[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

Présentation :

Bac en poche, Fani, 17 ans, « monte » à Paris pour poursuive des études supérieures. À la recherche d’un petit boulot pour payer sa colocation, elle rencontre Flore, une vieille dame aisée. Fani sera sa mamy-sitter du samedi. Jusqu’au jour où tout bascule…

Mon avis :

Entre Fani (joli prénom, non ? :p) et Flore, le coup de foudre n’est pas tout de suite au rendez-vous. Il faut dire que Fani n’avait pas prévu d’être appelée par une grand-mère quand elle a déposé, un beau matin, une annonce à la boulangerie de son village pour proposer ses services en tant que baby-sitter.

La première rencontre n’a pas été une franche réussite. La seule envie de Fani était de fuir les lieux, alors que Flore était persuadée d’avoir rencontré la personne idéale. Et, surtout, Fani n’a pas tout de suite compris ce qu’elle faisait là : où étaient les enfants ? Finalement, Flore lui avouera la raison de son appel : elle aimerait que Fani passe les samedis en sa compagnie, en échange d’une rémunération plutôt encourageante : 250 euros par samedi. Si le besoin d’argent pousse Fani à vouloir accepter l’offre, l’idée de se coltiner toute une journée une vieille dame ne la fait pas rêver. Flore parviendra finalement à la convaincre.

Flore est une grand-mère solitaire, qui souffre de l’absence de sa famille.

Fani est une jeune adolescente mal dans sa peau, qui préfère se camoufler que d’être dans la lumière, qui se laisse porter par sa vie.

Ces samedis transformeront les deux femmes, surtout Fani, bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Et pas seulement à cause de Flore. Une rencontre bouleversera la routine qui s’est installée entre les deux femmes : Simon, le fils de Flore.

Au programme : de l’amour, de l’amitié, des rencontres, de la manipulation, le regard de l’autre… J’ai aimé ce livre, lu en deux soirées. L’histoire est intéressante et crédible, les personnages attachants. J’ai aimé l’évolution de ces derniers, j’ai eu peur pour Flore, puis pour Fani. L’histoire a pris au cours de la lecture une direction à laquelle je ne m’attendais pas, et je n’ai pu lâcher le livre avant de savoir comment allaient Fani et Flore. Une belle réussite !

Seul bémol (je chipote) : je me suis emmêlée les pinceaux au début en lisant le nom de « Françoise Duvauchelle », alors qu’avant et après le narrateur ne parle que de « Fani », à quelques exceptions près. Si on comprend qu’elles ne sont qu’une seule et même personne et que Fani est le surnom du personnage, surnom donné par son père, je n’ai pas compris l’intérêt de ne pas appeler tout simplement le personnage « Fani », mais j’ai dû louper un truc.

D’autres romans de Christophe Léon :

[Jeunesse / YA] Des cailloux à ma fenêtre, Jessie Magana

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Ils veulent tuer Henri IV, Isabelle Wlodarczyk

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Jeunesse] Nous sommes ceux du refuge, Delphine Laurent

Les larmes de la maîtresse, Véronique Delamarre Bellégo

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[Jeunesse / YA] Scarrels, Marcus Malte

9782748523874ORI

Regency. Une cité où l’on ne vit que la nuit, sous l’œil acéré des faucons anges gardiens. Un groupe d’adolescents animé de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites apparues sur les murs, qu’il faut mémoriser avant qu’elles ne s’effacent… pour entrevoir peut-être la possibilité d’un monde meilleur. Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

Aventure, quête, révolution, amour absolu, rêve… : un texte sans concession, foisonnant et puissant. Il y a un avant et un après Scarrels.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre. Dès le début, j’ai été saisie par l’atmosphère étrange de cette cité, dont on découvre les us et coutumes au fil du texte. Là-bas, on dort le jour et on sort la nuit. La progression assez lente mais prenante de ce texte est, sans contexte, un de ses atouts majeur.

Rapidement, on découvre qu’à Regency, la liberté n’existe pas, elle n’y est qu’un leurre. La Cité a été fondé par Dow. Tommy, Luc, Abel , tous sont constamment sous surveillance. Une ambiance angoissante s’en dégage, plus encore quand les premières attaques des « anges »,  ces faucons censés défendre la Cité et la protéger surviennent.

Puis, il y a aussi ces phrases qui apparaissent sur les murs de la Cité, avant de disparaitre. Tommy, l’un des membres de la bande, demande à ses amis de les retenir, elles semblent être le prélude de quelque chose de nouveau : mais quoi ?

