[Jeunesse] La nouvelle, Cassandra O’ Donnell

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« Je vous présente une nouvelle élève, annonça le prof, elle s’appelle Haya. Elle vient de Syrie… »

C’est drôle, songea Gabriel, il y a des gens qui attirent l’attention sans qu’on sache pourquoi… Cette fille, il ne la connaissait pas, mais elle l’intriguait à cause de ses yeux graves et la manière dont elle relevait fièrement le menton comme un défi…

Mon avis :

Je suis toujours intéressée par les livres qui traitent de l’intégration. C’est tellement difficile pour un enfant qui ne parle pas toujours notre langue de se retrouver au sein de nos établissements scolaires, sous des regards qui ne sont pas toujours bienveillants. Souvent, ils ont enduré des choses qu’on n’est même pas capables d’imaginer et leur vécu leur donne une maturité précoce.

C’est le cas de Haya, qui vient de Syrie. Ses nuits sont peuplées de cauchemars dans lesquels les bombes claquent comme les tirs de mitraillettes, et les images d’horreur sont imprimés dans ses rétines.

Pourtant, elle est pleine de vie, d’envies, aussi. Elle n’est pas touchée par les méchancetés des autres enfants contrairement à Gabriel, son plus grand soutien à l’école. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’ici elle est plus sereine, et que le reste n’est qu’enfantillage…  Mais, grâce à ce dernier et à sa famille, elle se sentira accueillie, et aimée. La présentation de Haya à la famille de Gabriel sera aussi l’occasion pour le petit garçon de découvrir un secret de famille…

J’avais hâte de lire ce roman. A cause du sujet, comme je l’ai écrit plus haut, mais aussi parce qu’il est écrit par Cassandra O’ Donnell, une autrice aussi gentille que talentueuse, et qu’elle signe avec ce titre son premier roman jeunesse réaliste. Touchée par ce sujet, elle est sortie de sa zone de confort pour nous offrir un roman nécessaire et actuel, un beau message d’ouverture.

Les thèmes : la différence, les migrants et le racisme, l’exil, l’amitié, la tolérance. Un roman paru aux éditions Flammarion !

Autre roman qui traite du même sujet : Les hirondelles se posent sur les filles électriques, Gaëtan Serra

D’autres romans de l’autrice :

[Jeunesse] La légende des quatre, Cassandra O’Donnell

Sombreterre, tome 1, Cassandra O’ Donnell

Malenfer : la forêt des ténèbres, Cassandra O’Donnell

Malenfer tome 3, Cassandra O’Donnell

[Jeunesse/ado] L’école me déteste, Julie Jezequel et Baptiste Miremont

 

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« Dès la première récréation, j’ai compris que ma vie ne tenait qu’à un fil. Éric s’est affirmé tout de suite comme le roi de la cour. Il a organisé deux équipes de foot, les plus grands d’un côté, les plus petits de l’autre. Inutile de préciser de quel groupe je faisais partie. Les filles, elles, sont allées jouer plus loin, à côté de la barrière. Les règles du foot, normalement, tout le monde les connaît. Pas celles décidées par Éric. Il confond foot et bowling. Lui et son équipe étaient des lanceurs, et nous, les plus maigres, on était les quilles. »

Mon avis :

Les romans sur le harcèlement scolaire commencent à être nombreux, ce qui n’est pas une mauvaise chose. C’est un fléau difficile à endiguer, dont on doit parler. Le point important de ce livre est de montrer que cela peut se produire dès l’école primaire, n’importe où.

Ferdinand est en CM1, il a sauté une classe. Malheureusement pour lui, il devient la cible d’Eric, un grand gaillard de sa classe qui ne semble connaitre que le langage des poings. Dans la cour, il est le roi. L’enseignante, « Madame « Grosses fesses », ferme les yeux sur son attitude et quand Ferdinand vient se plaindre, elle prétend qu’il affabule,que tout se passe bien, que c’est lui qui n’est pas adapté.

Le petit garçon va finir par en parler à ses parents. Aussitôt, la mère se rend dans la classe de l’enseignante, et elle en ressort rassurée. Pourtant, quand Ferdinand arrive à son tour en classe, la sanction tombe : il doit rester dans la classe pendant la récréation : une drôle de façon de le protéger.

