Argoun, Marie Garnier

De la grande Russie aux typiques rues de Nancy, un homme sans visage et une passion sans avenir. Un homme prêt à tout est-il prêt à l’inimaginable ? Édouard ne peut plus être « l’ami », « le confident », cet homme gentil et sécurisant sur l’épaule duquel Julie aime à poser sa tête et se sentir rassurée. Bien sûr, ils partagent plus que cela. Bien sûr, elle l’aime tendrement… mais cela ne suffit pas. Pour ce grand amour, il a de grands projets. Il fait alors un pari fou. Partir. Dans ce départ, dans cette fuite plutôt, il joue tout. Son avenir, son amour, son estime de soi. Mais la France a cette sécurité que la Russie ignore et il va le découvrir à ses dépens. Dans les geôles tchétchènes, il découvre la véritable douleur, et perd à jamais son identité. Un seul mot le garde en vie. Julie. Julie encore et toujours. Si leur amour est fou, il est fort surtout. Et il survivra. Il doit survivre.

Mon avis :

C’est le premier roman que je lis de l’auteure, la dernière fois j’avais chroniqué un album jeunesse pour lequel j’avais eu un petit coup de cœur : Le papillon à roulettes.

Avec Argoun, Marie Garnier nous prouve qu’elle a plus d’une plume dans son sac, et ce n’est pas désagréable. J’ai trouvé l’histoire originale : cette idée de visage qui change, de personnage qui cherche à retrouver des personnes qu’il a connues, dont une qu’il a aimée, mais qui ne peuvent le reconnaitre. J’ai aimé suivre ce lien qui lie encore Edouard à Julie, malgré les silences. J’ai eu mal pour lui quand il s’est retrouvé en Russie, aux mains de Tchétchènes. La fin m’a aussi laissé sur ma faim, à cause de la proposition que fait Edouard à Bernd (ce qui ont lu comprendront, les autres liront, je ne veux pas dévoiler trop de choses) : j’ai hâte de lire la suite !

Une larme de rhum dans le thé, Yolaine Von Barczy

Une larme de rhum dans le thé

S’éteint-on forcément avec l’âge ? Rien n’est moins sûr. À condition de savoir parfois faire resurgir le croustillant du passé.

Les vieilles dames de ces nouvelles ont toutes délicieusement flirté avec les limites. C’est ce qui les rend si lumineuses. Tour à tour malicieuses, courageuses ou amoureuses, elles nous offrent ce qu’elles ont de plus secret et de plus humain : un soupçon d’indignité.

Yolaine von Barczy, 45 ans, est directrice des ressources humaines et passionnée par les rapports humains. Elle a participé à beaucoup de concours de nouvelles dont certaines ont été primées.

Mon avis :

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’adore les nouvelles : ces petits récits brefs, à la fin mordante. Alors, quand les éditions Baudelaire m’ont présenté ce livre, j’ai tout de suite craqué.

L’auteur a réunit dans ce recueil douze nouvelles parfaitement bien écrites.Ces textes, de longueurs inégales, ont toutes pour personnage principal une vieille dame, plutôt facétieuse. Elles nous surprennent, nous amusent, nous émeuvent. Je n’ai pas été emballée par toutes les nouvelles, mais certaines ont été de vrais coups de cœur, comme « Motivations » qui est vraiment jubilatoire.

J’aimerais beaucoup découvrir d’autres écrits de Yolaine Von Barczy, sur d’autres thèmes ou, pourquoi pas, des récits plus longs ? Là, je suis un peu restée sur ma faim, peut-être à cause du thème redondant, mais il me manquait un petit quelque chose.

Le recueil est édité aux éditions Baudelaire !

Le papillon à roulettes, Marie Garnier

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Quatrième de couverture :

Bébé papillon a un an. Il est de plus en plus beau, pourtant, papa et maman Papillon se font beaucoup de souci.

— Il ne vole toujours pas ! dit papa Papillon, qui est très inquiet.

— Il n’essaye même pas ! répond maman Papillon.Maman et papa Papillon décident d’emmener bébé Papillon chez le grand papillon blanc.

Ils veulent comprendre pourquoi bébé Papillon ne vole pas comme les autres petits papillons.

