Les classiques érotiques, La Bourdonnaye

Aujourd’hui 11 février, les éditions La Bourdonnaye remettent au goût du jour quelques livres classiques … mais pas n’importe lesquels, non. Oui, il y aura bien des noms très connus, comme Théophile Gautier, Apollinaire, La Fontaine, Diderot, Maupassant, Verlaine, Mirabeau, Voltaire …  mais, il y a peu de chances pour que vous connaissiez déjà les autres que la maison d’édition vous propose de découvrir : quelques-uns de leurs écrits érotiques.

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Qui dit grande redécouverte (certains de ces textes avaient évidemment étaient censurés), dit belle mise en scène. Comme vous pouvez le voir, une silhouette féminine, qui a visiblement oublié ses vêtements, apparait sur l’ensemble des couvertures des ouvrages, et il en sera de même sur la tranche, si vous les posez côte à côte (placez-les par ordre alphabétique par titres puis par auteurs). Plutôt original, non ? De quoi donner un coup de neuf à de vieux textes.

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Ces classiques réunissent 120 ouvrages, 21 oeuvres de Grands Noms de la littérature
française méconnus du genre (La Fontaine, Maupassant, Apollinaire, Diderot, Voltaire…) et 99 titres de spécialistes  (Sade, Casanova…) ou d’inconnus (Sacher-Masoch, Tap-Tap…).

Lettre à la présidente, Théophile Gautier

En ce qui me concerne, je me suis laissée tenter par Théophile Gautier, un auteur que j’aime beaucoup pour ses récits fantastiques.

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C’est lors d’un voyage à Rome que Théophile Gautier a écrit cette lettre à Mme Sabatier, qu’on nommait « La Présidente ». Le ton est grivois, l’auteur aurait voulu imiter Rabelais, voire obscène. La lecture était plutôt déstabilisante,  et je suis certaine d’être passée à côté d’un tas de choses, certaines choses étant un peu trop imagée pour mon faible cerveau. Mais, l’ensemble est tout de même drôle, et je suis ravie d’avoir découvert un autre aspect de cet autre.

Rien que pour vous, un extrait :

À Rome, l’on folichonne l’as de trèfle aux petits abbés, mais les femme sont une peur horrible des ratichons et des papegaux en serpillière, qui leur fourrent leur goupillon au cul, en leur aspergeant l’intérieur du ventre de foutre de prêcheur, le plus coulant de tous, s’il faut en croire Beroalde de Verville. Toute putain doit être mariée, sans cela, on la flanque en prison, et les grimpeurs, s’ils sont pris, paient trois cents francs d’amende. La seule industrie des Romains, est d’épouser une belle fille, qu’ils prostituent aux cardinaux et aux forestiers.

Concours !

Et comme je vous aime bien, et que les éditions La Bourdonnaye aussi, nous vous proposons de gagner 2 livres numériques !

Le rideau levé de Mirabeau:

Le Rideau levé Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau - La Bourdonnaye

Gagné par La Mouche qui Louche ! Merci de m’envoyer ton adresse mail ! lesbilletsdefanny[at]gmail.com

La Pucelle d’Orléans  de Voltaire:

La Pucelle d'Orléans, poème en vingt et un chants  Voltaire - La Bourdonnaye

Gagné par Isabelle Pinel  ! Merci de m’envoyer ton adresse mail ! lesbilletsdefanny[at]gmail.com

Comment faire ?

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Et n’hésitez pas à aimer la page des éditions la Bourdonnaye !

Vous avez jusqu’au 19 février !

