[Jeunesse/YA] Dis-moi si tu souris,Eric Lindstrom

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« Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. »

« Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Et ne cherchez JAMAIS à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors, quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable. »

Mon avis :

Je ne vais pas vous faire attendre : ce livre est un gros coup de cœur !

Parker est une adolescente comme les autres, à un détail toutefois, qui a son importance : elle est aveugle. Elle se déplace à l’aide d’une canne pour éviter les obstacles, mais elle se fie aussi à sa connaissance des terrains et lieux sur lesquels elle évolue. Si j’emploie le mot « terrain », le choix n’est pas anodin car tous les matins Parker s’élance sur la piste d’athlétisme, qu’elle rejoint en courant, seule. Plutôt bluffant, non ?

Son goût pour la course à pied, un goût qui est presque devenu un besoin, elle le doit à son père, mort il y a presque un an. Comble de la douleur, sa mère est déjà morte, il y a de nombreuses années, lors d’un accident de voiture dans lequel Parker a laissé sa vue. C’est sa tante qui y est venue avec sa famille (un petit garçon avec lequel Parker s’entend bien et une adolescente avec laquelle les relations sont plus compliquées) à s’installer dans la maison de Parker, afin qu’elle ne soit pas obligée de subir en plus un déménagement.

Question scolarité, elle a une nouvelle élève présente pour l’aider, Molly. Mais, il y a surtout Scott, suite à la fermeture d’un autre établissement scolaire. Scott, le seul qui a osé la trahir.

Attention, lecture addictive ! Ce livre est une petite pépite. Les thèmes traités sont intéressants : le handicap, le dépassement de soi, la confiance, la trahison, le deuil ( encore, oui !), l’amitié, la reconstruction. Les personnages sont soigneusement dessinés et sont tous assez attachants. Parker m’a fait sourire, rire, pleurer. Si le livre est long, l’histoire est suffisamment prenante pour accrocher son lecteur, même s’il est question d’un collégien (je dirai à partir de la 4ème), plus encore d’un lycée. C’est un roman qui plaira aussi aux plus grands, l’histoire est vraiment intéressante.

Bref, il FAUT le lire !

Retrouvez Dis-moi si tu souris sur le site des éditions Nathan !

Jules, Didier Van Cauwelaert

Présentation :

« À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.


Mon avis :

Pas de suspens, ce livre est un gros coup de cœur. Je l’ai dévoré en deux jours. Je connaissais l’auteur de nom mais je n’avais encore rien lu de lui. Je peux vous assurer que ma seule envie est, maintenant, de découvrir ce qu’il a pu écrire avant.

Zibal est vendeur de macarons, à l’aéroport d’Orly. C’est là qu’il croise pour la première fois Alice, une jeune femme très jolie, aux vêtements colorés, accompagnée d’un chien : Jules. Alice est aveugle. Zibal ne le sait pas mais elle part se faire opérer pour retrouver la vue. Après qu’elle soit passée à son stand, Zibal entend des cris et les aboiements d’un chien : Jules. Il se précipite et les aidera tous les deux, notamment en réussissant à faire sortir Jules d’une cage dans laquelle on l’avait placé. Alice, comme Jules, se souviendront de cet acte de bravoure.

C’est une comédie romantique, par vraiment mon genre de lecture, mais j’ai vite été intéressée par le sort des personnages, je me suis prise d’affection pour Jules et d’amitié pour notre héros qui cumule les problèmes depuis que Jules est arrivé dans sa vie. Toutefois, hors de question de broyer du noir pour Monsieur Macaron – surnom affectueusement donné par Alice à Zibal – (pourtant il y a de quoi : plus de boulot, plus de logement ….) : il décide de prendre les choses du bon côté, et d’aller de l’avant.

Ce n’est pas un livre à suspens, on se doute bien de la fin, mais ce n’est pas pour autant qu’on veut arrêter le livre, tant la lecture est agréable. J’ai aimé suivre les réactions de Jules, découvrir grâce à ce livre un peu plus le comportement des chiens d’aveugles et leurs relations avec les hommes.

Jules, c’est vraiment le point fort de ce livre. Les sentiments de ce chien sont intenses, c’est un personnage fort. J’ai été complètement surprise par quelques unes de ses réactions (l’histoire avec le bus notamment, comprendra qui a lu/lira le livre … ). Je me suis dit plusieurs fois que ce n’était pas possible, mais l’auteur nous confirme à la fin du livre que cela peut l’être. C’est vraiment étonnant de telles capacités ( à la fois ce que le chien peut faire à la place d’Alice, mais aussi sa capacité à prédire certains événements et à retrouver l’autre, etc ….). Je trouve ça vraiment extraordinaire.

J’ai aussi aimé la narration de ce livre que Zibal et Alice se partagent.

Un gros coup de coeur que je recommande ! C’est aux éditions Albin Michel.