[Ado / adulte] Refuge 1420, Jean M. Firdion

Une jeune gendarme lancée à la poursuite d’un évadé de prison découvre un cadavre près d’un refuge de montagne. La victime est mineure, les indices sont rares, mais des témoins mettent en cause le fugitif.

Au même moment, des parents signalent la disparition de leur fils de 14 ans – un fait d’autant plus inquiétant que le poignard planté dans le corps sans vie pourrait appartenir à l’adolescent.

Que s’est-il passé ? Les évidences pourraient être trompeuses. Et si l’assassin n’en était pas à son premier meurtre ? Une course contre la mort s’engage sur les pentes abruptes des sommets pyrénéens.

Mon avis :

Mercredi 20 juillet. Pas d’année. Carla, gendarme, est face à un homicide : une jeune fille a été poignardée en plein cœur dans le parc national des Pyrénées, non loin du refuge pour randonneurs et varappeurs, appelé Pyrénéa 1420 « parce qu’il se situait dans les Pyrénées à quatorze cent vingt mètres d’altitude, et parce que les propriétaires ne s’étaient pas trop foulés pour lui trouver un nom. » Mais ce n’est pas la seule chose qui occupe Carla. Jordan, un ado jugé responsable dans un grave accident de la circulation, est en cavale et semble avoir été sur les lieux de crime. De plus, un adolescent de quatorze ans, Ludovic est recherché : il a disparu…

Y a-t-il des liens entre eux ? Directs ou indirects ? Se sont-ils croisés ? Pourquoi cette jeune fille a été tuée ? Par qui ? Le lecteur se pose un tas de questions… auxquelles Carla cherche une réponse. Pour cela, la narration nous renvoie deux jours plus tôt, le lundi 18 juillet. Ludovic est en gare de Pau. Il a rendez-vous avec son père – ses parents se sont séparés – mais ce dernier n’arrive pas. Ensemble, ils doivent camper dans les Pyrénées. A force de l’appeler, le père décroche : il arrivera… mais le lendemain. Son père, loin de s’excuser, lui intime de se débrouiller « Alors, tu bouges tes fesses ! Tu montes dans le car en direction de Laruns, tu descends à Gabas, tu fais du stop jusqu’au lac, et tu dresses le bivouac près du pic de Midi, comme on a dit. » Ensuite, nous découvrons Carla, passionnée par son métier, dans son quotidien, en couple avec un homme qui peine à accepter le travail de sa compagne. Enfin, nous découvrons Jordan et son histoire…

Les personnages ont tous une présence intéressante. Ils sont bien décrits, notamment d’un point de vue psychologique. J’ai eu une préférence pour Ludovic, j’ai l’impression que c’est celui qui s’est le plus révélé au fil des pages. Il est touchant, ce gamin. J’ai apprécié aussi le côté fantastique avec les deux enfants qui surgissent un peu de nulle part, notamment la petite fille et ses remarques… Enfin, malgré ses presque 400 pages, le roman est bien rythmé et ne laisse pas de place à l’ennui.

Un polar à découvrir, publié aux éditions Le Muscadier ! N’hésitez pas à cliquer pour en découvrir les premières pages

[Jeunesse] Pas bête(s), Christophe Léon.

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Une poule pondeuse et frondeuse. Les pensionnaires étranges d’un zoo extraordinaire. Un mouton mégalomane. Un père et son fils en guerre contre les blattes. Un jeune cadre dynamique jouant les toreros. Les animaux curieux d’une ferme pédagogique ultramoderne. Un chien retraité pas mordu de téléréalité. Voilà les rencontres étranges que vous ferez dans ce livre.

Sept fables contemporaines dont les héros, qu’ils aient deux, quatre ou six pattes, n’agissent pas exactement comme l’on pourrait s’y attendre. Un savant mélange de raison et de folie, de causticité et de gravité, pour saliver de plaisir et se gratter la tête.

Mon avis :

Pas bête(s) ! regroupe sept nouvelles publiées dans les recueils Pense bêtes et Bêtes de pensée, qui étaient déjà parus au Muscadier.

Si les textes ne m’étaient pas tous inconnus, j’ai pris beaucoup de plaisir à en relire certains et à en découvrir d’autres. Les animaux sont au centre des nouvelles, mais pas pour des descriptions idylliques. L’auteur dénonce,  sur un ton caustique non dénué d’humour, les élevages actuelles qui ne sont pas conçus pour le bien-être des animaux, mais qui ne sont pensés qu’en terme de rentabilité. On ne peut s’empêcher de sourire à certains passages et de se désoler à la lecture d’autres.

Le point fort de Christophe Léon, c’est sa capacité à dénoncer quelque chose, sans être moralisateur. Ici, ce sont des constats accablants pour la plupart qui sont contés par les animaux. J’aime beaucoup l’idée que ce soit eux les narrateurs. Le lecteur est amené à se poser des questions sur les habitudes prises par certains agriculteurs mais aussi sur sa propre consommation.

En bref : un recueil savoureux et caustique, qui trouve parfaitement sa place dans la collection « Rester Vivant« .

D’autres romans de l’auteur :

[Jeunesse] Argentina, Argentina, Christophe Léon

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon[Jeunesse / JA]

Hoax, Christophe Léon

D’autres textes de la collection « Rester Vivant » :

[Jeunesse / ado] Station sous-paradis, Jean-Luc Luciani

[Jeunesse/ ado] Trouver les mots, Gilles Abier

[Jeunesse]La peau noire des anges, Yves-Marie Clément