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L’émeraude oubliée, tome 1 : l’évasion, Lina Carmen

Mornia est une ville sinistre, sans aucune végétation, peuplée de tours de béton grises qui s’élèvent vers le ciel. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom. Les plus riches vivent en haut des tours, dans le confort et le luxe. Les plus pauvres vivent en bas, dans la banlieue industrielle, recouverte d’une brume permanente. Yan, un garçon de 15 ans, est l’un de ces pauvres des  » bas-fonds  » dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Pourtant, il rêve d’une autre vie. Peut-être là-haut, chez les riches ? Ou bien ailleurs qu’à Mornia ? Mais existe t-il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s’échapper. C’est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L’évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

Mon avis :

Si j’ai trouvé les débuts un peu faciles (Yan rencontre très vite Sonia, qui l’emmène très vite chez les riches), j’ai rapidement accroché à l’histoire que j’ai beaucoup aimée, surtout pour de la littérature jeunesse. L’univers est vraiment bien construit, les détails nombreux nous permettent de visualiser facilement ce nouveau monde, plutôt peu attrayant. Le récit est prenant et il ne laisse pas de place à l’ennui, même de l’autre côté de la cité …

Les personnages, Yan et Sonia sont tous les deux attachants. Une belle complicité se noue rapidement entre eux, malgré leurs différences. J’aime tout particulièrement le caractère de Yan, pour qui la vie n’a pas été facile et dont l’avenir semble si sombre.

Une dystopie à découvrir, j’attends la suite !

Cette édition sort aujourd’hui, aux éditions La Bourdonnaye !

 

 

 

La tribu, saison 1, épisode 1, Stéphanie Lepage

Épisode 1 : Réunion(s) de famille Stéphanie Lepage - La Bourdonnaye

Présentation de l’éditeur :

ÉPISODE 1 (SAISON 1)

Comment Anne et Ludo, qui fuient en voiture sur une route de campagne, se retrouvent aux mains de la famille Monferreau. Avec, en prime, un invité-surprise.

LA TRIBU (LA SÉRIE)

Chez les Monferreau, quand on aime son grand-père, on en reprend au dessert !

Pourtant, il serait plutôt vieille carne que doux agneau, Victor. Déformation professionnelle. Du temps de sa splendeur dans la vie active, il était tortionnaire. Ça laisse des traces. De sang, bien sûr, mais aussi psychologiques. Et génétiques, a priori. Ce cher démon se retrouve ainsi à la tête d’une horrible famille qu’il mène à la baguette et dont les membres sont tous plus dérangés du ciboulot et pervers les uns que les autres. Ils vivent sous le même toit, dans une grande maison des horreurs à l’intérieur de laquelle ils peuvent commettre les pires méfaits. C’est qu’ils sont sept, les Monferreau, comme les péchés capitaux. Voilà qui en dit long.

Alors malheur à ceux qui croisent leur route. Malheur à Anne et Ludo, une sœur et un frère en cavale, que le destin pousse en ces terres maudites et qui, bien contre leur gré, vont faire éclore un à un, comme autant de fleurs vénéneuses, les pires secrets de ces horribles gens. Mais ne croyez rien de ce que vous lirez, n’ayez confiance en personne, doutez de tout et de tous, y compris de votre raison.

Une seule chose est sûre : malheur à ceux qui tombent aux mains de la tribu. On vous aura prévenus.

Mon avis :

J’ai passé un bon moment avec cette étrange tribu. Ici, les bases sont posées, on découvre les personnes un à un, et on se demande lequel est le moins loufoque que l’autre …. en ce qui me concerne, c’est le grand-père qui m’intéresse le plus !

Juste avant le récit, une présentation des différents personnages permet au lecteur de comprendre rapidement les liens entre les protagonistes.

ça se lit très vite, même trop vite. Mais, c’est la disposition en épisode qui veut ça. On veut connaitre la suite, et on se demande ce que l’imagination – visiblement très fertile – de Stéphanie Lepage nous a concocté pour la suite !

Pour vous faire une idée et découvrir l’auteur, vous pouvez télécharger gratuitement sur le site de La Bourdonnaye ce premier épisode. Moi, je file me procurer l’intégral, qui se trouve ici !

Bonne lecture 🙂

Les Crèvecoeur /Edith / Antonia Medeiros

Les Crèvecœur /Édith/ Antonia Medeiros - La Bourdonnaye

Présentation :

Germain Crèvecoeur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets…

Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecoeur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le coeur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre lors de ma petite virée à Esquelbeck, pour la journée du livre. J’y étais essentiellement allée pour retrouver Isabelle, blogueuse sur Les tribulations d’une lectrice, et rencontrer Thierry Berlanda ainsi que La Bourdonnaye (d’ailleurs, j’ai des mails à envoyer). J’ai été très sage, car je ne suis revenue qu’avec deux livres, dont celui-ci (pour l’autre, il faudra attendre encore un peu … ).

