C’est où le Nord ? Sarah Maeght

C

Présentation de l’éditeur :

Si vous commencez le roman de Sarah Maeght, vous ne le lâcherez plus… Ses phrases galopent, ses mots crépitent. Elle raconte avec rage et pleine d’espoir le quotidien d’une prof, les errances d’une fille de vingt-quatre ans qui ne sait pas très bien où elle va. C’est où, le nord ? Elle l’ignore. Mais elle y va gaiement.

C’est le portrait d’une génération, une photographie de la France d’aujourd’hui, un verre de grenadine avec trois doigts de désespoir et quelques substances interdites. Les jeunes s’y retrouveront, les parents qui se posent des questions aussi. Des romans comme celui-là, on les ouvre et on reste planté à tourner les pages, la langue pendante…

Sarah Maeght n’a pas peur de l’émotion, elle ne triche pas, et c’est pour ça que vous allez l’adorer !

Mon avis :

Alerte, coup de coeur !

La quatrième m’avait prévenue : je n’ai pas pu lâcher ce livre une fois la lecture commencée.

Ella a 24 ans, elle enseigne le français depuis peu dans un lycée  parisien. Elle quitte Dunkerque pour Paris avec son compagnon, Victor. Ils sont en couple depuis le lycée, elle l’aime passionnément. Pourtant, las d’être au chômage, il va remonter vivre dans le Nord pour travailler dans l’entreprise de papa. Elle restera seule dans son appartement, avec Klaus, son poisson rouge, qui en voit de toutes les couleurs…

Heureusement elle n’est pas seule : Lou, sa meilleure amie, est là pour elle, tout comme Théo, un copain homo. Et puis, un jour elle rencontre Cléo, une femme. Et quelque chose lui titille le ventre, la brûle. Pourquoi ? En parallèle on suit ses aventures au lycée où elle travaille auprès d’élèves en difficulté, et devra résoudre une histoire mystérieuse de santons maltraités…

C’est un livré bourré de clichés (le copain homo, le poisson suicidaire, la jeune fille de 24 ans qui se retrouve plaquée…) mais en aucun cas on a une impression de simple copier-coller ou de déjà vu. L’écriture de Sarah Maeght est pétillante, vive, drôle et pleine d’humour. On retrouve les personnages dans un tas de situations cocasses qui m’ont fait sourire à plus d’une reprise.

Un très bon moment de lecture, une belle performance pour un premier roman ! Une seule question : à quand le second ? 🙂

Plus d’informations sur le site des éditions Albin Michel !

 

Charmer, s’égarer et mourir, Christine Orban

Charmer, s'égarer et mourir par Orban

« C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendu. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes. »

Mon avis :

Christine Orban est passionnée par Marie-Antoinette,  ce n’est plus un secret. Et elle nous passionne, à son tour, en nous racontant l’histoire de cette femme aux multiples facettes, qui a vécu les sentiments les plus opposés, proche de l’adoration et du rejet.

Ce n’est pas une biographie classique, comme il en existe déjà (je pense notamment à Zweig et à son livre simplement intitulé Marie-Antoinette), ici Christine Orban reprend des pans de la vie de Marie-Antoinette, dans un ordre non chronologique. L’écriture est fluide, agréable à lire, le ton juste. Des apartés donnent encore plus de force à ce roman, et nous font ressentir toute la passion de l’auteure, qui n’en n’oublie pas pour autant de garder une certaine objectivité.

Un roman sorti aux éditions Albin Michel, ce mois-ci !

Si vous aimez l’auteure, n’hésitez pas à retrouver Quel effet bizarre faites vous sur mon coeur, paru l’année dernière, qui nous présentait l’impératrice Joséphine.

 

 

Eric-Emmanuel Schmitt, La nuit de feu

La Nuit de Feu par Schmitt

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie.
À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.
Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d’heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu’il s’attend à frissonner d’angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l’éclaire et le conseille.
Cette nuit de feu -ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique- va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu’a-t-il entendu ? Que faire d’une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l’agnosticisme ?
Dans ce livre où l’aventure se double d’un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d’homme autant que d’écrivain, découle de cet instant miraculeux.

