fantôme de la jeune fille pour aider le lieutenant est une idée que j’ai trouvée plutôt originale. Après, il ne faut pas rechercher la cohérence parfaite pour aimer ce livre : il est en effet truffé d’éléments peu crédibles, alors qu’on recherche plutôt les faits vraisemblables dans un roman policier (c’est dans cette catégorie qu’il est classé).
Une amie a aussi aimé ce livre, vous pouvez retrouver sa chronique ici !

A découvert, Harlan Coben

L’auteur :
Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants.
Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a travaillé dans l’industrie du voyage avant de se consacrer à l’écriture.
Depuis ses débuts en 1995, la critique n’a cessé de l’acclamer. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.
Traduits dans une quarantaine de langues, ses romans occupent les têtes de listes de best-sellers dans le monde entier.

Le premier de ses romans traduit en France, Ne le dis à personne (Belfond, 2002) – prix du polar des lectrices de Elle en 2003 – a obtenu d’emblée un énorme succès auprès du public et de la critique. Succès confirmé avec : Disparu à jamais (2003), Une chance de trop (2004), Juste un regard (2005), Innocent (2006), Promets-moi (2007), Dans les bois (2008), Sans un mot (2009),Sans laisser d’adresse (2010) et Faute de preuves (2011) mais aussi Sans un adieu (2010) et Remède mortel (2011), ses deux premiers romans écrits à vingt-cinq ans à peine et jusqu´alors inédits en France. Sous haute tension (2012) marque le retour des enquêtes du plus célèbre agent des stars, Myron Bolitar.

Adapté au cinéma avec François Cluzet et Kristin Scott-Thomas par Guillaume Canet en 2006, Ne le dis à personne a remporté quatre Césars et s’est hissé en tête du box-office des films étrangers aux États-Unis.


Quatrième de couverture :
Mickey est en colère. Des événements tragiques l’obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu’il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n’est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l’adresse où elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. Il découvre bientôt qu’Ashley n’était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu’elle fréquentait un milieux dangereux. Mais, comme son oncle, il est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, jusqu’au moment où ses recherches ébranlent tout ce qu’il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu’il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d’aide… mais n’est-il pas déjà trop tard ?


L’histoire et mon avis :
Mickey Bolitar a perdu son père, mort dans un accident de voiture sous ses yeux. Sa mère est en cure de désintoxication (elle n’a pas supporté la mort de son époux). Il vit chez son oncle, Miron Bolitar, avec lequel il a peu d’affinités. Il arrive donc dans un nouveau lycée, tout comme Ashley, une jolie lycéenne dont il semble être amoureux. Mais, du jour au lendemain, elle disparaît : elle ne vient plus à l’école, elle demeure injoignable sur son téléphone … l’histoire n’est pas claire, et Mickey n’accepte pas d’en rester là. Aidé d’une jeune fille ronde à l’allure gothique, Ema et du fils du concierge, surnommé Spoon, ils vont essayer de mener l’enquête. En même temps, alors qu’il passe devant la maison de la femme chauve-souris, cette dernière lui dit quelque chose qui va le bouleverser : son père ne serait pas mort.

L’histoire se lit rapidement, elle n’est pas difficile à comprendre et l’écriture est fluide. J’ai aimé le personnage d’Ema, sa vivacité d’esprit. Avec du recul, c’est le personnage qui me semble le plus « vrai ». Il faut dire, d’une manière générale, que l’histoire est vraiment peu vraisemblable. Impossible de s’identifier au personnage principal, ce Mickey, car même si son histoire est triste et touchante (voir son père mourir sous ses yeux, devoir vivre avec un homme qu’il apprécie peu, une mère qui n’arrive pas à sortir de sa dépendance à la drogue), il sonne complètement faux (ses réactions sont peu cohérentes, il n’agit pas comme le ferait un garçon de son âge, ni même un garçon un peu plus vieux, on sent qu’il est juste là pour résoudre « l’intrigue » voulue par son auteur) comme Spoon, dans une moindre mesure, certes. Le personnage de la femme chauve-souris, d’abord impressionnant, se révèle vite avoir peu d’intérêt.

