[Jeunesse] Les journées calamiteuses de Clémence, Sophie Henrionnet.

Quatrième de couverture :

Je me présente : Clémence, 13 ans, fan des yaourts à la cerise et véritable aimant à catastrophes.
Depuis que Maman est morte, il y a trois ans, lorsque je fais le bilan de ma journée, j’hésite entre exécrable, calamiteuse ou épouvantable. Rien ne s’est arrangé depuis que Papa a décidé de déménager dans une autre ville et de nous forcer à cohabiter avec Lucile et son dégénéré de fils.
Je fais des efforts, mais, entre les pestes du collège, mon voisin très très louche et mon meilleur ami Max qui ne veut plus me parler, je me demande bien comment je vais survivre à cette nouvelle vie ! Heureusement, même quand la situation semble désespéré de petits miracles peuvent se produire !

Mon avis :

Voici une très bonne lecture avec laquelle je me suis régalée !

Clémence ne voit pas la vie en rose. Chaque soir, elle enchaine les bilans de ses journées qui varient entre le désastreux et le pire qu’abominable. Elle confie ces derniers à sa mère, décédée. Et rien ne semble vouloir s’arranger quand elle apprend que son père veut déménager à Bordeaux avec son frère, mais aussi avec sa nouvelle petite amie, Lucile, qui a un fils Antonin.

Elle trouvera une oreille attentive et une amie en la personne de Violette, une grand-mère qui a connu plusieurs vies, toutes plus surprenantes les unes que les autres. Elle connaitra aussi des débuts difficiles dans son établissement scolaire, à cause de Faustine, une élève populaire qui l’a dans le collimateur avant même qu’elle ne commence l’école.

Mais, comme vous vous en doutez, tout sera bien qui finit bien, comme souvent en littérature jeunesse. Mais je ne vous en dirai pas plus 🙂

Le livre est très bien écrit. Les actions se succèdent et ne laissent aucune place à l’ennui. Les personnages sont bien esquissés, drôles, et les sujets traités intéresseront sans aucun doute les ado !

Bref, une très bonne lecture jeunesse !

Le roman est paru aux éditions Play Bac.

D’autres romans de l’auteure :

[Jeunesse – Ruralivres 2018] Les mondes de l’arbre, tome 1, Sophie Henrionnet

Qui veut la peau d’Anna C ? Sophie Henrionnet

Il était deux ou trois fois, Sophie Henrionnet

Il était deux ou trois fois, Sophie Henrionnet

A la grâce des hommes, Hannah Kent

Quatrième de couverture :
« Voici une nouvelle voix originale, qui tient son histoire avec une remarquable maîtrise de la langue. Le premier roman d’Hannah Kent, A la grâce des hommes, est un pur bijou, sa prose aussi froide et étincelante que le paysage nordique qu’elle dépeint. »
Geraldine Brooks, auteur de L’Autre Rive du monde, Le Livre d’Hanna etLa Solitude du docteur March

Agnes Magnúsdóttir, servante dans l’Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l’idée d’héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c’est pour mourir ?

Inspiré d’une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. Avec ce premier roman à l’atmosphère lyrique et ample, Hannah Kent s’impose d’ores et déjà comme l’un des grands écrivains de sa génération.


Mon avis : 
Nathan Ketilsson et Petur Jonsson ont été assasinés en 1828. Les corps ont été retrouvés dans la ferme de Nathan qui a été brûlée. Trois personnes sont suspectées : un homme (Fridrik Sigurdsson) et deux femmes (Sigridur Gudmundsdottir et Agnes Magnusdottir), des filles de ferme. Avant son exécution, Agnes est transférée à Kornsa, dans la vallée de Vatnsdalur. Selon le commissaire de police Björn Blöndal, elle a réclamé le sous révérend Toti comme pasteur.
A Kornsa, elle sera hébergée dans la famille de Margret et Jon qui ont deux filles, Lauga et Steina : personne ne se réjouit de l’arrivée de cette nouvelle femme. Jon, en tant qu’officier de police, se doit de l’accueillir. Au fur et à mesure de l’histoire, on voit les relations évoluer entre Agnès et le révérend Toti, mais aussi entre Agnès et les autres membres de la famille.
Arrivée à presque la moitié du livre, j’ai commencé à m’ennuyer et je craignais de ne pas terminer ce livre. Une chance, l’histoire a alors commencé à se modifier et j’ai pris à nouveau du plaisir à le lire. La fin est très touchante, malgré l’atmosphère plutôt froide qui se dégage de l’ensemble du roman.
Comme indiqué en quatrième de couverture, ce livre est basé sur une histoire vraie, l’histoire d’Agnès Magnusdottir, la dernière femme à avoir été condamnée à mort en Islande, en 1930. Le portrait de cette femme est bien fait, les détails nous sont livrés tout d’abord avec parcimonie, puis nous découvrons au fur et à mesure des pages la personnalité bien plus complexe que ce que l’on pourrait croire au premier abord de cette femme.