Scarrels est une réédition. Il a été publié pour la première fois en 2008 (et je dois avouer que je préfère largement cette nouvelle couverture à l’ancienne !). Les thèmes sont toujours d’actualité : la liberté, le contrôle, la dictature…

A découvrir !

[Jeunesse / YA] Fils d’Antigone, Irène Cohen-Janca

9782812611285

Comment conserver la mémoire des morts ? Alors que son père vient de disparaître brutalement, Nat a quatre jours pour convaincre sa mère de l’enterrer et non de procéder à une crémation. Il y arrivera avec le soutien de sa copine et de son grand-père. La revisitation contemporaine d’un drame antique, d’une grande force.

Mon avis :

ÉNORME coup de cœur pour ce livre. Je n’ai pas besoin d’en dire plus sur l’histoire, la présentation est suffisante. L’important dans ce livre n’est pas la richesse des thèmes de la narration mais la puissance avec laquelle cette histoire nous est racontée, l’intensité avec laquelle Nat va se battre pour parvenir à l’enterrement de son père et à faire ainsi fléchir l’avis des membres de sa famille. Ses paroles seront parfois très dures, acerbes, loin de ses véritables pensées, jetées comme un appel à l’aide. Et quelle écriture ! Magnifique. Lisez un peu :

« Je t’appelle. Où est ton portable ? Abandonné dans ta bagnole, ton bureau ? Fracassé avec toi ? Quelques sonneries dans le vide et très vite la messagerie se met en marche. Elle libère ta voix. Identique à elle-même. Reconnaissable entre toutes. Vivante. Inexplicablement vivante. Pas disponible pour le moment. Rappelez plus tard. Laissez un message.

Quand plus tard ?

A quel moment disponible ?

Je hurle dans l’appareil Papa t’es où ? Impossible que tu aies disparu comme ça !

Ton portable devient la lampe magique dans laquelle comme Aladin ta voix est enfermée. Je veux aller la délivrer.
C’est par où le pays des morts ? » page 14.

Je vous en mettrais encore des lignes et des lignes, tellement j’aime cette écriture fluide, percutante, touchante, bourrée d’émotions.

Un roman indispensable sur le deuil, l’amour, la mémoire, les conflits. Retrouvez-le sur le site de la maison d’édition du Rouergue !

 

[Jeunesse / YA] Des cailloux à ma fenêtre, Jessie Magana

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Présentation :

1940 : tous les pêcheurs de l’île de Sein sont partis rejoindre le général de Gaulle à Londres.
Sur l’île ne restent que les femmes, les enfants et les vieillards. Marie a seize ans. Quelques cailloux à sa fenêtre marquent le début de son engagement dans un réseau de résistants.

En parallèle, on suit le parcours de Jean sur un chasseur de sous- marins au large de l’Angleterre. Avec son meilleur ami, Pierre, ils vivent leurs premiers combats, entre peur et enthousiasme, jusqu’à ce que Jean tombe à l’eau lors d’une attaque.

Mon avis :

C’est la seconde guerre mondiale. Marie vit sur l’île de Sein, non loin de la Bretagne. Jean Guiller, jeune de seize ans, est parti combattre ou plutôt, au début du livre, attendre de combattre en Angleterre, suite à l’appel de de Gaulle. Il griffonne son histoire dans un carnet de bord. Et là-bas, il pense à Marie, qui lui manque. Cette jeune fille à laquelle il n’a pas déclaré son amour. Parfois, il parle d’elle avec son père, et les souvenirs le rendent heureux, jusqu’à ce que l’effet soit inversé. C’est sous les points de vue de ces deux personnages que nous lisons le roman. Le temps passe et rien n’est facile : les règles imposées par les allemands sont de plus en plus strictes, Marie ne veut pas attendre bien sagement que le temps passe. Alors, quand les premiers cailloux tapent à sa fenêtre, elle sent que le moment est venu. Elle découvrira les véritables dangers de la guerre, ses enjeux, mais aussi l’amour… De son côté Jean embarquera à bord d’un sous-marin.

L’écriture de Jessie Magana est fluide et très agréable à lire mais pourtant, j’ai eu du mal à rentrer dans le récit, sans savoir pourquoi exactement, j’ai pris plus de plaisir arrivée au tiers du livre, et plus on avance, plus je trouve qu’il gagne en intensité. Marie est une jeune fille épatante, courageuse, forte. Elle m’a impressionnée par son caractère et sa maturité. Jean m’a moins marquée, alors qu’il est l’un des deux narrateurs.

