[Jeunesse] Emma et Loustic, Fabienne Blanchut et Caroline Hesnard.

En voilà une nouvelle série bien sympathique ! Emma et Loustic met en scène une petite fille de 9 ans, Emma, accompagnée d’un fidèle ami poilu, le chat Loustic. Ecrite par Fabienne Blanchut et illustrée par Caroline Hesnard, voici une présentation des quatre premiers tomes que j’ai dévorés.

Tome 1 : La rencontre

La-rencontre-Emma-et-LousticDepuis que ses parents sont divorcés, Emma, 9 ans, rentre toute seule de l’école. Les soirées à attendre que sa maman rentre du travail lui paraissent parfois bien longues et elle attend toujours les week-ends avec impatience. À l’autre bout de la ville vit Loustic, un chat particulièrement intelligent et turbulent qui cherche une famille ! Emma et Loustic ne vont pas tarder à se rencontrer… et à vivre une belle histoire d’amitié ! 

En quelques mots : ce premier tome nous présente la rencontre entre les deux protagonistes. Un premier roman tout doux !

Tome 2 : Aventure à la tour Eiffel 

Aventure-a-la-tour-Eiffel-Emma-et-Loustic

Dans la famille d’Emma, le dimanche, c’est la journée des aventures ! Sitôt le déjeuner avalé, elle part en expédition avec sa maman, son oncle et bien sûr son fidèle chat Loustic. Aujourd’hui, c’est visite de la tour Eiffel au programme. Mais Emma a à peine le temps de s’extasier qu’elle entend des pleurs inconsolables. Gabin, un petit garçon venu lui aussi visiter la tour avec ses parents, vient de perdre son doudou ! Ni une, ni deux, Emma et Loustic se lancent à la recherche du doudou disparu. Pour le retrouver, ils sont prêts à tout !

En quelques mots : une seconde histoire pleine d’humanité et de douceur.

Tome 3 : L’amoureux au bouquet 

L-amoureux-au-bouquet-Emma-et-Loustic

Emma profite d’une belle journée ensoleillée pour aller se balader dans Paris. Quel plaisir de déambuler au bord de la Seine ! Mais quand elle aperçoit un bouquet abandonné sur un banc, elle ne résiste pas à l’envie de mener l’enquête. Alors, lorsque la fleuriste du quartier lui raconte l’histoire de Solal, un jeune amoureux bien trop timide pour offrir ses fleurs à celle qu’il aime, Emma et Loustic se promettent de l’aider à déclarer sa flamme.

En quelques mots : Une petite histoire pleine d’amour !

Tome 4 : Le sourire de Ruth

Le-sourire-de-Ruth-Emma-et-Loustic-T-2En allant acheter des bonbons à la boulangerie, Emma rencontre une vieille dame un peu confuse qui se comporte comme une petite fille. Que lui arrive-t-il ? À la faveur d’une journée pluvieuse, Emma va découvrir que la vieille dame est malade et qu’elle la confond avec l’une de ses amies d’enfance. Emma décide alors de faire ce qu’elle fait de mieux : rendre les gens heureux ! Avec l’aide de Loustic, elle ensoleillera la vie de Ruth en l’écoutant raconter ses souvenirs, y compris les plus durs.

En quelques mots : C’est certainement mon tome préféré, il aborde avec tendresse le thème de la maladie d’Alzheimer.

En résumé : une série qui commence fort, j’ai hâte de découvrir les prochains tomes. S’ils sont conseillés à partir de 6 ans, pour les enfants qui commencent à lire seuls, les plus petits (comme les plus grands !) aimeront découvrir les histoires, racontées par un lecteur !

La tribu, saison 1, épisode 1, Stéphanie Lepage

Épisode 1 : Réunion(s) de famille Stéphanie Lepage - La Bourdonnaye

Présentation de l’éditeur :

ÉPISODE 1 (SAISON 1)

Comment Anne et Ludo, qui fuient en voiture sur une route de campagne, se retrouvent aux mains de la famille Monferreau. Avec, en prime, un invité-surprise.

