[BD] Idiss, Richard Malka et Fred Bernard

Présentation de l’éditeur :

« J’ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d’amour de son petit-fils. » Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s’emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l’émotion intacte.

Mon avis :

Cette BD est l’adaptation d’un roman du même nom, que je n’ai pas lu. Mais, toujours attentive aux sorties proposées par Rue de Sèvres, j’ai été attirée par l’histoire, et j’ai été séduite.

C’est une histoire sombre qui nous est racontée, mais pleine d’amour et de tendresse.

Idiss est juive. Elle attend le retour de son époux, Schulim, parti combattre auprès du Tsar. En attendant, elle vit avec ses enfants chez ses beaux-parents, mais ils manquent d’argent. N’arrivant pas à vendre ses napperons, elle se lance dans le trafic de tabac. Puis, Schulim finit par rentrer. Un an plus tard, ils ont une fille. Mais l’homme est dépensier : il perd beaucoup d’argent au jeu et aura pendant un temps du mal à se défaire de cette addiction.

Dehors, les pogroms sont de plus en plus nombreux, signe d’un antisémitisme omniprésent.

En 1912, ils vont à Paris où une vie plus douce les attend, mais cela ne durera malheureusement pas. A nouveau, ils devront affronter la peur, puis la haine.

Les illustrations sont douces et poétiques, malgré l’atrocité parfois des situations.

Source : site Rue de Sèvres

C’est une BD idéale afin de faire comprendre aux plus jeunes un pan de cette histoire qu’il ne faut pas oublier. On referme ce livre avec des thèmes plein la tête : la misère, l’immigration, les conséquences des conduites dictées par des haines irraisonnées, la peur, la vie qu’on laisse derrière soi, celle qu’on tente de reconstruire, et on reste marqué par la tête haute et le cœur plein d’amour d’Idiss.

Retrouvez l’avis de Stéphie ici ! Et pour la maison d’édition, Rue de Sèvres, c’est là !