Tu peux toujours courir, Valérie Chevalier

Présentation :

Le quotidien de deux copines, entre amour, amitié, ruptures et rencontres !

Chanteuse dans un bistro, Alice commence à trouver sa vie un peu monotone quand on lui propose d’intégrer un groupe se produisant dans des soirées privées. Sur le plan affectif, le meilleur reste à venir.

Maud vit en colocation, travaille dans une salle de gym et rêve de l’amour avec un grand A. Elle a du caractère et sait ce qu’elle veut mais, côté cœur, elle a tendance à baisser la garde trop vite et se trouve souvent prise au dépourvu.

Entre deux cinq-à-sept, nos héroïnes courent après le bonheur. Une quête qui affecte leur rapport aux hommes, trame de fond de cette fenêtre ouverte sur leur quotidien tantôt rocambolesque, tantôt douloureux, mais jamais dénué d’humour et d’autodérision.

La comédie romantique de l’été !

Mon avis :

Quelle bonne lecture ! J’ai passé un très bon moment en compagnie d’Alice et Maud, deux jeunes amies, toujours là l’une pour l’autre, touchantes, et  auxquelles on s’attache très rapidement, et qu’on regrette de laisser une fois le livre terminé.

Alice chante dans un café, avant de trouver sa place dans un groupe qui tourne beaucoup lors des mariages. Maud travaille dans un cour de gym. Les voix des deux jeunes femmes alternent selon les chapitres. Elles sont amies, confidentes. Au début du roman, l’un enchaine les rencontres et les coups d’un soir alors que l’autre se fait larguer par son compagnon, qui a découvert son homosexualité tardivement. Quasiment en même temps, elles vont se remettre en couple : Alice tout d’abord avec Alexis, le bassiste de son groupe, puis Maud avec un homme qui fréquente le club de sport où elle travaille. Dans les deux cas, l’histoire tournera mal, pour deux raisons différentes. Mais seront-ils se retrouver ?

 

Valérie Chevalier est une auteure québécoise. On s’en rend compte assez vite avec l’utilisation de mots comme « chum » ou « ma blonde », qui dépaysent.

L’humour est présent tout au long du texte, peu importe la voix de la narratrice. Les situations cocasses, recherchées, bien racontées. Les histoires sont complémentaires, vivantes, et pleines d’énergie. Des touches d’imprévu s’ajoutent à l’ensemble, pour le plus grand plaisir de la lecture.

Une chose est sûre : j’en garderai un bon souvenir !

Retrouvez Tu peux toujours courir sur le site de la maison d’édition Charleston !

Clarisse Sabard, La plage de la mariée

La plage de la mariée De Clarisse Sabard - Éditions Charleston

Coup de cœur !

2015, Nice.

Zoé, 30 ans, est en pleine dispute avec sa conseillère Pôle Emploi lorsque sa vie bascule. Ses parents viennent d’avoir un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup, sa mère est trop grièvement blessée pour espérer survivre, mais encore assez lucide pour parler. Elle va révéler à Zoé qu’elle lui a menti depuis toujours : l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Elle donne un seul indice à sa fille pour retrouver son père biologique : « La Plage de la mariée ».

Après quatre mois de déni, Zoé finit par craquer et part à la recherche de la vérité. Elle atterrit en Bretagne et se fait embaucher dans une « cupcakerie » tenue par une ancienne psychologue franco-américaine, Alice. Dans ce salon de thé, plusieurs personnages se croisent et voient leurs destins se mêler, tandis que Zoé part à la recherche de son père et tente de comprendre pourquoi sa mère lui a menti durant toute ces années.

Mon avis :

La plage de la mariée est le second roman de la talentueuse Clarisse Sabard, auteure du roman à succès Les lettres de Rose (maintenant disponible en format poche pour les amateurs !), que j’avais beaucoup apprécié.

Zoé part en Bretagne quand elle apprend par sa mère, quelques moments avant son décès, que celui qu’elle appelle papa n’est pas son père biologique. Si dans un premier temps la jeune femme préfère oublier ce secret, elle finira par s’avouer qu’elle a besoin de comprendre quelle est la véritable histoire de sa famille. Comment poursuivre comme si de rien était quand on s’aperçoit qu’un voile s’abat sur nos racines ?

