[Mes romans] Aux livres exquis, 1 mois après

06 novembre 2017.

Mon roman, « Aux livres exquis », est paru aux éditions Charleston depuis un mois tout rond : c’est le moment du premier bilan !

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Petit rappel : avant de paraitre aux éditions Charleston, ce texte a été proposé sous le titre « Les livres exquis » pour le Prix du livre romantique, organisé par cette même maison d’édition. Le roman n’avait pas été retenu parmi les finalistes, mais j’ai su qu’il avait plu. Les éditions Charleston m’ont alors proposé d’auto-éditer mon livre via le site Librinova. Ces derniers endossent le rôle d’agent littéraire une fois qu’un livre atteint les 1000 ventes numériques.

Et ensuite ?

En un peu plus de deux mois, vous avez été plus de 1000 à acheter mon roman : MERCI ! J’ai été contactée par Andrea de l’équipe Librinova, qui devenait alors mon agent littéraire. Les éditions Charleston ont été prévenues du succès numérique, et ils m’ont proposé un contrat ! Dans ma tête, c’était ça :

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Par la suite, mon texte a été retravaillé. J’ai été aidée par Stéphanie Pélerin, correctrice, mais aussi auteure et blogueuse (rien que ça !). Et mon roman a vu le jour avec la magnifique couverture que vous connaissez déjà…

Le bilan ?

En terme de chiffres, je ne peux pas vous dire grand chose. Contrairement à l’auto-édition, on ne peut pas les connaitre et ça a un petit côté frustrant ! (mais rien ne m’empêche de regarder régulièrement les classements sur les sites de vente en ligne).

Par contre, je sais que le prequel, « Lucy et Chloé », a été téléchargé un peu plus de 700 fois en un mois : j’en suis ravie ! Vous pouvez d’ailleurs vous le procurer gratuitement ici !

Les retours sont déjà nombreux, et plutôt enthousiastes, j’en ai choisis quelques extraits :

France Dimanche :

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Dans La Fringale Culturelle, interview page 144 https://issuu.com/christophemangelle3/docs/merged.compressed_6_/144

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Le Webzine Songe d’une nuit d’été : « Fanny Vandermeersch a une écriture prenante, sa plume est d’une douceur exquise. On se met à rêver en compagnie de Chloé et surtout de découvrir un endroit comme Aux livres Exquis. Je pense que j’y passerai tout mon temps. »

A touch of Blue.. Marine « En résumé, un roman super sonic que vous lirez plus vite que votre ombre et qui vous redonnera confiance en vous. Rien n’est impossible. Ni retrouver un travail après être restée maman au foyer pendant des années, ni retomber amoureuse après un divorce, et encore moins renouer avec ses origines afin d’en connaitre plus sur une famille qu’on n’a jamais connu. Un très bon moment ! »

Anamor « Une histoire qui parle du deuil, du manque de communication, de problèmes de couple, le tout avec une écriture fluide, agréable et sur un ton plutôt léger (…). Un vrai « feel good book » pour se vider la tête cet été ! »

Les petites lectures de Scarlett : « Une histoire gourmande (les muffins et les chocolats chauds m’ont fait terriblement envie), avec des personnages sympathiques et avec quelques jolis rebondissements. »

Psych3 des livres « Une héroïne pétillante qui se bat pour obtenir ce qu’elle veut, une pointe de mystère avec cette étrange femme au carnet, et une petite dose de dépaysement avec ce voyage au Maroc. La plume de l’auteure est légère, fraîche et nous emporte immédiatement dans cette lecture rapide et attendrissante, d’une jeune femme à la recherche de ses origines, plongée dans ses secrets familiaux tout en devant gérer sa vie de femme active moderne, de maman. Un moment agréable de lecture, à la fois rafraîchissant, simple et touchant. »

Histoire du soir : « Grâce à des personnages touchants, drôles et sincères, Fanny Vandermeersch a trouvé la recette idéale pour faire fondre les cœurs de toutes les lectrices ! En mêlant drôlerie et émotion, elle a su incarner à la perfection le genre du feel-good . On tourne les pages à toute vitesse, on sourit, Aux livres exquis fait partie de ces romans divertissants qui font du bien au moral et dont on sort le sourire aux lèvres.

