Journal d’une emmerdeuse, Agustina Guerrero

Journal d'une emmerdeuse

Présentation de l’éditeur : « Le journal d’une emmerdeuse » est issu d’un blog créé en 2011 par Agustina Guerrero, une jeune dessinatrice argentine vivant à Barcelone. « L’emmerdeuse » est une trentenaire sympathique, immature et complexée. Petit bout de femme, toujours vêtue de son pull à rayures, elle nous fait partager le quotidien de sa vie de couple avec humour et tendresse. Si l’autodérision est au rendez-vous, il n’y a jamais de méchanceté gratuite. Ce journal intime et autobiographique est illustré avec un talent graphique qui n’est pas sans rappeler la poésie du trait de Quino, le génial créateur de « Mafalda ». 30% des illustrations composant cet album sont inédites et n’ont jamais été publiées sur le blog.


Je découvre l’univers d’Augustina Guerrero avec cet album. C’est la deuxième BD humoristique que je chronique ici, la première avait été celle de Soledad Bravi, La compile de l’année, que j’avais beaucoup aimée.

Les anecdotes que nous raconte Augustina Guerrero sont amusantes dans l’ensemble, mais je dois avouer qu’il y en a quelques unes qui m’ont laissée de marbre. Mais il faut aussi avouer qu’on peut toutes se retrouver dans l’un ou l’autre de ses dessins (c’est ce qui fait que j’ai quand même apprécié la lecture dans l’ensemble). On retrouve différents thèmes : le travail, la vie de femme, le couple, la vie au quotidien.

En ce qui concerne les dessins, je ne suis pas particulièrement fan. C’est assez enfantin, un peu trop simple ( ce qui au contraire devrait plaire à d’autres), et je ne trouve pas jolie du tout le dessin représentant l’illustratrice. Les pages se suivent sans le moindre rapport entre elles, j’aurais aimé que les dessins traitant d’un même thème soient regroupés et qu’il y ait moins ce côté « empilement » de dessin.

En bref, une BD distrayante mais ce n’est pas un incontournable. Je préfèrerai la prochaine fois me tourner vers Soledad ou Margaux Motin.

Pour vous faire une idée :

Parue aux éditions Marabout le 07 janvier 2015.

Première BD lue dans le cadre du rendez-vous  BD-de-la-semaine-saumon-e1420582997574 ! Retrouvez tous les liens chez Noukette !

La BD de Soledad, la compile de l’année

Le mot de l’éditeur :
Depuis un an (mai 2012), les lectrices de Elle commencent la lecture de leur magazine par la dernière page : la planche BD de Soledad !
Elle y égrène semaine après semaine son humour décalé et bien senti, en abordant des questions aussi essentielles que : « Pourquoi est-on si souvent déçue ? », « Pourquoi je veux être un homme ? », « Comment ça se passe quand les enfants quittent le nid ? » ou « peut-on être Gisèle Bundchen ? »
Toutes ses planches enfin réunies, une lecture pleine de légèreté et d’autodérision de la dessinatrice en vogue.


Mon avis :
Je ne suis pas particulièrement adepte des BD, même si j’en lis de plus en plus. Ce que je regarde plus facilement, ce sont les images humoristiques que l’on trouve par si par là dans des magasines. Parfois ces images sont assemblées est mises sous forme de petites BD : ce genre me plait plus que la BD dite « classique ». C’est comme ça que j’ai connue Soledad, sans savoir tout d’abord que les dessins que j’appréciais venaient d’elle.

Les dessins de Soledad sont beaux, drôles, colorés. Ils mettent en scène des moments de la vie quotidienne (le boulot, la mode, le sport …) et donc des situations réalistes  qui nous rappellent des moments de notre vie, ou certain(e)s de nos ami(e)s ! Son humour ne manque pas de piquant et elle sait faire preuve d’autodérision. Je vous avoue que je me demande comment elle est capable de faire preuve d’autant d’imagination sur tant de sujets différents, le tout avec beaucoup de pertinence. J’imagine qu’elle doit être très observatrice … 

Lire cette BD a été pour moi un moment plaisant. C’est l’objet idéal quand on veut lire quelque chose de léger, qu’on ne veut pas se prendre la tête voire même un remède pour apaiser les ondes négatives d’une mauvaise journée tant l’ensemble respire la bonne humeur. On peut aussi ouvrir le livre au hasard et se laisser prendre par la succession d’images. 

Enfin, parlons de l’album : il est souple, chose que j’apprécie beaucoup (j’aime moins les couvertures trop rigides), et donc léger. La couverture rouge attire l’œil, l’image est bien choisie.

Cette BD contient les planches publiées dans le magasine Elle, le temps d’une année.ça donnerait presque envie de se procurer le magasine … pour la dernière page. 


