[Cinéma] Dark Places

Cette semaine sort Dark Places, une nouvelle adaptation d’un livre de Gillian Flynn, les lieux sombres. C’est la deuxième adaptation de l’auteure dont je vous parle ici, je vous rappelle que la première était le film Gone Girl, une adaptation du livre Les apparences.

C’est un livre que j’ai lu il y a quelques semaines mais que je n’ai pas eu le temps de chroniquer (ou alors, je ne retrouve plus la chronique sur le blog ^^). Je me souviens l’avoir beaucoup aimé, et dévoré, comme Les apparences, le livre qui m’a fait découvrir Gillian Flynn.


Synopsis :

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier.
30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque.
De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.


La bande-annonce :


C’est Charlize Theron qui joue le rôle de Libby Day !

Et vous, l’avez-vous lu ? Le film vous tente ?

Les poètes morts n’écrivent pas de romans policiers, Björn Larsson

Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers Björn Larsson ...

Présentation :

Par une brumeuse nuit de février, l’éditeur Karl Petersén arrive, non sans quelques inquiétudes, dans le port d’Helsinborg, avec une bouteille de champagne et le contrat du poète Jan Y. Nilsson, qui vit à bord d’un bateau de pêche. L’éditeur l’a persuadé d’écrire un roman policier, futur best-seller, déjà vendu aux plus prestigieuses maisons d’édition le

Lorsque Petersén découvre Jan Y. pendu, la réponse semble évidente. Le commissaire Barck, chargé de l’enquête, n’a aucun doute: les poètes ne se font pas assassiner, ils se suicident. Pourtant, les mobiles ne manquent pas…
A l’âge d’or du roman policier nordique, Björn Larsson signe ce qu’il appelle un « genre de roman policier », jeu littéraire raffiné et ironique sur l’essence même de l’écriture poétique et romanesque. Dans une pétillante satire du monde éditorial continuellement à la recherche du prochain succès, seul un policier-poète a l’expérience et la sensibilité pour saisir les vérités cachées derrière les apparences…


Mon avis :

Un livre qui mêle poésie et enquête policière, ça a de quoi intriguer. Comme je suis dans ma période littérature suédoise (il y a quelques jours je chroniquais Cyanure de Camille Läckberg), j’ai voulu me laisser tenter. Puis, il faut avouer que le titre aussi est accrocheur, même si j’ajouterai qu’il n’y a pas que les poètes qui, une fois morts, ne peuvent plus écrire des romans policiers, ni écrire quoi que ce soit d’ailleurs !

C’est le commissaire Martin Barck qui mène l’enquête, un commissaire plutôt original puisqu’il est féru de poésie. Il en écrit aussi. Le poète Jan Y. Nilsson est retrouvé mort sur son bateau par Petersen, son éditeur. Tout porte à croire qu’il s’agirait d’un suicide puisqu’il a été retrouvé pendu. Petersen craint que tout soit de sa faute : il a poussé le poète, cet homme qui ne vit que pour la poésie, à écrire un roman policier,  roman dont les droits sont déjà vendus dans plusieurs pays. Une oeuvre qui serait enfin rentable pour la maison d’édition : la poésie de de Jan Y. Nilsson ayant beau être d’une grande qualité littéraire et stylistique, elle se vend peu. Sur la table, une coupe de champagne : peut-être s’en serait-il servi quelques coupes pour se donner un peu de courage ? Après avoir enfin repris ses esprits, l’éditeur se décide à appeler la police. Une rencontre malheureuse mais qui pourrait être intéressante : un commissaire-poète qui rencontre un éditeur … ça peut donner des idées. Mais le poète s’est-il vraiment donné la mort ? Son livre, « L’homme qui n’aimait pas les riches » (un clin d’œil à un autre auteur suédois, Stieg Larsson ? 🙂 ) promettait une belle polémique : il y critique et y dénonce les abus financiers de personnes haut placées, à la réussite économique plus que contestable.

Outre cette enquête, c’est aussi une réflexion sur la poésie que nous pouvons lire en filigrane : pourquoi écrit-on de la poésie ? La poésie doit-elle servir ? Doit-on la comprendre ?  etc. On n’est pas loin de la composition française du CAPES de lettres modernes … ce qui n’a pas été pour me déplaire. On retrouve aussi une petite réflexion sur les maisons d’édition.

