Mes lectures estivales – suite

 

Ce mois-ci, j’ai lu et beaucoup apprécié trois romans que voici :

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En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’’angoisse à l’’idée que le drame qu’’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’’a qu’’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’’en doute pas encore, mais les rencontres qu’’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Ce roman est un gros coup de cœur. J’ai adoré découvrir les parcours de deux sœurs, j’ai été émue pour elles. Je vous conseille ce roman plein de rebondissements, qui se dévore comme un bonbon !

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Ce matin-là, après une soirée trop arrosée, Manon se réveille passagère clandestine sur le King of the Seas. Mais que fait-elle sur le plus grand paquebot du monde qui entame sa croisière inaugurale, direction New York ? Tout a commencé il y a quinze jours. Deux toutes petites
semaines. Une éternité…
Si tu crois un jour que tu m’’aimes, la comédie romantique qui va vous embarquer dans un tourbillon d’’émotions.
Et si l’’amour était plus fort que tout ?

Ce roman de Charlie Wat est un succès de l’auto-édition. Quand elle m’a proposé de découvrir son roman, j’ai tout de suite accepté, surtout que j’avais commencé la lecture d’un autre de ses textes, abandonné depuis (mais que je vais reprendre !).  Ici encore, les émotions sont au rendez-vous. On se retrouve paumé, tout autant que la narratrice au début du texte, à bord du bateau puis, on découvre son environnement, son histoire, et on se passionne : à découvrir ! En plus, il est à tout petit prix puisqu’il est sorti directement en poche !

 

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À 31 ans, Élise vit recluse dans son chagrin. Quelle idée saugrenue a eu son mari de mourir sans prévenir alors qu’’elle était enceinte de leur premier enfant ?

Depuis ce jour, son fils est la seule chose qui la tient en vie, ou presque. Dans le quartier parisien où tout lui rappelle la présence de l’’homme de sa vie, elle cultive sa solitude au gré de routines farouchement entretenues : les visites au cimetière le mardi, les promenades au square avec son petit garçon, les siestes partagées l’’après-midi…

Pourtant, quand sa vieille voisine Manou lui tend les clés de sa maison sur la côte atlantique, Élise consent à y délocaliser sa tristesse. À Pornic, son appétit de solitude va vite se trouver contrarié : un colocataire inattendu s’’invite à la villa, avec lequel la jeune femme est contrainte de cohabiter.

Ce roman fait partie de deux textes qui inaugurent une nouvelle collection aux éditions Eyrolles. Cette histoire est très touchante, elle prend aux tripes, tellement que c’est une lecture que j’ai dû lire avec parcimonie. Elise, Manou, Monique ou encore Clément : se sont tous des personnages forts, à des degrés divers, dont on ne peut plus se débarrasser une fois le livre refermé. Un de ces romans qu’on n’oublie pas.

Retrouvez les premières pages sur le site !

Et vous, vos lectures de l’été ?

 

 

 

[Témoignage] Mon combat contre l’anorexie, Marine Noret

 

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Présentation :

Marine est aujourd’hui une jeune femme épanouie, qui adore ses proches et amis, le sport et l’aventure. Mais Marine n’a pas toujours été aussi pleine de vie. Plus jeune, elle n’était pas comme toutes les filles de son âge : elle était anorexique. Son apparence et son poids l’obsédaient au point de la mettre en danger et de passer plusieurs mois à l’hôpital. Comment s’en est-elle sortie ? Quels sont les pièges de la dysmorphophobie dans lesquels elle est tombée ? Comment réagir face à l’indifférence des médecins et à l’incompréhension des proches ? Quel a été ce déclic qui lui a permis de se réinventer à travers le sport, au point de devenir une triathlète accomplie ? Après une vidéo-confession marquante vue par plus de 600 000 personnes, Marine raconte dans ce livre les étapes qui l’ont menée de la maladie jusqu’à la guérison. Un témoignage positif, vrai message d’espoir, auquel chacun peut s’identifier. Elle est ce pont entre la maladie et l’épanouissement. Ce témoignage exceptionnel, auquel prennent part la mère et le frère de Marine, permet de mettre en lumière un sujet tabou qu’il faut enfin aborder. Avec pudeur, mais guidée par un vrai souci d’authenticité, Marine nous fait revivre son parcours, de sa période la plus noire à aujourd’hui.