Mon avis :

En ce moment, je suis plutôt en train de lire les livres de la rentrée littéraire 2015, mais, à la réception de ce livre jeunesse, je n’ai pas pu faire autrement que de le dévorer sur l’instant.

La couverture d’abord, je la trouve très jolie : sobre, simple, efficace. Les illustrations sont de Jeanne Chapelle. Ce petit Papillon dans son fauteuil, je le trouve touchant. Puis, j’ai lu la quatrième de couverture, et j’ai aussitôt lu livre le livre.

Notre bébé Papillon est né dans un champ de tournesols, entouré de fleurs. Bébé Papillon est un beau bébé qui fait le bonheur de ses parents. Toutefois, à un an, ils sont surpris de voir que bébé Papillon ne vole pas. Ils l’emmènent alors voir un spécialiste, le grand papillon blanc qui leur annonce une triste nouvelle : bébé Papillon ne volera jamais, il devra se déplacer en fauteuil.

Quand bébé Papillon grandit, il se sent seul, différent. Les autres papillons se moquent de lui, il est triste. Mais la fin est heureuse, je vous laisse vous procurer le livre afin de découvrir la suite !

J’aime beaucoup cette idée de passer par les papillons pour aborder le thème du l’handicap. Marie Garnier ne s’attarde pas avec pathos sur le sujet, et c’est ce qui rend la lecture agréable et touchante. Les illustrations sont aussi magnifiques :

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Un album jeunesse à découvrir de toute urgence !

NB : ce weekend, Marie Garnier a reçu le Grand prix jeunesse aux rencontres littéraires de Chamboeuf dans la Loire pour son conte « V’Rett la petite souris verte ».

Tous les bénéfices de ce livre sont reversés à L’Association Française du Syndrome de RETT et que vous pouvez le commander directement dans la boutique de l‘Association du syndrome de Rett.

[Chronique et concours !] Wonder mum, tome 2 ! Serena Giuliano Laktaf

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Présentation :

Succès littéraire de l’année 2014, Wonder Mum nous a fait découvrir avec son ton inimitable les coulisses de l’univers merveilleux de la parentalité. Elle s’attaque aujourd’hui à un sujet ô combien sensible : les amies. Et il y en a des choses à dire sur celles qui partagent nos vies… toutes nos vies ! Nos amies « multifonctions », nos couteaux suisses humains en quelque sorte, toujours présentes pour nous aider. Et quand c’est Serena qui en parle… attention, ça va piquer ! Arrivée en France il y a vingt ans, les deux premiers mots qu’elle a su lire étaient : dictionnaire et coccinelle. Elle est amoureuse de littérature, des chansons des années 80, de sa famille, de Friends, de ses amies, de chaussures et de bon vin. On dit d’elle qu’elle est capable de faire rire ou pleurer, de manger des Schoko-bons avec des chips, de chanter en « Jean-Michel À-peu-près » en soutenant que « si si, c’est les bonnes paroles ». Blogueuse, râleuse et chaleureuse, Serena partage des morceaux de vie sur sa page Facebook et dans son premier livre, ses lectrices peuvent ainsi témoigner de sa folie douce… ou de sa douce folie.

Mon avis :

Je vous avais parlé il y a quelques semaines du premier tome, Wonder Mum en a ras la cape que j’avais adoré : c’était drôle, frais, et de circonstance ….

Dans ce second tome, Serena revient, toujours aussi drôle, mais pour nous parler cette fois-ci de l’amitié. Et oui, une maman ne se résume pas qu’aux couches et aux biberons, c’est aussi une femme et ses amies (mais le sujet n’est pas complètement mis de côté, rassurez-vous 😉 ).

Déjà dans le premier tome il y avait des tas de fois où l’on pouvait se dire « aaaaaaaaaaaaaah, mais c’est « touuuuuuutààààààààfait çaaaaaaaaaaaaa »  !  Ici, c’est la même chose. L’auteur trouve encore les mots justes et des situations qui semblent toutes nous concerner, toujours en nous faisant au moins sourire mais surtout rire ! Je pense qu’il plaira à beaucoup …

Quelques mots sur la couverture : je la trouve géniale et très drôle. Je pense qu’on doit être plusieurs à imaginer quelles sont les copines qui nous font le plus penser à ces quatre personnages. L’illustration est réalisée par Isabelle Le Duc.