LA TRIBU (LA SÉRIE)

Chez les Monferreau, quand on aime son grand-père, on en reprend au dessert !

Pourtant, il serait plutôt vieille carne que doux agneau, Victor. Déformation professionnelle. Du temps de sa splendeur dans la vie active, il était tortionnaire. Ça laisse des traces. De sang, bien sûr, mais aussi psychologiques. Et génétiques, a priori. Ce cher démon se retrouve ainsi à la tête d’une horrible famille qu’il mène à la baguette et dont les membres sont tous plus dérangés du ciboulot et pervers les uns que les autres. Ils vivent sous le même toit, dans une grande maison des horreurs à l’intérieur de laquelle ils peuvent commettre les pires méfaits. C’est qu’ils sont sept, les Monferreau, comme les péchés capitaux. Voilà qui en dit long.

Alors malheur à ceux qui croisent leur route. Malheur à Anne et Ludo, une sœur et un frère en cavale, que le destin pousse en ces terres maudites et qui, bien contre leur gré, vont faire éclore un à un, comme autant de fleurs vénéneuses, les pires secrets de ces horribles gens. Mais ne croyez rien de ce que vous lirez, n’ayez confiance en personne, doutez de tout et de tous, y compris de votre raison.

Une seule chose est sûre : malheur à ceux qui tombent aux mains de la tribu. On vous aura prévenus.

Mon avis :

J’ai passé un bon moment avec cette étrange tribu. Ici, les bases sont posées, on découvre les personnes un à un, et on se demande lequel est le moins loufoque que l’autre …. en ce qui me concerne, c’est le grand-père qui m’intéresse le plus !

Juste avant le récit, une présentation des différents personnages permet au lecteur de comprendre rapidement les liens entre les protagonistes.

ça se lit très vite, même trop vite. Mais, c’est la disposition en épisode qui veut ça. On veut connaitre la suite, et on se demande ce que l’imagination – visiblement très fertile – de Stéphanie Lepage nous a concocté pour la suite !

Pour vous faire une idée et découvrir l’auteur, vous pouvez télécharger gratuitement sur le site de La Bourdonnaye ce premier épisode. Moi, je file me procurer l’intégral, qui se trouve ici !

Bonne lecture 🙂

Les Crèvecoeur /Edith / Antonia Medeiros

Les Crèvecœur /Édith/ Antonia Medeiros - La Bourdonnaye

Présentation :

Germain Crèvecoeur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets…

Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecoeur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le coeur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre lors de ma petite virée à Esquelbeck, pour la journée du livre. J’y étais essentiellement allée pour retrouver Isabelle, blogueuse sur Les tribulations d’une lectrice, et rencontrer Thierry Berlanda ainsi que La Bourdonnaye (d’ailleurs, j’ai des mails à envoyer). J’ai été très sage, car je ne suis revenue qu’avec deux livres, dont celui-ci (pour l’autre, il faudra attendre encore un peu … ).

Pourquoi ce livre ? Ce n’est pas grâce au talent de vente de l’auteure, qui n’était pas présente à ce moment-là, mais tout simplement à cause du titre : Les « Crèvecoeur ». Drôle de nom, non ? Pour tout vous avouer, en lisant ce titre,  le mot « arrache coeur » m’est venu aussitôt en tête, et comme j’aime Boris Vian, il me fallait ce livre. Voilà comment, par un raisonnement étrange, on peut se retrouver avec un livre en plus sur sa PAL. (mes achats ne sont pas toujours rationnels, j’en conviens, mais j’assume !).