Mon avis :

Voici un témoignage très touchant. Marine a connu l’enfer de l’anorexie et nous raconte son parcours, des premiers signes de l’apparition de sa maladie à aujourd’hui. Un témoignage sensible et sincère, et surtout important.

Elle se trouvait trop grosse. Son poids l’obsédait au point de compter le moindre gramme de ce qu’elle mangeait, et de se lever la nuit pour faire du sport. Pourtant, son corps ne trouvait pas grâce à ses yeux : elle le voyait toujours gros, trop gros : c’est la dysmorphophobie. C’est sa grand-mère, qui a compris dans un premier temps que quelque chose de grave se tramait. Marine a été hospitalisée de justesse : ses organes risquaient de s’arrêter tant son corps était affaibli.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Marine se livre avec franchise et nous permet de découvrir l’un des mécanismes qui mène à l’anorexie. Elle a conscience du mal qu’elle a imposé à son corps, mais aussi des souffrances infligées indirectement à sa famille, notamment à son frère qui n’a pas toujours eu l’attention qu’il méritait. Une telle maladie a des répercutions sur toute la famille. Une chance pour elle, c’est une famille unie qu’elle a autour d’elle. Unie et aimante.

J’ai aussi apprécié lire les témoignages de sa mère à la fin de chaque partie. Elle nous rappelle notamment l’importance de la dimension psychologique dans l’anorexie mentale. J’admire cette femme, qui a continué à se battre : on comprend d’où Marine tient sa ténacité.

C’est aussi un livre plein d’optimisme, qui nous rappelle à quel point la vie est précieuse. Une ode à la vie.

Un livre publié aux éditions Amphora !

 

La lumière est à moi et autres nouvelles, Gilles Paris

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Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune… Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d’enfance déchue, le désir de s’échapper, happés par l’espoir d’une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l’océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l’heure où les paysages s’incendient en fin de journée.

Mon avis :

J’ai mis du temps à lire ce recueil, non pas parce qu’il est ennuyeux mais parce que les histoires racontées sont tellement fortes que j’ai eu envie de les savourer.

Au programme : dix-neuf nouvelles, rédigées à la première personne du singulier, qui nous emmènent dans des histoires d’enfance, souvent marquées par la douleur ou des événements dramatiques, ces petits moments qui marquent d’une trace indélébile l’adulte en devenir.

Les lieux sont différents (l’océan Indien, la France, l’Uruguay, Lausanne…) et sont tous décrits avec la même puissance évocatrice : on s’y voit, on parcourt avec les personnages ces univers différents.

J’ai particulièrement aimé les deux premières nouvelles, qui se répondent. Nous vivons un même événement du point de vue de la jeune femme tout d’abord, Brune, puis de celle d’un autre protagoniste, Anton. Laissés à l’adolescence, j’ai aimé les retrouver plus tard, alors qu’ils ont tous les deux construit leur vie d’adulte.

Le style, toujours très poétique, donne de la puissance aux émotions, nombreuses, qui jalonnent les nouvelles. J’ai aimé qu’elles soient, parfois, teintées de fantastique.

Amours, ruptures, trahisons, retrouvailles, l’innocence jouée ou perdue… c’est tout simplement un kaléidoscope de la vie, une nouvelle fois, que nous offre à lire dans ce recueil exigeant Gilles Paris, qui maitrise cet art à la perfection, pour notre plus grand régal.

Un recueil publié aux éditions Gallimard !

Des lectures pour l’été !