Une comédie à prescrire d’urgence à tous les cœurs brisés ainsi qu’à toutes celles qui ont le moral dans les chaussettes ! »

Carobookine « En bonne gourmande que je suis, j’ai particulièrement aimé le lieu « Aux livres exquis », pour ses recettes à nous faire saliver et pour le concept de café littéraire – que j’adore ! »

Bookinnsofa : « Une histoire optimiste. Idéale pour une soirée cocooning et un dodo le cœur léger. Un livre tout moelleux à déguster goulûment ! »

Onirik : « Aux livres exquis est un vrai enchantement vivement recommandé ! »

Les tribulations de Coco « Entre romance et histoire familiale, ce petit roman à l’écriture fluide et légère pleine de bons sentiments se lit d’une traite. Parfait pour se détendre et plonger dans un happy end. »

Les mille et une pages de LM « Bref, une histoire facile à lire, pas très longue, donc on veut arriver à la fin et voir ce qui va arriver à Chloé, et sans que l’on s’en rende compte, on arrive à la dernière page. Un petit roman qui fait du bien, qui fait sourire le cœur ! Je vous le recommande !  »

Les lectures de Mylène : « En  bref, j’ai passé un bon moment avec ce roman même si j’aurais apprécié qu’il soit plus long. Les protagonistes sont très attachants, j’ai beaucoup aimé Chloé et sa force de caractère, sa manière de ne jamais baisser les bras même quand tout semble compliqué et d’aller de l’avant quand tout est perdu… Le fil rouge que représente le mystérieux carnet est très sympathique et nous permet d’apprécier d’autant plus ce que l’on découvre sur les personnages. Une lecture rapide mais qui met du baume au cœur !  »

Lectrice Lambda « En conclusion, « Aux livres exquis » est une histoire douce et tendre qui se déguste et s’apprécie. Le style de l’auteur est simple, mais arrive avec beaucoup de facilité à nous faire ressentir des émotions. On s’attache aisément aux personnages et les thèmes abordés parleront à n’importe quel lecteur. »

Bettie Rose Books : « Aux livres exquis, incarne le livre feel-good au dénouement heureux par excellence. »

La bibliothèque de Jake : « Le roman feelgood par excellence ! Et d’ailleurs, il est arrivé à point nommé pour moi puisque je l’ai commencé et fini dans le train alors qu’une grosse baisse de moral me taraudait !  »

 

Bref, un premier mois plutôt positif !

Je suis toujours aussi ravie d’être publiée aux éditions Charleston, une maison que j’affectionne tout particulièrement. L’équipe est formidable et disponible !

 

 

 

Une phrase, un texte #3 : les textes

Bonjour !

La semaine dernière l’atelier d’écriture a réuni six textes, et des tas d’idées et d’interprétations différentes … j’ai beaucoup aimé  : merci !

Pour l’atelier de cette semaine, je vous ai proposé un extrait du livre Les corps inutiles, de Delphine Bertholon :

« Elle souriait, sifflotait même, peut-être – une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel. Mais il faisait jour encore, l’air était tiède et l’école finie. »

N’hésitez pas à commenter les textes, ici et sur les autres blogs, ça fait toujours plaisir !

Bonnes lectures !

Mon texte :

Elle souriait, sifflotait même, peut-être – une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel. Mais il faisait jour encore, l’air était tiède et l’école finie.

Elle avait hâte de le rejoindre, des semaines qu’elle ne pensait qu’à ça, que l’idée lui restait en tête jusqu’à l’obséder. Et les derniers jours lui avaient paru tellement longs … une torture, chaque journée qui s’achevait devenait une délivrance. Puis, il faut dire qu’elle s’ennuyait. L’école, c’est vrai, la divertissait un peu, mais elle n’y avait dans le fond qu’un rôle secondaire. Tous les jours elle était là, attentive, le regard bienveillant sur les mains qui se levaient, souvent un livre à la main. Mais là, elle n’en pouvait plus, elle avait besoin de sortir de son quotidien, de se sentir libre à nouveau. Et de redécouvrir ce regard, ce regard qui la faisait frissonner dès que ces yeux sombres se posaient sur elle. Jamais elle ne pensait pouvoir ressentir ça à son âge, c’était réservé aux autres. Et pourtant … une telle intensité, une telle flamme s’en dégageait …  elle n’imaginait même pas l’explosion de sentiments et d’émotions qui risquaient de l’inonder s’il s’aventurait à poser une main sur sa peau …

A son âge … Jamais elle n’aurait imaginé cela possible. Mais il s’était présenté là, un jour, devant elle à la sortie de l’école, puis, ils avaient discuté, et ils s’étaient revus, encore, et encore.

A l’école, elle venait lire des histoires aux enfants, ou les aider un peu pour les devoirs : la maison de retraite lui autorisait. Mais là, elle avait obtenu autre chose : la fin de la journée, juste seule, avec lui. Autorisation de minuit. Elle était à nouveau une grande, et non plus une vieille.