Bref, passons aux choses sérieuses : le livre. J’ai adoré, vraiment. C’est extrêmement bien écrit, c’est rare, je trouve, de trouver une telle plume de nos jours. Antonia Medeiros manie avec élégance l’art de faire de longues phrases sans qu’il n’en découle une once d’ennui. L’écriture est riche, mais sans excès. Un véritable plaisir.

En ce qui concerne l’histoire, elle est vraiment intéressante et originale. J’aime l’alternance entre le passé et le présent, faire les liens entre les deux époques, et j’ai aimé comprendre pourquoi le livre s’appelle « Edith » alors qu’on parle de Germain 😉

Bref, un coup de cœur, vous pouvez la retrouver sur le site des éditions La bourdonnaye, (et vous verrez qu’elle est très charmante en plus d’être talentueuse) et moi je garde le livre au chaud, en espérant me le faire dédicacer un jour …

Trône de fer, tome 1, 2 et 3 : George R.R. Martin

Une série m’a captivée – et me captive encore -, que ce soit en série télévisée ou en livre : la saga Trône de fer (Games of Thrones), de George R.R. Martin. 

Tout a commencé par la série télévisée. J’ai rapidement accroché, l’univers de l’héroic fantasy, la magie, les intrigues et rivalités, les différentes personnalités des personnages …  Puis, après avoir plusieurs fois feuilleté le premier tome lors de mes passages en librairie, j’ai fini par craquer : un beau jour, me voilà rentrée avec le tome 1, que j’ai lu rapidement, ne pouvant me résoudre à laisser les pages en paix trop longtemps (faisant fi des coquilles typographiques, un peu trop présentes au début). Si l’histoire est déjà prenante en série télévisée, elle l’est encore plus sur le papier qui permet notamment de laisser plus de place à la personnalité des personnages, à leurs impressions, leurs sentiments. Chaque chapitre porte le nom d’un personnage, celui qui nous raconte l’histoire : nous avons donc différents points de vue. Puis, j’ai continué avec le tome 2 (les tomes 1 et 2 composent la première saison de la série télévisée), et le tome 3. Le tome 4 m’attend …
Tout se passe principalement sur le continent de Westeros, avant l’arrivée de l’hiver (l’été dure depuis quelques années déjà) là où se trouve le royaume des sept couronnes, et son trône tant convoité. Sept grandes maisons se partagent le royaume mais seules trois d’entre elles nous intéressent au début de la saga : les Baratheon, les Lannister et les Stark.  Au Nord se trouve la terre des sauvageons, le royaume en est séparé par un immense mur, constamment gardé par les hommes de la Garde, ces hommes, qui, une fois qu’ils ont prêté serment, prennent le noir et ne peuvent plus quitter la Garde, sous peine de mort. 

Je ne regrette pas d’avoir vu avant la première saison : il y a beaucoup de choses à retenir, et j’ai compris les choses plus  rapidement. Je n’ai pas le souvenir d’avoir été déjà aussi fascinée par une série de ce type. Le soir, fatiguée par la journée de travail, je n’ai qu’une seule chose en tête : reprendre le livre, retourner dans cet autre univers. Même chose pour la série télévisée : d’ailleurs, la saison 5 is coming …

Et toujours, les mêmes questions : que se cache-t-il derrière le mur ? Et qui va gagner le jeu ?
Les quatrièmes de couverture  (attention, elles dévoilent des intrigues) :
Tome 1 : Le trône de fer
Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le duc Eddard Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…
Tome 2 : Le donjon rouge 
Jouet de perfides intrigues nouées dans l’ombre parce qui n’attendent qu’une occasion pour se rebeller, Eddard Stark, main du roi, tente d’y faire régner l’ordre et la justice au nom de son souverain, Robert Baratheon. Comment protéger l’imprévisible monarque des complots quand celui-ci n’aspire qu’à braver le danger ? Comment imposer la paix à des barons qui ne rêvent que de batailles et de pouvoir ? Et comment résister a cet engrenage infernal alors que, au-delà des mers, une armée s’assemble pour fondre sur le royaume ?
Le chaos et la guerre semblent inévitables…
Tome 3 : La bataille des rois
Le roi robert n’est plus, tout comme son ami Ned Stark, exécuté. La dynastie Baratheon n’aura duré qu’une génération, et la paix plusieurs fois centenaire du royaume des Sept Couronnes a volé en éclats : Joffrey, le bâtard illégitime, se terre dans la capitale: les frères de Robert rallie les troupes à leurs bannières; le fils Stark a levé son armée et crie vengeance; des pirates razzient les côtes et des brigands pillent les campagnes …
Des quatre monarques qui se disputent la dépouille du royaume, chacun est bien décidé à faire parler l’acier.

