Une phrase, un texte #8

atelier-écriture

Bonjour, en ce lundi je vous propose un extrait de La dynamique des fluides de Mathieu Tazo :

« Sophie continue son monologue d’une voix lasse, la fatigue lui pèse, l’ascenseur tourne sur lui-même, elle ne sait plus très bien où elle est. »

dynamique-fluides-1529542-616x0

Les textes seront publiés le dimanche matin, à 11h, environ ! La nouvelle citation sera publiée chaque lundi.

Vous voulez participer ? Quelques consignes :

  • Faire un lien vers le blog dans votre article.
  • Précisez qui est l’auteur de la citation.
  • Ne publiez vos textes que dimanche matin, pas avant !
  • Donnez-moi le lien de votre article sous cet article, et le titre de votre texte.
  • Si vous n’avez pas de blog, envoyez-moi votre texte par mail (lesbilletsdefanny[at]gmail.com)
  • N’hésitez pas à commenter les textes des uns et des autres, ça fait toujours plaisir:)

Et n’hésitez pas à partager l’article, plus on est de fous, plus on lit !

 

Une phrase, un texte #7 : les textes

Bonjour,

Alors cette semaine, je vous ai proposé un extrait de Laura Kasischke, tiré du livre Un oiseau dans le blizzard, qui a été adapté au cinéma que voici :

 » Le téléphone sonne un matin pendant que je me prépare pour aller au lycée; je suis en train de tirer mes collants jusqu’à ma taille, en sautillant dans la salle de bains pour faciliter l’opération ».

Mon texte :

 Le téléphone sonne un matin pendant que je me prépare pour aller au lycée; je suis en train de tirer mes collants jusqu’à ma taille, en sautillant dans la salle de bains pour faciliter l’opération.

  • ça sonne !

Une voix inconnue provenant de la chambre à coucher me fait sursauter. Oui, j’avais bien vu la forme longue et ronflante dans mes draps ce matin mais, je m’étais dit que si j’en faisais abstraction et que je partais avant son réveil, mon cerveau aura vite fait de supprimer cet épisode de ma vie. Paul, mon coloc, lui aurait gentiment proposé de prendre un café, et lui aurait fait comprendre qu’il n’était pas un garçon pour moi. Rien en lui n’était mémorable : il lapait plus qu’il n’embrassait et si sa queue frétillait, on ne sentait pas grand chose … et en plus il ronflait et grognait pendant son sommeil : un chien eut été de meilleure compagnie.

J’étais presque prête. Mes cheveux étaient presque secs, j’étais habillée, encore deux ou trois touches de maquillage, et je me sauvais. Je commençais les cours dans une heure, je prendrai le temps de prendre un café avant d’aller au lycée. Paul allait rentrer de l’hôpital dans dix minutes, le timing serait parfait.

  • tu veux que je décroche ?

La sonnerie du téléphone reprenait. Bordel, qui pouvait bien vouloir m’appeler si tôt un lundi matin ? Et voilà que j’entendais une nouvelle fois la voix du canidé qui remuait dans mes draps. Il faudra à tout prix que je les change ce soir, sinon je n’arriverai pas à dormir. Mais quelle idée j’ai eu hier soir .. En même temps, si Marc ne m’avait pas cherché, rien de tout cela ne ce serait passé.

Les vôtres :

Celui d’Anne Véronique Herter

Celui de Sarah !

Le texte de Damebreizh !

Une phrase, un texte #7

atelier-écriture

Reprise de l’atelier d’écriture !

Cette semaine, on va  partir d’un extrait de Laura Kasischke, tiré du livre Un oiseau dans le blizzard, qui a été adapté au cinéma. Voici :

 » Le téléphone sonne un matin pendant que je me prépare pour aller au lycée; je suis en train de tirer mes collants jusqu’à ma taille, en sautillant dans la salle de bains pour faciliter l’opération ».

Les textes seront publiés le dimanche matin, à 11h, environ ! La nouvelle citation sera publiée chaque lundi.

Vous voulez participer ? Quelques consignes :

  • Faire un lien vers le blog dans votre article.
  • Précisez qui est l’auteur de la citation.
  • Ne publiez vos textes que dimanche matin, pas avant !
  • Donnez-moi le lien de votre article sous cet article, et le titre de votre texte.
  • Si vous n’avez pas de blog, envoyez-moi votre texte par mail (lesbilletsdefanny[at]gmail.com)
  • N’hésitez pas à commenter les textes des uns et des autres, ça fait toujours plaisir :)

Et n’hésitez pas à partager l’article, plus on est de fous, plus on lit !