Mon avis :

Il nous est à tous arrivé d’entendre qu’un voyage pouvait transformer une vie, Eric-Emmanuel Schmitt dans La nuit de feu nous illustre ces propos. Sous une plume hautement poétique et d’un régal à lire, l’auteur nous emmène avec lui lors de son voyage au Sahara, voyage pendant lequel il sera accompagné d’autres touristes. Il est à un moment de sa vie où il ne sait plus vraiment que faire, où aller : continuer la philosophie ? privilégier l’enseignement ? Il espère que ce voyage lui permettra de voir les choses d’une façon plus limpide. Il en ressortira avec une certitude : il a la foi.

Je ne suis pas particulièrement amatrice de récits religieux, ni adepte des religions d’une façon générale, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce récit ( et de toute façon, il n’est en aucun cas question de vouloir convertir qui que ce soit comme j’ai pu lire ailleurs, c’est juste une rencontre, racontée avec sensibilité, émotion et finesse.). Les descriptions sont très poétiques et frappantes, la plume de l’auteur envoutante. Un très beau roman.

ça sort demain aux éditions Albin Michel !

Jules, Didier Van Cauwelaert

Présentation :

« À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.


Mon avis :

Pas de suspens, ce livre est un gros coup de cœur. Je l’ai dévoré en deux jours. Je connaissais l’auteur de nom mais je n’avais encore rien lu de lui. Je peux vous assurer que ma seule envie est, maintenant, de découvrir ce qu’il a pu écrire avant.

Zibal est vendeur de macarons, à l’aéroport d’Orly. C’est là qu’il croise pour la première fois Alice, une jeune femme très jolie, aux vêtements colorés, accompagnée d’un chien : Jules. Alice est aveugle. Zibal ne le sait pas mais elle part se faire opérer pour retrouver la vue. Après qu’elle soit passée à son stand, Zibal entend des cris et les aboiements d’un chien : Jules. Il se précipite et les aidera tous les deux, notamment en réussissant à faire sortir Jules d’une cage dans laquelle on l’avait placé. Alice, comme Jules, se souviendront de cet acte de bravoure.

C’est une comédie romantique, par vraiment mon genre de lecture, mais j’ai vite été intéressée par le sort des personnages, je me suis prise d’affection pour Jules et d’amitié pour notre héros qui cumule les problèmes depuis que Jules est arrivé dans sa vie. Toutefois, hors de question de broyer du noir pour Monsieur Macaron – surnom affectueusement donné par Alice à Zibal – (pourtant il y a de quoi : plus de boulot, plus de logement ….) : il décide de prendre les choses du bon côté, et d’aller de l’avant.

Ce n’est pas un livre à suspens, on se doute bien de la fin, mais ce n’est pas pour autant qu’on veut arrêter le livre, tant la lecture est agréable. J’ai aimé suivre les réactions de Jules, découvrir grâce à ce livre un peu plus le comportement des chiens d’aveugles et leurs relations avec les hommes.

Jules, c’est vraiment le point fort de ce livre. Les sentiments de ce chien sont intenses, c’est un personnage fort. J’ai été complètement surprise par quelques unes de ses réactions (l’histoire avec le bus notamment, comprendra qui a lu/lira le livre … ). Je me suis dit plusieurs fois que ce n’était pas possible, mais l’auteur nous confirme à la fin du livre que cela peut l’être. C’est vraiment étonnant de telles capacités ( à la fois ce que le chien peut faire à la place d’Alice, mais aussi sa capacité à prédire certains événements et à retrouver l’autre, etc ….). Je trouve ça vraiment extraordinaire.

J’ai aussi aimé la narration de ce livre que Zibal et Alice se partagent.

Un gros coup de coeur que je recommande ! C’est aux éditions Albin Michel.

Eric-Emmanuel Schmitt, Le carnaval des animaux

Le Carnaval des animaux (avec CD)

Présentation de l’éditeur :
« Le récit que je vous propose raconte une histoire, certes, mais une histoire qui, au lieu de cheminer à côté des notes, ouvre nos oreilles pour mieux les entendre. La musique ne décrit pas le monde comme la peinture, la photographie, le cinéma ; elle a sa vie propre, son charme singulier ; pourtant elle peut se plaire à reproduire des éléments de la nature – le braiment de l’âne, le chant du coq ou du coucou –, à suggérer des formes, des mouvements, des couleurs et à se moquer des airs passés en les transformant en tortues, en éléphants ou en dinosaures. »

Le chef-d’œuvre de Camille Saint-Saëns imaginé par Eric-Emmanuel Schmitt ! Illustré de plus de 40 aquarelles originales de Pascale Bordet.
Inclus ! Un CD audio offert avec ce livre : texte lu par Anne Roumanoff et musique de Saint-Saëns jouée par l’orchestre de chambre dirigé par Pascal Amoyel.
Après le succès de Ma vie avec Mozart, le nouveau livre accompagné d’un CD audio d’Eric-Emmanuel Schmitt.