En bref, un bon divertissement pour passer le temps, mais pas une histoire très entraînante et palpitante, ce à quoi je m’attendais. C’est un livre plutôt pour ado, contrairement à ce que laisse penser la première de couverture … Et une déception pour ma découverte avec cet auteur …. et je ne suis pas certaine de lire la suite !


Quelques phrases / extraits :
« – Je m’appelle Mickey.Encore une phrase percutante. J’étais coincé ou quoi ?
– Et moi, Ashley Kent.
– Cool.
Quelque part dans le monde – en Chine, en Inde ou dans une contrée reculée d’Afrique -, il existait probablement pire crétin que moi. Mais je n’en aurai pas mis ma main à couper ».

Cyanure, Camilla Läckberg

Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecœur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona. Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes. Cette course à l’héritage tourne court lorsque, le soir même, Ruben, déçu et furieux contre les membres de sa famille, affirme les avoir déshérités. Gagné par son emportement, le vieil homme meurt soudainement, vraisemblablement victime d’un malaise cardiaque. Une tempête de neige fait rage dans la région et les hôtes sont dans l’impossibilité de regagner le continent. Martin prend alors la situation en main et constate que Ruben a été empoisonné. Personne n’a pénétré dans la maison, le meurtrier est donc forcément parmi les convives. En les interrogeant, le jeune policier tente avec peine de démêler les vieilles rancœurs familiales des pistes plus sérieuses. Seul Matte, l’un des petits-enfants de Ruben, semble sincèrement affecté par sa mort. Comme tous les moyens de communication avec l’extérieur sont coupés, Martin se retrouve livré à lui-même face à sept suspects. Bientôt, un nouveau meurtre est commis. Le cadavre de Matte est retrouvé étendu dans sa chambre, une blessure par balle déchirant sa poitrine… Mêlant heureusement les influences de Conan Doyle et d’Agatha Christie, Camilla Läckberg nous offre dans ce spin-off une variation réjouissante et glaçante sur le roman policier classique.


Mon avis :

C’est mon premier livre de Camille Läckberg, j’ai commencé par un livre court pour découvrir le style de l’auteur, et ça me plait bien. Bon, ici l’histoire n’est pas extraordinaire, c’est plutôt une histoire banale de meurtre, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à la fin : peut-être parce que ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude de lire ? Je me demande si les fans du genre ont senti cette fin rapidement ou non …

Le livre se lit très facilement, je n’ai pas ressenti la moindre sympathie pour les personnages, on reste complètement externe à l’histoire : on se contente de suivre l’enquête de Martin Molin, et je ne peux pas m’empêcher de me dire que grâce à ce meurtre, au moins, il n’aura pas eu un week-end trop ennuyeux 😉

D’ici quelques semaines je vais certainement me laisser tenter par La Princesse des glaces !

Et vous, l’auteur, vous l’appréciez ?


Quelques mots justement sur cet auteur pour celles et ceux qui ne la connaissent pas :

Née en 1974, Camilla Läckberg est l’auteur d’une série de romans policiers – tous parus ou à paraître chez Actes Sud – mettant en scène le personnage d’Erica Falck et de son compagnon le commissaire Patrik Hedström. L’intrigue se situe toujours à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, reconverti en station balnéaire, qui sous des apparences tranquilles cache de sordides relations humaines.
Après La Princesse des glaces (2008 ; Babel noir n° 61), Le Prédicateur (2009 ; Babel noir n° 85), Le Tailleur de pierre (2009), L’Oiseau de mauvais augure (2010), L’Enfant allemand (2011) et La Sirène (2012), tous parus en “Actes noirs”, Le Gardien de phare est le septième volet de la série policière la plus attachante du moment.
En 2011 a également paru en « Actes noirs » son roman policier Cyanure (hors série).