A la cantine, ce n’est pas mieux. Un homme, Roland, est chargé de venir surveiller les lieux. Toujours accompagné de sa bouteille de vin rouge, il passe son temps à crier et à insulter les élèves. Il va même jusqu’à les faire manger dans un cagibi s’ils font trop de bruit (faire tomber un couvert suffit).

Les parents de Ferdinand ne baissent pas les bras : ils contactent l’inspection académique, se tiennent au courant de tout ce qu’il se passe mais ils comprennent rapidement qu’ils ne peuvent rien faire, à part changer leur enfant d’école.

L’enseignante m’a vraiment agacée : elle punit Ferdinand pour rien, met des bonnes notes à tous les élèves pour ne pas être importunée par les adultes, n’ose pas s’en prendre à Eric car elle craint la colère de ses parents, notamment du père qui est violent. Quant à Roland, il devrait savoir qu’il est interdit d’apporter de l’alcool dans une école (je ne comprends pas d’ailleurs ce qu’il fait là, un maire avec un minimum de cerveau ne devrait pas envoyer un homme connu pour son penchant pour la boisson dans une école primaire).

L’histoire de ce roman est intéressante. Elle illustre bien la façon dont un enfant peut devenir, sans raison apparente, un bouc-émissaire et comment un seul élève peut gâcher la scolarité d’un camarade, sous les regards silencieux des autres, soulagés de ne pas être à la place de l’élève harcelé. On comprend à demi-mot qu’Eric ne fait que reproduire le schéma qu’il voit chez lui, j’aurais bien aimé qu’on parle un peu plus de ses parents.

Un roman paru dans la collection « Rester Vivant », aux éditions Le Muscadier : n’hésitez pas à aller y lire les premières pages !

[Jeunesse] Lexie Melody : le bureau des cœurs trouvés, Cathy Cassidy

 

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Lexie, 13 ans, vit dans une famille d’accueil depuis que sa mère l’a abandonnée. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est sauver de l’oubli tout ce qu’elle peut : animaux, objets… Et si elle sauvait aussi les gens ?
Elle décide de créer un groupe de parole pour réunir les marginaux de son collège… qui se transforme vite en groupe de musique. Les Lost & Found sont nés ! Leur aventure sera émaillée de nouvelles amitiés et de romances, mais aussi de tensions, à mesure que chacun apprend à trouver sa place. Et lorsqu’il s’agit d’une bonne cause, comme sauver la bibliothèque locale de la fermeture, ils sont prêts à soulever des montagnes !

Mon avis :

Malgré mon âge avancé, j’adore lire les romans de Cathy Cassidy. Elle a toujours des idées originales, ses romans ne laissent jamais de place à l’ennui et beaucoup de thèmes importants sont abordés.

Lexie Melody est une nouvelle série, pour les 10 – 13 ans (oui, presque mon âge :p). Dans ce premier tome, l’attention est portée sur Lexie, une jeune fille de 13 ans qui vit dans une famille d’accueil, suite à la disparition de sa mère. Elle se demande toujours où est cette dernière, pourquoi a-t-elle disparu, elle se sent aussi coupable d’avoir fini par abandonner le cocon familiale, contrainte par les services sociaux. Régulièrement, elle lui écrit des lettres qu’elle ne peut évidemment pas lui envoyer.

Ici aussi, le charme a opéré. Lexie est un personnage attachant. Elle a déjà un passé marqué par la douleur, et on devine à travers quelques extraits que les moments qu’elle a vécus avec sa mère n’ont pas toujours été des plus joyeux. Cela ne l’empêche pas d’être souvent optimiste, gentille, et aussi à l’écoute des autres.

Elle va se découvrir un don : l’écriture de chanson. Une façon pour elle de pouvoir exprimer ce qu’elle ressent, notamment face à l’absence de sa mère.

Les autres membres de son groupe ont tous aussi « des casseroles », comme Lexie le dit si bien. On ne devine par encore toutes les histoires, mais on sent un potentiel assez fort derrière chacun d’entre eux, et j’ai hâte d’en savoir un peu plus sur Sami.

