[Jeunesse] Zamir, Josette Wouters

Zamir par Wouters

Dans cette communauté Emmaüs du nord de la France, face à l’Angleterre, ce sont les hommes seuls qu’on accueille. Pourtant, lorsque Zamir débarque avec son père, sa mère et son petit frère, au terme de longs mois d’errance à travers l’Europe, le directeur, Viktor dit le Viking, ne leur refuse pas l’hospitalité. Zamir est fatigué. Il a faim. Il n’est jamais allé à l’école. Mais auprès de ces hommes rudes au grand cœur, une vraie vie d’enfant va commencer pour lui.

Mon avis :

Zamir et sa famille ont quitté leur pays (on imagine que c’est à cause de la guerre) avec un objectif dans la tête des parents : rejoindre l’Angleterre pour avoir une vie meilleure. Or, leur trajet est plus long que prévu, et ils se retrouvent bloqués dans le nord de la France, comme beaucoup de migrants. Ils n’ont plus de papiers : un homme leur a volé en réclamant en échange qu’ils mendient pour eux, ce qu’ils ont refusé. Ils restent des mois et des mois dehors, mangeant peu, ayant froid et surtout peur. Ils survivent.

C’est  à travers les yeux du jeune garçon clandestin que nous suivons le parcours de cette famille. Un jour, ils sont trouvés et conduits auprès de la communauté Emmaüs où ils seront nourris, logés, blanchis. Si le père s’adapte facilement aux différentes situations, il en va autrement pour la mère qui a perdu le sourire depuis qu’elle a quitté son pays, et parle peu. Ses réactions seront aussi surprenantes face à l’aide que la communauté d’Emmaüs leur proposera. En effet, alors que pour Zamir et son père (son petit-frère est trop petits) sont ravis de ce contenter de ce qu’on leur offre, la mère en veut toujours plus et ne semble jamais comblée… jusqu’à ce qu’un événement la rende mutique. C’est alors que Zamir a une jolie idée… Un indice ? Le voici : harmonica ! (oui, oui, il faudra vous débrouiller avec ça).

C’est un livre qui met en avant la solidarité des personnes entre elles, notamment ceux de la communauté d’Emmaüs (le regard des autres est différent). Zamir est un petit bonhomme plein d’optimisme et de rêve, pour lequel on ne souhaite que le bonheur. Il nous rappelle la valeur de certaines choses simples : être au chaud, manger à sa faim, se rendre à l’école, apprendre.

En bref : un beau roman sur l’immigration, sur ses aspects négatifs, mais aussi l’exemple d’une immigration réussie, avec une fin qui, malheureusement, n’est pas un reflet de ce qui se passe le plus souvent dans la réalité.

Josette Wouters sera présente au Salon du livre de Lumbres le 12 novembre 2017 ! D’ailleurs, je vous parlerai bientôt de ce salon…

Constance, Rosie Thomas

 

Très loin de son Angleterre natale – et d’un chagrin d’amour auquel elle ne pourra jamais vraiment échapper –, Connie (Constance) s’est créé une nouvelle vie à Bali, dans un endroit idyllique à la végétation luxuriante. Mais lorsqu’elle reçoit un appel de sa sœur Jeannette, mourante, elle se doit de retourner à Londres. Pourtant les sentiments qui les lient ne sont pas des plus simples. L’une était ténébreuse, l’autre, un véritable soleil. Jusqu’à ce qu’elles tombent amoureuses du même homme… Avec l’amertume de la trahison entre elles, les deux sœurs doivent apprendre à se pardonner. Pourront-elles retrouver les liens partagés lors de leur enfance et dépasser les mensonges ?

Mon avis :

Le livre s’ouvre sur un triste fait divers passé : alors que deux jeunes se promènent dans la rue, le soir, ils sont interpellés par d’étranges sanglots. Il ne faut pas longtemps pour que la jeune femme comprenne d’où ils proviennent : ce sont les pleurs d’un bébé, abandonné dans un buisson. L’intrigue est posée et le narrateur reprend le cours de l’histoire.

Constance est une anglaise qui vit à Bali depuis quelques années. On découvre progressivement sa vie. Elle a une sœur sourde, Jeannette, qui est mourante. Quand elle l’apprend, Constance se précipite aussitôt chez cette dernière, malgré leur rapport compliqué. En effet, l’amour n’a pas toujours au centre de leur relation. Et, surtout, Jeannette est mariée à un homme qui n’a jamais laissé Constance indifférente : Bill.Puis, il y a aussi une histoire secondaire entre Roxanna, une étrangère au caractère bien trempé, qui rêve de devenir une vraie anglaise, et Noah, le fils de Bill. Une seconde histoire sympathique, que j’ai commencé à apprécier quand un lien s’est créé entre Constance et Roxanna.

