[Cinéma] Dark Places

Cette semaine sort Dark Places, une nouvelle adaptation d’un livre de Gillian Flynn, les lieux sombres. C’est la deuxième adaptation de l’auteure dont je vous parle ici, je vous rappelle que la première était le film Gone Girl, une adaptation du livre Les apparences.

C’est un livre que j’ai lu il y a quelques semaines mais que je n’ai pas eu le temps de chroniquer (ou alors, je ne retrouve plus la chronique sur le blog ^^). Je me souviens l’avoir beaucoup aimé, et dévoré, comme Les apparences, le livre qui m’a fait découvrir Gillian Flynn.


Synopsis :

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier.
30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque.
De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.


La bande-annonce :


C’est Charlize Theron qui joue le rôle de Libby Day !

Et vous, l’avez-vous lu ? Le film vous tente ?

A la grâce des hommes, Hannah Kent

Quatrième de couverture :
« Voici une nouvelle voix originale, qui tient son histoire avec une remarquable maîtrise de la langue. Le premier roman d’Hannah Kent, A la grâce des hommes, est un pur bijou, sa prose aussi froide et étincelante que le paysage nordique qu’elle dépeint. »
Geraldine Brooks, auteur de L’Autre Rive du monde, Le Livre d’Hanna etLa Solitude du docteur March

Agnes Magnúsdóttir, servante dans l’Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l’idée d’héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c’est pour mourir ?

Inspiré d’une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. Avec ce premier roman à l’atmosphère lyrique et ample, Hannah Kent s’impose d’ores et déjà comme l’un des grands écrivains de sa génération.


Mon avis : 
Nathan Ketilsson et Petur Jonsson ont été assasinés en 1828. Les corps ont été retrouvés dans la ferme de Nathan qui a été brûlée. Trois personnes sont suspectées : un homme (Fridrik Sigurdsson) et deux femmes (Sigridur Gudmundsdottir et Agnes Magnusdottir), des filles de ferme. Avant son exécution, Agnes est transférée à Kornsa, dans la vallée de Vatnsdalur. Selon le commissaire de police Björn Blöndal, elle a réclamé le sous révérend Toti comme pasteur.
A Kornsa, elle sera hébergée dans la famille de Margret et Jon qui ont deux filles, Lauga et Steina : personne ne se réjouit de l’arrivée de cette nouvelle femme. Jon, en tant qu’officier de police, se doit de l’accueillir. Au fur et à mesure de l’histoire, on voit les relations évoluer entre Agnès et le révérend Toti, mais aussi entre Agnès et les autres membres de la famille.
Arrivée à presque la moitié du livre, j’ai commencé à m’ennuyer et je craignais de ne pas terminer ce livre. Une chance, l’histoire a alors commencé à se modifier et j’ai pris à nouveau du plaisir à le lire. La fin est très touchante, malgré l’atmosphère plutôt froide qui se dégage de l’ensemble du roman.
Comme indiqué en quatrième de couverture, ce livre est basé sur une histoire vraie, l’histoire d’Agnès Magnusdottir, la dernière femme à avoir été condamnée à mort en Islande, en 1930. Le portrait de cette femme est bien fait, les détails nous sont livrés tout d’abord avec parcimonie, puis nous découvrons au fur et à mesure des pages la personnalité bien plus complexe que ce que l’on pourrait croire au premier abord de cette femme.

Les poètes morts n’écrivent pas de romans policiers, Björn Larsson

Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers Björn Larsson ...

Présentation :

Par une brumeuse nuit de février, l’éditeur Karl Petersén arrive, non sans quelques inquiétudes, dans le port d’Helsinborg, avec une bouteille de champagne et le contrat du poète Jan Y. Nilsson, qui vit à bord d’un bateau de pêche. L’éditeur l’a persuadé d’écrire un roman policier, futur best-seller, déjà vendu aux plus prestigieuses maisons d’édition le

Lorsque Petersén découvre Jan Y. pendu, la réponse semble évidente. Le commissaire Barck, chargé de l’enquête, n’a aucun doute: les poètes ne se font pas assassiner, ils se suicident. Pourtant, les mobiles ne manquent pas…
A l’âge d’or du roman policier nordique, Björn Larsson signe ce qu’il appelle un « genre de roman policier », jeu littéraire raffiné et ironique sur l’essence même de l’écriture poétique et romanesque. Dans une pétillante satire du monde éditorial continuellement à la recherche du prochain succès, seul un policier-poète a l’expérience et la sensibilité pour saisir les vérités cachées derrière les apparences…


Mon avis :

Un livre qui mêle poésie et enquête policière, ça a de quoi intriguer. Comme je suis dans ma période littérature suédoise (il y a quelques jours je chroniquais Cyanure de Camille Läckberg), j’ai voulu me laisser tenter. Puis, il faut avouer que le titre aussi est accrocheur, même si j’ajouterai qu’il n’y a pas que les poètes qui, une fois morts, ne peuvent plus écrire des romans policiers, ni écrire quoi que ce soit d’ailleurs !

