[Jeunesse – ados] Le 9ème continent, Dominique Corazza

Couverture du livre "Le 9e continent" - Dominique Corazza - ISBN 9791090685956

Présentation :

Êtes-vous déjà entré dans une de ces serres en plastique qui couvrent nos campagnes ? Attention : danger ! Avez-vous déjà vu des maisons de vacances gardées par de vrais nains de jardin en chair et en os ? Non, vous êtes sûrs ? Méfiez-vous des visites organisées dans des villages idylliques où l’on reconstitue la vie d’autrefois : elles peuvent virer au cauchemar. Et si, au printemps, vous n’entendez plus le coucou chanter, ne vous étonnez pas, ça devait arriver…

Quatre histoires qui donnent à voir un visage inquiétant de cette nouvelle ruralité qui bouleverse profondément nos paysages et nos vies.

Mon avis :

Je découvre la plume de Dominique Corazza avec ce roman, et quel plaisir ! Pour l’amatrice de nouvelles que je suis, c’est un sans-faute.

Chaque nouvelle a un but précis : éveiller la conscience du lecteur sur des incohérences ou des problèmes qui rongent le milieu rural. Ainsi, on retrouve des tonnes de plastique là où on devrait trouver des cultures de fraises à même le sol, les bruits qui nous assomment là où il ne devrait y avoir que de la tranquillité, les préjugés désolants d’une femme qui a une vision archaïque et désespérante de la campagne.

Quatre textes qui nous rappellent l’importance de préserver nos campagnes, les cultures, son calme, son authenticité, sans pour autant laisser de côté une certaine modernité. Quatre textes grinçants qui ne manqueront pas de faire sourire leurs lecteurs (ma préférée est celle avec « Prof » et ses autres amis les nains). Quatre textes à l’écriture parfaitement maitrisée et agréable à lire, teintée d’humour et de dérision.

A découvrir !

Retrouver le 9ème continent sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !

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[Jeunesse] Faits d’hiver, Cathy Ribeiro

ebook Faits d’hiver - Un roman intergénérationnel de Cathy Ribeiro ...

« Si on avait su, on lui aurait parlé au vieux. On lui aurait dit que pour nous aussi, c’était dur. On était là, on savait pas et on n’a rien pu faire… Pour sûr qu’on s’est ratés. De peu, mais on s’est drôlement ratés… »

Parce que les vieux d’aujourd’hui oublient trop souvent qu’ils ont été jeunes hier… et parce que les jeunes d’aujourd’hui ne réalisent pas qu’ils seront vieux demain…

Et s’il suffisait de quelques mots ? d’un sourire ou d’un geste pour tout changer ?

Mon avis :

En voilà un texte touchant et d’actualité ! Ici, deux voix se mêlent : celle d’Élie à la troisième personne, un vieil homme qui vit seul depuis la mort de sa femme Marcella mais aussi celle d’un jeune homme, qui utilise la première personne, venu voler les buches de bois d’Élie avec son frère, Tony.

Ce n’est pas la première fois que le jeune homme vole le bois du vieillard. Il ne le supporte plus. Cette nuit, il a préparé son arme, il est prêt. Si les autorités ne veulent pas lui rendre justice, il le fera lui-même. Ce soir, il les a entendus arriver. Il ne doit pas agir trop tôt : il faut des preuves. En attendant, il boit. Et il repense à Marcella.

L’autre voix est donc celle du voleur. L’utilisation du « je » nous rend plus proche de cet homme. Alors qu’il prend le bois, on découvre sa vie. Les souffrances qu’il endure depuis quelques temps, ses frères qu’il a voulu éloigner d’un homme trop violent tout comme sa mère qui ne fait que pleurer, le regard des autres. Le bois, il le veut pour sa mère qui a toujours froid.