L’histoire est narrée tout en douceur. On s’attache progressivement aux personnages, on s’imprègne de leurs histoires, on fait les liens entre eux, avec le prologue aussi.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Constance, une femme forte et fragile, bien différente je trouve des héroïnes habituelles, peut-être à cause de son passé qui l’a faite grandir et murir autrement. J’ai aimé les analepses qui posent les bases de sa relation avec Bill, et qui donne une idée des rapports qu’elle entretenait aussi avec sa sœur.

Autre point fort de ce livre  : les descriptions. J’ai adoré les paysages de Bali, j’avais l’impression de pouvoir en sentir les odeurs, d’en visualiser les couleurs.

En résumé : un roman fort, tendre, aux thèmes variés (l’amour, la maladie, le deuil, le courage, la différence, l’oubli…), avec des personnages forts et attachants. Un roman sur la vie.

Retrouvez le roman sur le site de la maison d’édition Charleston !

D’autres romans publiés chez Charleston :

Tu peux toujours courir, Valérie Chevalier

La plage de la mariée, Clarisse Sabard

Les lettres de Rose, Clarisse Sabard

La belle italienne, Lucinda Riley

 

Ce ne sont pas les mouettes, Didier Giroud-Piffoz

Ce-ne-sont-pas-les-mouettes

Quatrième de couverture :

Solène est aimée d’une passion unique, totale, absolue. Elle s’offre en retour dans un amour fou. De cet amour sublime que Benjamin Péret définissait ainsi : « (…) le lieu géométrique où viennent se fondre, en un diamant inaltérable, l’esprit, la chair et le cœur ».

Et l’Inde, sa beauté, ses mystères, sa lumière. Ses bidonvilles aussi, ses léproseries. Et cette quête douloureuse, improbable…

Mon avis :

« La porte à peine entrouverte, l’odeur rance, écœurante, des huiles, des vernis, de siccatifs t’éclate au visage, te suffoque, t’anéantit. L’odeur du souvenir, comme un pain dans la gueule. Tu fermes les yeux. Tes doigts glissent sur la palette aux croûtes multicolores. Comme érigée par la tremblante et troublante caresse, la peinture offre à ta mémoire ses mamelons durcis. Ta respiration s’accélère. Incertaine. Angoissée. Oppressée. Tu te souviens. Solène. Solène, ta sœur, ta jumelle. Fausse jumelle. Deux œufs fécondés simultanément. Mais qui peut dire les liens spécifiques, les attachements, les connivences de la vraie et de la fausse gémellité ? »

Ce sont par ces mots que commencent le roman. L’utilisation du pronom « tu » m’a tout de suite un peu dérangée : je sais que soit le texte me plaira, et j’accepterai de recevoir le rôle qu’il implique, soit le texte m’agacera, et je l’abandonnerai. C’est la première option qui a été retenue (ouf !).

C’est l’histoire d’un amour fou, passionnel qui a commencé dès l’enfance, et qui s’est terminé trop tôt à cause de la mort de Solène, décédée suite à un accident de voiture. Alors, notre amoureux retourne en Inde, là où il a vécu un an avec Solène, avant leur retour en France et l’accident. Il se souvient des moments passés ensemble, cherche à s’enivrer d’une odeur qui n’est plus là, cherche la présence d’une morte. Et cette fin qui n’en appelle aucune autre.

Le point fort de ce type est son écriture : une prose poétique rythmée, un rythme saccadé, qui suit les errances et les questionnements de notre personnage, et l’utilisation de ce pronom « tu » qui nous permet de nous identifier au personnage. Sa souffrance transperce le texte, on la ressent, et l’auteur la magnifie : bravo.

Seul bémol pour moi, que je ne voulais pas dévoiler avant : cet amour, vous l’avez peut-être compris, concerne un frère et une sœur. Si le thème ne fait pas son apparition dans la littérature (vous connaissez vos classiques), c’est tout de même une chose qui m’a gênée ici (et en y réfléchissant, certainement à cause de ce fameux pronom « tu » qui me rendait, d’une certaine façon, coupable de cet inceste).

Ce ne sont pas les mouettes est paru aux éditions Ella !

D’autres romans parus dans la même maison d’édition :

Si par hasard, Ludovic Lecomte

Aujourd’hui est un beau jour, Ludovic Lecomte

Partir, revenir, rester : Ludovic Lecomte

[Jeunesse – premières lectures] « Le jour où on a mangé tous ensemble » et « Le jour où la France est devenue la France », Thierry Lenain et Thanh Portal

« Le jour où… » est une nouvelle série publiée chez Nathan, dans la collection « Premiers romans ». Leur but ? « Aborder les différentes cultures et le vivre ensemble, voilà le défi que relève la série Le jour où. A travers des histoires mêlant humour et réalisme, Thierry Lenain invite chaque jeune lecteur à penser par lui-même, être à l’écoute de l’autre et le respecter.