Et  rien que pour vous, un passage qui m’a bien amusée :

 » On s’est vu qu’une fois c’est bon, tu vas pas me faire une crise là, si ?

Vous dites toutes la même chose, c’est fou ! Je ne te suffis pas c’est ça ? Dis-le !

Mais arrête bichon, c’est juste une collègue de boulot, on a bu un verre et basta.

C’est ça … Ah, ça me tue ! Alors quoi, c’est parce que ça fait quinze ans c’est ça ? La lassitude, la routine se sont installées, je fais partie des meules ? Tu as besoin de nouveauté ? Parle ! Parle bon sang ! Elle est quoi ? Plus jeune? Plus marrante ? Plus calée en potins people ? Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi ?

Parfois, les amies peuvent être plus jalouses que ton mec et c’est embêtant, parce que sans sexe pour se rabibocher, c’est beaucoup moins sympa de s’engueuler ! »

Et comme j’ai vraiment aimé ce livre, je vous propose, en partenariat avec les éditions Baudelaire (qui s’occupe de la collection L’étincelle) d’en gagner un exemplaire  !!!  Cool, non ? Comment faire ? C’est simple ! Il vous suffit de m’écrire en commentaire de cette chronique qu’est-ce que c’est pour vous une amie ! Vous avez jusqu’au 24 mai inclus … Résultats sur le blog le 25 mai.

A vous !

Wonder Mum en a ras la cape, Serena Guiliano Laktaf

Présentation :

Si tu es une mère imparfaite, allaitante ou pas, que tu portes en poussette, en écharpe ou à dos de chameau, que tu cuisines pour tes enfants ou que tu ne jures que par les petits pots, que tu aies aimé être enceinte ou détesté le ventre rond, si tu as envie de faire du mal à Dora, que parfois tu te sens dépassée, que tu as un peu d’humour et beaucoup de second degré ce livre devrait te parler ! Tu es un papa ? il se peut qu’il t’intéresse aussi, et quant à toi, personne sans enfant, être chanceux de ton état, cet ouvrage te décidera peut-être à sauter le pas… OU PAS !


Mon avis :

Je n’avais jamais entendu parler de Serena Guiliano Laktaf, blogueuse pourtant assez connue il semblerait, mais je suis ravie de la découvrir via ce livre.

Elle nous parle de sa vie de maman (mais aussi d’amie, de femme …) avec beaucoup de justesse, d’humour et de dérision. On se retrouve vraiment dans certaines scènes (enfin, pas encore toutes pour moi, étant une toute récente maman), mais on imagine bien les autres …. C’est un livre qu’il faut prendre avec humour, ce ne sont pas les plus beaux moments de la maternité – sinon elle n’en n’aurait pas « ras la cape » (ni même de la grossesse) qui sont présentés, bien qu’il y ait des  moments de douceur et d’émotions (je vous laisse aller lire la page 91 « premiers jours du reste de ma vie » qui m’a donné les larmes aux yeux … un restant d’hormones peut-être ? ) – non, ce sont plutôt ces petits moments où tu es agacée, fatiguée, énervée, mais où tu dois continuer à gérer. Des anecdotes qui nous font toutefois relativiser: ouf, ça se passe aussi comme ça ailleurs, on n’est pas seule ! De quoi décomplexer. Pour autant, ce n’est pas un livre réservé aux mamans ou futures mamans : tout d’abord parce que les anecdotes sont racontées d’une façon tellement cocasse qu’elles peuvent faire rire tout le monde, mais aussi parce qu’on peut facilement y retrouver le comportement d’une soeur, d’une voisine, d’un ami etc …

En résumé, un livre drôle mais aussi parfois émouvant qui nous parle vraiment en tant que (jeune) maman ! Et pour celles qui hésiteraient à se lancer dans l’aventure de la maternité, il y a même un petit test à la fin du livre … (bon, je crois qu’on doit être nombreuse à être recalée, enfin, j’espère … parce que sinon, je vais vraiment me sentir seule, là ! )

Et pour finir, un extrait avec ce qui me correspond en ce moment le mieux (et qui m’a vraiment fait rire), la « mère Ninja » :

« Lorsque tu deviens mère, faire dormir ton enfant devient ta préoccupation première (…). Pour cela, nous autres utérus sur pattes, nous développons des techniques dignes des plus grands ninjas. Une sorte d’instinct de survie de ouf qui nous fait faire des choses totalement improbables dans le seul but de ne pas réveiller cet enfant qui dort, et gratter ainsi quelques instants de calme et de volupté.