Mon avis :

On est bien loin du Poison d’amour ou de son Elixir, Eric-Emmanuel Schmitt (encore lui, oui ! ) a plus d’un tour dans son sac. Là, il nous emmène du côté des petites histoires pour enfants (pas seulement). Son inspiration, il l’a trouvée grâce à Camille Saint-Saëns, un compositeur à cheval entre le 19ème et le 20ème siècle décrit par l’auteur comme « un enfant prodige qui eut la malchance de vivre vieux ». Je vais être honnête avec vous, c’est un nom qui m’était complètement inconnu jusque là, surtout que la musique classique, ce n’est pas vraiment mon dada.

Ce livre est donc accompagné d’un CD : les contes sont récités par Anne Roumanoff. Avant d’être enregistrés, les deux acolytes avaient d’abord présenté l’ensemble face à un public, avec succès.

L’histoire est écrite en rimes, le ton plutôt drôle et léger. L’ensemble est accompagné de dessins à l’aquarelle (mon préféré : celui de la page 28 avec les deux tortues !) : c’est vraiment un beau livre. J’aime beaucoup l’association de ces trois éléments : la musique, le texte et les illustrations. On a l’impression que tout a été créé pour être mis ensemble, alors que la musique les a évidemment précédés. Cela donne une belle harmonie. J’ai passé un très bon moment à lire tout d’abord ce livre, puis à tourner les pages ensuite, accompagnée par la mélodie.

C’est un beau conte poétique, harmonieux et drôle. Un beau cadeau pour les fêtes de fin d’année … pour les petits et pour les grands !

Et, rien que pour vous, un extrait de l’histoire, celui à côté du dessin présentant les deux jolies tortues ..

« La troisième beauté se pencha en avant
Susurrant à Saint-Saëns d’un ton ensorcelant :
« Si tu veux, moi aussi, me prendre entre tes bras,
Montre-moi des tortues qui avancent au pas. »
Saint Saëns considéra Pia Nassimo
Huma son parfum, rougit aussitôt,
Sentant son désir monter crescendo.
Il saisit son crayon prestissimo :
Avant vu un soir la Pia Nissimo
Danser un french cancan avec brio,
Il décida d’en changer le tempo,
Pour figurer – n’est-ce pas rigolo ? –
Ces vieillardes, leur maison sur le dos,
Ralenties par un sale lumbago,
Dodelinant à vitesse zéro ».

Plus d’informations ici sur le site de l’éditeur (Albin Michel) ou sur le site de l’auteur.

Moi, empereur du Sahara, Jean-Jacques Bedu

Quatrième de couverture :
« De Mogador à Tombouctou, tout le Sahara savait qu’un fêlé avait débarqué au Cap Juby, un homme très riche… »
Après avoir fait les quatre cents coups entre casinos, cabarets, demi-mondaines et Jockey Club, Jacques Lebaudy, richissime héritier des Sucres Lebaudy, décide de conquérir un empire, à l’instar de cet Antoine de Tounens qui avait fondé le royaume de Patagonie. Il jette son dévolu sur la pointe septentrionale de l’Afrique où il débarque le 18 juin 1903, s’autoproclamant Jacques 1er, empereur du Sahara… Cette folle équipée, qui sèmera la panique au sein de toutes les chancelleries, fera de lui le personnage le plus ridicule de la Belle Époque.
Un grand roman d’aventures tragi-comiques, qui nous entraîne sur fond de conquête coloniale dans les tribulations d’un singulier mégalomane. Une histoire rocambolesque et pourtant véridique qui a valu à Jean-Jacques Bedu le prix Pierre Benoit du roman romanesque.