J’ai aimé cette idée de rassembler pour sauver une bibliothèque. Je pense moi aussi que ce sont des lieux indispensables, qu’il faut préserver.

Une nouvelle série prometteuse !

Un roman paru aux éditions Nathan !

[Jeunesse] Papa est en bas, Sophie Adriansen

 

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Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Mon avis :

J’ai passé un bon moment à la lecture de ce roman. Nous rentrons dans l’intimité d’une famille qui doit faire face à ce qu’il y a certainement de plus difficile : la mort à venir d’un proche. C’est Olivia qui nous raconte ces instants, entre rires et larmes, tendresse et colère.

Nous suivons l’évolution de la maladie dégénérative qui touche son père, de l’apparition des premières fatigues inexpliquées qui lui feront par exemple arrêter le foot (sans vouloir avouer sa faiblesse) à l’impossibilité pour l’homme de pouvoir monter dans sa chambre (sa mère improvisera alors une nouvelle chambre dans le salon, en bas… )

La maman d’Olivia fera tout pour aider son mari, malgré la fatigue. Olivia voudra aussi aider ses parents, ils accepteront parfois à condition que cela ne nuise pas à sa scolarité, ni à sa santé. Le père d’Olivia se montre courageux, à l’instar du reste de la famille.

Malgré un sujet difficile, le ton reste léger et les touches d’humour présentes. On sait qu’il n’y aura pas une fin heureuse, que la conclusion sera inéluctable. Le style d’écriture est simple et conviendra parfaitement aux enfants dès 10 ans.

Pas de pathos, le simple récit de la vie.

Merci pour ce texte, Sophie Adriansen ! A découvrir aux éditions Nathan.

 

 

[Jeunesse] La légende des quatre, Cassandra O’Donnell

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Ils sont quatre, héritiers de leurs clans. Ils doivent s’unir pour survivre. Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

Mon avis :

La sortie d’un roman de Cassandra O’donnell est toujours un grand moment. Je l’ai découverte avec la série Malenfer que j’ai dévorée, avant d’en faire autant avec Sombreterre. J’ai aussi, dans un autre genre, adoré Les aventures improbables de Julie Dumont. En plus, pour ne rien gâcher, l’auteure est absolument adorable, et très abordable : ses abonnés sur les réseaux sociaux vous le confirmeront !

Ici, nous nous invitons dans le monde des Yokaïs, des êtres qui ont un aspect animal et un autre aspect humain. Ils choisissent la forme sous laquelle ils veulent apparaître, alternant l’un et l’autre selon les besoins.

Quatre clans existent : les Lupaïs, les Taïgans, les Rapaïs et les Serpaïs, respectivement des loups, des tigres, des aigles et des serpents. Tous ont leur point forts et leurs points faibles, et leurs rapports ne sont pas vraiment amicaux. Ils restent chacun sur leur territoire, et s’ils se rencontrent en terrain neutre, comme à l’école, ils ont interdiction de se parler. A côté vivent les hommes. On comprend que quelques temps plus tôt ces derniers ont été en partie tués, punis pour avoir saccagé les ressources de la terre.

Si les relations sont inexistantes entre les adultes des différentes tribus, il en est autrement pour les héritiers de ces quatre clans… et si la paix règne, les morts d’un Lupaï et d’un Taïgan pourraient bien bouleverser ce fragile équilibre.

Un univers séduisant et riche, pleins de promesses,  qui donne envie à ses lecteurs de savoir la suite !

A découvrir aux éditions Flammarion.

D’autres romans de l’auteure :

Sombreterre, tome 1, Cassandra O’ Donnell

Malenfer tome 3, Cassandra O’Donnell

[Jeunesse] Aurélie et son secret, Sabine du Faÿ

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Un peu gauche, étourdie, un brin rêveuse et inventive, Aurélie se sent différente depuis qu’elle est toute petite. Même sa sœur jumelle Henriette et son frère François, disent qu’elle est bizarre et ses parents, un médecin et une psychothérapeute, ne comprennent pas ses comportements inattendus et passent leur temps à la gronder. La fillette a bien du mal à se défendre et ne saisit pas toujours les remarques de sa famille. Elle s’isole alors dans son monde à elle. Heureusement, elle sait qu’elle peut compter sur sa grand-mère dont elle est très proche. Elle seule peut la comprendre et surtout croit en elle. Mais un jour, Aurélie fait une découverte qui va changer sa vie.