Selon Élie, « Il n’y a que comme ça qu’on va prendre le problème au sérieux. Qu’on va enfin s’intéresser aux gens. Bien sûr, il y en a qui ne comprendront pas. Pour les uns, il y aura le pauvre homme qui n’en peut plus de supporter l’outrage, et le voleur puni: bien fait pour lui ! Pour d’autres, il y aura le drôle dans le besoin, victime d’un vieil avaricieux revanchard : tant pis pour lui » ! Un texte qui fait écho.

Cette double narration est très intéressante et enrichissante. Les deux voix sont touchantes : l’un s’accroche aux souvenirs de sa femme dont il peine à faire le deuil, l’autre se démène pour essayer d’offrir une vie correcte à sa famille. Deux hommes pleins d’amour, de souffrance aussi. La fin du texte est saisissante : j’ai adoré.

Un texte touchant, plein d’humanité, à découvrir et à faire lire aux jeunes comme aux plus grands !

Stéphie a aussi aimé ce roman.

Retrouvez Faits d’hiver sur le site de la maison d’édition le Muscadier !

D’autres romans de la collection Rester Vivant :

Phobie, Fanny Vandermeersch

Trouver les mots, Gilles Abier

Cathy Ytak, Les mains dans la terre

La peau noire des anges, Yves-Marie Clément

Station sous-paradis, Jean-Luc Luciani

 

[Jeunesse/ ado] Trouver les mots, Gilles Abier

Les parents de Gabriel, 16 ans, attendent que leur fils s’explique sur le coup de fil qu’il a reçu la veille. Hier après-midi, son cousin l’a appelé durant douze minutes et vingt-trois secondes…

Mais que dire quand on n’a pas su soi-même trouver les mots pour éviter le pire ?

Mon avis :

J’adore les romans de Gilles Abier. Il a cette capacité de nous emporter dans son histoire, peu importe le sujet. D’ailleurs les romans de l’auteur ne se lisent pas : ils se dévorent.

Trouver les mots est un coup de cœur. Gabriel, le personnage principal, n’est pas quelqu’un de très expansif. Il ne sait pas toujours quoi dire, trouver les bons mots, ceux qui font réfléchir, peut-être même changer d’avis. Alors quand on lui demande le contenu de sa dernière conversation avec son cousin, Julien, c’est compliqué. Mais on sent la culpabilité qui l’envahit : pourquoi ?

« Trouver les mots. Les mots justes. Ceux qui rassurent, ceux qui réconfortent, ceux qui sauvent. Je ne sais pas. »

Les mots ne viennent pas alors Gabriel nous parle de son cousin. Leur relation qui se distendait un peu, Julien jalousant les relations amoureuses de Gabriel, la passion aussi de Julien pour son ordinateur, son talent même pour les bricoler. De fil en aiguille le portrait de Julien nous est dressé. Ce sont ces phrases, anodines en apparence, qui m’ont le plus marquée :

« Mon cousin va jusqu’au bout.

Toujours.

C’est un acharné.

Il ne vit jamais les choses à moitié. »

A ce moment-là, j’ai compris la fin. Cette fin si bien écrite, prenante, troublante, que je vous invite à découvrir.

Le rythme mime parfaitement les pensées et les angoisses du narrateur.

Un énorme coup de cœur qui devrait faire couler beaucoup d’encre !

Retrouvez Trouver les mots sur le site de la maison d’édition Le Muscadier.

Cathy Ytak, Les mains dans la terre

Jours de soleil, Claire Mazard

Orient extrême, Mireille Disdero

Traits d’union, Cécile Chartre

 

[Jeunesse / ado] Jours de soleil, Claire Mazard

Jours de soleil par Mazard

Présentation :

Sénégal, Tunisie, Côte d’Ivoire, Maroc, île du bout du monde… Après ses Jours de neige, parus en mars 2016, Claire Mazard promène cette fois-ci ses lecteurs par jours de soleil dans les pays chauds. Par petites touches colorées et acidulées, elle observe, constate, dénonce. Cinq nouvelles inspirées de faits réels qui surprennent, interrogent… et inquiètent même un peu parfois !

