Les secrets, Amélie Antoine

 

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Vous l’aimez plus que tout au monde.

Vous lui faites aveuglément confiance.

Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.

Mais rien ne se passe comme prévu.

Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ?

Une histoire racontée à rebours, car il n’y a qu’en démêlant

les fils du passé que l’on peut comprendre le présent.

Mon avis :

Voici un roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. Il mélange différentes histoires, qui finiront par se rassembler, le temps d’un compte à rebours inversé. En effet, le roman commence par la fin de l’histoire et, au fil des pages – qui sont numérotées à l’envers – nous découvrons ce qui nous conduit à cette issue, en apparence heureuse.

Mathilde, 36 ans, vit avec son conjoint depuis plus de dix ans. Ensemble, ils veulent fonder une famille, mais Mathilde ne tombe pas enceinte. Cela devient une obsession pour la jeune femme, qui rythme les ébats du couple au rythme de son ovulation, qui plonge dans des pensées sombres dès l’apparition de ses règles. Parfois, elle s’imagine maman. C’est d’ailleurs le rôle qu’elle se donne dans le groupe de théâtre qu’elle a rejoint.

Yasha a 25 ans. Il vit seul mais s’occupe parfois de sa petite fille, amenée par son ancienne compagne. Il est amoureux de Mahaut, une femme rencontrée alors qu’il conduisait son taxi, et qu’il voit de temps en temps. Il semble plus attachée à elle qu’elle à lui.

Évidemment, les chemins vont se croiser et nous révéler l’ampleur des conséquences que peut avoir un petit événement.

Les non-dits, les secrets sont au cœur de ces histoires qui n’en font au final qu’une seule. On  voit comme ils peuvent ronger le corps et le cœur, Amélie Antoine dissèque à la perfection le mécanisme de ces mensonges. En parallèle, le roman offre aussi une réflexion sur la maternité, le désir et son absence.

Un livre qui sonne juste, qui cherche une nouvelle fois à mettre à nu la psychologie des personnages et qu’on a plaisir à suivre jusqu’à la dernière page.

A retrouver sur le site de la maison d’édition Michel Lafon !

Saulnier et la petite morte, Caterine Coss

Quatrième de couverture :

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.
Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…
Qui aurait cru qu’une Petite Morte….



Mon avis :

C’est le premier livre que je lis de Caterine Coss, et le premier aussi des éditions Calepin.
Saulnier se voit confier un beau matin une nouvelle enquête : il doit élucider l’assassinat d’une jeune femme retrouvée morte,  tuée par balle  mais aussi par des coups de couteau. Tout prendra un caractère fantastique quand Marion, la jeune femme morte, prendra contact avec lui.
J’ai aimé ce roman, même si j’étais un peu inquiète au début (l’éternelle enquête du flic bourru, désabusé, qui finit par dévoiler une facette plus gentille voire attendrissante de lui-même, c’est plutôt fréquent …). Ce que j’ai peut-être le plus aimé dans ce livre, c’est qu’il ne s’agissait pas juste d’une simple intrigue policière (d’ailleurs, l’enquête est légère et le meurtre s’élucide finalement facilement pour Saulnier). C’est surtout la personnalité des personnages que j’ai aimée dans ce livre, leur psychologie : ils sont vraiment bien réussis (autant celle de Saulnier que celle de de Marion), ett faire intervenir le fantôme de la jeune fille pour aider le lieutenant est une idée que j’ai trouvée plutôt originale. Après, il ne faut pas rechercher la cohérence parfaite pour aimer ce livre : il est en effet truffé d’éléments peu crédibles, alors qu’on recherche plutôt les faits vraisemblables dans un roman policier (c’est dans cette catégorie qu’il est classé).
Une amie a aussi aimé ce livre, vous pouvez retrouver sa chronique ici !