En Bretagne, elle rencontrera de belles personnes, aux caractères entiers et variés, toutes attachantes. Elle trouvera aussi un travail dans une cupcakerie, ce qui lui permettra de poser des questions à certains habitués. Les premières pistes finissent par arriver, mais le secret sera difficile à découvrir dans son intégralité :  un pacte de silence semble avoir sellé les lèvres.

Si l’histoire est simple – en apparence – elle n’en est pas moins addictive (oui ! ). J’avais de la peine à poser le livre, et un plaisir immense à le retrouver. Je me suis habituée à Zoé, Alice, Jérémy et à tous les autres : c’était un peu comme si je les connaissais. Puis, j’ai ralenti ma lecture lors des dernières pages, ne voulant pas les quitter.

Du côté de la narration, l’écriture est fluide et agréable. J’ai énormément apprécié les pointes d’humour, plus présentes dans ce roman que dans Les lettres de Rose. J’ai l’impression que l’écriture de Clarisse Sabard progresse et s’affirme. J’ai aussi apprécié le côté mystérieux avec la légende qui entoure la plage de la mariée.

En résumé : un style qui s’affirme, une histoire bourrée de sentiments, et un énorme coup de cœur.

Otage de ma mémoire, Marilyse Trécourt

9782355362514

En se réveillant ce matin-là dans un lit d’hôpital, tous ses souvenirs ont disparu. Sa voix également.

Qui est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi personne ne s’inquiète de son absence ? Quelles sont les réelles motivations de ceux qui prétendent l’aider ? Et surtout, pourquoi l’éventualité de retrouver la mémoire l’effraie-t-elle autant ?

On lui propose de lui donner un nom, Arielle. Et de retrouver le fil de sa vie grâce à l’hypnose. Au cours de ces séances, lui reviennent peu à peu des fragments de son identité et des joies et drames qu’elle a vécus. Mais quand les souvenirs et la réalité ne semblent plus concorder, Arielle comprend que le destin s’obstine à l’égarer…

De rebondissement en rebondissement, plongez dans la vie tourmentée de cette jeune femme amnésique où se côtoient amours naissantes et traumatismes surgis du passé. Un récit haletant qui vous prendra en otage jusqu’à la dernière page !

Mon avis :

Je suis particulièrement fière de vous présenter ce livre, qui s’offre une nouvelle vie.  A l’origine, Otage de ma mémoire a été publié sur la plateforme Librinova, dont je vous ai déjà parlé. Le roman a connu un énorme succès (comme les autres romans de l’auteure, dont je vous parlerai plus tard), et ce sont les éditions Carnets Nord qui ont l’honneur de publier en librairie ce très bon roman.

Notre narratrice, prénommée Arielle par les médecins, se réveille à l’hôpital sans savoir qui elle est, mais sans pouvoir émettre le moindre son non plus. Muette et amnésique : la double peine ! Pas de papiers d’identité sur elle. Évidemment, elle fera tout pour essayer de se souvenir de son passé, aidée par un médecin, et le soutien d’une infirmière plutôt sympathique. Mais, comment reconnaitre les autres si on ne se connait pas soi-même ? Peut-on faire confiance à ce que les autres racontent sur nous ?

Lors des séances avec son psy, Arielle découvrira des pans de sa vie passée, nous laissant découvrir une vie pas toujours facile. L’explication de son état se trouve-t-il dans ce passé ?

L’histoire est vraiment prenante, bien écrite, crédible (ce qui est important pour moi). On cherche le moindre indice, comme notre héroïne, on échafaude des hypothèses, et si j’avais trouvé une partie de la réponse finale, il m’en restait une à découvrir dans les dernières pages. Un roman plein de suspens, qui se dévore, une lecture parfaite en ce mois de printemps !

Retrouver Otage de ma mémoire sur le site de la maison d’édition Carnets Nord, qui sort aujourd’hui dans ses nouveaux habits !

Si par hasard, Ludovic Lecomte

Si par hasard …

Vous découvriez sur Internet la photographie d’une objet que vous pensiez perdu pour toujours. Un objet anodin en apparence mais auquel sont attachés des souvenirs inoubliables, des émotions puissantes, des secrets…
Alors que Julien pénètre dans les entrepôts de la ville de Paris et cherche un cadenas accroché autrefois sur le Pont des Arts, son regard est attiré par d’autres cadenas, des cadenas étranges ornés de dessin. Sans vraiment réfléchir, il les vole et décide de remonter le fil de leur histoire.
Le lendemain, malgré les avertissements de Marine, sa meilleure amie, il publie un premier cliché sur Internet, n’imaginant pas un instant les mystères que recèlent les symboles.
De Paris en Eure-et-Loir puis de la Vendée en Angleterre et de Normandie en Australie, Julien entraîne Marine au cœur d’un périple palpitant.