Une phrase, un texte #6

atelier-écriture

Reprise de l’atelier d’écriture !

Cette semaine, on va  partir d’un auteur classique, Musset, suite à la proposition d‘Agnès Boucher ! Et plus précisément d’une partie d’une réplique de Lorenzo de Médicis (Lorenzaccio !) :

« Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m’empoisonne, ou que je saute dans l’Arno ? »

Les textes seront publiés le dimanche matin, à 11h, environ ! La nouvelle citation sera publiée chaque lundi.

Vous voulez participer ? Quelques consignes :

  • Faire un lien vers le blog dans votre article.
  • Précisez qui est l’auteur de la citation.
  • Ne publiez vos textes que dimanche matin, pas avant !
  • Donnez-moi le lien de votre article sous cet article, et le titre de votre texte.
  • Si vous n’avez pas de blog, envoyez-moi votre texte par mail (lesbilletsdefanny[at]gmail.com)
  • N’hésitez pas à commenter les textes des uns et des autres, ça fait toujours plaisir 🙂

Et n’hésitez pas à partager l’article, plus on est de fous, plus on lit !

 

 

 

Une phrase, un texte #5

Déjà le 5ème atelier ! Merci à celles (et celui 😉 ) qui participent à ce rendez-vous.

Cette semaine, nous partirons sur un extrait de « Zou« , d’Anne-Véronique Herter. J‘avais beaucoup aimé le livre, et j’adore l’auteure … Deux bonnes raisons !

Voici :

Qui suis-je maintenant ? Comment dire d’où je viens et où j’aime aller si je n’ai plus la base de mon histoire pour m’y appuyer ?

Les textes seront publiés le dimanche matin, à 11h, environ ! La nouvelle citation sera publiée chaque lundi.

Vous voulez participer ? Quelques consignes :

  • Faire un lien vers le blog dans votre article.
  • Précisez qui est l’auteur de la citation.
  • Ne publiez vos textes que dimanche matin, pas avant !
  • Donnez-moi le lien de votre article sous cet article, et le titre de votre texte.
  • Si vous n’avez pas de blog, envoyez-moi votre texte par mail (lesbilletsdefanny[at]gmail.com)
  • N’hésitez pas à commenter les textes des uns et des autres, ça fait toujours plaisir 🙂

Et n’hésitez pas à partager l’article, plus on est de fous, plus on lit !

 

 

Une phrase, un texte #4 : les textes !

Sept textes ont été proposés la semaine dernière, on peut dire que vous avez été inspirés !

Essayez un maximum de donner vos liens avant 11 heures le dimanche : plus vous tardez, et moins vous avez de chances d’être lus par les autres …

Cette semaine, je vous proposais une citation de Marie Charrel, qui est au cœur de l’actualité puisque son livre « L’enfant tombée des rêves » vient de sortir en poche, et que son prochain livre, Les enfants indociles, va sortir le 10 mars !

Rappel de la citation :

« Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous ».

Et les textes !

Le mien (court par manque de temps … )

Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous.

Elle n’est pas en colère parce qu’elle aimait ce sac. A y réfléchir, c’était même plutôt tout le contraire. Non. Elle était en colère car quelqu’un avait réussi à lui subtiliser quelque chose, elle qui était pourtant souvent si prudente et méfiante.

Mais voilà, Charlie avait bien trop de choses en tête pour le moment. Et cela venait de lui coûter son sac en cuir marron. Une chance, elle sortait toujours sans prendre ses papiers d’identité, ce qui pourtant lui valait toujours la colère de Georges. Là, au moins, elle pourrait lui rétorquer la prochaine fois que si ce fameux jour elle avait pris ses papiers sur elle, elle les aurait perdus.

Il n’y avait pas d’argent non plus : les billets qu’elle avait subtilisés étaient glissés bien au chaud à l’intérieur de sa poche, contre sa poitrine, contre son cœur qui battait de toute force.

La force. C’est un peu ce qui la représente le plus, Charlie. Une force physique, qui lui avait été bien utile quand on l’avait un peu trop cherchée, et une force mentale qu’elle s’était forgée rapidement, à cause de sa chienne de vie.

Celui de Guillaume :

Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous .

Florian dit Dieb est en colère car le sac qu’il vient de voler est vide. En plus il est moche et cocotte atrocement.   Il l’abandonnera sur la banquette en partant. 
 
Imane dit Imane est en colère car le rer est bloqué à cause d’un paquet suspect.  Blasée, elle laisse divaguer son regard sur les rails du train et ne remarque même plus l’odeur d’urine, ni la lancinante litanie du SdF de la station.  Elle aurait largement eu le temps d’accompagner sa grand mère jusqu’à l’arrêt de bus.  
 