Celui de Guillaume, fidèle au rendez-vous depuis le premier atelier 😉

« Elle souriait, sifflotait même, peut-être – une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel. Mais il faisait jour encore, l’air était tiède et l’école finie. »

Elle remonta lentement la rue. Les garçons jouaient au foot sur le bas côté. Elle ne leur prêta pas attention et continua résolument vers le soleil. Les derniers rayons illuminaient son visage, l’aveuglaient même, mais peu importe elle connaissait bien le chemin. 
Elle passa devant l’échoppe de Valhalla.   Insensible à la profusion de couleur des fruits, elle n’échappa pas à l’ivresse  des épices. Elle rendit son sourire au vieil homme qui se tenait assis à même le sol. 
Soudain elle fut rejointe par Mogany qui arrivait en courant.
 « hi Lana, waxaad tahay? » 
Lana hocha la tête en riant et lui prit la main. Elles repartirent ensemble marchant côte à côte.
A la sortie du village elle s’arrêtent brusquement. Le soleil commençait à se coucher et la pénombre ne tarderait pas à les envelopper.  Lana scruta l’horizon : aucune silhouette ne s’avançait sur la piste principale qui conduisait au puits.  Personne derrière non plus en provenance du village. Rassurées. Les deux filles bondirent hors de la piste et s’enfoncèrent sur un imperceptible sentier perpendiculaire à la piste masqué par la végétation.  Elles hâtèrent le pas et atteignirent rapidement une clairière au milieu de laquelle elles distinguaient une modeste case en torchis. A l’entrée un homme à la longue barbe grise les attendait.  

Guillaume Lavoué, 27/02/2016, train Paris – Rang du fliers / Verton

Et celui de Stéphanie Herter :

Elle souriait, sifflotait même, peut-être – une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel. Mais il faisait jour encore, l’air était tiède et l’école finie Elle marchait vers sa propre destinée. Celle-là même qui étouffe l’impossible, qui embrasse l’infini. Libre et imprévisible comme l’océan. Sortir de chez soi, sortir de son « moi ». Oser. Le chemin côtier lui permettait de hurler comme le vent s’engouffrant dans les grottes. Liberté! Ce soir personne n’interviendrait! Aucune autorité. Aucun interdit sinon ses propres freins. La barque était là au bout du chemin. Elle l’emmènerait ce soir de l’autre côté. Embarquer en débarquant ses renoncements. Lever les voiles pour se dévoiler à soi. Vivre à s’enivrer. Ne pas se retourner. L’avenir n’a pas de passer. Se dépasser.Garder le cap. Cap? Pas cap? Se Faire confiance. Siffloter pour se rassurer. Panser ses plaies. Ne pas penser. Chaque pas est une affirmation. De l’autre côté, je m’y attends. Enfin.

Les liens !

Le texte d’Isabelle (merci pour cette première participation ma belle !) , 16 ans, l’âge des découvertes

Celui d’Anne Véronique, une première soirée d’été.

Le texte de Ghaan Ima, Un soir d’été et un fantôme

Et celui de Maryline, Franchir le seuil

Et l’auteure ?

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Elle souriait, sifflotait même, peut-être – une chanson entendue à la radio juste avant de partir, de quitter la maison, heureuse de s’en aller, comme une grande : elle avait rarement le droit de sortir le soir, c’était exceptionnel. Mais il faisait jour encore, l’air était tiède et l’école finie. Dans deux mois, évidemment, on en reparlerait (le lycée, le changement), mais pour l’heure, c’était bel et bien terminé. Précisément, elle allait fêter cela, chez Amélie, qui avait une grande maison et des parents absents, artistes voyageurs – mais chut, c’était secret, un secret bien gardé.
Elle marchait, portait un jean, un 501 brut comme toutes les filles de son âge, de cette époque, de cette ville. Une blouse en coton lâche, verte probablement – elle adorait le vert. Des ballerines, ou des nu-pieds ; pas de talons, sûr et certain. Elle était petite – de petite taille – mais sa mère la trouvait trop jeune pour porter des talons, les talons étaient des accessoires de femme, d’adulte, aguicheurs et bruyants. Tout de même, elle s’était maquillée, en douce dans l’ascenseur (pas beaucoup, juste un nuage de blush et une pointe de noir sur les cils trop pâles), et elle marchait heureuse dans la ruelle déserte, libre et insouciante – elle trottait. La rue portait un nom d’oiseau. Elle la connaissait bien, mille fois empruntée, à deux pas de chez elle, à deux pas du collège, petite rue bien tranquille.
Sur l’instant, elle n’a pas compris.
Il fallut à son cerveau un temps d’adaptation – une fraction de seconde, sans doute, mais l’adaptation sembla durer mille ans.
–    Ne bouge pas, ne crie pas. Ou je te crève.
La voix avait précédé la sensation, le contact glacé de la lame sur son cou, sur sa peau nue. Elle s’immobilisa, réflexe, au milieu du trottoir. La présence derrière elle, immense, lui faisait de l’ombre. Comme un pin parasol, pensa-t-elle. Un pin avec une arme.