Ce n’est donc pas uniquement un roman policier que nous lisons, d’ailleurs, il est bien qualifié en quatrième de couverture de « genre de roman policier ». J’ai apprécié cet ensemble hétéroclite qui donne finalement une belle homogénéité, un récit original et agréable à lire, même pour une passionnée de littérature qui n’aime -quasiment- que la poésie d’Artaud. L’intrigue (qui est finalement sans grande surprise) n’est pas le seul élément qui nous intéresse, comme c’est souvent le cas dans les romans policiers.

A découvrir !

Saulnier et la petite morte, Caterine Coss

Quatrième de couverture :

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.
Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…
Qui aurait cru qu’une Petite Morte….



Mon avis :

C’est le premier livre que je lis de Caterine Coss, et le premier aussi des éditions Calepin.
Saulnier se voit confier un beau matin une nouvelle enquête : il doit élucider l’assassinat d’une jeune femme retrouvée morte,  tuée par balle  mais aussi par des coups de couteau. Tout prendra un caractère fantastique quand Marion, la jeune femme morte, prendra contact avec lui.
J’ai aimé ce roman, même si j’étais un peu inquiète au début (l’éternelle enquête du flic bourru, désabusé, qui finit par dévoiler une facette plus gentille voire attendrissante de lui-même, c’est plutôt fréquent …). Ce que j’ai peut-être le plus aimé dans ce livre, c’est qu’il ne s’agissait pas juste d’une simple intrigue policière (d’ailleurs, l’enquête est légère et le meurtre s’élucide finalement facilement pour Saulnier). C’est surtout la personnalité des personnages que j’ai aimée dans ce livre, leur psychologie : ils sont vraiment bien réussis (autant celle de Saulnier que celle de de Marion), ett faire intervenir le fantôme de la jeune fille pour aider le lieutenant est une idée que j’ai trouvée plutôt originale. Après, il ne faut pas rechercher la cohérence parfaite pour aimer ce livre : il est en effet truffé d’éléments peu crédibles, alors qu’on recherche plutôt les faits vraisemblables dans un roman policier (c’est dans cette catégorie qu’il est classé).
Une amie a aussi aimé ce livre, vous pouvez retrouver sa chronique ici !

Cyanure, Camilla Läckberg

Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecœur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona. Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes. Cette course à l’héritage tourne court lorsque, le soir même, Ruben, déçu et furieux contre les membres de sa famille, affirme les avoir déshérités. Gagné par son emportement, le vieil homme meurt soudainement, vraisemblablement victime d’un malaise cardiaque. Une tempête de neige fait rage dans la région et les hôtes sont dans l’impossibilité de regagner le continent. Martin prend alors la situation en main et constate que Ruben a été empoisonné. Personne n’a pénétré dans la maison, le meurtrier est donc forcément parmi les convives. En les interrogeant, le jeune policier tente avec peine de démêler les vieilles rancœurs familiales des pistes plus sérieuses. Seul Matte, l’un des petits-enfants de Ruben, semble sincèrement affecté par sa mort. Comme tous les moyens de communication avec l’extérieur sont coupés, Martin se retrouve livré à lui-même face à sept suspects. Bientôt, un nouveau meurtre est commis. Le cadavre de Matte est retrouvé étendu dans sa chambre, une blessure par balle déchirant sa poitrine… Mêlant heureusement les influences de Conan Doyle et d’Agatha Christie, Camilla Läckberg nous offre dans ce spin-off une variation réjouissante et glaçante sur le roman policier classique.


Mon avis :

C’est mon premier livre de Camille Läckberg, j’ai commencé par un livre court pour découvrir le style de l’auteur, et ça me plait bien. Bon, ici l’histoire n’est pas extraordinaire, c’est plutôt une histoire banale de meurtre, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à la fin : peut-être parce que ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude de lire ? Je me demande si les fans du genre ont senti cette fin rapidement ou non …

Le livre se lit très facilement, je n’ai pas ressenti la moindre sympathie pour les personnages, on reste complètement externe à l’histoire : on se contente de suivre l’enquête de Martin Molin, et je ne peux pas m’empêcher de me dire que grâce à ce meurtre, au moins, il n’aura pas eu un week-end trop ennuyeux 😉

D’ici quelques semaines je vais certainement me laisser tenter par La Princesse des glaces !