Le jour où traite des sujets de société et d’actualité, les rend accessibles à tous et aborde ces thématiques avec des personnages et des situations dans lesquelles chaque écolier pourra se projeter. »

 

Le jour où la France est devenue la France.

Chaque semaine, dans la classe , il y a le moment du Pourquoi. Ce matin, Tovi demande à la maitresse : « Maitresse, pourquoi tu es noire? » Tovi pense qu’il est blanc parce qu’il est français. Mais Miradie est noire et elle est française ! On peut aussi avoir les yeux bridés comme Chizuka et être français, s’appeler Brahim et être français, ou avoir des tâches de rousseur comme Tovi et être français… Est-ce que la France elle-même ne viendrait pas d’ailleurs ?

Le jour où on a mangé tous ensemble :

Aujourd’hui la maitresse propose à la classe de pique-niquer tous ensemble. Tom veut apporter du saucisson, mais Tovi n’a pas le droit de manger du cochon. Le saucisson de cheval fait pleurer Alima qui a peur que l’on mange son poney. De toute façon, Malwen doit manger du poisson parce que demain c’est vendredi. Quel casse-tête !

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J’aime beaucoup ces deux romans qui devraient vite trouver leur place dans les établissements scolaires (plutôt 2ème cycle).

Les thèmes de la différence (religion, couleur de peau, habitudes alimentaires, etc…) sont présentés sans clichés, à partir d’un événement de la vie de tous les jours. Ainsi, quand pendant le moment du pourquoi (un temps pendant lequel les enfants peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent) un élève demande à la maitresse pourquoi elle est noire, d’autres questions découlent naturellement de la conversation (pourquoi tu es blanc ? Pourquoi tu n’es pas d’Afrique si tu es noire ? ), et la maitresse en vient à expliquer l’origine du mot « France ».

Le second roman présente lui les différences alimentaires que la religion peut imposer, mais surtout le moyen de pouvoir tout de même pique-niquer ensemble, et non pas chacun dans son coin.

A découvrir !

Qui veut la peau d’Anna C ? Sophie Henrionnet

Qui veut la peau d'Anna C. ? par Henrionnet

La trentaine, Marie est une célibataire endurcie. Bibliothécaire modèle, elle apprend un jour une formidable nouvelle : son odieuse supérieure est morte étouffée avec un beignet. Enfin l’avenir lui sourit, enfin elle va accéder au poste de directrice. Mais, au lieu de promouvoir l’employée modèle, le grand patron nomme la maîtresse du maire, belle à tomber mais bête comme ses pieds. Et puisque la poisse est généreuse, Marie se trouve mêlée à un incroyable quiproquo. Un soir, pour chasser un ado boutonneux lui faisant des avances, elle prétend s’appeler… Anna Costello, un nom entendu par hasard. Peu après, elle se retrouve traquée par des malabars recherchant justement une certaine Anna Costello ! Mais qui est donc cette Anna C. ?
Pour se sortir de cette embrouille, la sage bibliothécaire peut compter sur l’aide du séduisant Grégoire, un architecte SDF qui a volé à son secours. Ils ne seront pas trop de deux pour l’aider à reprendre sa vie en main…
Se faire passer pour quelqu’un d’autre est rarement une bonne idée…

Mon avis :

Sophie Henrionnet est plutôt douée pour trouver des idées loufoques et drôles. Elle nous le prouve une nouvelle fois avec Qui veut la peau d’Anna C ?.

Marie est une gaffeuse en tout genre, le genre de nana qui s’attire des ennuis plus vite que son ombre. Et là, elle a fait fort, involontairement. Quand un homme qui n’est clairement pas son genre vient la brancher dans un bar alors qu’elle attend un apollon grec, elle ment et sort le premier nom qui lui sort par la tête : Anna Costello. Or cette femme est recherchée par des gens pas vraiment sympathiques et certains de ces hommes étaient présents dans le café, et ont entendu Marie…  Si cette partie de l’histoire est clairement peu probable, on se laisse tout de même prendre par l’histoire qui ne présente aucune lenteur.

Les situations sont cocasses, l’humour omniprésent, autant dans le texte que dans les actes, l’ensemble suffisamment rythmé pour ne pas essouffler le lecteur.

Un roman parfait pour rire, se vider la tête, dans la joie et la bonne humeur !