 

Mon avis :

Ce n’est pas toujours facile de parler d’un roman qu’on a aimé dès la première lecture, lorsqu’il n’était encore qu’un manuscrit, et qu’on a retrouvé avec tout autant de plaisir, quelques mois plus tard. Ce livre m’a touchée et véritablement émue. J’avais déjà aimé les premiers livres de Ludovic Lecomte (Partir, revenir, rester et Aujourd’hui est un beau jour). Avec Si par hasard, l’auteur ne fait que confirmer une chose : il a un talent fou, et une plume qui s’affirme de plus en plus.

Julien cherche à rendre dix cadenas anciennement accrochés sur le Pont des Arts. Il les a subtilisés dans un entrepôt. Pourquoi ? Pour qu’ils retrouvent leurs propriétaires : à quoi peuvent-ils encore servir, dans un entrepôt de toute façon ? L’idée peut sembler étrange, on a un peu l’impression que ce sera rechercher une aiguille dans une botte de foin, même en s’aidant des réseaux sociaux. Mais pourtant, secondé par son amie Marine, il y arrive, mais je ne vous dirai pas si c’est le cas pour tous. En échange, il demandera aux propriétaires des cadenas une seule chose : qu’ils racontent leur histoire. Comme vous vous en doutez, des rencontres en découleront, ainsi que des voyages et des surprises.

L’un des points forts de ce roman, c’est la narration. Les échanges de mails sont prédominants, ce qui change de qu’on peut lire habituellement. C’est plutôt amusant je trouve de lire les adresses mails des destinataires pour savoir entre qui s’effectue la prochaine correspondance.

Julien est un personnage attachant, et on est heureux pour lui à la fin du roman. C’est un homme sensible, tourné vers les autres, au grand cœur : le genre de personnage qu’on aimerait rencontrer dans la vie réelle. Les différents personnages rencontrés sont bien décrits, avec justesse, j’ai réussi à tous les visualiser, et je savoure encore plus un texte quand j’arrive à me faire ma propre adaptation cinématographique 😉

Une histoire douce et forte, qui touchera, j’espère, un large public, car elle le mérite.

Vous pouvez retrouver l’auteur sur sa page Facebook !

Si avec tout ça vous n’êtes toujours pas convaincus, sachez que seule la lecture du roman vous permettra de comprendre pourquoi l’auteur porte cet étrange pull ….

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[Les petits] Deux albums jeunesse : « Nanouk l’ourson paresseux » de Leana Gey et « Crottes de Libellule » de Sandrine Beau !

Nanouk, l’ourson paresseux

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L’histoire est de Leana Gey (le premier album de l’auteure, une amie que j’aime beaucoup : je lui en souhaite beaucoup d’autres !) et les illustrations d’Emmanuel Toullat.

Nanouk ne veut plus faire de corvées, il préfère paresser : et s’il allait voir ailleurs si c’était mieux ? Le petit ourson se met en tête d’explorer la banquise, rencontrant des morses, des lemmings ou encore des pingouins. Mais pas un seul animal avec lequel s’amuser : ils sont tous très occupés ! Et si finalement l’herbe n’était pas plus verte ailleurs ?

L’histoire est très belle, joliment racontée, avec une belle morale finale. Les dessins sont colorées dans les mêmes tons que la couverture, ce que j’aime beaucoup. J’ai un coup de cœur pour les expressions de visage de Nanouk qui sont vraiment bien faites !

Retrouver Nanouk sur le site de la maison d’édition Demdel !

 Crottes de Libellule

Crottes de libellule par Beau

Une histoire de Sandrine Beau (vous savez déjà que j’adore cette auteure) illustrée par Nicolas Gouny.

Ce matin-là, dans un pays très lointain, rien ne va : la souris fait un caca de rhinocéros, le rhinocéros fais un caca de lapin, le lapin fait un caca de hyène, la hyène fait un caca de mouche… Pourtant, tout le monde a l’air de trouver cela très drôle. mais qu’a-t-il bien pu se passer ?