Le récit est intéressant car même si la seconde guerre mondiale n’est vraiment pas délaissée en littérature jeunesse, ici elle est traitée différemment. Les personnages principaux sont proches des lecteurs, ce sont les petites histoires de petits personnages, aux actions pourtant tellement importantes. Elle permet de voir l’histoire comme si on était à travers un petit trou de souris, on se retrouve là, assise auprès de Marie quand elle annonce à sa mère qu’elle doit partir, on marche avec eux quand ils cachent et distribuent les tracts, on tangue dans le bateau. Et ça, c’est vraiment le point fort de ce livre. On vit l’histoire, et ça marque.

C’est le deuxième livre publié dans la nouvelle collection « Les Héroïques », dirigée par Jessie Magana, l’auteur de ce livre. Le premier (enfin pour être plus précise ils sont sortis tous les deux le même jour) est celui de Christophe Léon dont je vous ai déjà parlé, Les mangues resteront vertes.

 

Retrouvez-le sur le site de la maison d’édition Talents Hauts !

[Jeunesse – Sainte Beuve 2018] Et mes yeux se sont fermés, Patrick Bard

Roman sélectionné pour le prix Sainte-Beuve 2018 !

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A priori, Maëlle n’est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur Facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s’habiller, quitte son petit ami… Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180 degrés. C’est pour, croit-elle, sauver le monde, qu’elle rejoint l’organisation Daech. Un an plus tard, Maëlle revient pourtant de Syrie.

Mon avis :

Le terrorisme est plus que jamais au cœur de l’actualité et l’embrigadement des jeunes malheureusement aussi, notamment des femmes.

Patrick Bard met en scène la radicalisation d’une jeune adolescente, Maëlle. C’est une jeune fille classique, sans problème particulier, que rien ne prédestinait à tomber sous l’emprise d’islamistes, sous le regard médusé et perdu de ses proches. A l’heure des changements liés à l’adolescence, Maëlle passe du temps sur internet, surtout Facebook, change sa garde-robe,  change de petit ami (elle tombe amoureuse d’un jeune homme qu’elle rencontre sur les réseaux sociaux), part en Syrie. Elle en reviendra mais plus pour protéger son enfant que par le changement de ses idées, bien qu’elle ait conscience de la manipulation subie.

Tour à tour, nous avons les points de vue de membres de la famille ou de proche de Maëlle / Ayat, qui commentent sa transformation et qui nous permettent de mieux comprendre son parcours. La narration de ce dernier est d’ailleurs très intéressant, on comprend à quel point tout se joue sur la manipulation intellectuelle, l’auteur parlant à juste titre d’un « rapt mental ».

Un livre important qui nous permet de mieux comprendre la radicalisation de nos adolescents et qui est destiné autant aux jeunes qu’aux adultes.

Ce livre fait penser à un autre livre publié aux éditions Syros de Benoit Séverac, Little Sister, qui traite aussi de la radicalisation.

Retrouvez le livre sur le site des éditions Syros !

 

[Jeunesse/YA] Dis-moi si tu souris,Eric Lindstrom

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« Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. »

« Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Et ne cherchez JAMAIS à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors, quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable. »

Mon avis :

Je ne vais pas vous faire attendre : ce livre est un gros coup de cœur !

Parker est une adolescente comme les autres, à un détail toutefois, qui a son importance : elle est aveugle. Elle se déplace à l’aide d’une canne pour éviter les obstacles, mais elle se fie aussi à sa connaissance des terrains et lieux sur lesquels elle évolue. Si j’emploie le mot « terrain », le choix n’est pas anodin car tous les matins Parker s’élance sur la piste d’athlétisme, qu’elle rejoint en courant, seule. Plutôt bluffant, non ?

Son goût pour la course à pied, un goût qui est presque devenu un besoin, elle le doit à son père, mort il y a presque un an. Comble de la douleur, sa mère est déjà morte, il y a de nombreuses années, lors d’un accident de voiture dans lequel Parker a laissé sa vue. C’est sa tante qui y est venue avec sa famille (un petit garçon avec lequel Parker s’entend bien et une adolescente avec laquelle les relations sont plus compliquées) à s’installer dans la maison de Parker, afin qu’elle ne soit pas obligée de subir en plus un déménagement.