Aurélie dit Doudou est en colère car le bus n’avance pas. Il faut dire que cette mamie qui s’est coincée le bras dans la porte n’aide pas.  Hey! Elle roule  sur mes Louboutin avec son caddie de merde! Elle plonge son nez dans son écharpe  et s’enivre de son parfum capiteux lorsqu’un beau motard attire son regard à travers la vitre embuée. 
 
Jonathan dit Jo est en colère car la météo n’avait pas annoncé cette pluie fine et glacée. Il va avoir les cheveux plats et sentir le chien mouillé. De toute façon, le casque le décoifferait déjà. Allez dégage ton taxi d’là!!
 
Alexandre dit Alex est en colère car ça fait déjà quarante minutes que le chauffeur de taxi lui propose une visite guidée des alentours de Roissy Charles de Gaulle dans une ambiance écœurante de sapin magique et de RMC.  « Désolé Monsieur, le terminal de CB ne marche pas aujourd’hui ». 
 
Julian dit Ju est en colère car le feu passe du rouge au vert mais lui ne passe pas la première. Il ne peut réprimer une moue de dégoût : l’odeur des gaz d’échappement ? Non, seulement sa voisine qui se cure le nez.  Heureusement deux vitres les séparent. Bien au chaud et à l’abri, peu lui importe le cycliste  qui suffoque en slalomant au milieu du bouchon. 
 
Guillaume dit Guigui n’est pas en colère. Il est même heureux car il circule en vélo.  Il aura même le loisir de réfléchir à sa prochaine nouvelle en attendant les retardataires à la réunion. 
 
Guillaume Lavoué 04/03/16, sur le vélo ?
Et celui de Stéphanie Herter :
Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous .
Elle ne devait pas le perdre. Il était plus précieux que tous les cabas de la terre. Elle l’avait promis à Gus. Gus son compagnon d’infortune, son héros au visage criblé de rides. Vieux et moche comme ce cabas mais pas pour Charlie. Un homme usé par la vie, toujours accompagné de son cabas criblé de trous. Tous deux en fin de course. (Et c’était le cas de le dire!) Avant d’être ramassé par la croix rouge pour son dernier voyage qui allait passer par un bon vrai lit d hôpital, Gus lui avait légué son bien. Son seul bien. Sa richesse. Son sac à course, son oreiller, son protège pluie, son camion de déménagement, son armoire. Toutes ces fonctions réunies dans un seul objet. Et l’odeur de l’encens. Le parfum de Gus. Celui même qu’il recevait de l’église Notre Dame quand il y trouvait refuge. Charlie par ce cabas, retrouvait tout de Gus.. Sa présence totale. Son réconfort. Ne pas pleurer. Se sentir démunie Ne pas s’effondrer Se sentir abandonner Ne pas se souvenir Stopper son élan Point zéro. Urgence vitale: trouver un abri. Cabosser sa vie Cabossée par la vie. « Gus! Je n’ai plus rien de toi que les images qui s’effacent de ma mémoire. Gus. Je suis charlie, sans cabas ni cabane.

 

Les liens !

Le texte d’Aurore.

Les soucis de Charlie, d’Anne-Véronique Herter.

Le sac des souvenirs, d’Isabelle des tribulations d’une lectrice !

Dans son sac, de Malika.

Le texte de Maryline.

 

Et l’auteure ?

Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Un cabas de cuir marron au parfum d’encens, décoré de quatre poches à la doublure criblée de petits trous . Un bazar de fille où elle fourre un mascara presque sac, trois paquets de mouchoirs entamés, son portefeuille, deux pellicules photo noir et blanc, mais pas ses clefs. Elle les garde toujours dans la poche de son jean pour éviter de les chercher dix minutes chaque soir au milieu de son bric-à-brac insensé.

Charlie dite Charlotte est en colère car elle vient de perdre son sac. Encore une fois. Ses joues se colorent de rouge et, même s’il est déjà plus de 16 heures, elle jure doucement : Je hais les journées qui commencent mal. Elle les hait, oui, au moins autant que les dimanches ensoleillés, les premiers jours de soldes et les vendredis soir de départ en vacances, lorsque des essaims de Parisiens viennent encombrer les quais de la gare de Lyon avec leurs énormes sacs.

 

Et si vous voulez découvrir l’auteure, son site se trouve .
Retrouvez aussi ma chronique sur L’enfant tombée des rêves, et celle sur « Une fois ne compte pas » : je les ai dévorés !