Voici quelques livres que j’ai aimés et qui seront parfait pour vous tenir compagnie cet été !


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Les copains, les fêtes étudiantes et les travaux que l’on termine au petit matin… À l’université, Bérénice, Tennessee et Zola étaient inséparables. C’était le temps de l’insouciance, des espoirs et d’un avenir plein de promesses. Pour « les audacieuses », tout paraissait possible. Une décennie plus tard, la réalité de la vie est passée par là. Ont-elles trouvé le bonheur qu’elles espéraient tant ? Tennessee vit avec un homme violent qu’elle ne parvient pas à quitter. Bérénice et Zola, quant à elles, ne se sont jamais revues. Dix ans plus tôt, à l’université, un événement les a séparées. Un drame dont elles n’ont jamais reparlé et qui les a éloignées. Pourtant, pour aider Tennessee, les amies sont de nouveau réunies. En dépit du passé, l’heure est venue de se réconcilier, de pardonner et peut-être, enfin, de trouver le courage de vivre pleinement…

J’avais adoré le premier roman de l’autrice, Baby Jane à BroadwayAhava a l’art de créer des personnages qui prennent vie sous nos yeux, au moment même où on les découvre. Avec ce second opus, l’autrice confirme son indéniable talent et la richesse de son imagination !

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Quand Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils Marius, elle ne se doute pas que son arrivée dans le Sud sera plus mouvementée que prévue ! Entre ses cours de yoga un peu particuliers, sa vie de mère célibataire, son original de père et son métier d’agent de bibliothèque, la jeune femme n’a pas le temps de chômer. Pourtant, c’est avec beaucoup de douceur qu’elle discute avec Aurore, une vieille dame de 90 ans rencontrée dans le parc voisin. Aurore qui attend toutes les semaines son grand amour, Albert, parti à New York tenter sa chance après la guerre. Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, c’est le présent qui va la rattraper…

Dernier roman de Clarisse Sabard et une nouvelle fois, c’est un sans-faute. L’autrice nous entraine avec elle dans le passé d’Aurore et Albert et éveille tout au long des pages notre intérêt. Les descriptions sont jolies et les personnages attachants.

Autres romans de l’autrice chroniqués sur le blog : La vie est belle et drôle à la fois, Le jardin de l’oubliLa plage de la mariéeLes lettres de Rose.

 

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Violette mène une vie calme et rangée entre son métier d’ophtalmologue et ses jumeaux. Elle a soigneusement posé un couvercle hermétique sur son passé, les blessures, la passion. Jusqu’au jour où Joachim Calderon sonne à sa porte, après de longues années d’absence, pour lui demander de cacher cinq millions d’euros en petites coupures. D’où vient cet argent ? Dans quel jeu dangereux son grand amour d’adolescence est-il impliqué ? Contre toute raison, Violette accepte de l’aider. Et les ennuis commencent.

Quand elle comprend, quelques jours plus tard, que Joachim a de nouveau disparu sans laisser d’adresse, Violette décide de partir à sa recherche. Car si Joachim cache un secret… elle aussi !

Une comédie romantique, pleine d’humour et d’émotions. Le personnage de Violette m’a bien amusée, et j’ai suivi l’histoire avec un grand plaisir ! C’est frais, ça fait du bien !

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Sarah se retrouve à la croisée des chemins, ce moment excitant et terrifiant où tout est encore possible, le pire comme le meilleur. Alors qu’elle doit se marier et que tout ne se passe pas comme prévu, le destin lui joue un tour complètement fou en mettant sur sa route son premier amour, celui qui a éveillé ses sens et fait exploser son cœur. Le sort se montre souvent fantasque et cruel. Mais, parfois, on peut essayer de le dompter. Et s’il n’était pas trop tard ?

