La petite brune dans la prairie, Eve Borelli

La Petite Brune dans la Prairie  par Borelli

J’ai lu ce livre il y a quelques semaines déjà (voire quelques mois ..;), et n’avais pas eu le temps de le chroniquer. Rencontrer l’auteure au salon du livre de Paris m’a donné envie de le relire, avant de commencer Le goût du thé, celui du vent , son dernier roman paru aux éditions Nisha il y a quelques jours …

L’histoire :

Participer à une émission de télé-réalité pour trouver l’amour auprès d’un charmant homme des campagnes ? Même pas en rêve. Sauf que ma mère a un penchant naturel pour s’immiscer dans ma vie. Et une irrépressible envie de me caser, histoire d’avoir des petits enfants à pouponner. Résultat, me voilà inscrite pour tenter de séduire Romuald, grand brun ténébreux et très sympathique vigneron-oenologue au regard qui sent bon le fut de chêne. Bon, j’avoue : c’est plus la perspective de faire un peu de pub à mon entreprise de colliers pour chiens Ouaf-ouaf que celle de rencontrer l’homme de ma vie qui m’a convaincue d’effectuer la grande transhumance jusqu’à Issy-l’Évêque. Mais on ne sait jamais, il paraît que l’amour pousse parfois dans les champs !

Mon avis :

J’adore ce livre. Non, j’A-DO-RE. Eve Borelli, je l’aime autant que je la déteste (parce qu’elle a juste une écriture qui déchire) quand je la lis (je l’aime plus que le contraire, rassurez-vous !). Elle a une plume drôle, gentiment décalée, rafraichissante, pleine de punch. La lire, c’est se prendre un concentré de plaisir et de bonne humeur. Et, comme c’est bon !

Anna est une fille qui ne se prend pas vraiment la tête, elle est naturelle, et pleine de charme.  C’est sa mère donc qui l’a inscrite à cette émission de télé-réalité, et sa meilleure amie l’a poussée à accepter. C’est sans grande conviction donc qu’Anna se rend chez Romuald, l’homme en quête de l’amour, où elle fera une entrée fracassante … Mais, elle ne sera pas seule : une concurrente, Jenny, bimbo blonde à la plastique parfaite, est déjà là, et ne compte pas perdre … Que les anti télé-réalité se rassurent : l’émission est surtout un prétexte à une jolie et cocasse histoire.

Évidemment, les choses ne vont pas se passer comme il faudrait, mais c’est bien là l’intérêt du livre … Je peux juste vous dire que Jenny va se révéler aussi belle que méchante, qu’un beau médecin fera irruption dans le récit, et même un petit garçon attachant.

Pour le trouver, c’est par ici !

Saisis ta chance, Bartholomew Neil : Matthew Quick

Présentation :

« J’aimerais que nous soyons des amis secrets, Richard Gere. » Pendant trente-huit ans, Bartholomew Neil a vécu avec sa mère… jusqu’au jour où elle tombe malade et meurt. Comment vivre sans elle ? Bartholomew pense avoir trouvé la voie quand il découvre une lettre de Richard Gere sur le Tibet libre dans le tiroir à sous-vêtements de sa mère. Les derniers temps, celle-ci l’appelait Richard – il y a forcément un lien cosmique. Croyant que l’acteur est destiné à l’aider, Bartholomew commence sa nouvelle vie en écrivant à Richard Gere. Jung et le Dalaï Lama, la philosophie et la foi, les contacts avec les aliens et la télépathie avec les chats, l’Eglise catholique et les mystères féminins… il explore tout dans sa relation épistolaire à sens unique. Mais ce que révèlent surtout ses lettres, c’est la quête touchante de Bartholomew pour se construire sa propre famille. Aidé par des amis inattendus, il s’embarque bientôt dans une Ford Focus de location, à la recherche d’un mystérieux Parlement des Chats et de son père biologique…

Saisis ta chance, Bartholomew Neil est le premier roman de Matthew Quick publié en France. Déjà paru dans vingt pays, plébiscité par la presse et les libraires américains, il est rapidement devenu un best-seller, comme les autres livres de l’auteur. Personnages formidablement attachants avec leurs forces et leurs failles, conte de fées moderne et intelligent, ce « Forrest Gump littéraire » ravira le plus grand nombre. Comme un précédent roman de Matthew Quick adapté au cinéma sous le titre Happiness Therapy, Saisis ta chance, Bartholomew Neil est en cours d’adaptation par DreamWorks.


Encore un livre que j’ai beaucoup aimé. Bartholomew Neil est un personnage plutôt loufoque, drôle et attachant. Ses lettres sont souvent comiques mais laissent transparaître sa naïveté, ses questionnements et finalement son apprentissage du monde. Ses rencontres vont en effet lui permettre d’évoluer et le mèneront dans des situations parfois bien cocasses … si vous vous laissez tenter, vous rencontrerez en effet un prêtre défroqué, une thérapeute qui aurait besoin d’aide, un frère obsédé par les chats, des histoires d’extraterrestres … et un personnage principal avec un rôle bien plus important que ce qu’on pouvait imaginer.

Il y a beaucoup de digressions plutôt drôles : je les ai beaucoup aimées  alors que c’est quelques chose qui peut m’agacer (oui, parfois j’ai l’impression qu’elles sont juste là pour « remplir le livre », ce qui n’est pas le cas ici, pas vous ?). J’ai aussi beaucoup aimé cette idée d’écrire à Richard Gere … et je me demande  ce que ce dernier en a pensé (et s’il sait que ce roman existe !)

Ce livre est publié aux éditions Préludes dont l’esprit est de nous faire découvrir de nouveaux talents de la scène littéraire française et étrangère : merci à eux pour cette démarche que j’apprécie beaucoup : je ne peux que vous encourager à les découvrir !