[Jeunesse] La folle aventure de Marty, Emmanuel Prost

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Marty Lockwood, neuf ans un quart, vient d’emménager à Sallaumines. Une petite ville tranquille ? Pas si sûr ! Dès son arrivée, le garçon assiste à une bagarre entre deux clans rivaux étudiant dans des écoles différentes. Marty se rallie aux sympathiques Araignées Centrales qui l’accueillent avec joie. Mais, un peu plus tard, rebelote : un événement incroyable vient déranger sa quiétude. Certains monuments emblématiques de la ville ont disparu. Puis c’est au tour de l’école de se volatiliser. Comment est-ce possible ? Qui les a effacés du paysage ? En enquêtant, Marty et les Araignées Centrales découvrent une réalité surprenante. Pourront-ils redonner à leur ville son visage d’autrefois ?

Mon avis :

Voici un livre aussitôt reçu, aussitôt dévoré ! La faute à son auteur, Emmanuel Prost, que j’ai rencontré lors du salon du livre à Saint-Quentin la semaine dernière, et qui ne voulait pas me révéler pourquoi et comment l’école avait disparu…

Bon, tout d’abord, sachez que je connais enfin la réponse ! Chouette non ? Par contre, je ne vous la donnerai pas (haha !).

Marty emménage avec son père à Sallaumines. A l’école, il se retrouve rapidement dans le clan des Araignées Centrales, surnom donné dans un premier temps aux élèves de son établissement scolaire  (en opposition aux « Epinards », surnom donné aux élèves de l’école voisine) avant de devenir le nom de leur quatuor (composé de Marty, mais aussi de Blaise (alias Bouboule), Léonie (Léo) et Abdel.  C’est tout aussi rapidement qu’ils vont se mettre à enquêter sur un phénomène bien mystérieux : la disparition de certains bâtiments de la ville, dont leur école ! L’enquête sera évidemment résolue, avec brio.

La lecture de ce roman est à la fois facile et très agréable. On suit avec délice la première aventure de Marty et de son groupe, on ne veut pas lâcher le roman avant de lire le mot final. J’ai apprécié découvrir la façon dont les bâtiments ont disparu, mais j’ai aussi surtout adoré le clin d’œil final fait à un des monuments de la ville de Sallaumines… et je promets de garder précieusement le secret !

Ce roman fait partie de la collection « Polars en Nord » d’un chouette éditeur régional, Ravet-Anceau. N’hésitez pas à découvrir leur catalogue !

Autre roman de cette collection :

[Jeunesse – policier] Pas de braderie pour Charlie, Josette Wouters

 

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Le mystère du Gué Gorand, Karine et Didier Giroud Piffoz

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Amoureux fous, Loëla et Goran sont les « amants de Vérone » de l’ouest vendéen. Au-delà de la haine qui sépare leurs familles depuis des générations, une terrible malédiction, lancée quelques siècles auparavant, au moment de la peste noire, leur interdit à tout jamais d’être un jour réunis et de pouvoir s’aimer librement. À moins que leurs amis, Ervyn et Elféia, un elfe et une fée, puissent trouver le moyen de briser le maléfice…
Telle est la légende du Gué Gorand. Tel est le mystère du Gué Gorand.

Didier Giroud-Piffoz, auteur d’une quinzaine d’ouvrages, roman, essai, biographie, lettres et recueils de poésie, poursuit simultanément un travail d’écriture et un engagement humanitaire en Inde, dans le cadre de l’association Regards et Alliance, qu’il a créée en 1987, avec son épouse Maeva.

Karine Giroud-Piffoz, sa fille, passionnée de littérature, après ses études de lettres modernes, partage son temps entre l’écriture et diverses activités liées à l’enfance. Karine est l’auteur, notamment, de deux romans, La lumière de l’Isalie et Chroniques d’un monde oublié.

Mon avis :

J’aime beaucoup les contes, c’est certainement pour cette raison que j’ai décidé de lire ce livre à peine reçu.

L’histoire se lit facilement, l’écriture est fluide et agréable. L’histoire d’amour impossible nous rappelle évidemment Roméo et Juliette avec ces deux familles que rien ne semble pouvoir réconcilier (vous me pardonnerez de prendre l’exemple le plus connu).

Mais ici, il est aussi question de magie : le cours d’eau qui sépare les deux familles est ensorcelé, nul ne peut le traverser sans mourir. Heureusement, des créatures magiques sont là pour prodiguer les soins aux arbres touchés par la malédiction.

Parmi ces créatures magiques se trouvent un elfe et une fée, Ervyn et Elféia. Depuis de longues années ils assistent à la rencontre d’un petit garçon, Gorant et d’une petite fille, Loëla, de chaque côté du cours d’eau, deux enfants qui accompagnent leur mère pour laver le linge. Ils les voient devenir un jeune homme et jeune femme et, surtout, voient naitre leur amour. Alors quand les deux amoureux ont l’idée de traverser le cours d’eau, les petites créatures vont chercher à les aider.

Si plus haut j’ai parlé d’amour impossible en littérature, on retrouve aussi le thème des métamorphoses, cher à Ovide. En effet les pères, contre l’amour de leurs enfants, sont punis  en étant transformés en arbre.

Une belle histoire, joliment racontée, à découvrir !

 

Retrouvez Le mystère du Gué Gorand sur le site de l’édition de l’Onde.

[Jeunesse] En toutes lettres, Marie Colot

Si vous vous souvenez, j’ai découvert Marie Colot avec son livre Dans de beaux draps, parus aux éditions Alice, collection Tertio.

En toutes lettres

Présentation :

Agathe et Arthur sont contraints, dans le cadre d’un exercice scolaire, de s’écrire de belles lettres. Ringard, quoi ! Leurs échanges épistolaires deviennent rapidement une succession de moqueries et sarcasmes, chacun voulant épater l’autre et prendre l’ascendant. Un jour, Arthur met au défi Agathe d’élucider le mystère d’une photo sur laquelle figure une femme qui pourrait être sa mère. Leur correspondance se transforme alors en enquête et leur relation change de nature…

Mon avis :

Dans la vie d’Agathe, rien n’est vraiment simple en ce moment. Son père est parti avec une femme plus jeune, sa mère passe ses journées à pleurer toutes les larmes de son corps. Alors, quand on l’oblige en plus à devoir correspondre avec un jeune garçon de son âge, Arthur, et que celui-ci semble incapable d’écrire autre chose que des méchancetés et moqueries, elle ne va pas vraiment y mettre du sien. Néanmoins, l’un comme l’autre vont finir par prendre goût à cet échange épistolaire, notamment à cause d’une photo…

J’ai lu ce livre d’une traite. J’ai beaucoup aimé le sujet, et la façon dont il a été traité.J’ai apprécie les joutes verbales entre les deux enfants, et l’évolution de leur relation. Un livre très intéressant pour travailler l’épistolaire en classe !

En toutes lettres est le premier livre de l’auteur, paru il y a environ 5 ans. D’autres lui ont succédé. Je vous ai déjà parlé de son livre Dans de beaux draps, et je reviens dès demain vous parler d’un autre roman de l’auteure ! Et oui, ce sera une semaine consacrée à Marie Colot !

Retrouvez sur son blog les informations concernant ce livre !