L’auteur :
Soledad est une dessinatrice multi-talents, reconnue tant pour son travail en édition jeunesse, qu’en presse, BD et illustration. Vous pouvez la retrouver sur son blog !

Wonder Mum en a ras la cape, Serena Guiliano Laktaf

Présentation :

Si tu es une mère imparfaite, allaitante ou pas, que tu portes en poussette, en écharpe ou à dos de chameau, que tu cuisines pour tes enfants ou que tu ne jures que par les petits pots, que tu aies aimé être enceinte ou détesté le ventre rond, si tu as envie de faire du mal à Dora, que parfois tu te sens dépassée, que tu as un peu d’humour et beaucoup de second degré ce livre devrait te parler ! Tu es un papa ? il se peut qu’il t’intéresse aussi, et quant à toi, personne sans enfant, être chanceux de ton état, cet ouvrage te décidera peut-être à sauter le pas… OU PAS !


Mon avis :

Je n’avais jamais entendu parler de Serena Guiliano Laktaf, blogueuse pourtant assez connue il semblerait, mais je suis ravie de la découvrir via ce livre.

Elle nous parle de sa vie de maman (mais aussi d’amie, de femme …) avec beaucoup de justesse, d’humour et de dérision. On se retrouve vraiment dans certaines scènes (enfin, pas encore toutes pour moi, étant une toute récente maman), mais on imagine bien les autres …. C’est un livre qu’il faut prendre avec humour, ce ne sont pas les plus beaux moments de la maternité – sinon elle n’en n’aurait pas « ras la cape » (ni même de la grossesse) qui sont présentés, bien qu’il y ait des  moments de douceur et d’émotions (je vous laisse aller lire la page 91 « premiers jours du reste de ma vie » qui m’a donné les larmes aux yeux … un restant d’hormones peut-être ? ) – non, ce sont plutôt ces petits moments où tu es agacée, fatiguée, énervée, mais où tu dois continuer à gérer. Des anecdotes qui nous font toutefois relativiser: ouf, ça se passe aussi comme ça ailleurs, on n’est pas seule ! De quoi décomplexer. Pour autant, ce n’est pas un livre réservé aux mamans ou futures mamans : tout d’abord parce que les anecdotes sont racontées d’une façon tellement cocasse qu’elles peuvent faire rire tout le monde, mais aussi parce qu’on peut facilement y retrouver le comportement d’une soeur, d’une voisine, d’un ami etc …

En résumé, un livre drôle mais aussi parfois émouvant qui nous parle vraiment en tant que (jeune) maman ! Et pour celles qui hésiteraient à se lancer dans l’aventure de la maternité, il y a même un petit test à la fin du livre … (bon, je crois qu’on doit être nombreuse à être recalée, enfin, j’espère … parce que sinon, je vais vraiment me sentir seule, là ! )

Et pour finir, un extrait avec ce qui me correspond en ce moment le mieux (et qui m’a vraiment fait rire), la « mère Ninja » :

« Lorsque tu deviens mère, faire dormir ton enfant devient ta préoccupation première (…). Pour cela, nous autres utérus sur pattes, nous développons des techniques dignes des plus grands ninjas. Une sorte d’instinct de survie de ouf qui nous fait faire des choses totalement improbables dans le seul but de ne pas réveiller cet enfant qui dort, et gratter ainsi quelques instants de calme et de volupté.

Il y a celles qui restent au lit, même réveillées, pour profiter de chaque seconde, elles resteront là sans bouger d’un cheveu, et cela même si l’envie de faire pipi se fait trop pressante. Elles préfèrent voir leur vessie éclater plutôt que de risquer de réveiller la terreur en se levant.

Il y a celles qui bravent le parquet qui grince à base de pas dignes d’un ballet, on dirait des entrechats, mais moches les entrechats. Elles ne marchent pas, elles flottent, leurs pas sont disproportionnés, le visage est grimaçant, une vraie souffrance.

Si cette étape est franchie avec succès il est temps d’uriner, ça aussi on sait faire en silence. On met du PQ au fond de la cuvette. Mais la règle d’or c’est de ne surtout pas tirer la chasse malheureuse ! Jamais ! Erreur de débutante. Il faut choisir ma grande : tu préfères que tes toilettes puent les chiottes d’autoroute et boire ton café dans le calme ou alors tu veux tout gâcher au nom de l’hygiène hein ? Bon, on est d’accord »

La suite est tout aussi drôle et me correspond aussi (comme arrêter le micro-ondes à 00:01 pour éviter qu’il fasse BIP BIP).

Ce livre est publié aux éditions Baudelaire, dans la collection L’étincelle ! Retrouvez sa page facebook et son site !