Il y a celles qui restent au lit, même réveillées, pour profiter de chaque seconde, elles resteront là sans bouger d’un cheveu, et cela même si l’envie de faire pipi se fait trop pressante. Elles préfèrent voir leur vessie éclater plutôt que de risquer de réveiller la terreur en se levant.

Il y a celles qui bravent le parquet qui grince à base de pas dignes d’un ballet, on dirait des entrechats, mais moches les entrechats. Elles ne marchent pas, elles flottent, leurs pas sont disproportionnés, le visage est grimaçant, une vraie souffrance.

Si cette étape est franchie avec succès il est temps d’uriner, ça aussi on sait faire en silence. On met du PQ au fond de la cuvette. Mais la règle d’or c’est de ne surtout pas tirer la chasse malheureuse ! Jamais ! Erreur de débutante. Il faut choisir ma grande : tu préfères que tes toilettes puent les chiottes d’autoroute et boire ton café dans le calme ou alors tu veux tout gâcher au nom de l’hygiène hein ? Bon, on est d’accord »

La suite est tout aussi drôle et me correspond aussi (comme arrêter le micro-ondes à 00:01 pour éviter qu’il fasse BIP BIP).

Ce livre est publié aux éditions Baudelaire, dans la collection L’étincelle ! Retrouvez sa page facebook et son site !

La révolte secrète, tome 2 : Le prince sauvage, Marie Czarnecki.

Pas d’atelier d’écriture aujourd’hui, faute de temps et d’inspiration, mais la chronique de ce livre de littérature jeunesse. Le deuxième tome de « La révolte secrète », de Marie Czarnecki.

Présentation :

Magalie entame sa deuxième année à l’école de magie. Cette fois, elle est prête. Mais entre la découverte des options et le nouveau professeur de métamorphose, entre ses nouveaux amis et ses nouvelles ennemies, Magalie saura-t-elle se garder du danger ? A nouveau, des monstres rôdent près d’Albana …


Mon avis :

J’avais déjà passé un bon moment en lisant le premier tome de cette série, dont vous pouvez retrouver la chronique ici. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Magalie et son chat Nuage se rendre à Albana pour la seconde année.

Cette fois-ci, Magalie n’est pas inquiète : elle sait ce qui l’attend, ça fait un an qu’elle sait qu’elle est une sorcière et elle  hâte de retrouver ses amis (Sullivan, Agathe et Eusèbe).

Nous retrouvons l’univers d’Harry Potter (les élèves répartis en 4 filiations, la guerre entre les filiations pour gagner à la fin de l’année, l’achat des fournitures, la présence des compagnons, les courses de balais …), mais cette fois-ci l’auteure prend un peu plus de distance. On rencontre un loup-garou, on retrouve les professeurs de l’année précédente sauf le professeur Jar évidemment, et une petite amourette se trame entre Magalie et Arthur, sans que rien ne se passe vraiment (ils sont dans des filiations différentes après tout, et Eusèbe semble quelque peu jaloux) : je me demande comment cela évoluera par la suite.

J’ai un peu regretté le manque d’action, j’ai trouvé le premier livre plus rythmé, ce qui ne m’a pas pour autant empêchée de le lire très vite. Pour une ancienne fan de la sage Harry Potter, c’est vraiment sympa de retrouver un univers similaire. Et, alors que dans le premier tome l’auteure à travers son récit nous rappelait qu’il ne fallait pas se fier aux préjugés ni suivre aveuglément les autres, ici on comprend à travers le comportement de Magalie qu’il faut s’ouvrir aux autres et chercher à les connaitre, plutôt que de tomber dans des guerres stériles (même si elle se laissera parfois tenter …).

Enfin, une jolie coquille, page 79 « Magalie avala sa salive et préféra regardait droit devant elle », c’est la plus belle que j’ai trouvée (rassurez-vous, il y en a très peu, et ça a certainement été corrigé depuis 😉 )

Retrouvez toutes les informations sur le site des éditions Baudelaire !

Très belle année !