Une histoire comme je les aime : de la romance, de l’humour, des émotions en pagaille, l’importance des choix, la force de l’amitié, et de l’amour. Je découvre avec ce roman la plume d’Angélique Féjean et j’en suis ravie. J’ai aimé découvrir Sarah a deux époques : la femme qui va se marier, et l’adolescente qu’elle était des années plus tôt. Un feel-good qui nous donne envie de croquer la vie !

D’Elizabeth à Teresa, Maria Izaguirre

 

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Un siècle sépare Teresa et Elizabeth. Pourtant lorsque Teresa disparaît, les lettres d’Elizabeth pourraient bien offrir la clef de ce mystère.

La mystérieuse Teresa Mendieta, gérante d’un hôtel situé sur la Costa Brava, a disparu sans laisser de traces. Philippe, son ancien maître d’escrime, tente désespérément de la retrouver et interroge ses proches, tissant au fil des témoignages le portrait d’une femme complexe.
Sa disparition pourrait-elle être liée au passé de l’hôtel et de ses premiers habitants ? Car Teresa a précieusement gardé un journal intime rédigé sous forme de lettres, celui d’Elizabeth Babel, une jeune anglaise muette et isolée, qui habita dans le même lieu cent ans plus tôt. Malgré le siècle qui les sépare, plusieurs secrets et expériences communes semblent étrangement unir les deux femmes…

Véritable hommage au pouvoir de l’écriture et de la transmission, D’Elizabeth à Teresa entremêle les destinées de deux personnages féminins inoubliables.

Mon avis :
Voici un joli roman dont j’ai apprécié la lecture. Maria Izaguirre nous emporte avec elle en Catalogne et nous dresse le portrait de femmes touchantes et émouvantes, qui ont vécu à des années d’intervalle, mais qui ont beaucoup de points communs.
Elisabeth Babel est sourde et muette. Elle a vécu pendant la première guerre mondiale et consignait à l’écrit des moments de sa vie sous forme de lettre, comme si elle s’écrivait à elle-même.
Un siècle plus tard, Teresa a ces lettres entre les mains. Elle les a découvertes dans une vieille boite en fer blanc. La jeune femme est la gérante d’un hôtel qui est contraint de fermer – au moins pour quelques mois – hôtel qui était des années plus tôt la résidence où vivait Elizabeth.
L’histoire alterne entre le passé et le présent, grâce aux lettres. Si l’intrigue est complexe, on se laisse entrainer dans cette histoire avec une seule envie : découvrir la, ou les, vérités.
J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire de ces deux femmes fortes, dont la vie se ressemble étrangement, malgré les décennies qui les séparent.
Un roman paru aux éditions Les Escales !

Rage, Christophe Desmurger

 

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Ce que Raphaël admirait chez Serge, c’était sa rage. Une colère, une hargne qui donnait plus d’impact à chacun de ses gestes, de présence à son corps, de profondeur à son regard.
Par rapport à son ami, Raphaël se sentait trop doux. Guimauve.
Et son admiration se teintait d’envie.
Lorsqu’après vingt ans sans s’être vus Raphaël et Serge se retrouvent pas hasard, tous les sentiments de l’enfance et de l’adolescence ressurgissent. La même fascination. Le même soupçon de jalousie contre laquelle l’amitié lutte en vain.
Mais n’est-on pas toujours le plus mauvais juge de soi-même  ? Et si c’était justement à sa douceur que Raphaël devait le meilleur de son existence  ?

Mon avis :

Quand Raphaël retrouve Serge, installé à la terrasse d’un café non loin de l’appartement de sa sœur, c’est la surprise. Il s’est passé vingt ans, pourtant certains souvenirs lui reviennent, comme si c’était hier. L’occasion pour lui de retracer son histoire avec son lot de rencontres, amoureuses ou non.

En fond sonore, la musique de Renaud que le narrateur affectionne tellement. Il a cette rage qui l’anime, qui transpire de ses textes, sans oublier les craintes souvent associées aussi. Lui, il ose.

