[Jeunesse] La toute petite librairie, Adeline Ruel, Antoine Brivet

 

La-Toute-Petite-Librairie

Présentation de l’éditeur :

Augustin n’aime pas lire, mais alors vraiment pas ! Quand la nouvelle maîtresse de CM2 demande à la classe d’inventer une histoire, le garçon est dépité. Mais qui est réellement cette madame Pandora ? Une dangereuse sorcière ? Un monstre dévoreur… d’enfants ? Et que cherche-t-elle en essayant désespérément pénétrer dans la toute petite librairie tenue par la mère d’Augustin ? Le garçon et ses amis vont être entrainés dans une aventure qui dépassera tout ce qu’ils pouvaient imaginer !

• La collection  » Premiers romans  » : illustrés en couleurs avec une grille adaptée à chaque niveau, pour accompagner les progrès et les envies de lecture des enfants.
• Une aventure emprunte de magie qui ne manquera pas de susciter l’envie de pousser la porte des librairies. Un texte dédié à la magie des histoires avec un grand  » H  » et de l’imagination.

Mon avis :

Voici un chouette roman que j’ai beaucoup aimé, et que j’aurais adoré gamine.

La rentrée en CM2 s’annonce agitée ! L’enseignante que les élèves pensaient avoir est remplacée par madame Pandora qui fait une arrivée remarquée : elle est en retard, et un orage gronde quand elle approche.

« Et effectivement, au milieu des grondements de l’orage qui se rapprochait, les enfants entendirent des pas rapides sur le gravier de la cour. Une jeune femme à la chevelure flamboyante apparut soudainement sous un grand parapluie gris ruisselant. »

Elle est belle et impressionne, mais quelque chose d’étrange apparait dans son regard :

« Fred crut discerner une surprenante lueur dans ses yeux verts. Le temps d’un clignement d’œil, la pupille de la maîtresse avait pris la forme de celle d’un serpent. »

Rien de très rassurant !

Madame Pandora aime la lecture. On peut même dire qu’elle la dévore et s’en délecte. Elle veut faire travailler aux élèves leur « succulente imagination » .

Augustin n’est pas motivé : il n’aime pas lire, malgré une mère libraire. Une mère qui travaille d’ailleurs énormément dans sa librairie, au point parfois de s’absenter le soir : pour le petit garçon, c’est parce que sa mère ne peut se passer de ses « livres chéris ».

Mais pourquoi la nouvelle maitresse veut se rendre dans la librairie ? Pourquoi essaie-t-elle d’ouvrir la porte alors qu’elle est fermée ? Cet éclair bleu, l’ont-ils rêvé ? Et pourquoi ne ressemble-t-elle pas au portrait décrit par le père d’Alice, qui a rencontré la maitresse lors d’une réunion ?

Vous aurez toutes les réponses à ces questions en lisant le roman 🙂

Les thèmes : l’imagination, l’entraide, l’amitié. A dévorer dès 8 ans !

La toute petite librairie est paru aux éditions Gulf Stream !

 

 

 

 

 

Le coeur entre les pages, Shelly King

Le Coeur entre les pages

Quatrième de couverture :

Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d’occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’Amant de Lady Chatterley. Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse… Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages.

Spirituel, mordant, généreux, Le Coeur entre les pages est un premier roman au charme fou, une histoire à la fois drôle et sensible qui chante la mélodie joyeuse des livres que nous avons aimés.


Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai apprécié le thème tout d’abord (les livres, la librairie menacée : laissez nous nos librairies !!!) mais aussi l’évolution de Maggie : son personnage devient de plus en plus intéressant et elle « grandit » au fur et à mesure des pages, on a l’impression qu’elle se trouve enfin.

J’ai aussi aimé découvrir  l’échange amoureux quasi épistolaire qui s’est niché à l’intérieur  de L’Amant de Lady Chatterley : je déteste écrire dans mes livres (sauf ceux destinés à la préparation de concours qui sont défigurés) mais on a l’impression qu’un secret se dévoile rien que pour nous. Enfin, j’ai tout un tas de livre qui pourraient trouver leur place dans le Dragonfly.  C’est un lieu d’ailleurs qu’on a bien envie de découvrir, ce repère pour livres en quasi fin de vie. La fin est un peu décevante car classique finalement. Mais ce serait le seul point négatif !

C’est plutôt une belle réussite pour un premier roman, et encore une réussite des éditions Préludes !

Tour de plume, Caroline Deyns

Tour de plume

Présentation : Si vous poussez la porte de la librairie de Monsieur H., vous le trouverez, derrière son comptoir, cachant sa frustration sous un sourire affable. Car Monsieur H., grand amateur de littérature, se désespère de ne pouvoir lui-même écrire une œuvre. Après quarante années de vains efforts, il semble cependant prêt à déposer les armes – son stylo-plume en l’occurrence – et à se consacrer à ses clients.

Un jour, une jeune fille, Isis, entre dans la boutique pour demander son chemin, griffonne un plan, et, cédant à la tentation, dérobe le stylo du libraire. L’objet passera alors de main en main, pour nous entraîner dans une étonnante ronde de personnages : Isis elle-même, fragile adolescente aux journaux intimes peu communs ; Paul, jeune homme faussement ordinaire, s’égarant de soirées arrosées en nuits décousues ; Sybille, « bibliovore » obèse, qui s’est volontairement ensevelie sous la graisse au fil des ans ; Emma, trentenaire rangée dont la soudaine déraison ravive une ancienne fêlure ; Roman Hipser, écrivain reconnu…

Ainsi se déroule avec brio un récit dévoilant les failles de chacun, jusqu’à un surprenant final. C’est seulement alors que se révèle le sens du roman, de ce Tour de plume à la saveur douce-amère qui sait si bien tisser des liens entre l’amour des livres et les blessures des hommes.

Mon avis : Un livre ayant pour fil conducteur un stylo-plume, je pense que c’est la première fois que j’en lis un. La quatrième de couverture semble plutôt prometteuse, j’avais hâte de découvrir ce premier roman de Caroline Deyns. Ce stylo passe de main en main et nous permet de découvrir différentes personnes, en commençant par Monsieur H, un libraire qui n’a jamais réussi à écrire son premier livre puis la fragile Isis, qui le perd en percutant Paul, un jeune homme fêtard qui le récupère avant de l’offrir à Sybille, sa mère pour laquelle la lecture est un réel échappatoire (je n’expliquerai pas pourquoi), mais ce n’est pas tout.

J’ai aimé la présentation fine des différents personnages et le fait que l’auteur ne s’y attarde pas trop (après tout, la star, c’est le stylo-plume !) avec une préférence pour celle du libraire, qui s’amuse à analyser les potentiels clients qui entrent dans sa boutique, n’aimant pas ceux qui pensent pouvoir se passer de son aide.

L’écriture est riche, j’avais peur de la trouver trop pompeuse, mais cela n’a pas été le cas. L’auteur a une plume vraiment puissante,qui sort de l’ordinaire, même si parfois les images sont un peu trop faciles.

Le petit bémol : la fin de l’histoire, vraiment pas surprenante pour moi, amenée maladroitement, ce qui ne m’a pas permis de terminer sur un note agréable car, bien que j’ai aimé ce livre, j’ai été contente de le terminer à cause de cette petite déception.

En tout cas, je lirai avec plaisir le second livre de Caroline Deyns.

Ce livre est sorti le 30 octobre 2014, dans la collection « fugues », le format poche des éditions Philippe Rey.