Avec un peu de retard (quoi que non, on a jusqu’au 31 janvier !), je vous souhaite une très bonne année 2015 ! Avec des livres, des livres, et, pour digérer tout ça, des livres ! Une année qui commence  fort pour moi avec la naissance de ma petite puce, arrivée un peu trop tôt … Vous comprendrez mon absence sur ce blog ces derniers jours !

D’un point de vue lecture, l’année commence plutôt très bien, avec un premier livre que j’ai dévoré  : Acquanera de Valentina d’Urbano

mais comme ce livre sort le 04 février, il faudra vous armer de patience pour le découvrir …. En attendant, notez-le ! J’avais déjà beaucoup aimé Le bruit de tes pas, premier livre de l’auteur : je transfère la chronique sur ce blog bientôt.

En attendant, j’ai reçu de belles choses aussi cette semaine :

La révolte secrète - Tome II : Le prince sauvage La révole secrète - Tome III : Héritages

les tomes 2 et 3 de la série La révolte secrète de Marie Czarnecki !!!! J’avais beaucoup aimé le premier tome dont vous pouvez retrouver la chronique ici. Ils sont publiés aux éditions Baudelaire.

Et enfin, un petit dernier : Janine Boissard, Au plaisir d’aimer, qui sortira fin février !

Bref, un tas de lecture que j’ai hâte de commencer …. le plus vite possible, mais, surtout, vu les circonstances, quand je le pourrai !

Quelque chose me dit aussi que des lutins devraient à nouveau venir faire un tour dans le coin …

La révolte secrète, Marie CZARNECKI

Quatrième de couverture :

Quel lien y a-t-il entre un monstre poursuivi par des sorciers et une fillette de onze ans découvrant avec surprise qu’elle est une sorcière – et par là même qu’elle doit intégrer un internat loin de chez elle ? Loin de se douter de ce qui l’attend, Magalie découvre, en compagnie de son chat Nuage, un monde nouveau ayant ses propres règles et où une révolte se prépare en secret…


L’histoire et mon avis :

Magalie apprend le jour de son anniversaire qu’elle est une sorcière, comme sa grand-mère. Son père accepte difficilement la chose, sa mère le savait déjà, mais refusait de le croire. C’est un grand bouleversement pour cette petite fille de onze ans qui doit rejoindre une nouvelle école, Albana, école réservée aux jeunes sorciers, ce qui signifie aussi pour elle quitter sa meilleure amie ainsi que ses parents (c’est un internat). Les débuts sont difficiles, elle y trouvera toutefois sa place.
C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, bien que je ne sois pas particulièrement mordue de littérature de jeunesse. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai replongé, surtout dans les premières pages, dans un monde digne d’Harry Potter. Les points communs sont nombreux : l’un comme l’autre découvrent qu’ils ont des pouvoirs le jour d’un de leur anniversaire, l’école est composée de quatre équipes/filiation, la filiation qui totalise le plus de points pendant l’année est gagnante, ou, même avant, dès son arrivée dans cet autre monde (non par une cheminée, mais par un puits) : direction la banque, puis l’achat des livres, d’un animal de compagnie etc. Néanmoins, la suite laisse de côté cet univers « potterien » pour ne s’intéresser qu’au sien.
J’ai beaucoup aimé Magalie, que j’ai trouvée très forte : elle fait face à cette nouvelle vie, et fait tout pour que ses parents, bien qu’ils ne soient pas dupes, ne se rendent pas compte de sa tristesse quand elle les quitte, tristesse qui diminuera au fur et à mesure de l’année. C’est une petite fille courageuse qu’on voit grandir. Elle n’ose pas non plus dire à sa grand-mère, enchantée à l’idée de savoir sa petite-fille ) Albana, qu’elle ne partage pas le même enthousiasme qu’elle.

Enfin, ce que j’ai aimé aussi c’est que Marie Czarnecki ne nous offre pas là juste une banale histoire de magie pour enfants, à travers le regard de cette petite fille de onze ans, l’auteure nous rappelle qu’il ne faut pas se fier aux préjugés, et qu’il est toujours important de chercher à se faire sa propre opinion plutôt que de suivre aveuglément celle des autres.

En résumé, un très bon livre qui n’est pas juste destiné à un jeune public : n’hésitez pas à le découvrir !

Pour la retrouver, c’est ici ! Et encore merci aux éditions Baudelaire !