Et vous, l’auteur, vous l’appréciez ?


Quelques mots justement sur cet auteur pour celles et ceux qui ne la connaissent pas :

Née en 1974, Camilla Läckberg est l’auteur d’une série de romans policiers – tous parus ou à paraître chez Actes Sud – mettant en scène le personnage d’Erica Falck et de son compagnon le commissaire Patrik Hedström. L’intrigue se situe toujours à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, reconverti en station balnéaire, qui sous des apparences tranquilles cache de sordides relations humaines.
Après La Princesse des glaces (2008 ; Babel noir n° 61), Le Prédicateur (2009 ; Babel noir n° 85), Le Tailleur de pierre (2009), L’Oiseau de mauvais augure (2010), L’Enfant allemand (2011) et La Sirène (2012), tous parus en “Actes noirs”, Le Gardien de phare est le septième volet de la série policière la plus attachante du moment.
En 2011 a également paru en « Actes noirs » son roman policier Cyanure (hors série).

Carnages, Maxime Chattam

Quatrième de couverture:
Harlem Est. 18 novembre. 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall de l’entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer…
Quand l’inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c’est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L’affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d’autres établissements.
Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences son trompeuses. Toujours.


L’histoire et mon avis :
Le livre commence par un prologue : nous sommes le matin, dans un lycée d’Harlem Est, à la moitié du mois de novembre. Différents personnages nous sont présentés : Lisa-Mary, Lucas, Mario et Russell Rod. La première discute avec sa meilleure amie tout en poursuivant du regard un garçon qui lui plait, le second est dans un état second, sous l’effet de son « spif », le troisième se rend, sans réelle envie, à son cours d’éducation physique alors que le dernier, capuche sur la tête, gants de cuir, sac à dos aux pieds, pistolet-mitrailleurs Uzi entre les mains s’apprête à faire un massacre, pris d’une folie meurtrière : 14 morts (dont Lisa-Mary, Mario et Lucas) encore plus de blessés.

Le premier chapitre s’ouvre sur l’arrivée du lieutenant Lamar Gallineo, un homme noir de deux mètres, au lycée. Rapidement il retrouve l’auteur du carnage : ce dernier s’est enfermé dans un local, où se tenait un autre élève, visiblement terrorisé, et s’est suicidé. Puis, quelques temps plus tard, un nouveau carnage dans un autre établissement scolaire, suivi d’un troisième. A chaque fois l’élève finit par se suicider, et d’autres ressemblances troublantes interpelleront le lieutenant.

C’est la première fois que j’ouvre un livre de Chattam. Je me suis dit autant commencer par un livre plutôt court au cas où je n’accrocherais pas …

Très rapidement j’ai été prise dans l’histoire, me demandant d’abord ce qui pouvait bien se passer une fois ce carnage raconté, cherchant à anticiper les pages … et ce fut peine perdue. Chattam m’a baladée tout au long du livre, jusqu’à m’amener vers une fin que je ne soupçonnais pas. Je n’ai pas été perdue longtemps puisque le livre est vraiment court (moins de 100 pages), mais j’ai déjà pu me rendre compte de la facilité avec laquelle l’auteur arrive à nous amener sur des fausses pistes.  Et j’ai aimé ça, alors que d’une manière générale j’aime garder un certain contrôle. Ce fut mon premier Chattam, ce ne sera pas le dernier !

Quelques phrases :
– « Comprendre.Comment trois adolescents sans casier, sans histoire particulière, se procurent des armes qui sont toutes passées entre les mêmes mains avant d’aller flinguer leurs copains par un beau matin d’automne ».
– « Le garçon qu’elle désirait une seconde plus tôt était à présent couvert de sa cervelle, d’esquilles d’os et de fragments brûlés de ses longs cheveux roux ».