Sophie Henrionnet c’est aussi…

Il était deux ou trois fois, Zéthel

Drôle de karma, City éditions

 

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Virginie Grimaldi

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Présentation :

« Je ne t’aime plus. »
Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre sa vie en main.
Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer.
Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.
Avec une extrême sensibilité et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi parvient à faire revivre des instantanés de vie et d’amour et nous fait passer du rire aux larmes. Une histoire universelle.

Mon avis :

En ce moment, j’ai la chance de tomber que sur de très bons livres comme le dernier roman d’Amélie Antoine, ou encore le second roman de Clarisse Sabard, La plage de la mariée.

J’avais déjà beaucoup aimé les précédents romans de Virginie Grimaldi  (Le premier jour du reste de ma vie et Tu comprendras quand tu seras plus grande). Pour moi, l’attente était grande ! Ce qui n’a pas empêché l’auteure de me surprendre : j’ai rarement été aussi émue à la lecture d’un livre, ni autant pleuré.

Ce roman est une pure merveille. Virginie Grimaldi plante le décor et, l’air de rien, on se retrouve absorbé par l’histoire. Combien sommes-nous à nous retrouver dans un comportement, dans une parole ? Elle dresse avec brio le portrait de femmes qui nous ressemblent, qui cherchent leurs forces, pansent leurs blessures. Le talent de l’auteure n’est plus à démontrer. Aucune longueur dans ce roman, mais un suspens qui nous tient en haleine, et une fin qui ne déçoit pas.

Que dire de plus ? J’ai été bouleversée et séduite.

Un roman vrai, sincère et touchant, aux couleurs de l’auteure. Une pure réussite.

 

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

Présentation :

Bac en poche, Fani, 17 ans, « monte » à Paris pour poursuive des études supérieures. À la recherche d’un petit boulot pour payer sa colocation, elle rencontre Flore, une vieille dame aisée. Fani sera sa mamy-sitter du samedi. Jusqu’au jour où tout bascule…

Mon avis :

Entre Fani (joli prénom, non ? :p) et Flore, le coup de foudre n’est pas tout de suite au rendez-vous. Il faut dire que Fani n’avait pas prévu d’être appelée par une grand-mère quand elle a déposé, un beau matin, une annonce à la boulangerie de son village pour proposer ses services en tant que baby-sitter.

La première rencontre n’a pas été une franche réussite. La seule envie de Fani était de fuir les lieux, alors que Flore était persuadée d’avoir rencontré la personne idéale. Et, surtout, Fani n’a pas tout de suite compris ce qu’elle faisait là : où étaient les enfants ? Finalement, Flore lui avouera la raison de son appel : elle aimerait que Fani passe les samedis en sa compagnie, en échange d’une rémunération plutôt encourageante : 250 euros par samedi. Si le besoin d’argent pousse Fani à vouloir accepter l’offre, l’idée de se coltiner toute une journée une vieille dame ne la fait pas rêver. Flore parviendra finalement à la convaincre.

Flore est une grand-mère solitaire, qui souffre de l’absence de sa famille.

Fani est une jeune adolescente mal dans sa peau, qui préfère se camoufler que d’être dans la lumière, qui se laisse porter par sa vie.

Ces samedis transformeront les deux femmes, surtout Fani, bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Et pas seulement à cause de Flore. Une rencontre bouleversera la routine qui s’est installée entre les deux femmes : Simon, le fils de Flore.

Au programme : de l’amour, de l’amitié, des rencontres, de la manipulation, le regard de l’autre… J’ai aimé ce livre, lu en deux soirées. L’histoire est intéressante et crédible, les personnages attachants. J’ai aimé l’évolution de ces derniers, j’ai eu peur pour Flore, puis pour Fani. L’histoire a pris au cours de la lecture une direction à laquelle je ne m’attendais pas, et je n’ai pu lâcher le livre avant de savoir comment allaient Fani et Flore. Une belle réussite !

Seul bémol (je chipote) : je me suis emmêlée les pinceaux au début en lisant le nom de « Françoise Duvauchelle », alors qu’avant et après le narrateur ne parle que de « Fani », à quelques exceptions près. Si on comprend qu’elles ne sont qu’une seule et même personne et que Fani est le surnom du personnage, surnom donné par son père, je n’ai pas compris l’intérêt de ne pas appeler tout simplement le personnage « Fani », mais j’ai dû louper un truc.

D’autres romans de Christophe Léon :

[Jeunesse / YA] Des cailloux à ma fenêtre, Jessie Magana

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Ils veulent tuer Henri IV, Isabelle Wlodarczyk

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Jeunesse] Nous sommes ceux du refuge, Delphine Laurent

Les larmes de la maîtresse, Véronique Delamarre Bellégo