Il ose, comme Serge, quand ils étaient gamins : Raphaël, déjà à l’époque, enviait sa fougue, son assurance, son mode de vie, si éloigné du sien. Lui, coincé entre un père CPE strict qui n’apprécie pas que son fils fréquente Serge,  et une mère absente et dévouée à son mari, une mère qui a toujours l’air triste, sans que l’adolescent ne comprenne pourquoi. Il y a sa sœur aussi, Virginie, qui est tellement brillante et qui fait la fierté de leur père. Difficile de trouver sa place.

Serge et Raphaël, c’était une rage en commun : physique pour l’un, peinte sur un blouson pour l’autre. Cette rage qui est un bout de l’un (RAphaël) et de l’autre (SerGE). Mais ce sont aussi deux opposés, qui s’attirent.

Nous ressentons parfaitement dans ce texte les émotions de Raphäel : ce mal-être qui le suit, cette rage qui l’aura habitée, tempérée par la douceur de la belle Clarisse. La musique est présente dans le texte, que ce soit par les références ou par le rythme des phrases, parfois tellement incisives. On suit le parcours de notre narrateur, on craint qu’il dérape, on veut qu’il vive la vie dont il a envie. On s’interroge sur la notre, aussi.

Rage est le troisième roman de l’auteur, Christophe Desmurger. Paru aux éditions Fayard.

 

 

La bulle de Jade, Elsa Carat

 

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Laura est divorcée et mère de Jade, 8 ans. Très protectrice envers sa fille, son Aspergirl comme elle l’appelle, Laura a du mal à laisser entrer de nouvelles personnes dans leur vie. Pourtant, Fabien ne lui donne pas vraiment le choix : il débarque dans son quotidien comme une tornade ! Il y a aussi Sophie, jeune coiffeuse qui manque de confiance en elle et rêve du grand amour, et Véronique qui n’a jamais eu d’enfants, et hésite vraiment à flirter avec un gentleman sexagénaire rencontré au marché. Trois femmes, trois générations, trois vies entrelacées qui nous ouvrent les yeux, les oreilles et le cœur !

Mon avis :

Je me suis régalée à la lecture de ce roman. Les chapitres alternent les voix des personnages, trois femmes dont le destin est lié mais qui n’en ont pas conscience, surtout pour deux d’entre elles.

J’ai eu un coup de cœur en particulier pour le duo mère / fille que forment Laura et Jade.  Laura est tellement protectrice envers sa fille qu’elle pense qu’il n’y a qu’elle qui peut lui proposer de nouvelles choses (et on la comprend puisque sa fille est autiste asperger). Alors quand elle réalise que pour une fois ce n’est pas le cas, il lui faudra un peu de temps pour accepter de revoir son jugement (pour celles qui l’ont lu, je pense à l’épisode de la piscine… mais je ne veux pas en dire plus 🙂 ).  J’ai aussi aimé les rapports qu’elle entretient avec Xavier, son ex-mari. Ils ont tous les deux conscience qu’ils se sont éloignés l’un de l’autre suite au diagnostique de leur fille (ils ont mis leur couple de côté), mais ne se rejettent pas la responsabilité. C’est en ce personnage que je me suis le plus retrouvée. 

J’ai aussi trouvé Sophie attachante. C’est le genre de femme qu’on critique rapidement à cause de son côté aguicheuse, mais on découvre que sous cette apparence fragile se cache un cœur beaucoup plus sincère et tendre. C’est le personnage qui m’a le plus agréablement surprise.

Elsa Carat nous signe un roman très émouvant, écrit tout en douceur. Elle a l’art de dépeindre des personnages charismatiques avec une telle sincérité qu’on pourrait penser qu’ils existent.

Enfin, ajoutons que les scènes drôles ne manquent pas et ajoutent du rythme au texte (haha, le coup des lunettes de plongée 😀 C’est le genre de chose que je pourrais faire avec ma fille !).

La Bulle de Jade est sorti aux éditions Déliées !