[Jeunesse] Le père de Louis, Josette Wouters

Présentation :

Comme des milliers d’enfants nés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Louis Debois a grandi sans père. Pourtant il ne manque de rien et surtout pas d’amour. Sa mère, Angélina, l’aime pour deux. Un jour, des grands de l’école lui révèlent qu’il n’est qu’un bâtard né au hasard du conflit. Est-ce vraiment la réalité?

Mon avis :

C’est le deuxième roman jeunesse que je lis de l’auteure, Josette Wouters. J’avais déjà beaucoup aimé Zamir, paru aussi aux éditions Oskar, et je n’ai pas été déçue par ce second livre.

Louis est un petite garçon qui vit seulement avec sa mère, dans la période d’après-guerre. A l’école, il est bien sûr l’objet de moqueries à l’école, on lui invente un père, et quand il pose des questions à sa mère, cette dernière se ferme comme une huitre. Le petit garçon ne manque pas d’amour, entouré de sa mère, de sa grand-mère et de son oncle, puis du nouvel amoureux de sa mère. Mais, l’âge aidant, les questions sur son identité sont de plus en plus présentes.

Un jour, des hommes arrivent chez lui à la ferme, alors que sa mère est absente. Il apprendra que l’un d’eux, un américain, est son père. Ils ont d’ailleurs une ressemblance physique importante ( je ne veux pas en dévoiler plus sur ce point, car j’ai vraiment aimé le découvrir par moi-même au fil de la lecture). Que va-t-il se passer entre les deux personnages ? La vie de Louis sera-t-elle bouleversée ?

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Les thèmes sont nombreux (la famille, la guerre, le regard des autres, etc… ) et j’ai notamment adoré la fin, quand Louis suit son père et qu’il découvre qu’il sera toujours vu comme un étranger, qu’il soit chez lui ou ailleurs. Bref, je reste mystérieuse et seuls ceux qui ont lu ce livre comprendront ces dernières phrases.

En résumé : un gros coup de cœur pour cette histoire, très bien racontée.

PS : j’ai eu la chance de rencontrer l’auteure lors du salon du livre de Téteghem, et j’aurai la chance de la revoir au salon du livre de Lumbres, le 12 novembre 2017, où nous dédicacerons toutes les deux !

22282056_1004639793009822_7981930839590432710_n

PS : comme vous pouvez le voir, son activité d’écriture ne se limite pas aux éditions Oskar !

 

Publicités

[Jeunesse] Zamir, Josette Wouters

Zamir par Wouters

Dans cette communauté Emmaüs du nord de la France, face à l’Angleterre, ce sont les hommes seuls qu’on accueille. Pourtant, lorsque Zamir débarque avec son père, sa mère et son petit frère, au terme de longs mois d’errance à travers l’Europe, le directeur, Viktor dit le Viking, ne leur refuse pas l’hospitalité. Zamir est fatigué. Il a faim. Il n’est jamais allé à l’école. Mais auprès de ces hommes rudes au grand cœur, une vraie vie d’enfant va commencer pour lui.

Mon avis :

Zamir et sa famille ont quitté leur pays (on imagine que c’est à cause de la guerre) avec un objectif dans la tête des parents : rejoindre l’Angleterre pour avoir une vie meilleure. Or, leur trajet est plus long que prévu, et ils se retrouvent bloqués dans le nord de la France, comme beaucoup de migrants. Ils n’ont plus de papiers : un homme leur a volé en réclamant en échange qu’ils mendient pour eux, ce qu’ils ont refusé. Ils restent des mois et des mois dehors, mangeant peu, ayant froid et surtout peur. Ils survivent.

C’est  à travers les yeux du jeune garçon clandestin que nous suivons le parcours de cette famille. Un jour, ils sont trouvés et conduits auprès de la communauté Emmaüs où ils seront nourris, logés, blanchis. Si le père s’adapte facilement aux différentes situations, il en va autrement pour la mère qui a perdu le sourire depuis qu’elle a quitté son pays, et parle peu. Ses réactions seront aussi surprenantes face à l’aide que la communauté d’Emmaüs leur proposera. En effet, alors que pour Zamir et son père (son petit-frère est trop petits) sont ravis de ce contenter de ce qu’on leur offre, la mère en veut toujours plus et ne semble jamais comblée… jusqu’à ce qu’un événement la rende mutique. C’est alors que Zamir a une jolie idée… Un indice ? Le voici : harmonica ! (oui, oui, il faudra vous débrouiller avec ça).

C’est un livre qui met en avant la solidarité des personnes entre elles, notamment ceux de la communauté d’Emmaüs (le regard des autres est différent). Zamir est un petit bonhomme plein d’optimisme et de rêve, pour lequel on ne souhaite que le bonheur. Il nous rappelle la valeur de certaines choses simples : être au chaud, manger à sa faim, se rendre à l’école, apprendre.

En bref : un beau roman sur l’immigration, sur ses aspects négatifs, mais aussi l’exemple d’une immigration réussie, avec une fin qui, malheureusement, n’est pas un reflet de ce qui se passe le plus souvent dans la réalité.

Josette Wouters sera présente au Salon du livre de Lumbres le 12 novembre 2017 ! D’ailleurs, je vous parlerai bientôt de ce salon…