Au sommaire : Jean-Paul dit “Pape” • Le vieux Tunisien • Partout dans le monde • Irénée • Le pizzaïolo

Mon avis :

Jours de soleil est le troisième livre paru en même temps que Phobie. Comme Orient extrême de Mireille Disdero, ce livre est un recueil de cinq nouvelles.

La première nouvelle Jean-Paul dit « Pape » nous raconte le voyage d’Audrey et Mathias pour le Sénégal. Hors de question pour eux de visiter le pays comme de simples touristes, ils « tenaient à côtoyer les indigènes ». Ils passent leur séjour dans une maison près du village, prêtée par une de leurs amie. C’est cette même amie qui leur a proposé l’aide de Pape, un sénégalais, pour la visite du pays. Tout se déroule comme ils l’avaient souhaité : loin des touristes, loin des « blancs », une visite qu’ils pensent différentes de celles de leurs compatriotes… mais est-ce vraiment le cas ?

Le vieux tunisien nous emmène à Hammamet, auprès de Marie et Sophie dans un grand hôtel, pour le voyage annuel, rituel instauré depuis le décès de Jean, le mari de Marie. Sur la plage Djamel, un vieux tunisien, ratisse le sable. Tous les matins, elles le voient, s’abaisser pour ramasser les déchets que les touristes jettent, parfois même aux pieds du vieil homme. Pour Sophie, il n’est qu’un « homme a l’attitude servile », qui agit « comme au temps de la colonisation », mais pas pour Marie…

Je détaillerai moins les suivantes pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture, mais les nouvelles sont tout aussi bien écrites, et appellent au voyage, tout en glissant quelques mots sur certains comportements que nous devrions revoir. « Partout dans le monde » est particulièrement saisissante, Irénée nous emmène dans le quotidien de trois frères à Abidjan qui ont pour point commun la lecture et l’écriture, tandis que Le pizzaïolo nous narre un moment de vie entre Yanis et Rose-Marie, le premier devant annoncer une très bonne nouvelle à la seconde.

Claire Mazard prouve, une fois de plus, qu’elle excelle dans l’art de la nouvelle. Un plaisir à lire.

Retrouvez Jours de soleil sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !

[Jeunesse / ado] Orient extrême, Mireille Disdero

Couverture du livre "Orient extrême" - Mireille Disdero - ISBN 979-10-90685-76-5

 

« Ici, les larmes ne font pas partie de la vie. Mais tout est trempé comme si on pleurait sans cesse. Ici, je n’ai pas peur de m’enfoncer dans la boue qui me sépare de ma sœur… pour la retrouver. »

Après avoir été envoyée en Malaisie comme domestique, une adolescente cambodgienne revient en catastrophe dans la ferme des parents. Elle est sous le choc. Que lui est-il arrivé, de l’autre côté de la mer ?

À travers cinq récits courts ou longs, on plonge en Asie du Sud-Est (Vietnam, Cambodge, Indonésie, Malaisie, Thaïlande) dans la vie de certains adolescents. Alors, on est confronté à la pauvreté, à la maltraitance des plus jeunes, mais aussi à l’engagement et à la nécessité de construire un monde plus juste.

Mon avis :

Orient extrême est un recueil composé de cinq nouvelles, qui se font échos. Un point commun s’en dégage rapidement : la puissance de mots et de textes.

Le livre s’ouvre sur la nouvelle « l’infiniment petit ».  Une nouvelle très courte (2 phrases, 4 lignes) mais déjà puissante, qui nous emmène au Vietnam. Pour vous donner une idée :

« L’ombre et la tiédeur se faufilent entre les murs.

Deux fillettes assises dans la rue, les cheveux mouillés, sombres et brillants, jouent à la coiffeuse, cherchent la petite bête et l’écrasent entre deux doigts ».

