[Jeunesse] Esprits maléfiques, la maison des possédés, Ellen Oh

9782092581452

À l’instant où Harper, 12 ans, emménage dans sa nouvelle maison, elle a un mauvais pressentiment. La rumeur dit que la vieille bâtisse est hantée… Harper n’y croit pas vraiment, jusqu’à ce que Michael, son petit frère, se mette à changer brutalement de comportement : il parle avec un ami imaginaire et a des accès de violence.
Les accidents étranges se multiplient, Harper est assaillie de cauchemars et de visions… Aidée de sa nouvelle amie Dayo, elle va devoir découvrir la vérité si elle veut sauver son frère.

Mon avis :

Voici une très chouette histoire fantastique qui fera frémir les adolescents. Harper emménage avec ses parents, sa grande sœur et son frère dans une nouvelle maison. Elle n’en peut plus des cartons. On comprend qu’il lui est arrivé quelque chose de grave quelques semaines plus tôt, sans savoir quoi exactement, on apprend aussi que les enfants n’ont plus de contacts avec leur grand-mère maternelle à cause d’un différent entre la vieille dame et sa fille.

La maison, ancienne, regorge de bruits étranges mais, surtout, de variations de température. Autre chose bizarre, le frère d’Harper, Michael, se trouve un ami imaginaire, qui ne semble pas toujours sympathique avec lui.

Quand Harper part se promener, elle rencontre Dayo, une future copine de classe. Cette dernière lui raconte une partie de l’histoire de la maison, qu’on dit hantée.

Est-ce possible ? Si oui, Michael est-il en danger ? Jusqu’où ces esprits peuvent-ils aller ? Qu’allons-nous découvrir sur le passé de Harper ?

L’histoire est prenante, même pour l’adulte que je suis. Les personnages sont attachants et les adolescents comprendront qu’on peut dépasser nos peurs.

Un roman qui vous fera frissonner, aux éditions Nathan !

Le tome 2, « Les dévoreurs d’âmes » paraitra au printemps 2019 !

Publicités

[Jeunesse] Le secret des enfants d’Aumélys, Véronique Petit

 

CVT_Le-secret-des-enfants-dAumelys_3943

Suite au décès accidentel de sa sœur aînée, Sarah, 15 ans, quitte Lyon avec ses parents pour s’installer dans le petit village d’Amaulys. Au collège, elle découvre qu’un lien fort et secret unit les enfants originaires de la commune. Sarah se rapproche de Gabriel et de Faustine, un frère et une sœur qui eux aussi sont rejetés par les autres. Mais elle se sent également très attirée par Liam.

Mon avis :

Sarah commence une nouvelle vie à Aumélys, un petit village perdu pas très loin de Lyon, qui ne compte pas beaucoup d’habitants. Ses parents ont hérité de la maison suite au décès d’un lointain cousin. Dans son nouvel établissement scolaire, elle peine à trouver sa place : elle est rejetée par les adolescents qui n’habitent pas son village mais elle n’est pas pour autant acceptée par ceux qui l’habitent : elle vient d’arriver, c’est une étrangère. Pourtant, au fur et à mesure elle sympathisera avec deux d’entre eux : Faustine et son frère Gabriel, qui semblent aussi être un peu exclus du clan des enfants d’Aumélys. Elle se sent bien en leur compagnie, mais un événement effrayant dans le cimetière du village viendra ternir la tranquillité que Sarah espérait retrouver.

Par la suite, elle se lie d’amitié avec Liam, un enfant du groupe. Sarah est très vite attirée par lui et sent que quelque chose se noue entre eux. Pourtant il reste méfiant, et il n’est pas le seul. Quand le père de Liam apprend que son fils doit aller travailler chez Sarah pour un exposé, il n’est pas content et se montre même très désagréable : pourquoi ?

En parallèle, on découvre l’histoire du Comte d’Aumélys au XIVème siècle : quel est le lien entre l’histoire actuelle du village et les faits passés ?

Ce roman se lit très facilement : on est vite pris par l’histoire, on a envie d’en découvrir la fin et on n’est pas déçu. Un très bon roman fantastique de Véronique Petit qui fera le bonheur des lecteurs !