Sérum, Saison 1, épisode 1 Henri Loevenbruck, Fabrice Mazza

Quatrième de couverture :
1773 : Mesmer invente l’hypnose.
1886 : Freud invente la psychanalyse.
 2012 : Draken invente le sérum.
Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

L’histoire et mon avis :
Sérum est un roman-série, plutôt rapide à lire  (moins de 200 pages). Chaque saison est composée de 6 épisodes. L’histoire commence rapidement : une femme, paniquée, se retrouve dans un bus. Elle ne cesse de regarder autour d’elle et pour cause : elle se sait suivie. Elle décide de se réfugier dans un musée pour se cacher mais vainement : rapidement, ils sont là. La tête tournée vers une caméra de surveillance, elle semble murmurer quelques mots avant de déclencher l’alarme et de quitter le musée. Elle finit sa course dans un parc, fatiguée, n’ayant réussi à leur échapper : elle se résigne, se retourne, et une balle l’atteint en pleine tête. Rapidement, Lola Gallagher, une mère célibataire, la quarantaine, brillante détective au NYPD est chargée de l’enquête, mais rien ne semble pouvoir l’aider : la femme est en vie, mais elle est amnésique et n’a plus d’empreintes digitales. Elle demandera à son ami, Arthur Draken, un psychiatre renommé spécialisé dans l’hypnose, de l’aider.
En parallèle à cette histoire, une autre : celle d’un homme dans une chambre d’hôtel, les mains pleines de sang, occupé à visionner des VHS, sans trouver celle qu’il désire.
Je ne suis pas une mordue des séries télévisées sur les enquêtes policières. Au contraire. Quand j’ai lu  dans une chronique que ce livre y ressemblait, j’ai hésité à me le procurer. Pourtant, j’ai franchi le pas, et je n’en suis pas déçue. Ce premier tome semble être une grande présentation de l’intrigue et des personnages. Le décor est planté, l’apparition finale d’Arthur Draken et les dernières pages du livre laissent à penser que l’intrigue reposera en grande partie sur ce personnage et sur ses actions plutôt énigmatiques.
Par contre, c’est un livre  très court qui se lit (trop ?) facilement : format peu étonnant il faut dire pour un roman-série. On est vite plongé dans l’action, mais ce format me laisse sur une impression de « trop peu » (d’informations, d’éléments d’intrigues, de lignes …), et, cause de ça, je sais que je pourrai laisser tomber rapidement l’idée de lire les prochains épisodes. Ce qui est plutôt dommage, j’en conviens, étant donné que l’histoire me plaît. Ou alors il faudrait que je me les procure tous en une seule fois, et que je les lise à la suite (mais là, c’est mon banquier qui ne va pas être content).
Comme dans d’autres livres, on retrouve le système du flashcodes pour « approfondir l’expérience de lecture en l’agrémentant de musiques, de vidéos, de documents externes qui vous seront offerts au fur et à mesure de l’histoire » (page 7). J’avoue ne pas avoir pris le temps de le faire à chaque fois. D’ailleurs, je n’ai testé l’expérience qu’au début : après j’étais tellement prise das l’histoire que je ne voulais pas interrompre ma lecture.