Puis, c’est autour du Cambodge avec « Do you want a cup of tea » ? J’ai adoré cette nouvelle, la plus longue de toutes, et certainement ma préférée. Deux sœurs, Sinoun et Sinath. Sinoun a été achetée en échange d’un sac de riz, d’un peu d’argent, et d’un téléphone portable made in china. Elle a été envoyée en Malaisie pour un soi-disant travail de domestique, le nom correct donné à l’esclavage.Un jour, elle a craqué et est revenue, complètement changée. Elle ne prononce plus qu’une seule phrase « do you want a cup of tea ? » et a été vue dansant nue sur la place du marcher, invitant les hommes à la suivre dans les rizières. Depuis, elle vit dans une cabane au fond du jardin. Son père la voit comme la honte de la famille, les autres comme la cause de tous les malheurs. Pourtant, elle ne fait que reproduire, sans pouvoir s’arrêter, le comportement qu’on l’a obligée à adopter en Malaisie. Que lui est-il réellement arrivé là-bas ? Pourra-t-elle redevenir la jeune fille qu’elle était avant ?

Après le Vietnam, la troisième nouvelle nous emmène en Indonésie : une nouvelle surprenante et glaçante, « Ruelles obscures ».

« Dans le cratère » nous envoie en Indonésie, à Bali. Notre narrateur a 18 ans, il est revenu seul avec son sac à dos à la recherche d’une jeune fille qu’il a croisé un mois plutôt, quand il était venu avec ses parents « Une enfant. Intouchable. Mais tous pouvaient la toucher moyennant quelques pièces« . Peut-il encore la sauver ?

Enfin, le recueil se clôt sur une nouvelle courte « Chienne de vie ». Un joli texte qui permet de terminer sur une note d’optimisme.

En résumé : Cinq nouvelles réussies, une écriture parfaitement maitrisée, percutante, aux mots puissants. Un livre à découvrir.

Retrouvez Orient extrême sur le site de la maison d’édition Le Muscadier, collection « Rester vivant » !

[Jeunesse] Virée nomade, Alain Bellet

Couverture du livre Virée nomade - Alain Bellet - ISBN 9791090685727

« Tu restes enfermé en préventive jusqu’à ton procès en assises, ou tu acceptes de jouer une nouvelle carte, l’aventure d’un centre d’éducation renforcée avec d’autres jeunes dans ta situation », avait proposé le juge. « Peut-être qu’une immersion totale au pays des Touaregs te remettra sur le droit chemin. »

Confronté à la vie saharienne avec six autres délinquants au cœur du Ténéré, Maxou côtoie les chameaux et les scorpions, subit le manque d’eau, souffre de la faim et de la chaleur terrible… Il découvre au désert la loi de la survie, la droiture et l’éducation au respect d’une culture traditionnelle où le rapport à l’être prend le pas sur l’envie de posséder.

Mon avis :

Après un braquage, dernier délit en date, Maxou a le choix : être enfermé jusqu’au procès ou accepter de suivre des éducateurs, le temps d’un voyage dans le sahara. Son choix est vite fait : le voilà en route pour de longues journées de marche, accompagné par six autres délinquants auxquels il ne souhaite pas trop se mêler, et les chameliers.

Bientôt la fatigue arrive, mais aussi la soif, la fin, et les interrogations. Quoi de mieux qu’un désert pour se retrouver soi-même ? Une sorte de prison, à ciel ouvert. Le soir, sur le haut d’une dune, Maxou contemple le paysage, méditant sur son passé (l’argent facile, ses « amis », Marie …), son présent, cherchant une vision sur son avenir, comprenant la différence entre l’être et l’avoir. Et toujours, face à eux, le regard des touaregs, guettant leur réaction.

Virée nomade pose une question essentielle : quel avenir pour les jeunes à la dérive ? Ce voyage dans le Sahara, c’est un peu un voyage initiatique qui permettra à Maxou de se retrouver. C’est aussi un texte très bien écrit, d’une grande intelligence et d’une belle clarté.

