[Jeunesse] Harry Potter et l’enfant maudit

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Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

Quel plaisir d’avoir retrouvé Harry Potter ! Je fais partie des lecteurs assidus de la saga et je n’ai pas été déçue.

J’ai adoré me replonger dans le monde de nos sorciers, retrouver Hermione, Ron, Malfoy et même Albus Dumbledore sous une forme différente (comprendront ceux qui connaissent !). Et nous voici dans un livre qui traite, entre autres, des relations parfois difficiles entre un père et son fils, surtout quand la parole a du mal à se délier et que les mots tant attendus restent ne passent pas les lèvres. Car, être le fils de l’un des plus grands sorciers n’est pas facile, surtout quand on ne présente pas d’aussi bonnes dispositions que ses parents. Néanmoins, il n’est pas plus facile d’avoir comme nom de famille Malfoy … Voilà un premier point commun entre Albus, le fils d’Harry et de Ginny Wesley, et Scorpius Malfoy. Autre point commun : ils se retrouveront tous les deux dans la même maison… mais je ne vous dirai pas laquelle.  Enfin, un petit dernier : ils pensent, l’un comme l’autre, ne pas avoir une once de courage. Jusqu’à ce que le père de Cédric Diggory, Amos, débarque chez les Potter pour réclamer un retourneur de temps qui aurait été confisqué quelques jours plus tôt…

Les personnages sont très bien esquissés, on arrive rapidement à se les représenter et j’ai vraiment aimé Albus et Scorpius, ressentir leurs souffrances, leur solitude, puis leur amour. Retrouver aussi des moments issus des livres précédents, comme des petits clins d’oeil à mes lectures d’adolescentes.

Seul bémol : il s’agit du livre issu de la pièce de théâtre, il est donc écrit comme tel. J’aurais aimé une narration romanesque qui ancre, je trouve, plus encore le récit dans son univers. Par contre, la mise en scène devait être merveilleuse et … magique !

La révolte secrète, Marie CZARNECKI

Quatrième de couverture :

Quel lien y a-t-il entre un monstre poursuivi par des sorciers et une fillette de onze ans découvrant avec surprise qu’elle est une sorcière – et par là même qu’elle doit intégrer un internat loin de chez elle ? Loin de se douter de ce qui l’attend, Magalie découvre, en compagnie de son chat Nuage, un monde nouveau ayant ses propres règles et où une révolte se prépare en secret…


L’histoire et mon avis :

Magalie apprend le jour de son anniversaire qu’elle est une sorcière, comme sa grand-mère. Son père accepte difficilement la chose, sa mère le savait déjà, mais refusait de le croire. C’est un grand bouleversement pour cette petite fille de onze ans qui doit rejoindre une nouvelle école, Albana, école réservée aux jeunes sorciers, ce qui signifie aussi pour elle quitter sa meilleure amie ainsi que ses parents (c’est un internat). Les débuts sont difficiles, elle y trouvera toutefois sa place.
C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, bien que je ne sois pas particulièrement mordue de littérature de jeunesse. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai replongé, surtout dans les premières pages, dans un monde digne d’Harry Potter. Les points communs sont nombreux : l’un comme l’autre découvrent qu’ils ont des pouvoirs le jour d’un de leur anniversaire, l’école est composée de quatre équipes/filiation, la filiation qui totalise le plus de points pendant l’année est gagnante, ou, même avant, dès son arrivée dans cet autre monde (non par une cheminée, mais par un puits) : direction la banque, puis l’achat des livres, d’un animal de compagnie etc. Néanmoins, la suite laisse de côté cet univers « potterien » pour ne s’intéresser qu’au sien.
J’ai beaucoup aimé Magalie, que j’ai trouvée très forte : elle fait face à cette nouvelle vie, et fait tout pour que ses parents, bien qu’ils ne soient pas dupes, ne se rendent pas compte de sa tristesse quand elle les quitte, tristesse qui diminuera au fur et à mesure de l’année. C’est une petite fille courageuse qu’on voit grandir. Elle n’ose pas non plus dire à sa grand-mère, enchantée à l’idée de savoir sa petite-fille ) Albana, qu’elle ne partage pas le même enthousiasme qu’elle.

Enfin, ce que j’ai aimé aussi c’est que Marie Czarnecki ne nous offre pas là juste une banale histoire de magie pour enfants, à travers le regard de cette petite fille de onze ans, l’auteure nous rappelle qu’il ne faut pas se fier aux préjugés, et qu’il est toujours important de chercher à se faire sa propre opinion plutôt que de suivre aveuglément celle des autres.

En résumé, un très bon livre qui n’est pas juste destiné à un jeune public : n’hésitez pas à le découvrir !

Pour la retrouver, c’est ici ! Et encore merci aux éditions Baudelaire !