Crottes de Libellule fait partie de la collection « la tête sur l’oreiller », une collection qui regroupe « des albums drôles ou poétiques pour développer l’imaginaire dès 2 ans 1/2. »

L’histoire est bien racontée, et surtout assez drôle. Les illustrations attirent les regards des enfants : je dois cacher l’album pour que ma fille ne se jette pas dessus !

Retrouvez-le sur le site de la maison d’édition Les ptits bérets !

En résumé : deux bels albums que je conseille !

 

[Les petits] Splat le Chat !

Aujourd’hui je vous présente deux bels albums pour les enfants (à partir de 4 ans), de la série « Splat le Chat », un petit chat qui découvre ce qui l’entoure, entouré par sa famille et ses amis : comme nos petits !

Dans la classe de Splat, il y a douze œufs qui vont bientôt éclore. Tous veulent s’en occuper : le choix se fera à la courte paille ! Et devinez qui gagne ? Splat, bien sûr ! Fier, Splat rentre chez lui en prenant soin de ses petits protégés, leur préparant un nid douillet. Le lendemain, il est réveillé par des coups de bec : les poussins ! Certains sont cachés dans ses chaussettes salles, d’autres roupillent devant le réveil. Quelle pagaille pour les ramener en classe !

Splat a été élu délégué des élèves. Il a un super programme, mais ses copains trouvent ses idées complètement nulles. Alors, Splat voit plus grand : interdiction des devoirs, pizzas tous les midis, un robot à la place de la maîtresse… Mais il se rend vite compte qu’il est préférable de proposer un projet réalisable !

En résumé : deux albums bien écrits, bien illustrés, qui montrent l’importance qu’il faut accorder à ses responsabilités et à ses paroles !

Rob Scotton est un illustrateur reconnu en Angleterre. Ses petits lecteurs s’identifient tout particulièrement Splat car celui-ci leur ressemble… en plus poilu et plus moustachu !
Pour Rob, tout a commencé lorsqu’il a rencontré le chat de ses voisins, un vieux matou édenté appelé Ninja : son imagination foisonnante a alors immédiatement inventé Splat.

Retrouvez les albums sur le site de Nathan !

Les yeux couleur de pluie, Sophie Tal Men

Les yeux couleur de pluie par Tal Men

Présentation de l’éditeur :

Les tribulations d’une étudiante en médecine, affectée à Brest du jour au lendemain. Le bout du monde à ses yeux…
Pour Marie-Lou, c’est une nouvelle vie qui commence, loin des siens, de ses montagnes. L’insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans se mêlent à la dure réalité de l’hôpital, des gardes aux urgences, du contact avec la maladie. Et au beau milieu de la nuit, cette Savoyarde en ciré jaune croisera Matthieu, un surfer, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie ?

Rencontres, passions, non-dits, doutes… l’histoire d’un envol, l’histoire d’une vie. La baie des Trépassés, le port du Moulin-Blanc, le brouillard de Brest donnent une dimension romantique à ce beau roman sensible et drôle, riche d’histoires sur le milieu médical, et qu’on ne lâche pas.

Mon avis :

J’ai trouvé ce roman à la bibliothèque, et ça tombe bien car il me faisait de l’œil depuis un moment.

Marie-Lou arrive à Brest par hasard. Elle ne sait pas vraiment où ça se situe en France, et choisit la ville par défaut. Adieu le cocon familial, les montagnes, la chaleur. Bonjour le stress, la pluie, la colocation, et les expressions locales (comme « mignonne » !). Si le travail est harassant, son esprit sera aussi rapidement préoccupé par ce bel homme, Mathieu, qui vient dormir de temps en temps sur le canapé du salon de sa coloc’, et cousin de cette dernière. Rapidement, on sent qu’ils éprouvent de l’affection l’un pour l’autre, et une belle complicité se noue entre eux. Si Marie-Lou est attirée par lui, qu’en est-il de son côté ?

L’histoire n’est pas surprenante, je dirais même qu’elle est banale. Pourtant, elle est bien écrite et j’avais hâte de reprendre ma lecture chaque soir. J’ai aimé la façon dont Marie-Lou découvre Brest, les clichés avec son ciré jaune, sa fraicheur et sa spontanéité. Le personnage mystérieux et complexe de Mathieu m’a aussi plu, tout comme l’alchimie qui se crée progressivement entre eux.

Les yeux couleur de pluie est sorti aux éditions Albin Michel.