Question scolarité, elle a une nouvelle élève présente pour l’aider, Molly. Mais, il y a surtout Scott, suite à la fermeture d’un autre établissement scolaire. Scott, le seul qui a osé la trahir.

Attention, lecture addictive ! Ce livre est une petite pépite. Les thèmes traités sont intéressants : le handicap, le dépassement de soi, la confiance, la trahison, le deuil ( encore, oui !), l’amitié, la reconstruction. Les personnages sont soigneusement dessinés et sont tous assez attachants. Parker m’a fait sourire, rire, pleurer. Si le livre est long, l’histoire est suffisamment prenante pour accrocher son lecteur, même s’il est question d’un collégien (je dirai à partir de la 4ème), plus encore d’un lycée. C’est un roman qui plaira aussi aux plus grands, l’histoire est vraiment intéressante.

Bref, il FAUT le lire !

Retrouvez Dis-moi si tu souris sur le site des éditions Nathan !

[Jeunesse / YA] Cet été-là, Sarah Ockler

Cet été-là par Ockler

Présentation de l’éditeur :

D’après Frankie, la meilleure amie d’Anna, rien ne vaut les plages de Californie pour rencontrer des garçons. Et si elles en rencontrent au moins un par jour, il y a toutes les chances pour qu’Anna vive (enfin !) une première histoire d’amour.
Mais Anna, elle, n’a aucune envie de passer l’été à flirter en bikini… Parce qu’en réalité, elle a DÉJÀ vécu une première (et secrète) histoire d’amour : avec le grand frère de Frankie, un an plus tôt… juste avant qu’il ne meure brutalement, laissant sa famille et Anna anéantis.

Mon avis :

Encore une belle lecture jeunesse, sur les thèmes du deuil, de l’amour, de la reconstruction. Un livre de 352 pages qui se lit pourtant très rapidement et dont les adolescents (ou les plus grands adeptes de littérature jeunesse young adulte) ne devraient pas en laisser une miette.

La mort de Matt est encore un sujet tabou. Le garçon est mort subitement il y a presque un an. Pourtant dans la famille de Frankie, la sœur de Matt, tout semble aller  pour le mieux. Les parents vaquent à leurs occupations, même si Frankie sait qu’ils font chambre à part, et cette dernière passe des heures à se maquiller avant de sortir, parfois même seulement pour rester chez elle, et s’est mise à fumer. Elle ne parle presque jamais de Matt, comme ses parents. Pour Anna, c’est douloureux et compliqué. Personne ne sait qu’ils étaient en couple depuis quelques semaines, et qu’ils s’aimaient, sincèrement. Matt craignait de blesser sa sœur en lui avouant la vérité (ils passaient tout le temps libre à trois, inséparables) c’est pourquoi ils avaient gardé le secret, même si le jeune garçon pensait pouvoir tout avouer le temps des vacances : il n’en aura pas eu le temps. Lors des vacances d’été, les parents de Frankie décident tout de même de repartir en Californie, comme les années qui ont précédé le décès de Matt. Ils proposent à Anna de venir avec eux et elle accepte, malgré le peu d’emballement de ses parents qui redoutent qu’elle ne soit de trop. Elle va fouler ce sable dont Matt lui avait tant parlé, admirer les mêmes vues, chercher elle aussi les petites pierres, profiter de la plage et du soleil. Seulement, Frankie a un étrange objectif pour elles : rencontrer un maximum de garçon. Mais ce n’est pas tout : Anna devra aussi perdre « sa valise », le nom de code pour la virginité. Autant dire que pour cette dernière, ce n’est pas gagné. Outre le fait que son cœur et son esprit ne sont qu’obsédés par Matt,  elle sait très bien que Frankie est plus jolie qu’elle, plus extravertie, plus aguicheuse, et que c’est sur elle que les regards vont se retourner. Mais pas tous.

C’est un livre très agréable à lire, avec une belle dose d’espoir et d’optimisme,  malgré un début d’histoire tragique. Que ce soit Anna, Frankie ou ses parents, ils ont tous une façon différente d’essayer de surmonter le décès de Matt, chacun à leur façon. Le thème des amours de vacances et de l’amitié apportent une touche plus légère au thème difficile de deuil et de la reconstruction, ce qui en fait une lecture parfaite pour les ados.

Cet été-là est paru en mai 2016, aux éditions Nathan !