Mon avis :

Aurélie se retrouve avec son frère et sa soeur chez ses grands-parents suite au divorce de ses parents. La petite fille a du mal à trouver sa place, et sa maladresse légendaire ne l’aide pas à se faire bien voir.  D’ailleurs, tout le monde la trouve bizarre, à part sa grand-mère.

C’est vrai qu’elle est un peu étrange : elle sait parler aux animaux et à la nature en générale, éprouve même de l’empathie pour les fleurs qui se font couper. Pourtant, elle va finir par devenir amie avec Emilie, une jeune fille en fauteuil roulant et rencontrera un étrange chien jaune. Mais, ce n’est pas tout. Aurélie change, elle le sent, elle le voit. Quelque chose pousse dans son dos. Des ailes. Elle n’est définitivement pas comme les autres. Va-t-elle accepter sa différence et apprendre à s’aimer ?

Voici un beau roman, qui traite de la différence et de l’acceptation de soi. Si je n’ai pas été complètement emballée par ma lecture ( j’ai eu du mal à l’ancrer dans notre époque, et pas à cause du côté fantastique) le roman a le mérite de montrer qu’il faut parfois apprendre à accepter qui l’on est vraiment pour se sentir bien.

Un roman  paru aux éditions Oskar.

[Jeunesse] Les journées calamiteuses de Clémence, Sophie Henrionnet.

Quatrième de couverture :

Je me présente : Clémence, 13 ans, fan des yaourts à la cerise et véritable aimant à catastrophes.
Depuis que Maman est morte, il y a trois ans, lorsque je fais le bilan de ma journée, j’hésite entre exécrable, calamiteuse ou épouvantable. Rien ne s’est arrangé depuis que Papa a décidé de déménager dans une autre ville et de nous forcer à cohabiter avec Lucile et son dégénéré de fils.
Je fais des efforts, mais, entre les pestes du collège, mon voisin très très louche et mon meilleur ami Max qui ne veut plus me parler, je me demande bien comment je vais survivre à cette nouvelle vie ! Heureusement, même quand la situation semble désespéré de petits miracles peuvent se produire !

Mon avis :

Voici une très bonne lecture avec laquelle je me suis régalée !

Clémence ne voit pas la vie en rose. Chaque soir, elle enchaine les bilans de ses journées qui varient entre le désastreux et le pire qu’abominable. Elle confie ces derniers à sa mère, décédée. Et rien ne semble vouloir s’arranger quand elle apprend que son père veut déménager à Bordeaux avec son frère, mais aussi avec sa nouvelle petite amie, Lucile, qui a un fils Antonin.

Elle trouvera une oreille attentive et une amie en la personne de Violette, une grand-mère qui a connu plusieurs vies, toutes plus surprenantes les unes que les autres. Elle connaitra aussi des débuts difficiles dans son établissement scolaire, à cause de Faustine, une élève populaire qui l’a dans le collimateur avant même qu’elle ne commence l’école.

Mais, comme vous vous en doutez, tout sera bien qui finit bien, comme souvent en littérature jeunesse. Mais je ne vous en dirai pas plus 🙂

Le livre est très bien écrit. Les actions se succèdent et ne laissent aucune place à l’ennui. Les personnages sont bien esquissés, drôles, et les sujets traités intéresseront sans aucun doute les ado !

Bref, une très bonne lecture jeunesse !

Le roman est paru aux éditions Play Bac.

D’autres romans de l’auteure :

[Jeunesse – Ruralivres 2018] Les mondes de l’arbre, tome 1, Sophie Henrionnet

Qui veut la peau d’Anna C ? Sophie Henrionnet

Il était deux ou trois fois, Sophie Henrionnet

Il était deux ou trois fois, Sophie Henrionnet