C’est le commissaire Martin Barck qui mène l’enquête, un commissaire plutôt original puisqu’il est féru de poésie. Il en écrit aussi. Le poète Jan Y. Nilsson est retrouvé mort sur son bateau par Petersen, son éditeur. Tout porte à croire qu’il s’agirait d’un suicide puisqu’il a été retrouvé pendu. Petersen craint que tout soit de sa faute : il a poussé le poète, cet homme qui ne vit que pour la poésie, à écrire un roman policier,  roman dont les droits sont déjà vendus dans plusieurs pays. Une oeuvre qui serait enfin rentable pour la maison d’édition : la poésie de de Jan Y. Nilsson ayant beau être d’une grande qualité littéraire et stylistique, elle se vend peu. Sur la table, une coupe de champagne : peut-être s’en serait-il servi quelques coupes pour se donner un peu de courage ? Après avoir enfin repris ses esprits, l’éditeur se décide à appeler la police. Une rencontre malheureuse mais qui pourrait être intéressante : un commissaire-poète qui rencontre un éditeur … ça peut donner des idées. Mais le poète s’est-il vraiment donné la mort ? Son livre, « L’homme qui n’aimait pas les riches » (un clin d’œil à un autre auteur suédois, Stieg Larsson ? 🙂 ) promettait une belle polémique : il y critique et y dénonce les abus financiers de personnes haut placées, à la réussite économique plus que contestable.

Outre cette enquête, c’est aussi une réflexion sur la poésie que nous pouvons lire en filigrane : pourquoi écrit-on de la poésie ? La poésie doit-elle servir ? Doit-on la comprendre ?  etc. On n’est pas loin de la composition française du CAPES de lettres modernes … ce qui n’a pas été pour me déplaire. On retrouve aussi une petite réflexion sur les maisons d’édition.

Ce n’est donc pas uniquement un roman policier que nous lisons, d’ailleurs, il est bien qualifié en quatrième de couverture de « genre de roman policier ». J’ai apprécié cet ensemble hétéroclite qui donne finalement une belle homogénéité, un récit original et agréable à lire, même pour une passionnée de littérature qui n’aime -quasiment- que la poésie d’Artaud. L’intrigue (qui est finalement sans grande surprise) n’est pas le seul élément qui nous intéresse, comme c’est souvent le cas dans les romans policiers.

A découvrir !

Saulnier et la petite morte, Caterine Coss

Quatrième de couverture :

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.
Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…
Qui aurait cru qu’une Petite Morte….



Mon avis :

C’est le premier livre que je lis de Caterine Coss, et le premier aussi des éditions Calepin.
Saulnier se voit confier un beau matin une nouvelle enquête : il doit élucider l’assassinat d’une jeune femme retrouvée morte,  tuée par balle  mais aussi par des coups de couteau. Tout prendra un caractère fantastique quand Marion, la jeune femme morte, prendra contact avec lui.
J’ai aimé ce roman, même si j’étais un peu inquiète au début (l’éternelle enquête du flic bourru, désabusé, qui finit par dévoiler une facette plus gentille voire attendrissante de lui-même, c’est plutôt fréquent …). Ce que j’ai peut-être le plus aimé dans ce livre, c’est qu’il ne s’agissait pas juste d’une simple intrigue policière (d’ailleurs, l’enquête est légère et le meurtre s’élucide finalement facilement pour Saulnier). C’est surtout la personnalité des personnages que j’ai aimée dans ce livre, leur psychologie : ils sont vraiment bien réussis (autant celle de Saulnier que celle de de Marion), ett faire intervenir le fantôme de la jeune fille pour aider le lieutenant est une idée que j’ai trouvée plutôt originale. Après, il ne faut pas rechercher la cohérence parfaite pour aimer ce livre : il est en effet truffé d’éléments peu crédibles, alors qu’on recherche plutôt les faits vraisemblables dans un roman policier (c’est dans cette catégorie qu’il est classé).
Une amie a aussi aimé ce livre, vous pouvez retrouver sa chronique ici !