Pourquoi ce livre ? Ce n’est pas grâce au talent de vente de l’auteure, qui n’était pas présente à ce moment-là, mais tout simplement à cause du titre : Les « Crèvecoeur ». Drôle de nom, non ? Pour tout vous avouer, en lisant ce titre,  le mot « arrache coeur » m’est venu aussitôt en tête, et comme j’aime Boris Vian, il me fallait ce livre. Voilà comment, par un raisonnement étrange, on peut se retrouver avec un livre en plus sur sa PAL. (mes achats ne sont pas toujours rationnels, j’en conviens, mais j’assume !).

Bref, passons aux choses sérieuses : le livre. J’ai adoré, vraiment. C’est extrêmement bien écrit, c’est rare, je trouve, de trouver une telle plume de nos jours. Antonia Medeiros manie avec élégance l’art de faire de longues phrases sans qu’il n’en découle une once d’ennui. L’écriture est riche, mais sans excès. Un véritable plaisir.

En ce qui concerne l’histoire, elle est vraiment intéressante et originale. J’aime l’alternance entre le passé et le présent, faire les liens entre les deux époques, et j’ai aimé comprendre pourquoi le livre s’appelle « Edith » alors qu’on parle de Germain 😉

Bref, un coup de cœur, vous pouvez la retrouver sur le site des éditions La bourdonnaye, (et vous verrez qu’elle est très charmante en plus d’être talentueuse) et moi je garde le livre au chaud, en espérant me le faire dédicacer un jour …

L’insigne du boiteux, Thierry Berlanda

Quatrième de couverture :
Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…
Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.
Thierry Berlanda est écrivain, philosophe, auteur-compositeur et conférencier. Ses romans explorent des genres très différents. L’Insigne du Boiteux est le premier qui paraît aux éditions La Bourdonnaye.

Mon avis :
 Jeanne est une maman d’un enfant de 7 ans. Elle retrouve avec surprise son ancien professeur d’histoire médiévale, Bareuil. Ce dernier l’a contactée afin qu’elle apporte son aide lors d’une enquête policière. Rapidement, elle doit faire face à l’horreur, quand le professeur lui présente le premier cadavre, celui de Catherine Revermont :« les organes crevés de l’abdomen se déroulent par terre, et la peau, découpée en lanières, excepté celle de la plante des pieds, laisse déborder des muscles lacérés. Dans cette boue mélangée au tissu de la chemise de nuit, on ne reconnait ni le sexe, ni l’âge, ni rien de ce qui avait été la jolie trentenaire de la photo sur la cheminée. La tête seule, bien qu’on n’y repère plus de visage, est encore identifiable, dérivant parmi les restes ensanglantés, boule rouge aux dents largement découvertes » : il s’agirait d’un crime rituel, le second en quelques semaines. L’arme serait pourvue d’une longue lame très tranchante. Non loin de la femme, le  petit garçon est hissé en hauteur, tenu assis grâce à une ceinture afin qu’il puisse assister au déchaînement du meurtrier sur sa mère, ce qui aurait provoqué sa mort. Dans la pièce, ils retrouvent une pièce : l’insigne du boiteux, une pièce d’orfèvrerie persane, dédié à un certain « Prince de l’Ouest ». Rapidement Jeanne est contactée par un homme qui dit vouloir l’aider à arrêter le meurtrier. Elle se rend alors au rendez-vous, accompagnée par une dizaine de policiers en planque,  mais rien ne se passera comme prévu.

C’est un livre qui se lit rapidement. J’ai apprécié l’histoire dans l’ensemble. Au début,  j’ai trouvé les premiers portraits du prince plutôt simplistes et peu intéressants, je n’ai pas accroché avec le personnage, mais c’est la seconde histoire, celle de Jeanne, du professeur et des policiers qui m’a gardée en haleine, et heureusement, puisque j’ai vraiment aimé la suite.

A découvrir !