Vienne la nuit, sonne l’heure, Jean-Luc Bizien

Quatrième de couverture :

Qu’est-ce que la violence ? Une question pour le moins singulière à laquelle l’aliéniste Simon Bloomberg va chercher à répondre… pour son plus grand malheur. Confronté aux troublantes confessions de ses patients, Simon, d’abord surpris, se trouve vite désemparé. Au fil des jours, tout le monde semble céder à un mystérieux appel : chacun révèle la part la plus sombre de son individu. Brutalité, cruauté et sauvagerie jaillissent au grand jour. Dès lors, le praticien est confronté à un terrible cas de conscience ? doit-il alerter la police ou tenter, coûte que coûte, d’apporter à ses patients l’aide qu’ils réclament, sous couvert de secret médical ? C’est prendre un grand risque que de taire certains secrets… N’écoutant que son instinct, Simon Bloomberg va plonger à son tour dans un tourbillon de fureur, qui n’épargnera rien ni personne. Partagé entre horreur et fascination, l’aliéniste ira jusqu’au bout. Quitte à se perdre lui-même au cœur des ténèbres. Dans le dédale des catacombes de Paris…


Ce que j’en pense … 

Je suis un peu en retard dans les chroniques, plus occupée à dévorer les livres qu’à en parler ici … Vienne la nuit sonne l’heure n’est pas un livre que je viens de terminer, donc mes souvenirs sont déjà un peu effacés … Une chose est sûre, j’ai beaucoup aimé.
Parlons, avant du livre, un peu de l’auteur … Je ne le connaissais pas vraiment avant d’avoir reçu ce livre, suite à un concours sur Twitter organisé par les éditions 10/18, que je remercie à nouveau. C’est même un exemplaire dédicacé par l’auteur que j’ai eu la chance de recevoir, comme d’autres blogueuses (Meelly lit, par exemple). Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge, c’est dans le cadre de jeux de rôles que j’en avais déjà entendu parler. Il s’essaie à des genres littéraires différents, et visiblement il connait souvent le succès. Vienne la nuit, sonne l’heure est le troisième tome de la série La cour des miracles, les deux premiers tomes étant La chambre mortuaire et La Main de la Gloire, tous les deux parus en 2009. Ne pas connaître ces livres ne m’a en rien empêchée de bien comprendre l’histoire de ce troisième tome. Puis, comment résister à un livre dont le titre me replonge immédiatement dans l’univers d’Apollinaire …
C’est donc ma première rencontre avec l’aliéniste, Simon Bloomberg. Ce n’est pas tant une enquête policière ici qui va l’intéresser, comme je pouvais le croire au début, mais une recherche plutôt psychologique, voire comportementale : qu’est-ce que la violence ? Est-elle la même pour tout le monde ? Pourquoi est-elle présente, qu’est-ce qui peut la faire ressortir ? Évidemment, ce n’est pas en ces quelques pages qu’une réponse définitive peut être donnée, mais ce n’était pas le but recherché. Par le personnage de Simon, Jean-Luc Bizien nous présente différents cas de figure : la violence peut-être présente chez un être très gentil mais qui souffre (c’est le cas d’Ulysse), un homme jaloux, ou même d’une femme.
Vous l’aurez compris, ce livre est très axé sur Simon Bloomberg, on découvre le médecin, mais aussi l’homme plus vulnérable qui se cache derrière, soucieux de ne pas se tromper dans ses jugements, de ne pas commettre d’erreurs. Et pourtant, ce n’est pas si simple quand on est confronté au mensonge, à la manipulation. Tout ce que je peux encore dévoiler c’est qu’il ne va pas vivre des moments de tout repos, allant jusqu’à se mettre en danger, entrainant ses proches au passage.
 En résumé, c’est un livre qui prend en haleine, je l’ai dévoré. Il m’a donné envie de découvrir d’autres livres de l’auteur !