Mon avis :

Jules Lebaudy a réussi à s’enrichir grâce à la spéculation. A sa mort, son héritage est partagé entre sa femme et ses trois enfants, dont Jacques : ils sont riches. Alors que les destinées des membres de la famille s’éloignent (Amicie, la mère des enfants, élevée dans la tradition catholique, préfère vivre en retrait), Jacques pense avoir trouvé la sienne, suite à plusieurs discussions (l’une dans un cabaret, à propos d’Antoine de Tounens, qui se serait proclamé roi de Patagonie, une autre avec le roi des Ecréhous, rencontré en prison): il veut conquérir une terre et se proclamer empereur « Jacques se dit que lui aussi, un jour, serait roi, mais roi d’un royaume bien réel. La terre regorgeait de mondes inconnus et de peuples qui ne demandaient qu’à accéder à la civilisation. Il serait l’égal de Bonaparte. » Il parviendra à réunir plusieurs personnes et à prendre la mer, en direction de l’Afrique, accompagné de sa femme, Augustine. Il se fera alors appeler Sa Majesté Jacques 1er. La suite est composée de rebondissements loufoques et cocasses : rien ne se déroule vraiment comme prévu pour Sa Majesté, comme vous pouvez déjà vous en douter.
Jacques Lebaudy est un personnage grotesque, colérique, prétentieux, égoïste et ridicule. Il ne se rend absolument pas compte de la réalité des choses, fixé sur ses objectifs : accroître sa richesse et détenir le pouvoir. Je plains la douce et ingénue Augustine. Ses délires et ses caprices rendent l’histoire comique. C’est aussi un roman qui critique la recherche de la richesse à tout prix ainsi que la soif insatiable de pouvoir.
 Je ne résiste pas à l’envie de vous mettre cet extrait, preuve de la grande modestie de notre personnage …. « Madame, il y a encore, dans ce monde, des peuples qui ne demandent qu’à acclamer un roi. J’ai remporté mon nom dans l’histoire du continent africain. L’on enseignera un jour mes glorieuses conquêtes dans les livres. Madame, l’Europe vit ses dernières heures de paix. J’étais le dernier rempart pour la protéger contre les agressions extérieures ».
Livre paru aux éditions Albin Michel.

L’elixir d’amour, Eric-Emmanuel Schmitt

L'Elixir d'amour
Après le billet sur le second livre du diptyque, Le poison d’amour, je pense qu’il est temps de faire voyager cette chronique du Salon des lettres jusqu’ici.

Présentation :
« L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? »
Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ?
Observateur pertinent des caprices du cœur, Eric-Emmanuel Schmitt explore le mystère des attirances et des sentiments.

Mon avis :
Adam et Louise se sont aimés pendant 5 ans.  Lui est à Paris, elle à Montréal. A l’initiative d’Adam, ils entament une correspondance par mail. Le thème de leur échange apparait rapidement : peut-on provoquer l’amour ? Les premiers échanges sont parfois incisifs, et drôles. Ainsi, quand Adam parle de ses conquêtes amoureuses, cela donne :
« Des femmes… N’ont-elles pas un prénom ? une personnalité ? Tu me révoltes, Adam. Pourquoi les
hommes donnent-ils toujours l’impression de mépriser celles qu’ils désirent ?
Des femmes…
N’es-tu pas lassé de cette chasse incessante ?
À ta place, je crèverais d’ennui.
Répéter les aventures n’a plus rien d’une aventure. » Louise
 » Je préfère la chasse au gibier », Adam.
 » Cela ne s’appelle-t-il pas une névrose dans ton langage ? » Louise.
Pas d’empathie ici pour l’un des personnages. Adam ne peut s’empêcher d’écrire à Louise alors que c’est lui qui a provoqué la rupture. Les sentiments amoureux n’étaient plus présents, plus de désir charnel. Il veut qu’ils soient amis, pour ne pas se perdre de vue.
Par ailleurs, Adam est persuadé d’avoir trouvé le moyen de provoquer l’amour. Louise le met au défi de lui prouver. Pas de potion magique mais plutôt un jeu de manipulation.
J’ai aimé ce roman qui tente avec finesse de percer les mystères du sentiments amoureux. La correspondance par mail, beaucoup plus rapide que celle par lettre, donne du rythme à l’échange. Les références culturelles sont nombreuses : l’opéra du même nom de Gaetano Donizetti (Nemorino, un paysan, amoureux d’ une femme riche nommée Adina, entend cette dernière raconter l’histoire d’Iseult qui boit un philtre d’amour : il veut se le procurer) ou encore Les liaisons dangereuses …
Un roman concis mais d’une grande richesse.