Lectures estivales : « M’asseoir cinq minutes avec toi » de Sophie Jomain et « Les Victorieuses » de Laetitia Colombani

J’ai lu plusieurs romans ce mois de juillet, mais il y en a surtout deux m’ont touchée, évinçant presque les autres tant j’ai été emportée par leurs histoires.

M’asseoir cinq minutes avec toi, Sophie Jomain.

Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente.
Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais peut-on rester des parents unis face au handicap d’un enfant ?
Ce roman c’est l’histoire de Claire qui voit partir l’homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que son papa et sa maman s’aiment de nouveau.

Mon avis :

C’est une histoire très touchante, et certainement le roman que j’ai préféré de l’autrice. Une histoire de vie fabuleuse, pleine d’amour, de questionnements, de faiblesse, de souffrance. La vraie vie en somme. Pauline présente des troubles du spectre autistique. L’idéal (s’il en est un) d’une famille classique s’envole et le couple commence à battre de l’aile… Oui, mais pas pour les raisons qu’on pourrait croire.

C’est un roman viscéral, d’une force peu commune. J’ai adoré suivre le point de vue de Claire, mais j’ai aussi apprécié que l’autrice prenne le temps de donner celui du père. L’alternance fonctionne très bien. Un vrai coup de cœur !

Les victorieuses, Laetitia Colombani

A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. Tandis qu’elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l’oriente vers le bénévolat : sortez de vous-même, tournez-vous vers les autres, lui dit-il. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce :  » association cherche volontaire pour mission d’écrivain public  » .
Elle déchante lorsqu’elle est envoyée dans un foyer pour femmes en difficultés… Dans le hall de l’immense Palais de la Femme où elle pose son ordinateur, elle se sent perdue. Loin de l’accueillir à bras ouverts, les résidentes se montrent distantes, insaisissables. A la faveur d’un cours de Zumba, d’une lettre à la Reine d’Angleterre ou d’une tasse de thé à la menthe, Solène va découvrir des femmes aux parcours singuliers, issues de toutes les traditions, venant du monde entier.
Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va se révéler étonnamment vivante, et comprendre le sens de sa vocation : l’écriture. Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Capitaine de l’Armée de Salut, elle rêve d’offrir un toit à toutes les femmes exclues de la société. Sa bataille porte un nom : le Palais de la Femme. Le Palais de la Femme existe.
Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

Mon avis :

Je voulais lire ce roman avant de lire « Le Cerf-volant ». J’avais adoré La tresse et je n’ai pas été déçue.

Laetitia Colombani parvient une nouvelle fois à me captiver : elle brosse avec brio les portraits de femmes fortes ou fragiles, mais criants de vérité. Les parcours sont pleins d’humanité. J’ai adoré découvrir Solène ainsi que les autres femmes du foyer, mais aussi le parcours de Blanche : un exemple de persévérance.