 

 

 

Sombreterre, tome 1, Cassandra O’ Donnell

51+CsUEqfTL._SX360_BO1,204,203,200_

Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

Mon avis :

J’avais déjà dévoré la trilogie Malenfer de Cassandra, j’en ai fait tout autant avec ce premier tome.

Victor vit dans une famille d’accueil. Il est discret, solitaire, attachant. Il est différent des autres, mais ne sait pas encore à quel point. Il n’a qu’un ami, Lucas, qui n’accorde pas d’importance aux bizarreries de Victor (il voit tout de même des fantômes !).

Puis Alina arrive dans leur classe, avec un étrange compagnon que seul Victor peut voir. Aussitôt elle se dirige vers les deux garçons, s’assiéra à côté d’eux et ne quittera plus Victor.  D’ailleurs, elle semble encore plus étrange que lui ! Pourquoi vient-elle le voir ? Pourquoi, alors qu’il cherche plutôt la solitude, ressent-il tout de suite un lien qui les unit ?

Aucune longueur dans ce livre, qui plaira autant aux gamins d’onze ans (même à ceux qui n’aiment pas beaucoup lire) qu’aux grands de quarante ans (non, non ce n’est pas mon âge :p). Je peux même vous confier que depuis que le livre est arrivé au CDI, mes élèves se ruent auprès de la documentaliste pour pouvoir le lire : on a frôlé l’émeute !

Bref, à découvrir !

NB : je suis toujours aussi fan des illustrations de Jérémie Fleury !

 

 

L’océan au bout du chemin, Neil Gaiman

20141026_152424

Présentation :  « J’aimais les mythes. Ils n’étaient pas des histoires d’adultes et ils n’étaient pas des histoires d’enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement. » De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu’il croyait oubliées. Le suicide d’un locataire dans une voiture au bout d’un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l’étang de derrière la maison était un océan.
Et les souvenirs de l’enfance, qu’il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante…
Ce sont les souvenirs d’un enfant pour qui les histoires existent dès qu’on les croit et qui se réfugie dans les livres pour échapper aux adultes, un enfant pour qui les contes sont sa réalité. Gaiman nous plonge ainsi l’univers de l’enfance en même temps que dans celui des contes anglo-saxons, dont il a une connaissance érudite.
Mais plus encore, il nous convie à une relecture de l’influence des contes sur notre enfance, une réflexion sur la mémoire et l’oubli, et ce qui demeure d’enfance en nous. Fidèle à son imaginaire féérique, Neil Gaiman est un créateur d’archétypes que Stephen King qualifie de « trésor d’histoires ». Il épure ici sa phrase et ses possibilités narratives pour nous procurer une émotion toute nouvelle, inédite, dans ce roman court, très personnel, qui dévoile sans doute beaucoup de lui et démontre tout le génie littéraire qui lui a valu le convoité Book of the Year décerné à ce roman par les lecteurs anglais.


Mon avis : C’est le premier livre que je lis de Neil Gaiman, et quel plaisir ! La présentation est très bien faite et reprend tout à fait les points forts de ce livre. C’est un livre difficile à présenter. Le narrateur revient sur son histoire quand il avait 7 ans, et sur toutes ces choses étranges qu’il a vécues. Avec son amie Lettie, ils vont partager de belles aventures, effrayantes pour un garçon de son âge, mais pas du tout pour Lettie, qui a quelques années de plus (11 ans), mais qui, surtout n’est pas une petite fille comme les autres. Elle vit avec sa mère et sa grand-mère : tout un mystère les entoure. Au programme de ce monde fantastique :  une goule qui devient gouvernante, un papa qui tente de noyer son fils, une mare qui est un océan ou encore un seau d’eau dans lequel on pleut plonger complètement.

C’est un conte que l’auteur nous fait découvrir, avec sa situation initiale, sa transgression, ses péripéties, son dénouement. Neil Gaiman a l’étrange pouvoir de nous faire adhérer à son monde pourtant enfantin et et de nous y faire croire alors que c’est complètement irrationnel. Je pense qu’il doit être un parent éloigné de la famille de Lettie, pour nous ensorceler ainsi …. Je m’attendais à aimer ce livre mais ça a été bien plus que ça : j’ai été captivée, et je lui suis encore. Qu’ajouter de plus sinon qu’il faut courir l’acheter, et le lire …

Aux éditions du Diable Vauvert.