Un roman à découvrir publié aux éditions Le Muscadier, collection « Rester Vivant ».

[roman jeunesse / ado] Cathy Ytak, Les mains dans la terre

En ce moment, je lis beaucoup. Tellement que j’ai un retard monstre sur le blog. Pourtant, il y a de jolies pépites, en jeunesse comme en adulte. Alors avant de vous écrire quelques mots au sujet du magnifique Prudence Rock d’Anne Véronique Herter, je vous présente un roman jeunesse « Les mains dans la terre », de la talentueuse Cathy Ytak.

Couverture du livre Les mains dans la terre - Cathy Ytak - ISBN 9791090685703

« Chers parents, j’arrête mes études. Je renonce à cette dernière année, à cette carrière annoncée qui n’exige guère d’effort et ne m’apporte en retour aucune satisfaction. Quand vous lirez cette lettre, je serai déjà parti. »

Revenu d’un séjour au Brésil avec, dans ses bagages, une petite statuette en terre cuite, Mathias va devoir choisir la vie qu’il veut pour lui : la richesse sans partage, ou les mains dans la terre. Et mettre des mots sur son histoire.

Mon avis :

Je dois admettre qu’au début, je n’étais pas très emballée par ce livre (je ne sais pas vraiment pourquoi, vous êtes tous passés par là). Mais, il avait deux points positifs : il est écrit par Cathy Ytak, dont le talent n’est plus à démontrer, et il est publié au Muscadier, dans la collection « Rester vivant », collection que je chéris tout particulièrement (il faut dire qu’outre le fait que mon roman jeunesse sera publié dans cette collection, je n’ai jamais été déçue par un seul de leur roman. En même temps avec un directeur de collection comme Christophe Léon – les amateurs de littérature jeunesse connaissent certainement son nom -, on sait d’avance que c’est une valeur sûre).

Donc, je commence ma lecture un peu hésitante. Je découvre cette lettre, écrite par un fils, Mathias, à ses parents. Cette lettre dans laquelle il annonce renoncer à l’avenir tout tracé qu’ils lui ont créé au sein de l’entreprise familiale, un avenir qui lui assurera une belle réussite financière, écrasant au passage les plus « petits ». Me voilà aussitôt dans l’histoire, je veux découvrir le choix de ce fils, les raisons qui l’ont poussé à prendre une telle décision. Puis, Mathias remonte le temps. Il parle d’un voyage en Brésil, au sein d’un complexe très luxueux, le Nôvastal, ou tout est disponible en abondance. Quand le jeune garçon demande s’ils vont pouvoir visiter l’extérieur du complexe, on lui répond que des artistes locaux viendront présenter leurs créations (on ne leur montrera que des bricoles made in China). Un soir, Mathias fausse compagnie à ses parents et au personnel de l’hôtel grâce à l’un des serveurs. Il découvre alors le vrai visage du village qu’il a traversé avant d’arriver au Nôvostal : l’absence d’électricité, la pauvreté, le dénuement. Il rencontrera aussi un homme qui l’initiera au travail de la terre, lui permettra de poser pour la première fois ses mains sur l’argile. Ce dernier lui offrira aussi une petite figurine, un « Caruarú », une statuette de 10 cm de haut, au pied fêlé. Cette petite statuette ne le quittera plus. Enfin, sur le trajet du retour, il rencontrera en Provence Frédéric…

On s’attache très vite à Mathias. J’ai eu beaucoup d’empathie pour cet  adolescent qui nous raconte ses interrogations et ses inquiétudes, ravie de suivre le chemin qui l’a mené à la décision qu’on découvre dès les premières lignes du roman. Les thèmes sont variés (la famille, la réussite financière,  la consommation, la réussite personnelle, la recherche de son identité et même l’homosexualité …) et rendent l’ensemble riche. Une belle réussite.

Retrouvez Les mains dans la terre sur le site de la maison d’édition Le Muscadier !