[Rentrée littéraire 2013] Le soleil à mes pieds, Delphine Bertholon

Quatrième de couverture :
Deux sœurs, au cœur du printemps parisien. La petite, fragile et ravissante, se protège du monde dans le cocon de sa chambre de bonne. La grande, elle, s’agite dans la ville. Nymphomane, tyrannique et machiavélique, elle tient sa cadette sous emprise. Liées par un terrible passé, elles se démènent pour tenter d’exister, chacune à sa façon.
Si le sort semblait avoir scellé leur destin, les rencontres parfois peuvent rebattre les cartes…

Le Soleil à mes pieds est, avant tout, l’histoire d’une résurrection.


Mon avis :
Parfois, on reste totalement hermétique à un livre. On le lit, les pages se tournent, on peut même venir à se demander pourquoi on est entrain de le lire. C’est malheureusement ce qui m’est arrivé avec ce livre de Delphine Bertholon.
Quitte à m’attirer les foudres, je n’ai pas aimé ce livre (en même temps je ne vais pas écrire le contraire pour faire plaisir, qu’un livre ne soit pas apprécié par quelques lecteurs, je pense que c’est juste normal). Je sais qu’il a beaucoup plu dans l’ensemble – je ne sais pas pourquoi, quoique, c’est certainement une question de sensibilité –  mais sa lecture a été pour moi du temps perdu. Attention, la suite dévoile beaucoup de choses. A ne pas lire si vous ne l’avez pas encore lu et souhaitez le faire !
Ce livre présente deux sœurs, aux caractères et aux vies très opposés : l’une « la grande » vêtue de noir, petite et dodue, son appartement est un amoncellement de tout ce qu’elle peut trouver dehors (que ce soit dans les poubelles ou en rackettant les sans-abri). La « petite » qui vit dans une chambre de bonne impeccablement rangée, sans travail fixe. La première, qui a un comportement presque tyrannique, va constamment chez la seconde, qui l’apprécie peu. De temps en temps de retour en arrière nous en apprennent plus sur l’histoire qu’elles ont vécue : leur mère est morte quand elles étaient jeunes, elles ont connu le foyer.
La description des personnages est assez caricaturale : chacune complètement dans son monde, l’une qui voue un culte au macabre, qui incarne le mal, et l’autre qui vit dans la blancheur et la pureté, qui incarne le bien. La seconde est plutôt renfermée, et ce n’est qu’une fois que sa sœur est retrouvée morte qu’elle semblerait enfin pouvoir vivre, d’où la phrase à la fin de la quatrième de couverture : « Le Soleil à mes pieds est, avant tout, l’histoire d’une résurrection. » Mouais. Sauf que cette « résurrection », je ne la trouve pas. Bon, il est vrai que quand elle commence à ne plus avoir de nouvelles de sa sœur, la « petite » se laisse aller à … acheter une nouvelle paire de chaussures dorées, comme l’étaient celles de sa mère. Et là, oui, elle change : elle décide de se colorer les cheveux, de la même couleur que ses chaussures, et devient loquace à son habituel café … Le miracle des talons ? Une nouvelle version de Cendrillon ? J’ai surtout trouvé ça superficiel, sans profondeur et plutôt sans intérêt dans l’ensemble. Mais j’ai sûrement loupé quelque chose.
L’écriture n’est pas désagréable, on suit doucement les lignes. L’auteur nous donne ça et là des indices concernant le passé des deux sœurs, pour mieux comprendre leur présent,  mais comme je n’ai pas été prise par l’histoire, ça ne m’intéressait pas.
Bref, je ne vous déconseillerai pas ce livre, puisqu’il plait à beaucoup, mais ne le conseillerai pas non plus, évidemment.
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3 commentaires sur « [Rentrée littéraire 2013] Le soleil à mes pieds, Delphine Bertholon »

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